M. Aziz Akhannouch et Mme Assunçao Cristas visitent les stands

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhannouch, et Mme Assunçao Cristas, ministre portugaise de l’Agriculture, de la mer, de l’environnement et de l’aménagement du territoire, visitent, samedi (27/04/13) à Meknès, les stands du 8-ème salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).

Grand Prix Hassan II pour l'invention et la recherche : le 3-è prix attribué au Pr El Hassan Abdenbi

Meknès – Le troisième prix de la 8-ème édition du Grand Prix Hassan II pour l’invention et la recherche dans le domaine agricole, catégorie +Inventions et techniques pratiques+, a été décerné au Pr El Hassan Abdenbi, enseignant chercheur à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, pour son travail intitulé +vers une solution au problème du Darmous : fluorose chronique hydrotellurique+.

Ce prix, placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a été remis au lauréat par le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, Mohamed Sadiki, lors d’une cérémonie, samedi à Meknès, en marge du 8-ème Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).

Le but escompté, à travers ce travail, est de démontrer le rôle de l’aluminium dans la prévention de la maladie du Darmous.

grand prix hassan IILe Darmous est une intoxication chronique consécutive du fluor contenu dans les phosphates naturels. Il est présent dans toutes les zones phosphatières du Maroc et s’étend sur la zone allant de Khouribga-Oued Zem et Tadla au Nord-est, au centre de Settat et à l’ouest de Benguerir-Youssoufia. L’intoxication, qui se manifeste essentiellement par des atteintes dentaires et osseuses, constitue un handicap majeur pour le développement de l’élevage.

Comme il n’existe pas de traitement de cette intoxication, le seul moyen possible est sa prévention. Elle consiste en la réduction de la quantité de fluor absorbé en utilisant l’aluminium comme chélateur du fluor au niveau du tube digestif. Parmi ses effets bénéfiques, il y a lieu de citer une dentition saine, une croissance normale et un gain de poids des animaux.

Il convient de noter, par ailleurs, que ce n’est pas la première fois que la commission chargée de l’examen des candidatures s’abstient d’accorder les deux premiers prix d’une catégorie. La valeur du troisième prix est de 50.000 DH.

Organisé depuis 2003, le Grand Prix Hassan II pour l’invention et la recherche dans le domaine agricole vise à récompenser les meilleurs inventions et travaux de recherche dans les domaines agricole et para-agricole de tous les citoyens marocains résidents au Maroc ou à l’étranger, ainsi que les chercheurs et étudiants étrangers installés au Maroc, conformément au décret du 3 décembre 1999, tel qu’il a été modifié et complété par le décret du 26 octobre 2006.

MAP

SIAM : Des entreprises subsahariennes en mission de prospection du marché marocain

Meknès – Des entreprises subsahariennes, organisées dans l’association Afrique agroexport (AAFEX), ont fait le déplacement au salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) pour prospecter les possibilités d’échange commercial avec le Maroc, mais surtout pour faire la promotion du “Taste of Africa“.

siamGroupement d’entreprises africaines exportatrices de produits agricoles et agroalimentaires de toutes natures, l’AAFEX regroupe une centaine d’entreprises de 16 pays représentant divers secteurs et différentes filières. Elles génèrent un chiffre d’affaires cumulé de plus de 200 millions DH et emploie près de 20.000 personnes, dont 5.000 emplois directs.

Pour El Hadj Abdoulay Diack, directeur exécutif de l’AAFEX, qui prenait la parole lors d’une rencontre sur le commerce transsaharien, cette 8-ème édition du SIAM permettra de discuter avec les opérateurs marocains des voies concrètes de promouvoir le commerce entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne, dont l’économie est en constante évolution.

En plus du volet purement commercial, il serait aussi intéressant, selon lui, d’évoluer vers des partenariats dans des systèmes plus industrialisés, le transfert technologique et les possibilités communes de financement.

Un point repris par M. Ahmed Azirar, conseiller à l’Association marocaine des exportations (ASMEX), qui estime que les opérateurs économiques des deux parties ne doivent pas raisonner uniquement en termes d’échange de produits, mais surtout de partenariat.

En dépit du potentiel économique énorme du continent, les échanges commerciaux restent relativement faibles, dit-il, citant le chiffre de 11,7 milliards de DH en 2010, soit seulement 2,6 pc de l’ensemble des échanges commerciaux du Maroc avec le monde.

Pourtant, le Maroc et les pays de l’Afrique subsaharienne sont liés par de nombreux accords, dont des conventions classiques fondées sur “la clause de la nation la plus favorisée”, des conventions commerciales de type préférentiel (Guinée, Sénégal, Tchad), des accords à caractère régional et l’accord relatif au système global de préférences commerciales, a fait savoir M. Azirar.

Pour en tirer profit, c’est aux opérateurs économiques d’agir, à travers des actions gouvernementales (cadre juridique, partenariat, facilités), des participations à des salons d’agriculture et des opérations ciblées à l’adresse des entreprises, du monde universitaire et du tissu associatif, a-t-il conclu.

L’AAFEX, qui a vu le jour en 2002, œuvre à l’appui de la mise aux normes des entreprises membres, l’accompagnement dans le développement d’une offre alimentaire de qualité, l’organisation d’actions de promotion et la participation à des salons ciblés.

Elle rassemble des entreprises du Bénin, de Burkin Faso, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Gabon, du Ghana, de la Guinée, de Madagascar, du Mali, de Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de l’Uganda, du Sénégal et du Togo.

SIAM 2013 : Le prix de mérite décerné au président gabonais

Le prix de mérite décerné au président gabonaisMeknès – Le prix de mérite du 8-ème Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM) a été décerné au président gabonais, M. Ali Bongo Ondimba.

Cette distinction a été remise à Mme Célestine Ba Oguewa, ministre déléguée gabonaise de l’Agriculture, lors d’une cérémonie présidée, vendredi à Meknès, par le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch.

Le président de la République gabonaise avait assisté aux 6è Assises de l’Agriculture et à l’ouverture de la 8ème édition du SIAM, organisée cette année sur le thème “le commerce agricole”.

MAP

Remise des prix de mérite et d’encouragement aux exposants et participants au 8-ème SIAM

siamMeknès – Des prix de mérite et d’encouragement ont été remis, vendredi à Meknès, aux exposants et participants qui se sont distingués lors de la 8-ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), qui a connu la participation de 51 pays.

Il s’agit des prix suivants :

– Le Prix de la meilleure participation internationale : M. Jean Luc Bodson, ambassadeur de Belgique au Maroc.

– Le prix de mérite : le président gabonais, M. Ali Bongo Ondimba.

– Le Prix de la meilleure participation au pôle +machinisme+ : El Moudden Abdellah de la société Auto Hall.

-Le Prix de la meilleure participation au pôle +Produits+ : El Amri Loubna du groupe Belakhdar.

– Le prix de la valorisation du produit : Saida Khalil de Dari Couspate.

-Le Prix de la valorisation du produit animal : Société Dindy.

-Le Prix du meilleur investissement : Ahmed Abou Samak du groupe agricole Tazi.

-Le Prix du meilleur stand au pôle +machinisme agricole+ : Moulindi Morizio de la société Pieralisi.

– Le Prix du meilleur stand au pôle +élevage+ : Michel Helfter de UBI France.

-Le Prix de la meilleure innovation : Philippe Mongal de la société GreenWatt.

-Le Prix de la qualité : Nadia Manar de Bimo.

-Le Prix du meilleur exposant dans le domaine de l’agriculture et du développement durable, Said Mouline de ADEREE.

– Le prix d’intégration et des activités sociales : Abdelkader Zakaria- APP.

– Le Prix de l’intégration : Mohamed Karimine- ANPVR.

– Le Prix du meilleur exposant au pôle +Nature+ : Salah Ait Tihit- Asmak Nil.

– Le Prix du meilleur matériel d’irrigation : Abdellah Salama – UNIDRIP.

-Le Prix du meilleur produit du terroir : Ajbane Dakhla.

– Le Prix du meilleur éleveur de race chamelle laitière : M. Mohamed Baba de la région Laâyoune-Boujdour- Sakia Lhamra.

– Le Prix du meilleur éleveur de race camelins de chair : M. Ennafaoui Moubarak de la région Guelmim-Smara.

– Le Prix du meilleur éleveur d’ovins de race Timahdit : Oumouch Mustapha de la région Meknès-Taflilalet.

– Le prix du meilleur éleveur d’ovins de race Sardi : Taghi Ahmed de la région Chaouia-Ourdigha.

– Le prix du meilleur éleveur d’ovins de race Bni-Guil : Ben Jarboue Taieb de l’Oriental.

– Le prix du meilleur éleveur d’ovins de race Boujaad : Abidi Mbarek de la région Chaouia-Ourdigha.

-Le Prix du meilleur éleveur de race ovins blancs : Akhtar Lahcen de la région Souss-Massa-Draa.

– Le Prix du meilleur éleveur de caprins de race chèvre de l’Atlas : Ouaabi Belaid de la région Meknès-Tafilalet.

– Le Prix du meilleur éleveur de caprins de race chèvre Barcha : Belaid Ahmed de l’Oriental.

– Le Prix du meilleur éleveur de caprins de race chèvre Daraa : Afifi Hamid de la région Souss-Massa-Draa.
– Le Prix du meilleur éleveur de caprins de race chèvre Lghzalia : Saad Mbarek de l’Oriental.

– Le Prix du meilleur éleveur de caprins de race chèvre Hamra-Bni Arouss : Sedrati Mohamed de la région Rabat-Salé- Zemmour-Zaer.

– Le Prix du meilleur éleveur de caprins de race chèvre alpine : Najwa Ahmid de la région Tanger-Tétouan.

– Le Prix du meilleur éleveur de caprins de race chèvre hybride : Al Hih Aziz de la région Tanger-Tétouan.

– Le Prix du meilleur éleveur de bovins hybrides de chair : Bourdoud Khadija de la région Abda-Doukkala.

– Le Prix du meilleur éleveur de vaches laitière de race Holstein : Al Hajoui Mhamed de la région Souss-Massa-Draa.

– Le prix du meilleur éleveur de vache laitière de race Montbéliard : Ammi Idriss Abdelhak de la région Meknès-Tafilalet.

– Le prix du meilleur éleveur de bovins de chair de race bleu blanc belge : Karimine Mhamed, président de l’association nationale des producteurs des viandes rouges.

– Le prix du meilleur éleveur de bovins de chair de race Limousine : Noureddine Boubia de l’association nationale des producteurs des viandes rouges.

– Le prix du meilleur éleveur de bovins de chair de race rustique : Zakaria Lmdaouer de l’association nationale des producteurs des viandes rouges.

– Le prix du meilleur éleveur de bovins de chair de race Charolais : Al Khouli Mustapha du Grand Casablanca.

– Le prix du meilleur éleveur de bovins de race Oulmès Zaer : Adfou Mohamed de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer.

Il a été aussi procédé, lors de cette cérémonie, à la remise des Prix de mérite pour les meilleures unités de production, attribués par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, en récompense à leurs efforts visant à améliorer et à développer la production agricole dans les principaux secteurs productifs.

Il s’agit de :

-Le prix de mérite agricole dans le secteur avicole- production des œufs de consommation : Adil Senhaji de la société agricole Senhaj (Meknès-Tafilalet).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur avicole- production des viandes : Abdelkhalek Makhtoum (Fès-Boulemane).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur laitier : Mohamed Azri de la société agro-alimentaire du Ghrab (Ghrab-Chrarda-Bni Hssen).
– Le prix de mérite agricole dans le secteur de l’engraissement des veaux : Mustapha Khouli (Grand Casablanca).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur de l’engraissement des ovins : Bachir Labyed (L’Oriental).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur de l’élevage camelin : Mouloud Daoudi (Guelmim-Smara).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur des légumes : Mohamed Tazi (Oued Eddahab Lagouira).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur de l’élevage camelin pour la production de viandes : Abdelaziz Aba (Laayoune-Boujdour Sakia Lhamra).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur de la production de semences : Abdelhamid Benchaib (Chaouia-Ourdigha).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur des agrumes : Mohamed Louafi (Sous-Massa-Draa).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur des arbres fruitiers : Zakia Tasszi de la coopérative féminine Annajah (Tanger-Tétouan).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur des céréales : Al Khamari Al maissouri (Taza-Al Hoceima-Taountae).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur des cultures sucrières : Hammadi Ikhtiari de l’association des producteurs de betterave à sucre (Tadla-Azilal).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur de légumineuses : Jalil Daoudi (Rabat-Salé-Zemmour-Zaer).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur des câpres : Abdellah Boussmit (Doukkala Abda).

– Le prix de mérite agricole dans le secteur de l’élevage de lapins : Abdelali Taj de la société Atlas Aranib (Marrakech-Tansift-Lhaouz).

FAO-Maroc : signature à Meknès du Cadre de programmation par pays

Meknès – Le Cadre de programmation par pays (CPP) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Maroc pour la période 2013-2016, a été signé, vendredi à Meknès, en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).

Paraphé par le représentant de la FAO au Maroc, Michael George Hage et le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, le CPP est axé sur trois domaines prioritaires, à savoir le développement pour tous, sans exclusion des groupes vulnérables et des femmes dans le secteur de l’agriculture et de la pêche maritime.

Le cadre porte aussi sur la gestion durable des ressources naturelles, en tenant compte des exigences d’adaptation aux changements climatiques et des impératifs d’amélioration du niveau de vie des populations les plus vulnérables, en ciblant les catégoriesignature à Meknès du Cadre de programmation par pays - MAROC FAOs spécifiques (les femmes et les jeunes).

Le troisième domaine concerne la mise en place de mesures adéquates pour “gérer les impacts des sécheresses et du changement climatique et anticiper le renforcement des capacités pour faire face à d’éventuelles situations d’urgences et de crises alimentaires et à la volatilité des prix des produits alimentaires”, a indiqué M. Hage qui s’exprimait lors de la cérémonie de signature.

Le CPP, dont les priorités s’alignent avec le Cadre des Nations unies pour l’aide au développement (UNDAF 2012-2016) signé entre le système des NU et le gouvernement en décembre 2011, constitue “le passage d’une approche axée sur les projets ad hoc à une approche axée sur les résultats avec des impacts clairs et mesurables”, a-t-il précisé.

Il s’est félicité, à cet égard, du bilan “très positif” des cinq premières années de la stratégie du Plan Maroc vert, saluant “le fort engagement” du Maroc dans le soutien qu’il apporte au développement de la coopération Sud-Sud. Engagement qui vient d’être renforcé par la signature récemment d’une lettre d’intention stratégique avec la FAO en vue d’appuyer cette coopération.

Pour sa part, M. Akhannouch s’est dit réjoui des relations de coopération entre le Maroc et cette organisation onusienne qui veille à garantir la sécurité alimentaire et à aider les pays à faire face aux changements climatiques.

La coopération du Royaume avec la FAO s’est illustrée par un actif de 140 projets, qui portent essentiellement sur l’assistance et l’accompagnement technique, l’appui à la recherche scientifique et le renforcement des capacités, a-t-il noté.

Le CPP 2013-2016, qui a été “élaboré en étroite collaboration avec les parties prenantes ( ) nous aidera à la réalisation de nos objectifs (du Plan Maroc vert)”, a dit le ministre.

La cérémonie de signature a été marquée par la présence de plusieurs personnalités, notamment le coordinateur résident du système des NU au Maroc.

La Belgique est l’invité d’honneur de la 8è édition du SIAM, qui se déroule du 24 au 28 avril à Meknès, sous le thème “le commerce agricole”.

Plus de 205 entreprises, coopératives et associations étrangères prennent part à cette édition marquée par un pôle élevage avec plus de 2.000 meilleurs animaux sélectionnés sur une superficie de 10.000 m² et la participation de 50 pays.

MAP

Les instituts de recherche agronomique de France et du Maghreb cherchent à mutualiser leurs actions

Meknès – Les instituts de recherche agronomique de France, du Maroc, d’Algérie et de Tunisie veulent voir plus grand. Des responsables d’organismes publics des quatre pays, réunis jeudi dans le cadre du 8è salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM 21013), prospectent de nouveaux champs de mutualisation de leurs actions, de mise en commun de leurs projets de recherche agronomique et surtout de lancement d’un cadre de partenariat multilatéral.

Une action motivée, estiment-ils, par un contexte difficile où la recherche agronomique est fortement sollicitée pour accompagner les changements agressifs en cours et proposer des solutions innovantes qui touchent aux systèmes de production, aux territoires et aux filières.

C’est aussi, selon eux, une obligation devant le constat de l’insuffisance de l’action nationale face à des problèmes de plus en plus globaux, qui nécessitent la mobilisation de différentes disciplines scientifiques dans des approches intégrées qui renouvellent les pratiques de recherche.

Pour M. Mohamed Badraoui, directeur de l’institut national de la recherche agronomique au Maroc, le besoin est de plus en plus pressant pour un partenariat stratégique sur des axes bien prioritaires et de nouveaux programmes dsiame recherche communs et connectés dans l’espace euro-méditerranéen.

L’action peut être orientée vers des champs où la recherche agronomique a une bonne marge de progrès, notamment en matière d’anticipation stratégique, de productions innovantes, d’amélioration de la compétitivité agricole et de développement des alternatives de valorisation et de diversification des cultures, a-t-il relevé lors de cette rencontre placée sous le thème “Adaptation de l’agriculture méditerranéenne aux changements globaux: Quelles priorités de recherche et quelles perspectives de partenariat entre pays?”.

Le travail des instituts de recherche ne doit pas perdre de vue des objectifs d’accompagnement d’une demande accrue et diversifiée en technologies destinées à favoriser une production alimentaire accrue et de qualité, a encore dit le responsable.

Elies Hamza, directeur général de l’institut national d’agronomie de Tunisie, considère, lui, qu’il faut en premier structurer, consolider et positionner le partenariat entre instituts de recherche agronomique dans un cadre régional.

Des actions ciblées peuvent être alors lancées dans le sens de la mutualisation des moyens, le partage des taches, le lancement de formations en licence-master-doctorat inscrites dans la durée, l’identification de thématiques d’intérêt commun et la mise en place de formations communes, a-t-il ajouté.

Chez le voisin algérien, Fouad Chehat, directeur général de l’institut national de la recherche agronomique en Algérie (INRAA), le travail entamé ces dernières années porte principalement sur le développement de stratégies de concertation, de coopération et de mutualisation des moyens entre les partenaires nationaux en premier ressort.

Tout en cherchant à s’ouvrir sur l’international, l’INRAA est sur le point de lancer de nouvelles unités mixtes de recherches agronomique avec des universités de tout le pays, a-t-il fait savoir.

Du côté de l’Hexagone, François Houllier, PDG de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et Michel Eddi, président du centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) ont choisi de présenter une intervention commune pour insister sur l’intérêt de la coordination des organismes de recherche aussi bien nationales qu’internationales.

Ils ont appelé à favoriser la complémentarité entre les instituts de recherche de chaque pays, citant, à cet effet, l’exemple du consortium français pour la recherche et la formation supérieure en agriculture, alimentation, santé animale et environnement (AGREEINUM). Un groupement qui englobe l’INRA, le CIRAD et six grandes écoles et universités dans les domaines agronomiques et vétérinaires.

Durant toute la journée de jeudi, des rencontres et échanges professionnels ont lieu entre acteurs agricoles français et marocains. Une soixantaine d’entreprises françaises représentant tous les secteurs agricoles et agroalimentaires sont présentes à cette 8ème édition du SIAM.

MAP

Les instituts de recherche agronomique de France et du Maghreb cherchent à mutualiser leurs actions

Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaireMeknès – Le Maroc connait une évolution extraordinaire dans le domaine du contrôle sanitaire de la chaine alimentaire, a affirmé, mercredi à Meknès, le Directeur de l’Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), Gil Houins.

Le Royaume a su développer le contrôle de la sécurité alimentaire des produits en unifiant les différents services dans le secteur sous forme de fourche/ fourchette, notamment à travers l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), a indiqué M. Houins, dans une déclaration à la MAP, en marge de l’ouverture du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM).

La Belgique insiste sur la sécurité de sa chaine alimentaire depuis des décennies, et ses efforts ont été couronnés par un franc succès, a-t-il souligné, se disant confiant en la capacité du Royaume à développer ce genre de prestations pour garantir une grande efficience.

Il a, entre autres, regretté la dispersion des services de contrôle et les problèmes de communication dont souffrent certains pays.

La Belgique est l’invité d’honneur de la 8è édition du SIAM, et ce compte tenu des relations bilatérales séculaires, manifestées notamment par l’accompagnement du Royaume dans sa politique de Gestion intégrée de ressources en eau.

Plus de 205 entreprises, coopératives et associations étrangères prennent part à cette édition marquée par un pôle élevage avec plus de 2.000 meilleurs animaux sélectionnés sur une superficie de 10.000 m².

Le SIAM 2013, qui se déroule du 24 au 28 avril à Meknès sous le thème “le commerce agricole”, connaît la participation de 50 pays sur une superficie globale de 10 ha, et ambitionne d’attirer près de 600.000 visiteurs.

MAP

Le Gabon lance une opération séduction des investisseurs marocains du secteur agricole

GabonMeknès – C’est un appel à la fois du coeur et de la raison que les responsables gabonais du secteur agricole sont venus lancer, jeudi à Meknès, aux investisseurs marocains désireux de conquérir les marchés du continent africain.

Après le discours prononcé par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, lors de la cérémonie d’ouverture des 6ème assises de l’agriculture, présidées par SM le Roi Mohammed VI, c’était au tour du ministre gabonais de l’Agriculture, de l’élevage, de la pêche et du développement rural, Julien Nkoghé Békalé d’inviter les Marocains à franchir le palier et passer à une autre étape des relations bilatérales d’amitié, qualifiées “d’excellentes”.

“Le Gabon souhaite vivement s’inspirer du modèle agricole marocain, qui a réussi à se distinguer des modèles occidentaux éprouvés et se forger son propre identité agricole”, a lancé M. Nkoghé Békalé, à l’adresse des investisseurs marocains, venus en nombre assister à un atelier-débat autour de la politique Gabon Vert.

Le ministre, qui a dit vouloir accélérer l’organisation d’un voyage d’investisseurs marocains du secteur agricole au Gabon, a indiqué que son pays offre un nombre d’atouts qui le place parmi les pays les plus attractifs sur le continent.

Parmi ces potentialités, regroupées dans un guide distribué aux investisseurs, il y a lieu de citer un libéralisme économique, une abondance des ressources naturelles, une population essentiellement jeune et alphabétisée, un marché de plus de 120 millions de consommateurs dans l’espace CEMAC (communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), une convertibilité de la monnaie garantie par une parité fixe avec l’euro et une position stratégique au cÂœur du continent africain.

Le Gabon garantit aussi la stabilité du cadre juridique des affaires qui assure, entre autres, la possibilité de transfert de fonds à l’étranger, l’exonération totale des taxes sur les matériels et produits agricoles, la mise en place d’un guichet unique, qui contribue considérablement à la réduction des couts et des délais de création d’entreprises, et le renforcement de la bonne gouvernance.

Dans le cadre de la mise en Âœuvre du plan stratégique Gabon Emergent, dont l’un des objectifs majeurs consiste à faire du Gabon un pays autosuffisant en produits viviers et un exportateur de produits de cultures industrielles, un projet de création et de développement d’une zone économique spéciale de l’agriculture (ZESA) a été créée à Franceville. Cette zone aspire à promouvoir les investissements directs étrangers, stimuler le développement de production agricole sur les plans national et sous-régional et favoriser la transformation agro-industrielle pour obtenir des produits à forte valeur ajoutée.

Selon des chiffres du ministère gabonais de l’agriculture, le Gabon a attiré en 2010 plus de 4 milliards de dollars US en termes d’investissements directs étrangers dans les secteurs du bois, de l’agriculture et des infrastructures. Des études menées par l’institut gabonais d’appui au développement (IGAD) démontrent que l’agriculture et la pêche constituent deux secteurs gabonais ayant de bonnes perspectives commerciales dans le contexte de la diversification économique. Le Gabon produit du café et du cacao et dispose d’un avantage compétitif dans les cultures de plantation (caoutchouc et palmier à huile).

A cheval sur l’équateur, le Gabon est situé au centre ouest de l’Afrique sur une étendue de 267.667 Km2, avec une population estimée à 1,5 million d’habitants, correspondant à une densité de 5,6 hab/Km2.

MAP

Le Maroc et l'Allemagne signent deux conventions de coopération agricole

Meknès – Le Maroc et l’Allemagne ont signé, jeudi au 8ème Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM) à Meknès, deux conventions de coopération agricole portant sur l’appui technique aux coopératives et la création d’entreprises.

Le Maroc et l'Allemagne signent deux conventions de coopération agricoleLa première convention, signée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Mohamed Sadiki, et le secrétaire général du ministère fédéral allemand de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, Bernd Udo Hahn, concerne des actions de coopération avec la Fondation allemande Senior Experts Service (SES).

Les actions prévues par cette convention concernent notamment la formation par apprentissage, au niveau des établissements de formation professionnelle agricole, l’appui technique aux coopératives des produits de terroir, ciblant la production de fromage de chèvre ainsi que le packaging et commercialisation de la production.

La fondation SES est une organisation à but non lucratif ayant pour principale mission la mise à la disposition des pays en voie de développement des experts et consultants économiques à la retraite, spécialisés dans plusieurs domaines économiques, dont celui de l’agriculture.

La deuxième convention, signée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Mohamed Sadiki, et le directeur de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) au Maroc, Juergen Dierlmaier, concerne la promotion de l’Investissement et la création d’entreprises, ainsi que la réalisation de projets de coopération commerciale entre entreprises locales allemandes et coopératives agricoles notamment des produits de terroir, en vue de leur exportation sur le marché allemand, via un réseau d’entreprises allemandes ou de MRE installés en Allemagne.

Cette convention entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme du Centre International pour la Migration et le Développement, initié conjointement par la GIZ et l’Agence fédérale allemande de l’Emploi et œuvre dans le contexte de ses activités dans le domaine +Migration et Diaspora+ à offrir un appui à la création de projets au Maroc par les investisseurs allemands d’origine marocaine et Marocains résidants en Allemagne, ainsi que l’amorçage d’un transfert de technologies et de savoir- faire.

Les deux conventions ont été signées en présence du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch. L’Allemagne est présente au 8ème Salon international de l’Agriculture au Maroc(SIAM) sur un pavillon de 360 m², abritant une vingtaine d’exposants œuvrant dans différents domaines liés à l’agriculture (machinisme, semences, produits phytosanitaires.. )

Le SIAM s’étend sur une superficie de 10 hectares. Il est réparti entre neuf pô les thématiques, à savoir +Régions+, +Institutionnels et sponsors+, +International+, +Produits+, +Agro-fournitures+, +Machinisme+, +Nature et Environnement+, +Produits du terroir+ et +Elevage+.

MAP