Le Maroc réélu au sein du Conseil de l’Organisation maritime internationale

Organisation Maritime Internationale (OMI)
Organisation Maritime Internationale (OMI)

Londres- Le Maroc a été réélu vendredi au Conseil de l’Organisation maritime internationale (OMI), une réélection qui confirme la place de choix qu’occupe le Royaume au sein du conseil de cette institution onusienne qui tient actuellement la 28ème session de son Assemblée générale à Londres.

Il s’agit avant tout d’un pari réussi qui permet au Maroc de siéger, durant un nouveau mandat biennal (2014-2015), parmi les 40 Etats membres du Conseil, organe directeur de l’OMI où se prennent les décisions les plus importantes concernant la sécurité et la sûreté maritime et la protection du milieu marin au niveau mondial.

La réélection du Maroc au sein de cette importante instance est le fruit d’une campagne menée par la diplomatie marocaine de concert avec le ministère de l’Equipement, du transport et de la logistique et le département de la pêche maritime.

Selon les membres de la délégation marocaine participant aux travaux de la 28ème session de l’Assemblée générale, cette réélection est le couronnement des efforts soutenus et du rôle dynamique joué par l’ambassadeur du Maroc en Grande-Bretagne, Lalla Joumala, dans le développement des relations de coopération du Maroc avec l’OMI.

Sur les 154 Etats membres de l’OMI votants, le Maroc a été réélu par 119 voix, contre 108 en 2011, ce qui constitue “un très bon score” eu égard à la compétition ardue entre les pays postulant pour un siège tant convoité au sein du Conseil, estime-t-on dans les milieux diplomatiques.

Désormais, le Maroc est le seul pays arabe siégeant au sein de ce nouveau Conseil. Sur les 40 pays membres du Conseil, seuls quatre pays Africains ont été élus dont le Maroc qui reste le seul pays de l’Afrique du Nord à siéger au sein dudit Conseil.

MAP

M. Akhannouch: La filière avicole s'est développée de manière significative dans le cadre du Plan Maroc Vert

La filière avicole dont le chiffre d’affaires avoisine les 30 milliards DH s’est développée de manière significative dans le cadre du Plan Maroc Vert, a souligné, jeudi à Casablanca, Aziz Akhannouch.

C’est une filière dynamique et structurée et dont une partie de la production commence à être exportée, a-t-il ajouté lors de la clôture du 16ème salon Avicole “Dawajine 2013”, précisant que le secteur produit plus de 560 mille tonnes de viande blanche et plus de cinq milliards d’œufs.

L’organisation de ce salon s’inscrit dans le cadre de la dynamique insufflée par le Plan Maroc Vert pour le développement de la filière avicole et constitue une occasion pour échanger sur les expériences et être au fait des évolutions et innovations dans le domaine.

De son côté, le ministre centrafricain de l’élevage et des industries animales Joseph Bendounga a mis en relief les progrès réalisés par le secteur avicole au Maroc, relevant que son pays veut profiter de l’expérience marocaine dans le domaine.

“Je suis venu à l’Université de l’élevage pour s’inspirer du modèle marocain afin que mon pays puisse atteindre rapidement un niveau d’autosuffisance alimentaire en protéine animale”, a-t-il déclaré à la presse.

L’apport socio-économique important de la filière permet d’assurer la sécurité alimentaire et contribue à atténuer le déficit en protéines d’origine animale. C’est une filière dynamique, structurée et organisée en interprofession depuis 1995 et elle est porteuse d’investissements et bien placée pour l’exportation, indique-t-on des organisateurs du Salon.

La filière avicole est parmi les filières agricoles qui sont au cœur de la stratégie d’intervention du département de l’agriculture et bénéficie à ce titre d’un accompagnement pour son développement dans le cadre d’un contrat-programme entre le gouvernement et la Fédération Interprofessionnelle du secteur Avicole (FISA) pour la période 2011-2020. Ce secteur bénéficie dans le cadre du contrat d’une enveloppe de 700 millions de dirhams pour un investissement global de 3,762 milliards de dirhams.

Des avancées importantes ont été enregistrées entre 2008 et 2012. Ainsi, la production de viandes de volailles a augmenté de 14 pc et celle d’œufs de consommation de 38 pc. Le secteur a également permis la création de 50.000 emplois et son chiffre d’affaires a augmenté de 44 pc pour atteindre 29,6 milliards de dirhams en 2012.

Les axes de mise à niveau de la filière portent, d’une part, sur le renforcement de l’aviculture moderne, le développement de modèles d’agrégation et d’intégration et la valorisation des produits avicoles et, d’autre part, sur l’amélioration des conditions cadres de la filière (renforcement de l’organisation professionnelle, amélioration des circuits de commercialisation et de valorisation des produits avicoles, assurance contre les risques climatiques et épizootiques, recherche-développement).

Près de 360 exposants et marques dont 60 pc de sociétés étrangères opérant dans différents domaines en relation avec l’aviculture ont participé à cette édition qui constitue un outil important d’accompagnement des opérateurs dans leur mise à niveau et leur développement.

En marge de “Dawajine 2013”, des prix ont été remis au meilleur ouvrier avicole (MOA) et du meilleur technicien avicole (MTA) en signe d’estime et de reconnaissance des efforts déployés par le personnel des fermes d’élevage dans le développement de l’aviculture au Maroc.

MAP

L’histoire fabuleuse du thé, symbole de l’art de vivre marocain

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Le thé est la boisson nationale au Maroc. Il est présent dans les moindres détails de la vie des Marocains.

De la cuisine la plus rudimentaire au salon le plus chic, des rassemblements familiaux de tous les jours, aux grandioses festivités et réceptions, dans la littérature, l’art, la poésie, le zajal, le folklore et l’artisanat. Mais avant d’en arriver là, cette plante magique a parcouru bien des distances, de l’extrême Orient au Couchant lointain et mis du temps pour s’installer au cœur de la vie des Marocains.

L’histoire de l’introduction progressive du thé au Maroc est courte. Elle a à peine trois siècles. Une période durant laquelle le thé, venu de la Chine, est passé d’une boisson impériale à une boisson de notables, avant d’être généralisé à toutes les catégories sociales. Au même temps, tout un cérémonial et un savoir-faire s’est installé autour du thé, instaurant une tradition de consommation de cette boisson, typiquement marocaine. Derrière cette épopée, un événement majeur de l’histoire de l’humanité, à savoir l’ouverture, depuis le 15-ème siècle, de nouvelles lignes maritimes contournant le cap de bonne espérance, ce qui a permis de lancer le commerce du thé entre la Chine et l’Europe.

Valises diplomatiques

Mais plutôt que dans de vulgaires caisses débarquées sur des navires commerciaux, les premières graines de thé auraient foulé le sol marocain dans des “valises diplomatiques”. Selon des sources historiques, le thé fut parmi les précieux cadeaux que les ambassadeurs européens offraient au sultan du Maroc, à son entourage et à ses représentants locaux. L’histoire nous enseigne même sur le premier Marocain à avoir bu du thé et qui serait Zidane ibn Ismaïl, oncle du sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah. Ses vertus thérapeutiques, son goût et sa saveur magnifique vite appréciés, le thé est rentré, vers la fin du 18è siècle, dans les traditions du palais. Cela lui attribuait une valeur importante en tant que plante précieuse dont la préparation fut entourée d’un véritable cérémonial, qui se transmettra progressivement vers l’entourage du sultan et les hauts notables.

Ce cérémonial était délicat à tel point qu’apparut au sein des palais du sultan l’organisation des “Moualine Atay” qui devenait l’une des corporations intérieures qualifiée de première catégorie du palais. Elles furent placées sous la responsabilité de “Moul Atay”, qui occupait en même temps des fonctions politiques importantes. Le premier attributaire de ce poste était Ahmed Ben Lambarek, chambellan et wassif du Sultan Moulay Slimane (1790-1822). Pour que le thé franchisse les murs des palais et se généralise au Maroc, il a fallu une guerre, celle de Crimée, du nom de la presqu’île située au sud de l’Ukraine et qui a opposé de 1853 à 1856 l’Empire russe à une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, l’Empire français de Napoléon III et le royaume de Sardaigne. Le blocus de la Baltique, interdisant aux marchands anglais les pays slaves, incita la Compagnie des Indes Orientales, qui assurait le commerce du thé entre la Chine et l’Europe, à rechercher d’autres débouchés commerciaux pour ses marchandises. Les ports marocains très proches de Gibraltar furent, alors, désignés pour acheminer le produit. Les comptoirs de Tanger et de Mogador (Essaouira) constituèrent alors les plaques tournantes du commerce du thé vers l’intérieur du pays et vers les territoires limitrophes. Ainsi, à partir des années 90 du 18-ème siècle, les Marocains devenaient consommateurs du thé plus que les Anglais. Les notables le buvaient parfumé à la menthe depuis 1789.

Produit de consommation ordinaire

Vers la deuxième moitié du 19-ème siècle et avec la croissance rapide de son exportation, le thé considéré par la haute société comme un produit de luxe, devenait progressivement un produit de consommation ordinaire pour les masses populaires. La culture de boire du thé au Maroc entrait, alors, dans une époque florissante.

A partir des années 30 du 19-ème siècle, cette boisson réservée alors aux riches notables dans le milieu citadin, allait aboutir aux régions des grandes villes (entre 1860-1870) et se généralisait dans les milieux ruraux (1880-1892). Jusqu’à la moitié du 20-ème siècle, seules les familles aisées des médinas, douars et ksours disposaient du thé et de ses accessoires. Ainsi, le thé n’atteignit toutes les catégories sociales qu’à partir des années 40 du 20-ème siècle.

Et la saga se poursuit aujourd’hui. Le thé, faisant appel à un cérémonial de préparation et de dégustation composé de gestes et de fonctions déterminés et à un savoir-faire artisanal, matérialise toutes les valeurs de solidarité familiale, d’hospitalité et de cohabitation qui font l’identité marocaine. Il véhicule également l’image d’un Maroc ancestral qui a été pour toujours ouvert à l’échange culturel et civilisationnel et d’une société capable d’assimiler les influences exogènes, tout en gardant son authenticité. Il s’agit là d’un patrimoine que le Maroc, l’un des premiers consommateurs et importateurs du thé à l’échelle mondiale, ambitionne de valoriser avec le projet très en vue du musée national du thé à Essaouira. Un pas important pour institutionnaliser une culture qui fait le quotidien de tous les Marocains.

MAP / Ali Refouh

Benkirane: Les efforts de subvention de la Caisse de compensation visent à protéger le pouvoir d’achat des citoyens

reunion-du-CA-de-la-caisse-de-compnsation-M2Rabat – Le chef du gouvernement, Abdelilah benkirane a indiqué, mercredi à Rabat, que les efforts de subvention par la Caisse de compensation des produits pétroliers, du gaz butane et du sucre interviennent dans le cadre de la mise en œuvre de la politique gouvernementale visant à stabiliser les prix des produits de base et partant protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

Intervenant à l’ouverture du conseil d’administration de la Caisse de compensation, M. Benkirane a souligné que les charges globales nettes de la Caisse pour 2013 avoisinent les 42 milliards de dirhams (MMDH), enregistrant une baisse de 24 pc par rapport à l’année précédente (55 MMDH).

A cet égard, il a fait savoir que cette amélioration est due à la baisse des prix des produits de base au niveau mondial ainsi qu’à la baisse de la consommation des produits subventionnés, ajoutant que la Caisse demeure l’un des mécanismes importants de la cohésion et de la solidarité sociales “ce qui nécessite de notre part de soutenir son action pour qu’elle puisse s’acquitter pleinement de sa mission”.

M. Benkirane a saisi cette occasion pour saluer les efforts de la Caisse de compensation dans la consécration des principes de bonne gouvernance et de transparence dans les différentes activités relatives à la réalisation de ses missions, notamment la réduction significative du délai de traitement des dossiers de subvention, la création d’un site électronique pour faire connaître ses activités, la publication des rapports mensuels relatifs aux statistiques des subventions et le renforcement de son système d’audit interne.

MAP

Maroc/UE : La commission Pêche du Parlement Européen vote en faveur du nouveau protocole de pêche

Bruxelles-parlement-europeen
Bruxelles-parlement-europeen

Bruxelles – La commission Pêche du Parlement Européen à Bruxelles a voté mercredi en faveur de l’approbation du nouveau protocole de pêche entre le Maroc et l’Union européenne.

Ce protocole entrera en vigueur dès accomplissement des procédures internes respectives nécessaires, notamment son approbation par les parlements marocain et européen. Il sera ainsi soumis au vote en séance plénière en décembre à Strasbourg.

Paraphé en juillet dernier, le protocole avait aussi reçu l’avis favorable des commissions Budgets et Développement du Parlement européen.

La présidence lituanienne du Conseil de l’UE avait également annoncé que le Comité des représentants permanents des Etats membres de l’UE à Bruxelles (COREPER I) avait décidé de recommander au Parlement européen d’approuver le nouveau protocole de pêche Maroc-UE.

Dans le même sillage, le service juridique du Parlement européen a émis dernièrement un avis favorable à la conclusion d’un accord de pêche entre le Maroc et l’UE, expliquant que celui-ci est parfaitement légal et est conforme au droit international.

 MAP

Le budget du ministère de l'agriculture et de la pêche en baisse

ministere de l'agriculture et de la peche maritimeLe budget du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, au titre du projet de loi de finances 2014, s’élève à 9,52 milliards de dirhams contre 10,42 MMDH en 2013, soit une baisse de 8,63 pc.

Ce budget est partagé entre les dépenses de fonctionnement, dont le montant global se chiffre à 2,60 MMDH, et les dépenses d’investissement qui atteignent 6,91 MMDH, selon le PLF 2014, adopté mercredi dernier à la majorité des voix par la chambre des représentants.

Les dépenses de fonctionnement sont ventilées selon deux catégories, les dépenses de “personnel”, en hausse de 8 pc à 790,36 millions de dirhams (MDH), et celles allouées à la catégorie “matériel et dépenses diverses”, dont le volume est passé de 1,55 MMDH à 1.81MMDH, soit une hausse de 16,77 pc.

S’agissant des dépenses d’investissement, elles se chiffrent à 6,91 MMDH contre 8,14 MMDH un an auparavant, accusant ainsi une baisse de 15,11 pc.

Par ailleurs, les dépenses des services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), qui sont sous la tutelle dudit ministère, resteront quasi-stables à 83,6 MDH au titre du PLF 2014.

Le PLF 2014 a opté pour une imposition progressive des sociétés agricoles, en proposant, à compter du 1er janvier 2014, d’imposer les grandes sociétés agricoles qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 5 millions de dirhams (MDH).

MAP

Le Maroc ambitionne de devenir une plateforme régionale de l’Organisation maritime internationale

Organisation Maritime Internationale (OMI)
Organisation Maritime Internationale (OMI)

Londres – Le Maroc ambitionne de devenir une plateforme régionale de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) pour la région de la Méditerranée et l’Atlantique, a indiqué lundi à Londres le ministre délégué chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif.

Intervenant lors des travaux de la 28ème session de l’Assemblée générale de l’OMI, qui se tient dans la capitale britannique avec la participation de représentants de 170 pays, le ministre a fait savoir que le Royaume nourrit cette ambition conformément aux recommandations adoptées par l’OMI visant à harmoniser les techniques de contrôle des navires et la formation des cadres chargés de la sûreté et la sécurité des installations portuaires.

Le Maroc, qui dispose de deux façades maritimes (Méditerranée et Atlantique), accorde une grande importance à l’OMI, participe activement aux travaux de cette organisation onusienne et soutient ses actions, a dit le ministre, affirmant que le transport maritime constitue un pilier essentiel du commerce extérieur du Royaume.

Plus de 95 pc des échanges commerciaux au Maroc passent par la voie maritime, a précisé le ministre, rappelant que le pays compte 38 ports dont 18 consacrés au commerce extérieur.

MAP

Washington Post: Le Maroc, un des rares pays de la région à “aller résolument de l’avant” sur la voie des réformes socio-économiques

Washington PostWashington – Le Maroc est l’un des rares pays de la région à “aller résolument de l’avant” sur la voie des réformes démocratiques et socio-économiques, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, écrit lundi le quotidien américain “The Washington Post”.

La publication, qui se fait l’écho de la rencontre au Sommet à la Maison Blanche entre Sa Majesté le Roi et le Président Barack Obama, relève que la Visite officielle de travail effectuée par le Souverain aux Etats-Unis avait pour objectif de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales entre Rabat et Washington à tous les niveaux et promouvoir le développement économique comme moyen de garantir davantage de stabilité dans la région.

L’auteure de l’article, Jennifer Rubin, rappelle également que le Maroc, qui “vit actuellement au rythme de réformes et changements paisibles sous le leadership d’un Monarque réformateur”, s’est doté en 2011 d’une nouvelle Constitution démocratique consolidant les droits des femmes et des minorités et renforçant l’indépendance de la justice et des institutions locales et élues.

Citant par ailleurs les propos du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, le Washington Post relève que le Maroc se positionne désormais en tant que “hub et plateforme pour le continent africain”, chose qui fait du Royaume un partenaire des Etats-Unis pour la promotion du développement économique, des infrastructures et du capital humain dans le continent.

MAP

M. Aziz Akhannouch et M. Guillaume Garot, en faveur du renforcement des relations maroco-française dans le secteur de l'agroalimentaire

 M. Aziz Akhannouch et M. Guillaume Garot, en faveur du renforcement des relations maroco-française dans le secteur de l'agroalimentaire
M. Aziz Akhannouch et M. Guillaume Garot, en faveur du renforcement des relations maroco-française dans le secteur de l’agroalimentaire

21/11/2013 – M. Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, s’est entretenu jeudi 21 novembre à Casablanca avec M. Guillaume Garot, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, chargé de l’Agroalimentaire.

Cette rencontre, tenue en marge de la journée franco-marocaine de l’agroalimentaire organisée par l’ambassade de France au Maroc et la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, a d’abord été l’occasion pour les deux ministres d’évoquer les voies de renforcement de la place des entreprises agroalimentaires françaises au Maroc, dans le cadre des opportunités qu’offre aujourd’hui le secteur au Maroc, notamment à travers le Plan Maroc Vert, stratégie de développement du secteur agricole lancée en 2008. Les deux ministres ont également évoqué les possibilités de  mise à profit du nouvel accord agricole UE/Maroc ou encore par le développement par les entreprises françaises et marocaines de stratégies partenariales vers les marchés africains, tirant ainsi profit de la position de hub du Maroc vers l’Afrique subsaharienne.

Ces entretiens ont , par ailleurs, été l’occasion de revenir sur le renforcement prévu de la coopération franco-marocaine dans le domaine de la formation et de la recherche agricoles, à travers la mise en place d’une expertise française pour accompagner la restructuration du dispositif de formation technique agricole au Maroc.

Les questions de sécurité alimentaire, de gestion de la volatilité des prix des matières premières agricoles et de veille stratégique, préoccupations communes de la France et du Maroc, ont également été abordées lors de cette entrevue.

Signature de conventions de partenariat dans le domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire entre établissements publics français et marocains:

En marge de la journée franco-marocaine de l’agroalimentaire organisée par l’ambassade de France au Maroc et la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, les représentants des établissements agricoles français et marocain concernés, ont procédé le 21 novembre à Casablanca à la signature de deux conventions de partenariat en présence de M. Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et M. Guillaume Garrot, Ministre français délégué à l’agroalimentaire.

La première convention conclue entre l’Etablissement Autonome de Contrôle et de Coordination des Exportations (EACCE) et FranceAgriMer, établissement public français des produits de l’agriculture et de la mer, vise le renforcement des relations de coopération entre les deux organismes dans le secteur de l’agriculture et des produits de la mer. Cela passe notamment par le diagnostic et conseils technico-économiques dans le domaine agricole, agroalimentaire et produits de la mer, les échanges en matière d’appui à l’exportation ou encore en matière d’appui aux filières.

La deuxième signature concerne le renouvellement du protocole d’accord entre l’Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses (ONICL), FranceAgriMer et FranceExportCéréales (FEC), qui définit un cadre d’échanges techniques ainsi que les engagements mutuels des trois parties dans le domaine des céréales.

Ces conventions constituent une nouvelle étape de consolidation des relations de coopération entre les deux pays dans les domaines de l’agriculture et des produits de la mer. Elles vont permettre le développement des échanges d’informations, de connaissances, de savoir-faire et d’expertise notamment en matière de veille économique, réglementaire et technologique , de suivi des marchés,  de  Système d’Informations et d’appui à l’export.