Nador: Un plan quinquennal de plus de 400 MDH pour le renforcement de l'alimentation en eau potable

Nador – Un plan quinquennal pour le renforcement de l’alimentation en eau potable au niveau de la province de Nador est en cours de mise en exécution par l’Office national de l’Eau potable (ONEP) d’un coût global de plus de 400 Millions dirhams.

Ce programme, dont des actions de près de 60 MDH sont en cours de réalisation, concerne aussi bien le milieu urbain (199,3 MDH) que rural (243,3 MDH), précise l’ONEP dans un rapport sur les activités de l’office dans la province en matière d’eau potable et d’assainissement.

S’agissant des projets prévus dans le milieu urbain, l’Office cite la réhabilitation de l’adduction de Nador, le renouvellement des groupes de pompage et armoires de commande à la station d’eau brute de Nador, l’extension du complexe de production de Nador, le renforcement de l’adduction régionale de Midar (tronçon via Al Hoceima), la réhabilitation et le renforcement du réseau de distribution et de stockage et la réhabilitation des ouvrages de la station de Traitement.

Quant au monde rural, il s’agit de l’alimentation en eau potable d’ici 2015 du centre et douars de Farkhana (en cours) et les douars relevant des communes d’Afsou, Oulad settout, Hassi Berkane, Oulad Daoud Zkhanin et Tiztoutine ainsi que des douars des communes de Ras El Ma, Arekman et El Barkanyine.

MAP

La zone de libre échange UE-Maroc pour les produits industriels devient effective le 1er mars 2012

Rabat – La zone de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Maroc pour les produits industriels devient effective le 1er mars 2012, date qui marque la fin du démantèlement douanier progressif, indique la Délégation européenne au Maroc.

La zone de libre-échange UE-Maroc continuera à être renforcée dans le futur par la mise en œuvre du statut avancé et des différents accords à caractère commercial, notamment l’accord agricole qui vient d’être adopté par le Parlement européen, l’accord sur la libéralisation des services en cours de négociations, ainsi qu’un possible accord de libre-échange approfondi et global, ajoute la Délégation européenne au Maroc dans un communiqué transmis mercredi à la MAP.

Les produits marocains qui rentrent dans l’UE sans droit de douane depuis 1976 restent, toutefois, subordonnés à la présentation d’un certificat d’origine, note la même source qui souligne que les produits provenant de l’UE rentreront au Maroc à droit zéro, mais demeurent soumis à la TVA à l’importation (environ 20 pc) et la taxe parafiscale à l’importation qui est de 0,25 pc ad valorem.

En ce qui concerne les produits usagés, le démantèlement ne connaît pas d’avancées pour le moment, indique la même source qui relève que le calendrier pour ce démantèlement, en cours de préparation par les autorités marocaines, est attendu au courant de l’année 2012. Les voitures de tourisme d’occasion sont absentes de cet accord d’association, relève le communiqué.

FISA: Hausse substantielle des coûts de production pour l'aviculture pour cause de froid

Casablanca – La persistance de la vague de froid qu’a connue le Maroc durant les deux derniers mois a occasionné une forte augmentation des coûts de production pour l’aviculture, indique un communiqué de la fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA).

Les températures très basses voire négatives et les fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit, enregistrées pratiquement sur tout le territoire, ont eu des conséquences négatives sur les performances zootechniques de production dans plusieurs élevages de volailles de reproduction, de poules de chair, de dindes et de poules pondeuses, explique le communiqué.

Il a été ainsi relevé une réduction importante de la fertilité et du taux d’éclosion des Âœufs à couver, des retards de croissance chez les volailles de chair (poulet et dinde) accompagnés d’une augmentation significative de l’indice de consommation (quantité d’aliment consommée/kg de poids vif produit) et des chutes importantes du taux de ponte chez la poule pondeuse, ajoute la même source.

En plus des surcoûts liés aux mauvaises performances zootechniques de production, les éleveurs ont supporté des charges exceptionnellement élevées au chauffage des bâtiments d’élevage et au maintien d’une bonne litière (paille).

MAP

La Gambie veut tirer profit de l'expérience du Maroc dans le domaine énergétique

Rabat, 29-02-2012 – La Gambie souhaite tirer profit de l’expérience du Maroc dans les secteurs liés à l’énergie et intensifier la coopération bilatérale dans ce domaine, a affirmé mardi à Rabat, la vice-ministre gambienne du pétrole, Teneg Mba Jaiteh.

La responsable gambienne, en visite au Maroc à l’occasion de la tenue de la commission mixte maroco-gambienne, a fait cette déclaration à la presse à l’issue d’un entretien avec le ministre de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, M. Fouad Douiri.

Elle a indiqué avoir pris connaissance, lors de cette entrevue, de la politique énergétique du Royaume, particulièrement en matière d’énergie propre, d’hydrocarbures et d’électricité, rappelant au passage que son pays regorge d’importantes ressources énergétiques à exploiter selon une stratégie optimale de développement.

La vice-ministre gambienne a, à cet égard, dit apprécier le partenariat public-privé dans le secteur énergétique au Maroc.

MAP

Voyage d'études des producteurs de dattes de Guelmim-Smara en Arabie Saoudite

Ryad – Une délégation des producteurs de dattes de la région de Guelmim-Smara effectue depuis le 24 février un voyage d’études en Arabie Saoudite axé sur la production et la valorisation de ce produit.

Ce voyage, qui durera dix jours, entre dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert au niveau de la région, a précisé dans une déclaration à la MAP, le président de la chambre agricole de Guelmim-Smara, Abd Rabbihi Chafai qui conduit cette délégation.

A travers cette initiative, la chambre vise à faire profiter les agriculteurs et les cadres agricoles de la région de l’expérience saoudienne en la matière et à s’enquérir des avancées réalisées en matière de valorisation du palmier-dattier et d’utilisation de nouvelles techniques pour sa préservation, a ajouté M. Chafai.

Dans le cadre de ce stage de formation, encadré par des experts chargés du programme de coopération entre l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère saoudien de l’agriculture, les membres de la délégation se sont rendus dans des palmeraies et unités de production des dattes relevant du gouvernorat d’Al Kharj dans la région de Ryad, où des explications leur ont été fournies par des cadres du ministère saoudien de l’agriculture et des responsables de palmeraies, sur la production et la valorisation des dattes, ainsi que sur d’autres questions en relation avec le secteur.

MAP

Secousse sismique de 3,8 degrés dans la province d'Errachidia

Rabat – Une secousse sismique d’une magnitude de 3,8 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée dans la nuit de mardi à mercredi dans la province d’Errachidia, a annoncé l’Institut national de géophysique, relevant du Centre national pour la recherche scientifique et technique.

L’épicentre de la secousse, survenue à 04h11mn 57 sec (GMT), est situé dans la commune de Tadighoust, précise la même source.

MAP

Prévisions météorologiques du mercredi 29 février 2012

Rabat – Voici les prévisions établies par la Direction de la météorologie nationale pour la journée de mercredi et la nuit suivante:

– Quelques nuages bas et formations brumeuses près des côtes nord et centre tôt la matinée et la nuit suivante.

– Formations gélives nocturnes et matinales sur les reliefs et les hauts plateaux.

– Nuages légèrement instables avec averses faibles par endroits l’après-midi sur les reliefs de l’Atlas, le Saïss, le nord du rif pouvant déborder vers le nord de l’oriental.

– Ailleurs ciel clair à peu nuageux.

– Vent faible à modéré de secteur nord sur les provinces sud, faible à parfois modéré de secteur sud à variable sur les versants sud-est et faible de secteur nord à variable ailleurs.

– Température minimale variant entre -10 et 0 degrés sur les reliefs, entre 0 et 6 degrés sur les hauts plateaux de l’Oriental, entre 5 et 10 degrés sur les cô tes nord et les versants sud-est et entre 8 et 15 degrés sur les provinces sud.

– Température maximale variant entre 14 et 18 degrés sur l’Oriental, entre 16 et 24 degrés sur les cô tes nord et les versants sud-est et entre 24 et 32 degrés sur les provinces sud.

– Mer peu agitée à belle sur la Méditerranée, peu agitée à agitée sur le Détroit, au nord de Casablanca et entre Cap Ghir et Boujdour et agitée entre Casablanca et Cap Ghir et au sud de Boujdour.

MAP

Levée l'interdiction sur la collecte et la commercialisation des coquillages au niveau de la zone conchylicole classée de oued Negro-M'diq

Rabat, 28-02-2012 – La commission interministérielle en charge du suivi du milieu marin et des coquillage a décidé, mardi à Rabat, de lever l’interdiction sur la collecte et la commercialisation des coquillages au niveau de la zone conchylicole classée de oued Negro-M’diq.

Selon un communiqué du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, les résultats d’analyses effectuées par l’institut national de recherche halieutique au niveau de la zone suscitée ont démontré une stabilité du milieu et une purification totale des coquillages.

La commission a recommandé toutefois aux consommateurs de n’acheter que les produits portant les étiquettes sanitaires d’identification et commercialisation dans les points de ventes autorisés.

Les coquillages vendus en vrac ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique, a-t-elle averti.

MAP

Région du Gharb : le déficit pluviométrique a entrainé un retard important de croissance des cultures

Kénitra – Le déficit pluviométrique et la vague de froid enregistrés en février ont entrainé un retard important de croissance et de développement des cultures dans la région du Gharb.

Selon l’Office Régional de Mise en Valeur du Gharb (ORMVAG), le déficit pluviométrique s’est élevé, dans la zone de son action, au 20 février dernier, à 44 pc par rapport à une année normale et à 58 pc par rapport à la campagne précédente à la même date.

L’actuelle campagne agricole à démarré en automne dans des conditions normales. La pluviométrie enregistrée jusqu’à fin novembre était suffisante pour l’installation de culture d’automne dans de bonnes conditions, ce qui a permis la réalisation de la totalité du programme des cultures à l’exception de la betterave à sucre, qui a enregistré un faible taux lié à la rentabilité de la culture, indique l’office.

MAP

Les agriculteurs veulent des mesures anticrises concrètes

Pour une situation inquiétante, c’en est une. La pluie se fait toujours désirer et la combinaison avec le froid qui persiste n’est pas pour arranger les choses. Ce sont, selon les professionnels, les ingrédients d’une année agricole moyenne, voire morose. Car, quand bien même le mois de mars pourrait-il charrier quelques précipitations, la campagne est bel et bien touchée. Par rapport aux performances de 2009 (100 millions de quintaux de céréales) et de 2010 (75 millions de quintaux), l’on espère arriver à une moisson de 50 millions de quintaux. Optimisme mesuré, mais qui dépend entièrement des aléas du ciel durant les prochains jours. Aujourd’hui, agriculteurs, petits et grands attendent un signal du département de tutelle qui n’arrive toujours pas. Le ministère de l’Agriculture en est à la phase de recensement des dégâts et zones touchées. Le chef du gouvernement a parlé d’une situation de crise à laquelle il faut être prêt à réagir. Contacté, Mohamed Hakech, SG de la Fédération nationale du secteur agricole (FNSA/UMT), estime qu’il s’agit de la première réelle épreuve du Plan Maroc Vert, étant donné que depuis son lancement, ce programme n’a pas souffert d’années difficiles. Quant aux aides en nature, notamment les semences et engrais, annoncées par le ministère, les professionnels les qualifient d’action de solidarité qui ne répond pas à la gravité de la situation. À plus forte raison, précise Hakech, que les concernés n’ont pas été consultés sur leurs besoins réels comme ils ne l’ont pas été lors de la préparation du Plan vert. « La plupart des 1,5 million d’agriculteurs n’ont pas accès au crédit, pour se préparer à la prochaine campagne, faute de garantie », ajoute le syndicaliste. De l’avis d’Ahmed Ouayach, président de l’influente Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader), « il est trop tard de donner des semences aux cultivateurs de pomme de terre qui ont perdu 5.000 hectares de cultures dans les régions du Gharb, Loukouss et Zaïr ». Et d’ajouter que les agriculteurs pâtissent de l’impact négatif de deux campagnes successives difficiles, les inondations de 2010 ayant fortement frappé les plaines du Gharb et de Souss. La plupart se muent en ouvriers agricoles pour joindre les deux bouts en attendant un ciel plus clément. C’est ce qui explique l’importante migration qu’une région comme le Souss-Massa connait en pareille situation. Quid des fruits, légumes et cultures sucrières ? Généralement, il n’y a pas péril en la demeure. Mais, un retour brusque de la chaleur, coup de chalumeau, après une période de froid risque de causer des dégâts. En tout cas, les cultures d’exportation n’ont pas subi de plein fouet les changements de température, de l’avis des professionnels. Aujourd’hui, en pleine situation de crise, marquée par la flambée des cours mondiaux du blé et de la canne à sucre, le débat sur la sécurité alimentaire reprend de plus belle (voir encadré). Privilégier des cultures alternatives aux céréales, comme l’arboriculture, est aujourd’hui une option fortement remise en cause.


Balance commerciale alimentaire

Ce sont pas moins de 5 millions d’hectares sur 9 millions arables qui sont consacrés aux céréales. Et pourtant, le Maroc continue d’importer du blé pour satisfaire ses besoins. Les professionnels estiment que 5 millions de quintaux de blé importé seront nécessaires chaque mois. Malgré tous les efforts de valorisation des cultures d’exportation, la balance commerciale alimentaire reste déficitaire à raison de 19 MMDH en 2010. Durant la même année, le Maroc a importé 10,9 MMDH de céréales contre 4,5 MMDH seulement de tomates et agrumes exportés. Ce qui fait dire au syndicaliste Mohamed Hakech que l’on doit exporter 2 ans pour importer les besoins d’une année. Sachant que le trend haussier des prix des produits agricoles sur le marché mondial est avéré, les professionnels veulent remettre sur le tapis l’idée de la sécurité alimentaire.

Source : Mostafa Bentak, LE MATIN