Hausse de 7% des débarquements de la pêche côtière et artisanale à fin octobre 2016 (ONP)

  • Rabat – Les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale ont atteint plus de 5,46 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre 2016, soit plus de 1,15 million de tonnes, enregistrant ainsi une amélioration de 11% en termes de poids et 7% en valeur par rapport à la même période de l’année 2015, selon l’Office national des pêches (ONP).

  • Les débarquements des poissons pélagiques se sont élevés à 2,37 MMDH à fin octobre, contre 2,23 MMDH une année auparavant, une hausse de 6% en valeur, selon l’ONP.

COP22 : Le progrès réalisé à Marrakech est la preuve la plus évidente que le monde avance dans l’action climatique mondiale (Commissaire européen)

Bruxelles – Le progrès réalisé lors de la COP22 à Marrakech est la preuve la plus évidente que le monde avance sur la voie de  l’action climatique mondiale, a souligné le Commissaire européen chargé de l’action climatique et de l’énergie, Miguel Arias Cañete.

“’Hormis toutes les incertitudes actuelles, notre message à Marrakech est clair : Nous nous tiendrons à (l’accord de) Paris, nous défendrons Paris, et nous mettrons en œuvre Paris’’, a assuré le commissaire européen, dans un communiqué publié à l’issue de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22).

Il a ajouté que “la transition énergétique mondiale est là pour rester, et l’Europe continuera à ouvrir la voie à une économie plus durable et compétitive’’.

D’après l’Exécutif européen, la conférence de Marrakech sur le climat (COP22), celle de l’action et de la mise en œuvre, a eu pour but de démontrer que les engagements pris à Paris l’an dernier sont mis en pratique et de servir de catalyseur pour de nouvelles actions.

Un certain nombre de résultats concrets ont été obtenus, souligne la Commission, qui relève que l’un des principaux résultats de la COP22 est la Proclamation d’action de Marrakech, qui est un appel à un engagement politique plus élevé pour lutter contre le changement climatique. Cet appel ‘’envoie un message d’unité mondiale et de résolution continue à respecter les objectifs de Paris et la transition vers une économie mondiale à faible intensité de carbone’’.

Les Parties ont aussi fait de ‘’bons progrès’’ sur les éléments du règlement de Paris qui guideront la mise en œuvre de l’accord et en particulier sur la transparence et le cycle quinquennal d’ambition, relève la CE. Les parties ont ainsi convenu d’un moyen de faire en sorte que le règlement soit prêt d’ici 2018.

Concernant le Financement climat, la Commission indique que dans le cadre des discussions sur le financement à long terme, les Parties se sont félicitées des progrès accomplis par les bailleurs de fonds pour atteindre l’objectif de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars annuellement d’ici 2020 et les ont exhorté à continuer d’intensifier le financement du climat mobilisé.

En ce qui concerne le Fonds pour l’adaptation, les pays de l’UE se sont engagés à aider leurs partenaires les plus vulnérables à faire face aux effets du changement climatique. Ainsi, plusieurs États membres de l’UE (Allemagne, Belgique, Suède et Italie) ont annoncé de nouvelles contributions au Fonds, qui s’élèvent à 81 millions de dollars.Pour ce qui est de l’agenda d’action, la CE indique que L’Union européenne a fait un certain nombre d’annonces au cours de la conférence comprenant une contribution de 40 millions d’euros de l’Allemagne et de 20 millions d’euros de la Commission européenne à l’initiative InsuResilience. Cette initiative du G7 vise à accroître l’accès à une couverture d’assurance directe ou indirecte contre les effets du changement climatique pour environ 400 millions des personnes les plus vulnérables dans les pays en développement d’ici 2020.

Aussi, ajoute-elle, l’UE a-t-elle réaffirmé son rôle de premier plan en soutenant le continent africain dans la lutte contre le changement climatique et dans la promotion des énergies renouvelables. D’ici 2020, l’UE a promis de faciliter les investissements qui augmenteront la capacité de production d’électricité renouvelable d’au moins 5 GW. Cela représente déjà la moitié de l’objectif de 10 GW de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables pour 2020.

Le Maroc, l’Allemagne, la France, l’Espagne et le Portugal ont signé une feuille de route pour un commerce de l’électricité durable qui vise à identifier les obstacles au commerce de l’électricité renouvelable entre les cinq pays signataires et à suggérer des moyens de surmonter ces obstacles.

Par ailleurs, la Commission a assuré que l’UE continue de déployer des efforts considérables pour accroître son soutien aux mesures relatives au climat. En 2015, l’UE et ses États membres ont fourni 17,6 milliards d’euros pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique.

Le plan européen d’investissement externe, annoncé cet automne, devrait déclencher des investissements publics et privés allant jusqu’à 44 milliards d’euros en Afrique et dans la zone de voisinage de l’UE.

Nouveau Avis aux Importateurs des animaux vivants, viandes et produits de charcuteries 2016-2017

Cahiers de prescriptions spéciales concernant l’importation au Maroc des animaux vivants, des viandes et des produits de charcuteries  originaires de l’Union Européenne

Conformément aux termes de l’accord sous forme d’échanges de lettres conclues entre l’Union Européenne et le Royaume du Maroc relatif aux mesures de libéralisation réciproques en matière de produits agricoles, de produits agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche, entré en vigueur le 1er octobre 2012, les  deux parties ont convenu que les  exportations d’origine Européenne vers le Maroc d’animaux vivants (bovins males autres que reproducteurs, veaux destinés à l’engraissement, caprins et ovins) des viandes (viandes bovines de haute qualité, viande de volaille)  et des produits de charcuterie, doivent répondre  préalablement à toute les conditions prescrites dans les cahiers de charges convenus par les deux parties.

NOUVEAU AVIS AUX IMPORTATEURS

CAHIERS DE PRESCRIPTIONS SPECIALES (CPS)

3,7 milliards de dollars pour le développement d’une plateforme de production d’engrais de classe mondiale en Ethiopie

Addis-Abeba – La vision royale d’une Afrique maîtresse de son destin, qui prend en main son propre développement s’est concrétisée une fois de plus samedi avec le lancement par SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et le Premier ministre éthiopien du projet de réalisation d’une plateforme intégrée pour la production d’engrais.

Doté d’une enveloppe budgétaire globale de près de 3,7 milliards de dollars, ce projet est l’expression de la volonté du Maroc, portée au plus haut niveau, de s’ouvrir davantage vers l’Afrique de l’Est, de diversifier ses partenariats en Afrique et d’étendre à cette région le modèle de coopération Sud-Sud que le Souverain prône depuis toujours.

Ce partenariat maroco-éthiopien vise à tirer pleinement avantage de la complémentarité entre les ressources naturelles respectives des deux pays, en tirant pleinement parti de la potasse et du gaz éthiopiens, tandis que le Groupe OCP satisfera les besoins en acide phosphorique.

La future plateforme industrielle, qui sera située à Dire Dawa (dans l’est de l’Éthiopie), nécessitera un investissement de 2,4 milliards de dollars dans sa première phase, afin de produire 2,5 millions de tonnes/an d’engrais d’ici 2022. Ce qui rendra l’Ethiopie autosuffisante en engrais, avec un potentiel à l’export.

Un investissement additionnel de 1,3 milliard de dollars est prévu d’ici à 2025, pour atteindre une capacité totale de 3,8 millions de tonnes/an d’engrais, pour soutenir la croissance de la demande locale.

Ainsi, la plateforme comportera deux unités d’une capacité de 1 million de tonnes/an d’ammoniac, utilisées comme produit intermédiaire, et quatre unités de production d’engrais, destinés à répondre à la demande locale, de 1,5 million de tonnes/an de NPS et de 1 million de tonnes/an d’urée d’ici 2022.

Au terme de la seconde phase, la plateforme industrielle devra comprendre 9 unités, augmentant ainsi la production annuelle de 50% (2,2 MT/an NPS et 1,6 MT/an urée).

Pour assurer les besoins en matières premières nécessaires à la plateforme d’engrais, une unité de stockage sera aménagée au niveau du port de Djibouti, pour l’acide phosphorique expédiée du Maroc, l’acide sulfurique et la potasse.

Ces intrants seront transportés par train pour être acheminés vers la plateforme industrielle d’engrais, pour assurer un degré élevé d’autonomie de production.

L’ammoniac est également un intrant crucial pour la production d’engrais. Les deux unités d’ammoniac assureront une production de 1 million de tonnes/an en utilisant du gaz local qui sera acheminé vers la plateforme par pipeline, à partir des réserves de gaz d’Ogaden (un raccordement de 50 km au futur pipeline Ogaden – Djibouti qui sera construit par la compagnie gazière (20 pc gouvernement éthiopien, 80 pc Poly-GCL)).

Le stream-reforming du gaz naturel est l’étape principale dans la production d’hydrogène, qui sera combiné avec de l’azote. Les deux usines d’ammoniac produiront 0,5 million de tonnes/an chacune.

La sécurisation de ces trois intrants fondamentaux: l’ammoniac, l’acide phosphorique et l’acide sulfurique, va permettre de produire 1,5 million de tonnes/an de NPS.

L’étape principale consiste à mélanger ces trois éléments pour produire une réaction chimique. S’en suit l’étape de la granulation qui permet de produire le produit final, qui est ensuite transporté vers la zone de stockage d’une capacité de 140.000 T, garantissant aux agriculteurs locaux d’avoir un accès rapide à de l’engrais de haute qualité.

Pour augmenter la flexibilité de la plateforme, les unités de production sont conçues pour produire des engrais NPK. Une unité pour assurer un stock stratégique de la potasse est également intégrée au niveau de la plateforme industrielle.

La production d’urée commence en faisant appel aux outputs des unités d’ammoniac, qui est mélangé avec le Dioxyde de carbone liquéfié. Ensuite, les phases de séchage et de cristallisation permettent de produire le granulé Urée qui sera transporté dans la zone de stockage conçue pour une capacité de 100.000 T. La capacité totale des deux usines d’urée est de 1 million de tonnes/an.

Les deux produits NPS et urée ainsi que d’autres nutriments vont être transformés au niveau de l’unité de blending pour produire des engrais sur mesure adaptés aux besoins locaux.

Pas moins de 50 pc du produit final sera transporté vers l’ensacheuse à emballer (dans des sacs de 50 kg) et 50 pc des produits en vrac seront distribués aux marchés locaux et régionaux.

La plateforme industrielle est équipée de toutes les infrastructures de base nécessaires, y compris une station de pompage d’eau et des installations de traitement d’eau. Le site comprend également une centrale électrique qui satisfera pleinement les besoins de la plateforme, garantissant le grand avantage de l’indépendance énergétique.

En effet, l’optimisation de la consommation d’eau et d’énergie a été un élément clé de la conception du projet, pour mettre en place un processus sûr, durable et rentable, avec un impact minimal sur l’environnement.

Plus important encore, le projet satisfera 100 pc de la demande en engrais de l’Éthiopie à des prix compétitifs, avec un potentiel exportable vers le marché régional, grâce à la nouvelle connexion par rail avec les pays voisins.

Enfin, ce projet générera 2.475.000 ouvriers/jour lors de la phase de construction et 500 emplois à temps plein durant les opérations.

MAP