SOS monde sauvage!!!

Si aucune mesure n’est prise rapidement, de nombreuses espèces animales et végétales vont encore disparaître. Scientifiques, experts, personnalités tirent la sonnette d’alarme.

tigre blancSommes-nous au bord d’une extinction massive ? Pour le spécialiste le plus alarmiste de la communauté scientifique, Edward Wilson, professeur à l’université d’Harvard aux Etats-Unis, la Terre perdrait chaque année 0,25 % de sa biodiversité, soit entre 10 000 et 40 000 espèces par an. De deux à quatre par heure. Des chiffres terrifiants. Sommes-nous entrés dans la sixième extinction, comme l’assurent de nombreux experts ? La sixième grande crise de la vie sur Terre, plus terrible encore que celle qui provoqua, il y a 65 millions d’années, la fin des dinosaures ? Pour la plupart des scientifiques, le taux d’extinction des espèces serait aujourd’hui 10 000 fois supérieur à ce qu’il était avant l’apparition de l’homme. Et ce n’est qu’un début.

L’union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a déjà recensé 820 disparitions d’espèces sauvages depuis cinq cents ans. Sans compter celles dont nous ignorons encore l’existence, tant notre connaissance du monde animal demeure fragmentaire. Tant sont nombreuses les disparitions silencieuses, d’oiseaux, de petits mammifères, d’insectes, de végétaux et de micro-organismes, morts en même temps que la destruction de leur environnement.
«Ces chiffres doivent être interprétés, explique, Jean-Philippe Siblet, directeur adjoint du service du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle. En effet, comment concilier le catastrophisme et l’inquiétude des scientifiques et ces 820 espèces perdues à jamais, un chiffre à peine supérieur au taux normal d’extinction des espèces? En fait, si nous possédons bien le monde des mammifères et des oiseaux, nous ne connaissons que très approximativement l’univers des insectes et des micro-organismes, qui constituent l’essentiel de la biodiversité terrestre aujourd’hui menacée.» Un constat qui conduit plusieurs chercheurs à estimer le nombre d’espèces vivantes sur notre planète entre 10 et 80 millions, contre quelque 1,5 million actuellement répertoriées.
En plus des animaux clairement menacés, une biodiversité totalement inconnue est aussi en train de disparaître à grande vitesse à mesure que les grandes forêts tropicales s’étiolent, victimes de la surexploitation, des incendies, des déplacements de populations et des cultures d’essences uniques, comme l’eucalyptus ou le palmier producteur d’huile… Fragiles, uniques, ces forêts couvrent environ 6 % des terres émergées et abritent plus des deux tiers du monde animal connu et inconnu. Au Brésil, en Indonésie, au Cameroun, à Bornéo, à Sumatra, à Madagascar ou aux Célèbes, le compte à rebours a commencé. Et tout se joue désormais en années. Après, il sera trop tard, car comment sauver une espèce dont l’écosystème est détruit à jamais ? La loi naturelle est implacable : quand 90 % d’un habitat disparaît, 50 % des espèces associées meurent.
La liste rouge de l’UICN, qui recense 16 928 espèces animales et végétales en danger en 2008, contre 10 533 en 1996, estime actuellement que 12 % des oiseaux, 23 % des mammifères, 32 % des amphibiens, 42 % des tortues et 25 % des espèces de conifères sont en danger d’extinction. A ce rythme et à titre d’exemple, plus de 90 % de la Grande Barrière de corail devrait avoir disparu en 2050, les manchots Adélie peuplant l’Antarctique verront sans doute leur nombre baisser de 70 % et les ours polaires auront disparu de leur milieu naturel d’ici à la fin du siècle. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Les activités humaines en accusation

D’après l’Académie des sciences américaines, ce processus de disparition aurait débuté il y a environ quatre-vingt mille ans, lorsque l’homme a commencé à coloniser l’ensemble de la planète. Malgré la faible population humaine et son morcellement, certaines espèces animales ont été rapidement surexploitées, notamment dans les espaces insulaires. Puis, avec le développement de l’élevage et de l’agriculture, il y a dix mille ans, les choses se sont accélérées pour atteindre un pic avec la révolution industrielle au début du XVIIIe et au XIXe siècle en Europe.

Aujourd’hui, le processus est le même. Seule l’échelle a changé avec le progrès technologique, l’exploitation massive des ressources naturelles et l’augmentation exponentielle de la population humaine, passée de 2,5 milliards dans les années 50 à 6,7 milliards en 2008, et peut-être à 9,5 milliards en 2050. Désormais, aucune niche écologique n’est à l’abri de l’homme, qui a transformé le paysage en fonction de ses besoins. Presque partout, les prairies tempérées sont devenues des champs cultivés, les forêts des espaces cernés par la surexploitation et l’urbanisation, les littoraux ont été réduits à d’étroites bandes côtières polluées, les mangroves, quand elles n’ont pas totalement disparu ou été étouffées par les pesticides, transformées au mieux en zones d’élevage industriel de crustacés… Et la course aux nouvelles énergies fossiles, l’extraction du lithium ou d’autres métaux rares, promet déjà de n’épargner aucun biotope ni sur terre ni en mer. «A cela, précise le World Wildlife Fund (WWF), s’ajoutent la fragmentation et la perte des habitats, particulièrement dans les zones tropicales, le commerce international des animaux menacés d’extinction et l’introduction d’espèces invasives favorisée par la mondia lisation.»

Un autre péril hypothèque aussi l’avenir du monde sauvage : le changement climatique. Pour des espèces aussi diverses que les tigres, les grands cétacés ou les orangs-outans, déjà menacés d’extinction depuis des décennies par la surexploitation et la destruction de leur habitat, le réchauffement global de la planète pourrait être fatal. Le quatrième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), publié en 2007, prévoit des conséquences désastreuses si aucune réduction massive des émissions de gaz à effet de serre ne se produit. En clair, si la température augmente entre 1,5 °C et 2,5 °C d’ici à 2050, de 20 à 30 % des espèces vivantes seront confrontées à un risque majeur d’extinction.

requin shark«Les plus menacées sont les espèces vivant dans les zones où le réchauffement est supérieur à la moyenne, comme dans les régions polaires, explique le WWF, celles dépourvues de toute capacité d’adaptation ou dont l’effectif de population est déjà trop faible pour leur permettre de s’adapter à l’évolution rapide de leur environnement. Sans l’adoption de mesures substantielles à court terme, il y a fort à parier que la conjugaison des effets du réchauffement climatique et des menaces préexistantes ne poussent un grand nombre d’animaux au bord de l’abîme.»

Une pression renforcée sur la biodiversité

L’impact de ce phénomène n’a pas encore été totalement évalué. Mais si le climat se modifie, et avec lui la biologie de nombreux animaux, certains dispositifs actuellement en place pour assurer leur protection risquent d’être remis en cause. Ainsi, l’élévation des températures pourrait conduire au déplacement d’espèces en dehors des zones où elles étaient initialement en sécurité. La création de vastes «aires protégées» risque ainsi d’être partiellement abondonnée car la taille des réserves doit d’abord être adaptée au fonctionnement des écosystèmes. Il ne suffira plus de clôturer des espaces définis par l’intérêt des hommes pour sauver les espèces. Or l’élévation du niveau des mers et les nouveaux besoins des hommes en termes d’espaces renforceront la pression sur la biodiversité et les rivalités pour le contrôle des territoires.
cascades waterfallsL’enjeu est considérable et sa portée dépasse la seule question de la protection du monde sauvage. Il interroge aussi l’identité humaine. Sans aller aussi loin qu’Edward Wilson, qui se demande si l’homme n’estpas «une anomalie de l’environnement» dont «l’intelligence venue par erreur pourrait être fatale à la biosphère», la situation est suffisamment préoccupante pour poser les vraies questions sur la continuité du développement de notre civilisation. Car en moins de deux siècles, l’homme a réussi à révolutionner jusqu’au principe même d’extinction. Les cinq épisodes connus de disparition massive des espèces ont été produits par des accidents climatiques à long terme ou des catastrophes naturelles. Désormais, c’est l’extension et le développement d’une seule espèce terrestre, la nôtre, qui en porte la responsabilité.

Alors comment créer des réserves naturelles efficaces ? Restaurer les écosystèmes en danger et transformer les comportements des hommes envers la nature ? Quelle place accorder au vivant ? Faut-il limiter la démographie ? La consommation ? La pollution issue des activités humaines ? Comment concilier le monde naturel et l’évolution des modes de vie, les besoins alimentaires, la course à l’énergie et à la croissance économique des pays émergents ? Aujourd’hui, les initiatives sont nombreuses, à l’image de la Convention sur la biodiversité créee en 1992 et signée par 190 pays, qui s’est fixé comme objectif d’enrayer la perte de biodiversité d’ici à 2010. Partout, la prise de conscience semble effective, d’autant que la plupart des Etats ont réalisé, même tardivement, que l’appauvrissement biologique aura un coût économique considérable. Sans biodiversité, plus de nourriture, d’eau, de médicaments, de fibres textiles, de pollinisation…

«Mais si rien n’est fait à temps pour inverser la tendance, lance Jean-Philippe Siblet, nous perdrons une part considérable du patrimoine vivant. La biodiversité est notre assurance-vie. Si elle continue à s’appauvrir, nous risquons peut-être de passer à côté des molécules ou des substances qui pourraient aider l’homme à guérir de nombreuses maladies ou à révolutionner son mode de vie. Ce serait une terrible tragédie.» Tout doit impérativement se jouer dans les cinquante années à venir. Après, il sera trop tard.

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Pour l'environnement, il faut aller plus loin!!!

usine fuméeIl y a 20 ans, des gouvernements adoptaient le protocole de Montréal, traité visant à protéger la couche d’ozone contre les émissions de produits chimiques destructeurs. Rares sont ceux qui auraient pu prévoir la portée d’une telle décision.

Le protocole entendait expressément faire disparaître peu à peu des substances comme les chlorofluorocarbones (CFC) – que l’on trouvait dans les réfrigérateurs, les mousses et sprays pour les cheveux, etc. – afin de réparer la fine couche gazeuse qui filtre les ultraviolets, rayons nocifs du soleil. D’ici à 2010, près de 100 substances nuisibles à la couche d’ozone, y compris les CFC, auront été supprimées sur la planète.

Sans les décisions prises il y a 20 ans, les niveaux atmosphériques de ces substances seraient 10 fois supérieurs en 2050 et causeraient 20 millions de cancer de la peau et 130 millions de cataractes oculaires supplémentaires, sans parler des dommages au système immunitaire humain, à la faune et à la flore ainsi qu’à l’agriculture. Ces deux dernières années, on a découvert que le protocole de Montréal avait aussi épargné à l’humanité un degré élevé de changement climatique, puisque les gaz qu’il interdit contribuent également au réchauffement planétaire. En effet, selon une étude de 2007, les bénéfices de l’atténuation climatique du traité sur l’ozone atteignent au total 135 milliards de tonnes de CO2 depuis 1990, ce qui représente un retardement du changement climatique de 7 à 12 ans.

Il n’est donc pas exclu que les leçons tirées du protocole de Montréal aient une portée plus vaste. Les scientifiques estiment maintenant que le changement climatique est dû à 50 % aux gaz et polluants autres que le CO2 , notamment aux composés d’azote et à l’ozone troposphérique formé par la pollution et par le carbone noir. Il faut donc limiter une grande quantité de ces gaz en raison de leur impact environnemental plus vaste sur la santé publique, l’agriculture et les écosystèmes de la planète, y compris les forêts, qui représente plusieurs milliers de milliards de dollars.

Quant au carbone noir

Pensez au carbone noir, composant des émissions de suie des moteurs diesels et de la combustion inefficiente des cuisinières qui utilisent de la biomasse, en lien avec 1,6 à 1,8 million de décès prématurés chaque année en conséquence d’une exposition à l’intérieur de bâtiments et avec 800 000 décès dus à une exposition à l’extérieur. Le carbone noir, qui absorbe la chaleur du soleil, représente également de 10 % à plus de 45 % du réchauffement planétaire ; il est aussi lié à l’accélération des pertes de glaciers en Asie, les dépôts de suie noircissant la glace et la rendant plus vulnérable à la fonte.

Selon une étude, 26 % des émissions de carbone noir proviennent de poêles utilisés pour le chauffage et la cuisine. Des fabricants ont mis au point des poêles qui utilisent les flux d’air passif, une meilleure isolation pour réduire les émissions de carbone noir d’environ 70 %. L’arrivée en masse de ce type de poêles présenterait de multiples avantages pour l’économie verte. La communauté internationale devrait avoir pour grande priorité de sceller un accord sérieux et lourd de sens au sommet des Nations unies sur le climat, qui se tiendra en décembre prochain à Copenhague, en vue de réduire les émissions de CO2 et d’aider les pays vulnérables à s’adapter. Pour que le monde déploie tous les moyens disponibles dans la lutte contre le changement climatique, il importe d’évaluer scientifiquement et de traiter de toute urgence les émissions des substances qui contribuent à ce fléau.

Copyright : Project Syndicate, 2009. (Traduit de l’anglais par Magali Adams)
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Le thon rouge pourrait disparaître d'ici 2012!!!

A la veille de l’ouverture le 15 avril, de la saison de la pêche au thon rouge, le WWF a alerté de la disparition d’ici 2012 des populations de thon rouge de Méditerranée, si les gestionnaires et les décideurs continuent d’ignorer les avertissements venant de la communauté scientifique.

Rappelons que le Conseil de l’UE a validé en décembre dernier des quotas de pêche de 12.046 tonnes pour l’ensemble de la flotte européenne pour 2009, contre 16.210 tonnes en 2008. Cette décision fait suite à l’attribution d’un TAC – total admissible de capture – de 22.000 tonnes, adopté en novembre dernier par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA).

peche-au-thon-rougeLe thon rouge de Méditerranée est sur la pente fatale de l’effondrement, a déclaré dans un communiqué Sergi Tudela, responsable pêche au WWF Méditerranée qui a de nouveau demandé la fermeture immédiate de cette pêcherie.

Selon une étude de l’organisation environnementale, en 2007, la population de thons rouges en âge de se reproduire – les poissons âgés de 4 ans ou plus et d’un poids de plus de 35 kg- n’était plus qu’un quart de celle qu’elle était il y a 50 ans. Pendant ce temps, la taille des thons mature a diminué de plus de moitié depuis les années 1990, a ajouté le WWF.

Selon l’organisation, les stocks de thon rouge en Méditerranée ont diminué de 48% par rapport au début des années 1970. Le WWF dénonce une surpêche massive aggravées par les activités illégales, un manque de suivi et de contrôle des pêcheries et la mode des sushi.

La saison 2009 de la pêche au thon rouge doit fermer le 15 juin.

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Soleirolia : un bon couvre sol

soleirolia-pierreLorsqu’on imagine la composition de son jardin, on pense bien sûr aux arbres et arbustes. Quelquefois on pense aux annuels, aux vivaces et aux plantes bulbeuses. Puis une fois que tout est en place, on rempli les espaces libres avec de la pelouse. La pelouse c’est un peu la confiture du paysagiste, on en met partout.
Il est vrai qu’une belle pelouse présente bien des avantages, on peut marcher dessus. Si on l’oublie pendant les mois d’été elle devient jaune, alors on l’arrose et la voilà qui reverdie sans rancune.
Seulement on n’échappe pas à la tonte. Si pour certaines personnes tondre est agréable, pour beaucoup cela reste une corvée. La tonte devient très compliquée dans les espaces étriqués.
Aussi il faut penser à des plantes qui présentent à peu près les mêmes avantages que la pelouse. Des plantes qui couvrent le sol facilement sans nécessiter de tonte. Et c’est maintenant Soleirolia qui entre en scène. Soleirolia soleirolii de son vrai nom était appelé il y a quelques temps helxine.
Soleirolia n’a pas la même rusticité que la pelouse. On ne pourra pas faire des stades entiers avec cette plante.
Par contre elle se plait parfaitement dans le petits espaces, elle colonisera facilement les espaces entre des dalles. C’est une plantes qui se plait dans les endroits ombragés, plutôt frais. Avec cette plante, vous pouvez créer de véritable tapis moussu à l’aspect moelleux. On peut marcher temporairement sur cette plante, mais il faut éviter de la piétiner ou de passer régulièrement dessus.
Une fois que Soleirolia est en place, il y a très peu d’entretien à effectuer, on peut alors oublier la tondeuse.

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L’espèce la plus rare de la famille des Cactacée

Astrophytum tire son nom du grec aster qui signifie “étoile” et de phyton qui signifie plante. “Astrophytum” désigne donc une “plante étoile”.

AstrophytumCe genre, originaire principalement du Mexique et du Texas, compte plusieurs espèces à cotes larges et proéminentes, d’où rayonnent les aréoles. l’espèces la plus rare .A.asterias , à corps globuleux légèrement aplatis au sommet , ne se produit que par semis ; les jeunes spécimens portent aussi des fleurs .La tige se transforme en une colonne atteignant 25 cm ; de ses aréoles poussent quelques piquants. Très décorative est dépourvue d’épines avec des aréoles jointes .

Elle porte des fleurs jaunes, à centre rouge. Autres espèces répandues dans la nature .Ses huit côtes sont garnies d’abondantes aréoles, hérissées d’épines ; les fleurs sont jaunes. Ce sont des plantes résistantes, qui vivent longtemps. Elles préfèrent un sol bien drainé, mélangé à un quart de sable ; remportez tous les ans et semez lorsque la température est très élevée. Certaines espèces émettent à la base de rares rejets, qui s’enracinent aisément dans le sable ; au bout de quelques mois.


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Influence d'un pois intercalaire sur les populations de pucerons des épis (Sitobion avenae)

Des chercheurs de l’académie chinoise des sciences agricoles et de l’Université agricole du Shandong ont étudié les effets de différents modes de mélange de lignes de pois dans une culture de blé sur les populations de pucerons des épis et des autres insectes de leur cortège. Le dispositif expérimental comprenait des mélanges de rangs de pois et de blé dans les proportions 2:2, 2:4, 2:6 et 2:8. Une parcelle de contrôle de blé était conduite dans les mêmes conditions. Les chercheurs ont mesuré les comportements et les effectifs des populations de  Sitobion avena aptères ou ailées, ceux des insectes “ennemis” de ces pucerons, ainsi que les rendements des récoltes.

champ bléLes résultats montrent une population de pucerons très significativement inférieure dans tous les cas de mélange blé/pois par rapport au blé seul. Même si la tendance est la même sur la durée, les populations d’insectes du groupe fonctionnel lié aux pucerons semblent plus actives en cas de mélange : en particulier les populations de coccinelles et de parasites des pucerons sont plus vigoureuses et la diversité des espèces est plus grande.

Commentaire : nous sommes toujours dans la recherche de solutions écologiques (au sens propre du terme) aux ravages des parasites des cultures. Ce travail met d’une certaine façon en évidence la fragilité des milieux simplifiés, dans lesquels la monoculture d’une plante cultivée entraîne la sélection de ses principaux parasites au détriment des autres espèces, alors que la diversité des espèces présentes dans un milieu mélangé atténue ou annihile le risque d’attaques massives et destructrices imposant le recours aux insecticides.

A noter : dans les actes du même congrès, un autre article chinois (provenant des mêmes institutions) fait état de résultats semblables simplement en mélangeant des variétés différentes de blé sur les mêmes parcelles

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Un nouveau fongicide botanique biologique à base d'extraits de Yucca

Danemark
Le but du projet REPCO (Replacement of Copper Fungicides in Organic Production of Grapevine and Apple in Europe) est de trouver des solutions de remplacement aux fongicides à base de cuivre utilisés dans la production biologique de raisin et de pommes.
ll est possible de contrôler efficacement la tavelure (maladie fongique des pommes) en utilisant des extraits de Yucca (particulièrement le Yucca schidigera). Telle est la conclusion des participants néerlandais et danois au projet REPCO, de l’Université Royale d’Agriculture (KVL) et de l’Institut danois des Sciences Agronomes (DIAS).

Les dommages provoqués par la tavelure, maladie fongique causée par le champignon Venturia inaequalis, sont d’une importance économique majeure dans tous les secteurs de production de la pomme. Si elle n’est pas contrôlée, cette maladie cause des pertes majeures pendant les périodes fraîches et pluvieuses du printemps. Cette maladie provoque une infection des fruits et peut entraver la croissance et le rendement des arbres.

Actuellement les fongicides les plus largement répandus sont composés de cuivre, de soufre élémentaire et de soufre de chaux. Pour des considérations environnementales, l’utilisation de ces fongicides à base de cuivre doit être prochainement arrêtée en Europe. Dans quelques pays comme les Pays Bas et le Danemark, l’utilisation des fongicides à base de cuivre est déjà interdite.

pomme tavelureDes extraits de yucca ont été testés en laboratoire et dans des vergers. Ils ont fortement empêché la germination des spores et leur efficacité à la fois préventive et à terme curative contre la tavelure des pommes a été prouvée sur des analyses de jeunes plantes.
L’efficacité très prometteuse du yucca contre la tavelure a également été montrée par des essais dans des vergers aux Pays Bas et au Danemark. Afin de faciliter le développement de ce produit, une demande de brevet a été récemment déposée sur son utilisation comme fongicide.

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Mildiou de la pomme de terre

Importance

Le mildiou est une maladie cryptogamique la plus redoutable de la culture de pomme de terre au Maroc. Elle occasionne des dégâts économiques considérables. Ces dégâts peuvent atteindre 80% de la production en fonction du degré d’infestation et des conditions climatiques.

Cycle de maladie

Le champignon: “Phytophthora infestans ” se conserve sous forme de mycélium dans les tubercules infectés. Ceci assure au champignon un moyen sûr de conservation et de suffisant pour initier une épidémie. Ce taux très faible pourrait éventuellement causer des problèmes de contrôle des semences à l’importation.
Le champignon subit une multiplication asexuée rapide et abondante. Sous les conditions favorables. Les conidies ou les sporanges du champignon sont produites en grande quantité et disséminée ar le vent. La contamination se fait directement par la pénétration des hyphes du champignon. Ces hyphes se ramifient à la fois de façon intracellulaire à travers les tissus de la plante. Des enzymes de dégradation sont ensuite produits.
Il est à signaler qu’aucune des résistances créées n’est durable, car le champignon est doué d’une variabilité de virulence très remarquable.

Symptômes

Mildiou_feuille_pdtSur feuillage : Apparition des tâches jaunâtres qui brunissent rapidement au niveau des folioles. Sur la face inférieure des feuilles apparaît un duvet blanc-grisâtre qui dissémine les spores. Les tiges attaquées noircissent et la plante peut dépérir en quelques jours.
Sur tubercule : Apparition des tâches diffuses brunâtres sur l’épiderme, suivies d’une pourriture sèche qui s’étend profondément à l’intérieur du tubercule. La chair présente des zones à texture granuleuse de couleur brunâtre. Des pourritures secondaires s’installent par la suite.

Influence des facteurs de l’environnement

– La température, l’humidité relative, le temps nuageux et la pluie sont des facteurs critiques pour le développement de la maladie. Le champignon ne sporule que sous des conditions d’humidité relative élevée : H R = 80 à 90%. La germination des conidies sous forme de Zoosporanges ne s’effectue qu’en présence d’un film d’eau ou de brume.
– La maladie ne se développe que si la température est comprise entre 15 et 25° avec un optimum à 18° . Des températures supérieures à 30° arrêtent le développement de la maladie.
– Donc le développement du champignon est étroitement tributaire des conditions météorologiques. Il est possible de prévoir son apparition ou non de façon précise avec des stations d’avertissement agricoles.

Epoque d’apparition

Dans les conditions marocaines, le mildiou apparaît de Novembre à Avril. Ainsi la culture de pomme de terre de primeurs par exemple se trouve exposée au risque d’attaque de mildiou durant tout son cycle végétatif.

Moyens de lutte

1/ Méthodes culturales :

Elles permettent de diminuer l’inoculum primaire. Elles consistent à :
– Brûler les fanes et les résidus de récolte après chaque culture de pomme de terre.
– Détruire les plants spontanés de pomme de terre.
– Effectuer un bon buttage pour éviter l’infection du tubercule.
– Éviter une végétation trop luxuriante, en évitant les apports excessifs d’Azote.
– Utiliser des tubercules de semences sains.
– Pratiquer les rotations culturales.

2/ Méthode chimique

– Elle représente le moyen sûr pour protéger la culture de la maladie. Cependant, les traitements préventifs restent le moyen le plus efficace. Cela veut dire, traiter avec des fongicides de contacts dès que les conditions climatiques deviennent favorables : temps nuageux ­ pluie ­ brouillard ­ rosée fréquente ­ température avoisinante de 18-20°.
Une fois la maladie s’installe, traiter à l’aide des fongicides systémiques. Veuillez à recouvrir par les produits toutes les parties de la plante. Il est recommandé tout de même d’alterner les produits de traitement afin d’éviter le phénomène d’accoutumance.

INRA – Rabat

Photo : http://www.fsagx.ac.be

Importance des minéraux dans la santé animale

Les ruminants sont des spéculations économiques ayant pour rôle de transformer les aliments d’origine végétale en produits nobles destinés à la consommation humaine (viande, lait). La rentabilité de ces transformations dépend de l’efficacité de conversion de ces matières premières par l’animal. Ces transformations sont réalisées dans l’organisme par des successions de réactions biochimiques appelées “voies métaboliques”. Les minéraux (principalement les oligo-éléments et secondairement les minéraux majeurs) entrent dans l’activation catalytiques de ces réactions et président à leur efficacité. Donc même si les apports énergétiques et azotés d’une ration alimentaire sont adéquates, l’insuffisance d’apport des minéraux constitue un facteur limitant de la production.
cow vaches troupeauLe déficit d’apport des minéraux dans la ration alimentaire entraîne un blocage des voies métaboliques se traduisant par des symptômes plus ou moins graves. Les carences aiguës provoquent des troubles graves, alors que les subcarences se caractérisent par des symptômes discrets et des chutes de productions souvent difficiles à chiffrer.
Parmi les principales maladies liées aux carences en minéraux majeurs dans la ration alimentaire on distingue la fièvre vitulaire et la tétanie d’herbage. La fièvre vitulaire correspond à un déficit calcique avec perturbation du rapport phospho-calcique; se développant surtout chez la vache laitière haute productrice et la chèvre après la mise bas, et chez la brebis en fin de gestation. A la mise à l’herbe, des accidents de tétanie d’herbage (carence en magnésium) sont à craindre au début du printemps.

En ce qui concerne les carences en oligo-éléments observées chez les animaux au pâturage, on distingue principalement les carences en fer, cuivre, iode, zinc, sélénium et manganèse. La carence en fer est fréquente chez les jeunes et est dominé essentiellement par l’anémie (pâleur des muqueuses). Toutefois, une certaine anémie “physiologique” est recherché chez le veau (veau blanc). La décoloration de poils et la présence de troubles cardiaques en série doit faire penser à la carence en cuivre. Le goitre est caractéristique d’une déficience en iode. Les pelades et dermites sans prurit, sont spécifiques d’une carence en zinc. La myopathie nutritionnelle identifiée dans plusieurs régions du Maroc et qui se traduit chez les jeunes par des boiteries, la voussure du dos et la démarche raide est due à un manque de sélénium dans la ration. Une disparition de l’angulation du jarret avec déséquilibre de station indique fortement un déficit en manganèse.D’une manière générale, quelque soit l’élément déficient, le diagnostic clinique est indispensable à l’orientation des analyses biochimiques de confirmation. Ces analyses peuvent être effectuées sur les aliments ( Fe, Cu, Mn, Zn et Se) ou sur le plasma ( Ca, Mg, P, Cu, Zn et Se). La thérapeutique peut être un élément de diagnostic lors de carences en Ca, Mg ou Se. Dans le cas de subcarences, le diagnostic reste difficile est axé surtout sur des contrôles analytiques des rations ingérées ou des tissus d’animaux suspects.
La prévention de ces carences peut être réalisée par la distribution de condiment minéral apportant les minéraux majeurs, les oligo-éléments et éventuellement les vitamines. Les pierres à lécher à base de sel peuvent être également utilisés dans la mesure où leur formulation permet, compte tenu des consommations observées, de couvrir le déficit en minéraux. En plus, ces blocs permettent un apport en sel (surtout sodium et chlore), qui joue un rôle de première nécessité, en agissant comme stimulant de l’appétit et des sécrétions gastriques.

Dr Ahmed HAMLIRI (Professeur à l’IAV Hassan II)

Le Dromadaire : État actuel des connaissances et problématique de son élevage

Le Dromadaire est une espèce prestigieuse, sobre et sacrée. C’est l’une des créatures les plus citées dans notre sacré “coran” . Dans son environnement le dromadaire est non seulement reconnu par sa grande résistance à la chaleur et à de longues périodes sans abreuvement mais aussi par sa capacité à continuer de produire et à fournir du travail. Ces performances ne sont cumulées par aucune autre espèce.
camel chameauLa population cameline dans notre pays a connu une chutte spectaculaire au cours des deux dernières décennies. La mécanisation du milieu rural et la tendance des éleveurs à la sédentarisation ont été, parmi d’autres, les causes qui ont mené à la régression de l’élevage camelin dans notre pays. Aprés la visite historique de notre souverain aux zones suds, des dispositions sérieuses et louables ont été prises pour promouvoir l’élevage camelin. Celles-ci ont visé surtout le repeuplement des zones les plus affectées par l’importation de dromadaire des pays voisins ainsi que la vulgarisation des connaissances récentes concernant cette espèce par l’organisation des séminaires scientifiques et des journées d’étude groupant les chercheurs experts dans le domaine et enfin la création d’une station de recherche dans la province de laâyoune.
Le domaine de recherche sur le dromadaire dans notre pays est récent et ne date que de la fin des années soixante dix.
Sur le plan anatomo-physiologique, une série d’études a été entreprise au sein de notre département visant l’exploration anatomique de tous les organes et les appareils et leurs fonctionnement. Il s’est avéré que l’espèce cameline, bien que classée parmi les ruminants, prësentait certaines analogies avec les équidés et les porcins ainsi que les particularités spécifiques à cette espèce. Certaines de ces particularités ont permis l’explication de phénomènes physiologiques d’adaptation notamment la conformation et la structure de la cavité nasale et son rôle dans le phénomène de désaturation de l’air expiré, la disposition du système vasculaire autour de la base du cerveau et le phénomène de son refroidissement qui avec les grandes fluctuations de la température corporelle chez les animaux deshydratés constituent des éléments trés favorables aux phénomènes de thermorégulation. D’autres particularités ont été relevées dans notre projet de recherche quant à la répartition de l’eau corporelle, son utilisation et son contrôle hormonal chez des animaux hydratés, deshydratés puis réhydratés. Aucune réserve d’eau n’a été decelée; la résistance à la soif ne peut être expliquée que par l’économie et l’utilisation rationnelle de l’eau corporelle en agissant sur toutes les voies d’excrétion.
Par ailleurs, les recherches visant l’amélioration de la productivité de cette espèce et de son élevage ont pu enregistrer certains progrés quant à la réduction de l’intervalle entre mis-bas, la vitesse de croissance et la production laitière. Les résultats aquis sont, cependant, peu prometteux malgré l’adoption de techniques de pointe notamment l’insemination artificielle et le transfert d’embryon. L’entrave majeure de l’élevage camelin demeure, désormais, la longue durée de gestation et sa conduite extensive.
Dans le domaine de santé, la majorité des études ont concerné la lutte contre les maladies parasitaires, les externes en particulier. Les résultats obtenus sont peu encouragents vue la dominance de l’élevage extensif. Certaines maladies infectueuses sont également relevées. A cet égard, un vaccin contre la variole cameline a été élaboré localement par une équipe de chercheurs de laboratoire de Virologie de “Biopharma” et rendu disponible récemment.
Ces études ont largement contribué à une bonne connaissance des mécanismes d’adaptation de cette espèce aux conditions sévères des zones arides et désertiques, mais des efforts sont encore nécessaires afin d’améliorer le rendement de son élevage et de mieux exploiter ses performances.

Dr. ACHAABAN Med Rachid, Département d’Anatomie Comparée – I.A.V. Hassan II – Rabat