Campagne agricole 2010-2011 : impact positif des précipitations sur les cultures de printemps, l'approvisionnement du marché local et les exportations

Rabat, 30/06/11- La campagne agricole 2010- 2011 s’est caractérisée par des précipitations très importantes qui ont eu un impact positif sur les cultures de printemps, l’approvisionnement du marché local et sur les exportations.

Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, cette année a été marquée par des précipitations très importantes aussi bien en termes de volume qu’en termes de répartition spatio-temporelle.

Ainsi, le cumul pluviométrique moyen national enregistré au 14 juin dernier est de 525 mm, en hausse de 43 pc par rapport à la normale (368 mm), précise la même source, ajoutant que les précipitations qu’à connue le mois de mai ont eu un effet positif sur les cultures de printemps et plus particulièrement les légumineuses alimentaires.

La production prévisionnelle des quatre principales légumineuses au titre de la campagne agricole 2010-2011 est estimée à 3,03 millions Qx sur une superficie de 398,2 mille Ha, soit un rendement moyen de 7,6 Qx/Ha, indique le ministère, ajoutant que par rapport à la campagne 2009/2010, la superficie des légumineuses a augmenté de 11 pc enregistrant une amélioration de la production de 16 pc.

Le ministère de l’Agriculture souligne à cet égard que l’amélioration de l’offre de légumineuses aura un impact positif sur l’approvisionnement du marché et se traduira par une stabilité voir une baisse des prix à la veille du mois de Ramadan 2011.

Au niveau des exportations, la campagne agricole 2010-2011 s’est caractérisée par une bonne performance à l’export par rapport à 2009/2010 avec un volume total exporté des agrumes au 05 juin 2011 de 515 mille tonnes contre 477 mille en 2009/2010 soit une augmentation de 8 pc, indique la même source qui explique ces performances par la précocité de la production, la bonne qualité des fruits à l’export et aux bonnes conditions climatiques.

Par groupe de variété, le volume exporté des petits fruits a atteint un niveau de près de 349 mille tonnes contre 321 mille tonnes en 2009/2010, soit une augmentation de 8 pc. Pour les oranges, le volume exporté a atteint un niveau de 160 mille tonnes contre 149 mille en 2009/2010 soit une augmentation de 7pc.

La région de Sous-Massa-Draa contribue, à elle seule, avec près de 70 pc dans le total des exportations, soit un volume de 361 mille tonnes dont près de 70 pc des petits fruits.

Par marché, le marché des pays d’Europe Centrale et Orientale (PECO) absorbe près de 60 pc des volumes exportés, enregistrant une augmentation de 34 pc par rapport à la campagne 2009/2010. Le volume réalisé est de 330 mille tonnes contre 246 mille tonnes en 2009/2010.

La part du marché de l’UE dans les exportations des agrumes a connu un recul de 10 pc en passant de 25 pc du volume exporté en 2009/10 à 15 pc en 2010/11.

La part du marché de l’Accord de libre échange Nord-américain (ALENA) reste stable avec 18 pc des volumes exportés.

Au niveau des primeurs, le volume total exporté au 5 juin 2011 est de 695 mille tonnes contre 634 mille en 2009/2010 soit une hausse de 10 pc.

De son côté, la tomate a affiché une hausse des expéditions de 17 pc passant de 312 mille tonnes en 2009/10 à près de 364 mille tonnes en 2010/11. Près de 94 pc des quantités exportées sont absorbées par le marché de l’UE.

Les exportations de la pomme de terre ont atteint, quant à elles, 19 mille tonnes contre 22 mille tonnes pendant la même période de la campagne précédente. Près de 99 pc des quantités exportées sont absorbées par le marché de l’UE.

Le volume des exportations des légumes divers a atteint 214 mille tonnes, soit une légère augmentation de 1 pc par rapport à la même période de la campagne précédente. Près de 99 pc de ces exportations se font sur le marché de l’UE.

MAP

Levée de l'interdiction sur la collecte et la commercialisation des coquillages dans des zones de Dakhla, Boujdour et Agadir

Rabat, 30/06/11- La Commission interministérielle en charge du suivi du milieu marin et des coquillages a décidé de lever l’interdiction sur la collecte et la commercialisation des coquillages issus des zones conchylicoles classées du littoral de Dakhla (Playa N’tirift, Taourta- Oum Labouir et Dunford), de Aoufist (région de Boujdour) et de Douira-Sidi R’bat (région d’Agadir).

Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, la commission, réunie jeudi à Rabat, a examiné les résultats d’analyses effectuées par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) qui ont montré une stabilité du milieu et une purification totale des coquillages au niveau desdites zones.

Par conséquent, la commission (ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, ministère de la Santé et ministère de l’Intérieur) a recommandé aux consommateurs de ne s’approvisionner qu’en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d’identification et commercialisés dans les points de vente autorisés (marchés officiels).

Les coquillages colportés ou vendus en vrac ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique, ajoute la même source.

MAP

Prévisions Météorologiques du Jeudi 30 Juin 2011

Rabat, 30/06/11- Voici les prévisions établies par la Direction de la météorologie nationale pour la journée du jeudi et la nuit suivante:

– Temps encore chaud sur la majeure partie du Royaume.

– Nuages bas et formations brumeuses possibles sur les côtes nord et centre.

– Foyers instables pouvant donner de faibles averses orageuses locales sur les reliefs de l’Atlas et ses régions voisines.

– Ciel passagèrement nuageux sur le tiers nord du pays.

– Temps stable avec ciel clair à peu nuageux partout ailleurs.

– Vent modéré de secteur est sur la Méditerranée et le détroit, de secteur nord sur les plaines atlantiques et nos provinces sud, de secteur est sur les versants sud-est et faible variable ailleurs.

– Température minimale variant entre 22 et 27 degrés le sud, le centre et le sud-est et entre 16 et 24 degrés ailleurs.

– Température maximale variant entre 38 et 44 degrés sur le Souss, l’intérieur des provinces sud, les plaines à l’ouest de l’Atlas et le sud-est et variant entre 27 et 34 degrés ailleurs.

– Mer belle à peu agitée sur la Méditerranée, peu agitée à agitée sur le détroit, peu agitée sur les côtes atlantiques au nord de Kénitra, peu agitée à agitée entre Kénitra et Casa et agitée au sud de Casa.

MAP

Conseil d'administration de l'ANP: Plus de 1 MMDH pour des projets d'investissements en 2010

Rabat, 27/06/11- L’année 2010 a connu le lancement de nouveaux projets d’investissement en matière d’infrastructures portuaires pour une enveloppe de 1.195 millions de dirhams (MDH), indique lundi un communiqué du ministère de l’Equipement et des Transports.

Il s’agit notamment de l’aménagement d’une zone logistique à Zenata (500 MDH), la réalisation de l’épi d’arrêt de sable et de confortement des ouvrages au port de Sidi Ifni (268 MDH), le déroctage du chenal d’accès au port de Casablanca (94 MDH), l’entretien des jetées principales des ports de Mohammedia et de Casablanca (84 MDH), précise le communiqué publié suite à la réunion du Conseil d’administration de l’Agence Nationale des Ports (ANP), tenu vendredi dernier.

Cette session, tenue récemment à Casablanca sous la présidence du ministre de l’Equipement et des Transports, Karim Ghellab, a été consacrée à l’examen du bilan des réalisations de l’ANP au titre de l’exercice 2010 et à l’exposé de l’état d’avancement des différents chantiers lancés par l’ANP.

Au titre des actions visant le renforcement et la modernisation de l’appareil portuaire national, l’ANP a poursuivi, au cours de 2010, la réalisation des différents projets structurants visant à insuffler une dynamique nouvelle au secteur à très court terme, particulièrement le 3-ème terminal à conteneurs du port de Casablanca, le terminal polyvalent du port de Jorf Lasfar et la réhabilitation du poste pétrolier A du port de Mohammedia, pour une enveloppe globale dépassant le 1,1 milliard de dirhams (MMDH).

Le taux d’engagement a ainsi atteint 72,3 pc de l’enveloppe budgétaire globale réservée à l’année 2010, relève la même source.

Par ailleurs, en tant que fédérateur de la communauté portuaire autour d’objectifs communs permettant aux places portuaires nationales d’améliorer leur compétitivité, l’Agence a poursuivi, durant l’année passée, la réalisation du projet relatif à la mise en place d’un système d’information communautaire (EDI) et Guichet Unique “PortNet”, dont la plateforme, totalement prête aujourd’hui, subit les tests finaux en coordination avec les opérateurs de terminaux, la douane, les agents maritimes et les transitaires.

Dans le domaine de la régulation des opérateurs et des activités portuaires, l’Agence a poursuivi la réalisation de son plan d’action visant la mise en conformité des intervenants portuaires par rapport aux dispositions de la loi 15-02, souligne le ministère.

L’année 2010 a ainsi été marquée par la régularisation des concessionnaires des ports de plaisance, la mise en oeuvre de la convention de concession de périmètres d’exploitation des ports de pêche à l’Office national des pêches (ONP) et le lancement des processus de régularisation des autres opérateurs portuaires.

En ce qui concerne l’activité portuaire, l’année écoulée a été marquée par le transfert de l’ensemble des activités commerciales du port de Tanger Ville vers le port de Tanger Med, l’ouverture de nouvelles lignes maritimes passagers Tanger-Barcelone et Laâyoune-Las Palmas, ainsi que l’exploitation complète, pour la première année, des nouvelles installations des nouveaux concessionnaires de terminaux au port de Casablanca et Jorf Lasfar.

Pour ce qui est des échanges commerciaux, l’année précédente a enregistré une nette reprise du trafic portuaire qui a atteint 92,2 millions de tonnes, soit une hausse exceptionnelle de 30 pc par rapport à 2009, dont 20,2 millions de tonnes en transbordement ont transité par le port de Tanger Med, soit l’équivalent d’environ deux millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pied).

En dehors de l’activité du port de Tanger Med, le trafic portuaire national a enregistré une vraie reprise avec un volume de 69,2 millions de tonnes en 2010, soit 15,9 pc par rapport à 2009.

Cette progression s’explique par la reprise de 53,5 pc de l’activité phosphatière et la hausse des importations des céréales et des hydrocarbures, respectivement de 21 pc et de 12,5 pc.

S’agissant de l’activité de conteneur, le communiqué note 965.000 EVP au titre de l’année 2010, contre 925.000 EVP en 2009, soit une légère hausse de 4,3 pc.

L’année 2010 a été également marquée par une amélioration de la productivité de la manutention grâce à une meilleure optimisation de l’exploitation portuaire, à travers la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de la manutention, et au renforcement des équipements.

C’est ainsi que la productivité de la manutention des conteneurs a atteint 26 boîtes à l’heure en augmentation de 6 pc par rapport à 2009 et celle des marchandises en vrac a connu des augmentations variant entre 10 et 30 pc.

Au niveau du bilan financier, 2010 a été marquée par des réalisations globalement positives, précise la même source, faisant d’un chiffre d’affaires de 1.167 MDH, d’un résultat d’exploitation de 258 MDH, d’une valeur ajoutée de 614 MDH et d’un résultat net de 251 MDH.

S’exprimant à cette occasion, le ministre s’est félicité des résultats réalisés, insistant sur “la nécessité de poursuivre activement la mise en place des dispositions de la réforme portuaire dans tous les ports du Royaume, afin de permettre le développement harmonieux de l’instrument portuaire au profit de l’économie marocaine et être au rendez-vous de la régionalisation voulue par SM le Roi Mohammed VI, sans oublier le rôle crucial alloué à l’ANP dans la stratégie logistique, notamment à Casablanca et plus particulièrement dans la zone logistique de Zenata”.

MAP

Fonds de développement agricole – Les aides financières de l'Etat pour l'encouragement des investissements agricoles – Avril 2011

Fonds de développement agricole – Les aides financières de l’Etat pour l’encouragement des investissements agricoles – Avril 2011

Version Arabe


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Version Française

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Fruits et légumes : Une fédération interprofessionnelle voit le jour

Agadir, 27/06/11 – Les associations professionnelles de la filière fruits et légumes à l’export viennent de se regrouper au sein d’une fédération nationale afin de promouvoir et défendre le secteur et s’inscrire dans la stratégie du Plan Maroc vert.

A l’issue d’une assemblée générale constitutive, tenue en fin de semaine dernière à Agadir, la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes à l’export (FIFELE) réunit désormais les différents opérateurs de la filière au niveau de la production, du conditionnement et de l’export.

Outre la définition des positions de l’interprofession sur toutes les questions d’ordre législatif et réglementaire, la nouvelle structure se chargera, selon ses statuts, de représenter ses adhérents et défendre leurs intérêts collectifs auprès des autorités et des différents instituts et organisme nationaux et internationaux.

Dans un contexte de mondialisation et de globalisation des échanges, ce réseau entend, indique-t-on, également “mettre l’accent davantage, outre sur la qualité et des quantités de production, sur les cycles commerciaux et les besoins des consommateurs au Maroc et à l’étranger”.

Le président de l’Association Marocaine des Producteurs Exportateurs de Fruits et Légumes (APEFEL), Lahcen Aderdour, a été élu à la tête de la nouvelle institution.

L’APEFEL représente actuellement près de 500 producteurs et producteurs-exportateurs de fruits et légumes et participe à hauteur de 70 pc des quantités globales de fruits et légumes exportées.

Ces producteurs sont répartis au niveau des principales zones de production de fruits et légumes, en l’occurrence Souss Massa, Casa-El Jadida, Berkane et Loukous.

MAP

Levée de l'interdiction sur la collecte et la commercialisation des coquillages issus de la baie de Dakhla

Rabat, 27/06/11 – La Commission interministérielle en charge du suivi du milieu marin et des coquillages a décidé de lever l’interdiction sur la collecte et la commercialisation des coquillages issus des zones conchylicoles classées de la baie de Dakhla (PK 25, Hoja Llamira, Puertitto, Boutelha et Duna Blanca).

Il a été également décidé de maintenir l’interdiction prononcée le 15 février dernier sur la collecte et la commercialisation de tous les mollusques bivalves issus des zones conchylicoles classées du littoral de Dakhla (Playa N’tirift, Taourta- Oum Labouir et Dunford), indique lundi un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la Pèche Maritime.

La commission a pris cette décision après avoir examiné les résultats d’analyses effectuées par l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) au niveau des coquillages issus des zones conchylicoles classées de la baie de Dakhla (PK 25, Hoja Llemira, Puertitto, Boutelha et Duna Blanca).

Les résultats d’analyses ont montré une stabilité du milieu et une purification totale des coquillages au niveau desdites zones.

En conséquence, poursuit le communiqué, il est recommandé aux consommateurs de ne s’approvisionner qu’en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d’identification et commercialisés dans les points de vente autorisés (marchés officiels).

Les coquillages colportés ou vendus en vrac ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique, ajoute la même source.

MAP

Création prochaine à Chefchaouen d'un "Souk Beldi", dédié exclusivement aux produits de terroir de la région Tanger-Tétouan

Chefchaouen, 25/06/11- La ville de Chefchoauen va bientôt se doter d’un “Souk Beldi“, premier marché hebdomadaire dédié exclusivement aux produits de terroir de la région Tanger-Tétouan.

Ce projet, le premier du genre au Maroc, a fait l’objet d’un atelier organisé, jeudi dernier, en présence de Mohamed Sefiani, président de la municipalité de Chefchaouen, Mostafa Hassani, directeur régional de l’agriculture, Antonio Verdu, ancien maire de Vejer de la Frontera en Espagne et spécialiste des questions de nutrition et d’obésité infantile et un panel d’acteurs de la société civile de cette ville.

A cette occasion, le cabinet de conseil et de communication Diversités et Développement, basé à Tanger, a présenté par la voie de son directeur Guilhem Ismaël Calvo, les résultats d’une étude visant à analyser la faisabilité et la viabilité d’un tel projet.

Cette étude a été financée avec l’appui de la province de Grenade dans le cadre du projet MERCAMED, projet de coopération économique et entrepreneuriale transfrontalier pour le développement, mené à l’initiative de la province de Grenade dans les provinces du Nord du Maroc.

Le projet de création de ce “Souk Beldi” s’inscrit dans le cadre du plan d’action “Diète Méditerranéenne” (Chefchaouen ayant été récemment reconnue par l’UNESCO aux côtés de Cilento en Italie, Koroni en Grèce et Soria en Espagne, comme “communauté emblématique” de la diète méditerranéenne.

Ce patrimoine méditerranéen désignant un ensemble de savoir-faire, connaissances, pratiques et traditions qui vont du “paysage à la table” a été reconnu en Novembre 2010 patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Réalisée avec la participation active des habitants de Chefchaouen, les vendeuses de produits locaux, les hôteliers, les restaurateurs ainsi que les différentes associations et les pouvoirs publics, cette étude apporte des éléments de réponses et présente un ensemble de recommandations visant à faire de ce Souk un projet structurant pour la ville, ses habitants et l’ensemble des populations rurales avoisinantes.

Selon M. Sefiani, ce “projet pilote” au Maroc se veut un espace privilégié de rencontre et d’échanges entre producteurs et consommateurs. Il constitue un pas essentiel sur le chemin de la commercialisation et la promotion des produits de la région, comme l’a souligné M. Calvo, par ailleurs expert auprès d’organisations internationales notamment l’UNESCO, selon lequel, “au delà de ce marché c’est bien la conservation et la valorisation des diversités locales,

des patrimoines locaux et donc des principales ressources dont dispose ce territoire qu’il s’agit de promouvoir”.

Pour les promoteurs de cette initiative, ce marché va ainsi contribuer à attirer les investisseurs et les touristes, estimés à plus de 100.000 visiteurs

dans cette ville mythique récemment classée dans le top 10 des meilleures destinations en Afrique par le site Trip Advisor, et déclarée comme seule ville

de la Reserve de Biosphère Intercontinentale de la Méditerrané entre l’Andalousie et le Maroc, et également première éco-ville du Maroc.

MAP

Crédits Photo : Casafree

Province d'Essaouira : Un incendie ravage environ 40 HA de forêt de Thuya à Bizdad

Essaouira, 26/06/11- Un incendie a ravagé environ 40 hectares de forêt de Thuya à la commune rurale de Tahalouante (Caidat de Bizdad), avant d’être “entièrement circonscrit”, samedi en fin d’après-midi.

La Direction Provinciale des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification à Essaouira précise à ce sujet que l’incendie s’est déclaré jeudi dernier dans l’après-midi, à la forêt Ihchach relevant de la commune de Tahalouante, à Caidat de Bizdad.

L’incendie a été entièrement circonscrit grâce aux efforts déployés par la population locale, les éléments de la Protection Civile, les Forces auxiliaires, la Gendarmerie royale, des autorités locales et de la Direction Provinciale des eaux et forêts et la lutte contre la désertification,ajoute-t-on de même source.

Deux autres incendies avaient détruit, depuis mardi, quelque 20 hectares de la forêt d’arganier à la commune rurale de Targante (Tamanar) et à la commune rurale de Tidzi (Smimou).

MAP

Le brésilien José Graziano Da Silva, nouveau Directeur général de la FAO

Rome, 26/06/11- Après 17 ans à la tête de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Sénégalais Jacques Diouf cédera, à compter du 1er janvier 2012, son poste au brésilien José Graziano Da Silva, élu dimanche à Rome, nouveau Directeur général de l’Organisation.

Cette élection, acquise lors d’une séance spéciale tenue dans le cadre de la 37ème session de la conférence de la FAO, ouverte samedi en son siège dans la capitale italienne, fera de Da Silva le 8ème Directeur général de l’Organisation depuis sa fondation en 1945.

Da Silva, qui devra assumer ses fonctions jusqu’au 31 juillet 2015, était en compétition avec cinq autres candidats, en l’occurrence Franz Fischler (Autriche), Miguel Angel Moratinos (Espagne), Indroyono Soesilo (Indonésie), Abdul Latif Rashid (Irak) et Mohammad Saeid Noori Naeini (Iran).

L’élection de cet ancien ministre de la Sécurité Alimentaire et de la Lutte contre la faim (2003-2010) à la tête de la FAO a été obtenue au terme d’un vote qui, dès le premier tour, a vu les différents candidats se désister, l’un après l’autre, pour le laisser face à l’Espagnol Miguel Angel Moratinos, parti lui aussi favori en obtenant d’entrée 72 voix contre 77 pour le Brésilien.

Lors du tour décisif du scrutin et grâce aux reports de voix qui s’opèrent traditionnellement en pareil cas, le candidat brésilien a confirmé son avance en recueillant 92 suffrages contre 88 pour l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères.

Au total, ce sont donc 180 des 191 Etat membres de la FAO à avoir pris part à ce vote qui s’est déroulé au scrutin secret et selon la règle de la majorité des suffrages exprimés. Selon les textes régissant le vote, chacun des pays membres a une voix, quels que soient sa taille et le poids de ses contributions.

Avant l’opération de vote, d’aucuns dans le camp favorable à Da Silva craignaient qu’il ne pâtisse du fait que, contrairement aux pays d’Amérique du Sud, ceux d’Amérique centrale, à l’image du Mexique, clamaient ouvertement leur soutien au candidat espagnol.

“Aujourd’hui la FAO doit devenir un instrument politique et M. Moratinos a le profil pour ça”, avait fait valoir l’ambassadeur du Mexique pour expliquer la position de son pays.

Pour sa part, Moratinos partait handicapé par le fait que l’Europe n’ait pas pu se mettre d’accord sur un candidat unique.

En accédant à la Direction générale de la FAO, José Graziano Da Silva devient le premier représentant de l’Amérique latine à diriger cette agence de lutte contre la faim.

Cet économiste chevronné de 61 ans, qui était depuis 2006 représentant régional pour l’Amérique latine et les Caraïbes auprès de la FAO et sous-directeur général de l’organisation, incarne le programme brésilien de lutte contre la faim “Fome Zero” (Faim zéro), considéré comme un succès retentissant.

“Faim zéro”, qui mettait l’accent sur la participation de la société civile à ce programme et sur l’égalité hommes-femmes, a contribué à sortir 24 millions de personnes de l’extrême pauvreté en cinq ans et à réduire de 25 pc la sous-alimentation au Brésil.

A l’échelle de la planète, la tâche du futur Directeur général s’annonce cependant autrement plus ardue, en raison des ravages de la faim qui frappe près d’un milliard de personnes dans le monde où un enfant meurt, toutes les six secondes, de problèmes liés à la malnutrition, relèvent les observateurs.

En première ligne pour combattre la faim, la FAO n’a eu de cesse de plaider pour la mise en place de mesures permettant d’augmenter la production agricole de 70 pc d’ici 2050, date à laquelle la population mondiale devrait dépasser les neuf milliards. Un objectif parmi d’autres pour lequel Da Silva a affirmé être déterminé à oeuvrer en priorité dans un climat de “consensus” qu’il appelle de tous ses voeux.

“Avec les années, j’ai appris que l’on doit marcher ensemble, atteindre le consensus, pour réaliser les objectifs”, a-t-il dit après l’annonce de son élection devant une assistance composée, du côté marocain, de Hassan Abouyoub, ambassadeur du Maroc en Italie et représentant permanent du Royaume auprès de la FAO, et Moha Marghi, secrétaire général du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime.

Présentant ses félicitations au nouveau directeur général, au nom du groupe des 77 dont il assure actuellement la présidence, M. Abouyoub a souligné la nécessité de la mobilisation de tous pour avancer dans les projets de réformes et en accroître l’efficacité.

Cette élection est celle de l’amitié et la fraternité et non de la confrontation entre le Nord et le Sud, a souligné l’ambassadeur en mettant l’accent sur l’impératif d’unir les efforts pour gérer les priorités particulières à chaque région.

“Combattre la faim est un exercice solidaire” a-t-il insisté en appelant à la préservation de l’esprit de coopération et de transparence qui a toujours marqué l’action de la FAO.

En vertu d’une récente réforme de la gouvernance, le nouveau Directeur général restera en poste pour un maximum de deux mandats de quatre ans. Diouf aura, pour sa part, effectué trois mandats de six ans depuis 1994.

Depuis la fondation de la FAO, sept Directeurs généraux se sont succédé à la tête de l’Organisation. Il s’agit de Sir John Boyd Orr (Royaume-Uni), de 1945 à 1948, Norris E. Dodd (Etats-Unis), de 1948 à 1954, Philip Vincent Cardon (Etats-Unis), de 1954 à 1956, Binay Ranjan Sen (Inde), de 1956 à 1967, Addeke Hendrik Boerma (Pays-Bas), de 1968 à1975, Edouard Saouma (Liban), de 1976 à 1993 et Jacques Diouf (Sénégal), de 1994 à ce jour.

La 37ème session de la conférence de la FAO poursuit ses travaux jusqu’au 2 juillet avec la participation des délégués des Etats membres, dont le Maroc.

Au nombre des participants, de nombreuses délégations sont représentées par des ministres et hauts responsables des départements en charge de l’alimentation et de l’agriculture.

Outre l’élection du nouveau Directeur général, la conférence de la FAO doit adopter, mardi, une résolution proclamant officiellement que le monde a été libéré de la peste bovine, une maladie mortelle du bétail. Une plaque commémorative de cet événement avait été déjà inaugurée, samedi, au siège de l’Organisation.

Les participants examineront également la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture et le rôle des femmes dans le développement.

La Conférence doit approuver aussi le Budget 2012-2013 de la FAO.

Par ailleurs, la Commission européenne, la FAO, le FIDA et le PAM doivent signer, lundi, une déclaration d’intention sur la coopération programmatique sur la sécurité alimentaire et la nutrition afin d’harmoniser et de coordonner la mise en oeuvre de leurs objectifs liés à la sécurité alimentaire et à l’aide alimentaire humanitaire.

MAP