Conjoncture de la filière avicole

L’aviculture marocaine, toutes espèces confondues, s’est développée de manière significative dans le cadre du Plan Maroc Vert. Elle génère aujourd’hui un chiffre d’affaires qui avoisine les 30 milliards DH par an, totalise des investissements moyens de l’ordre de 8,7 Milliards de dirhams par an et permet de satisfaire la demande croissante des consommateurs en produits avicoles.

Production avicole
Pour l’année 2013, la production avicole avoisine les 560.000 tonnes soit une quasi stagnation par rapport à 2012. Cela s’explique par une augmentation importante durant les années précédentes qui a permis à la filière de dépasser les objectifs de production assignés dans le cadre du contrat programme signé entre le gouvernement et la Fédération Interprofessionnelle du secteur Avicole (FISA) pour la période 2011-2020.

evolution annuelle de la production de viandes de volailles

La même tendance a été observée pour la production des œufs de consommation dont la croissance entre 2008 et 2013 est de 41%. Une croissance tirée essentiellement par les investissements dans des infrastructures modernes utilisant des systèmes et des technologies de pointe.

evolution annuelle de la production d'oeufs de consomation

Pour 2014, les chiffres de janvier montrent que la production de viandes de poulet de chair a atteint 37.527 tonnes soit une croissance de 10% par rapport à la même période de l’année précédente. La production nationale des dindonneaux a aussi augmenté de plus de 17% en 2014 comparativement au même mois de l’année 2013.

Il est à noter que la production avicole du poulet de chair et œufs de consommation couvre plus de 100% des besoins de consommation du Maroc. Les produits avicoles sont mis sur le marché à des prix abordables adapté au pouvoir d’achat du consommateur marocain.

Répartition régionale des élevages selon le système de production
Les différentes volailles traditionnellement élevées au Maroc (poule, dinde, pigeon) sont réparties à travers tout le pays avec néanmoins des concentrations spatiales liées aux spécificités climatiques et à la répartition démographique.
A l’inverse, les élevages industriels, bien que présents dans la plupart des régions, se distinguent par une très forte concentration sur la cote atlantique, particulièrement sur l’axe Kénitra-El Jadida, qui offre un climat favorable et se trouve à proximité des grands centres de consommation.
Ainsi, l’axe Kénitra-El Jadida représente 48% de la capacité totale d’incubation des couvoirs de type chair, 75% des couvoirs de type ponte, 73% de la capacité des élevages de pondeuses d’oeufs de consommation, 42% de celle des élevages de poulets de chair et 91% de celle des élevages de dindes.
La production de poussins qui couvre la totalité des besoins du marché, ainsi qu’une partie des besoins de reproduction de l’élevage traditionnel, est assurée par un éventail d’unités de capacité très variable : 42 couvoirs de type chair, 5 couvoirs de type ponte, 1 couvoir de dinde, et 4 petits couvoirs de caille et 4 d’autruche.

Commercialisation des produits avicoles
Le secteur avicole dispose d’un fort potentiel à l’export : il a exporté en 2012, 6,7 millions d’œufs à couver, 1,9 million de poussins d’un jour à destination de la Mauritanie, du Mali, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et 25.000 tonnes d’aliments composés à destination de la Mauritanie. La Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA) ambitionne de développer les exportations des produits avicoles en particulier vers les pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest. Pour cela, la FISA s’est affiliée à l’ASMEX dans l’objectif de promouvoir les exportations de produits avicoles en Afrique notamment pour les poussins, les œufs à couver et l’aliment composé pour volaille.
Les importations de poussins reproducteurs se situent dans les 182.000 en janvier 2014 soit une augmentation de 28% par rapport à 2013. Cependant, les importations des reproductrices type ponte et chair ainsi que les importations de dindonneaux ont connu une baisse ces dernières années, due essentiellement au développement de la production locale.

evolution des importations de dindonneaux et des repoductrices types chair

 

S’agissant des importations de poulet, elles concernent essentiellement les nuggets et autres produits élaborés pour les grandes surfaces, ainsi que des approvisionnements de certaines chaînes de restauration.

Sources : Fisa, MAPM