Aid Al Adha: L’offre dépasse largement la demande

novembre 25, 2009  
Classé sous Actualité, Elevage

ovinsLe ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhenouch a affirmé, mardi à Rabat, que l’offre en ovins et caprins s’élève à 6,9 millions pour une demande qui avoisine les 5,1 millions.
Répondant à une question orale à la Chambre des conseillers présentée par le groupe RNI, le ministre a précisé que les prix des bêtes destinés au sacrifice de l’Aïd Al Adha sont soumis à la loi de l’offre et de la demande et varient selon la qualité, la race, l’âge et en fonction du lieu de vente.
Le ministre a ajouté que l’état de santé du cheptel est « bonne » grâce notamment aux conditions climatiques ayant caractérisé la précédente campagne agricole et aux efforts consentis par les éleveurs.
Il a souligné que les services concernés ont entrepris toutes les mesures nécessaires notamment des campagnes de vaccination du cheptel contre nombre d’épizooties.
Dans ce cadre, il a été procédé à la vaccination de 150.000 ovins contre la Bluetongue (langue bleue) et 500.000 contre la clavelée.
« Ces campagnes ont permis, au titre de l’année 2009, de vacciner environ 23 millions d’ovins contre la peste des petits ruminants, environ 500.000 contre la clavelée au niveau des foyers déclarés de cette maladie et environ 40.000 contre la Bluetongue (langue bleue) au niveau des provinces touchées par cette maladie », ajoute le ministre.
En plus de ces mesures, des contrôles vétérinaires seront effectués au niveau des points de vente autorisés et une permanence vétérinaire sera assurée le jour de l’Aïd Al Adha.
Concernant l’entrée du bétail par les frontières, le ministre a indiqué qu’avant abattage, le bétail saisi est soumis à un contrôle vétérinaire pour s’assurer qu’il est indemne de maladies contagieuses.
map : 25.11.2009

Hausse de 0,4 % de l’Indice du coût de vie en octobre

novembre 20, 2009  
Classé sous Actualité, Agro-alimentaire

maroc souk agadirL’indice du coût de la vie (ICV) a enregistré, en octobre dernier, une hausse de 0,4 pc par rapport au même mois de 2008, indique le Haut Commissariat au Plan (HCP).
Cette augmentation résulte de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 0,9 pc et de la baisse de celui des produits alimentaires de 0,2 pc, explique une note du HCP.
La variation des produits non alimentaires s’inscrit dans une fourchette allant d’une baisse de 0,3 pc pour le groupe « Transport et communications » à une hausse de 1,9 pc pour le groupe « Autres biens et services », ajoute la même source.
Comparé au mois de septembre 2009, l’ICV a accusé une baisse de 1,1 pc due à une baisse de 2,4 pc de l’indice des produits alimentaires et d’une légère hausse de 0,1 pc de l’indice des produits non alimentaires.
Pour les produits alimentaires, les baisses observées entre septembre et octobre concernent notamment les poissons frais avec -12,1 pc, les légumes frais avec -9,6 pc, les fruits secs (-5,4 pc), les fruits frais (-3,4 pc), le lait, produits laitiers et œufs (-2,6 pc) et les viandes (-1,2 pc), précise le document, relevant, en revanche, une augmentation de 0,7 pc des prix des légumes secs.
Cet indice a enregistré au niveau des villes une baisse de 2 pc à Kénitra, de 1,8 pc à Fès, de 1,7 pc à Agadir, de 1,5 pc à Meknès, de 1,3 pc à Oujda et de 1,1 pc à Casablanca.
Sur cette base, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les tarifs publics, aura connu au cours du mois d’octobre 2009 une stagnation par rapport au mois de septembre 2009 et une baisse de 0,9 pc par rapport au mois d’octobre 2008.
map : 20.11.2009

Classification des pesticides

novembre 11, 2009  
Classé sous Protection des végétaux

pesticides

1. Qu’est ce qu’un pesticide ?

Les pesticides sont des substances dont la terminaison du nom en « cide » indique qu’ils ont pour fonction de tuer des êtres vivants.
Les pesticides, parfois appelés produits phytosanitaires, ou produits de protection des plantes, (selon l’UIPP – Union des Industries de la Protection des Plantes), sont utilisés en agriculture pour se débarrasser d’insectes ravageurs (insecticides), de maladies causées par des champignons (fongicides) et/ou d’herbes concurrentes (ce sont les herbicides) etc.
Un pesticide est composé d’un principe actif d’origine naturelle ou synthétique. Les pesticides commercialisés (ou spécialités commerciales) sont composés d’une ou plusieurs matières actives auxquelles ont a ajouté d’autres substances : produits de dilution, surfactants, synergisants… afin d’améliorer leur efficacité et de faciliter leur emploi.

1) Les insecticides

a) Les organochlorés

Ces pesticides (comme le DDT – Insecticide organochloré interdit en Europe depuis 1972) sont issus de l’industrie du chlore, ceux sont pour la plupart des POPs (Polluants Organiques Persistants) et certains font partie de la « sale douzaine » de substances introduites par l’ONU (Organisation des Nations Unies) dans la Convention de Stockholm. Ces pesticides sont normalement interdits d’utilisation en France à cause de leurs caractères persistants et bioaccumables ayant des conséquences irrémédiables sur la santé et l’environnement.
L’utilisation de pesticides organochlorés en agriculture a connu une forte expansion jusqu’au début des années soixante. Depuis la révélation de Rachel Carson, sans son livre « Silent Spring » la production de ces pesticides a diminué mais on les retrouve encore partout dans l’environnement : dans l’air, dans l’eau, dans les poissons…et dans le corps humain.

b) Les insecticides organophosphorés, les pyréthrinoïdes et autres insecticides chimiques

Les organophosphorés sont des pesticides qui ont en commun leur mode d’action sur le système nerveux des ravageurs. Ces insecticides ont en général une toxicité aiguë plus élevée que les organochlorés, mais ils se dégradent beaucoup plus rapidement. Dans cette catégorie de pesticides citons : le bromophos, le dianizon, le malathion, le phosmet, le dichlorvos…etc.
Plus récemment sont apparues les pyréthrinoïdes de synthèse. Leur composition se rapproche de celle du pyrèthre naturel, mais ce sont en réalité des pesticides chimiques comme les autres. C’est aujourd’hui la famille d’insecticides la plus utilisée.
Parmi les autres familles d’insecticides commercialisées, signalons les carbamates, les carbinols, les sulfones, les sulfonates, et quelques autres

2) Les fongicides

De la bouillie bordelaise aux molécules de synthèse Jusqu’à la seconde guerre mondiale, on luttait contre les maladies des plantes principalement avec comme seuls produits de la bouillie bordelaise (un mélange de sulfate de cuivre et de chaux) et du soufre.
Ces produits sont encore utilisés de nos jours, mais ils ont été largement supplantés par les fongicides de synthèse. Il en existe de nombreuses familles de ces pesticides: carbamates, dérivés du benzène, dérivés du phénol, quinones, amines, amides, triazoles, etc. Leurs dangers pour la santé sont très divers. Certains, comme le captane ou le manèbe, sont considérés comme des pesticides cancérigènes probables.

3) Les désherbants (ou herbicides)

Il en existe de très nombreuses familles : les phénols nitrés, les benzonitriles, les carbamates, les urées substituées, les amides, les triazines (dont fait partie la trop célèbre atrazine), les ammonium quaternaires, les sulfonurées, etc. Le plus célèbre d’entre eux, et le plus vendu dans le monde, est le glyphosate, plus connu sous le nom de Round Up. Les herbicides sont réputés comme étant généralement moins violemment toxiques que les insecticides (sauf des substances comme le paraquat et le diquat.). Ils sont néanmoins nombreux à être classés comme pesticides cancérigènes probables ou possibles (ex : alachlor, atrazine, simazine,…..). Ils sont également nombreux à être classés pesticides perturbateurs endocriniens.

4) Les autres pesticides

A côté de ces trois grandes catégories de pesticides, bien d’autres produits existent, pour lutter contre les limaces (les molluscicides), contre les rongeurs (les rodenticides), contre les nématodes (les nématicides), contre les corbeaux (les corvicides), pour désinfecter le sol (les fumigants). Bref, il existe des pesticides contre tout ce qui peut nuire à l’agriculture intensive.

à suivre….

mdrgf.org

Source Photos: greenzer.com

Jardin Majorelle à Marrakech

novembre 9, 2009  
Classé sous Production ornementale et jardins

majorelle4

Historique

Jacques Majorelle, naît en 1886 au sein d’une famille d’artistes. Son père, Louis Majorelle, célèbre ébéniste de Nancy, lui donne l’occasion d’entrer dans le milieu fermé des artistes de l’époque. Guidé par les amis de celui-ci il entre aux Beaux-Arts de Nancy en 1901 puis à l’académie Julian à Paris. Entraîné par la mode du  » chevalet dans la nature « , il est d’abord inspiré par la Bretagne. C’est en Espagne, où il se rend pour soigner une tuberculose, qu’il découvre sa passion pour le sud. Ainsi, il développe au cœur de la Méditerranée une vision toute particulière, sortant des représentations classiques, pour favoriser des tonsvifs proches du fauvisme, des formes simples, et des sujets originaux. Dès 1910 il découvre l’Egypte et le Nil. Il visite l’Orient avec un regard nouveau, dénué de tous les fantasmes orientalistes. En 1919 Jacques Majorelle s’installe dans la médina de Marrakech où il fréquente la haute bourgeoisie française.

Amoureux érudit de l’esthétique des souks, il capte dans ses tableaux la lumière, les couleurs, les nuances de la vie quotidienne. Ce peintre voyageur est attiré par l’authenticité des contrées berbères de l’Atlas, la sobre géométrie des villages et des kasbahs d’argile le fascine. Le sud du Maroc va occuper une grande partie de son existence, alors qu’il aurait pu se limiter aux mondanités entourant le maréchal Lyautey, grand amateur de ses œuvres.

Outre ses toiles, Majorelle réalise des affiches afin de promouvoir le tourisme au Maroc, et participe à la décoration de l’hôtel de la Mamounia à Marrakech. Entre 1945 et 1952 la quête du beau l’amène à découvrir l’Afrique Noire (Soudan, Guinée, Côte d’Ivoire, Niger et Sénégal), où il réalise une série de toiles aux contrastes éblouissants, faisant preuve d’une grande créativité tant au niveau des techniques utilisées que des sujets traités.

majorelle

La création du jardin Majorelle

Néanmoins, Jacques Majorelle revient toujours dans le havre de paix qu’il fait construire en 1924 en bordure de palmeraie à Marrakech. Sa résidence principale, actuellement propriété privée d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, a été créée à l’image des palais de Marrakech : simplicité architecturale, jets d’eau et végétation luxuriante. En 1931, l’architecte Paul Sinoir conçoit l’atelier bleu, de nos jours siège du musée d’art Islamique. Majorelle se lance alors dans la création d’un jardin botanique et fait venir des plantes du monde entier : cactus, yucas, nénuphars, jasmins, bougainvilliers… Ce petit paradis d’abord lieu d’inspiration et de repos est ouvert au public dès 1947. A la suite d’un accident de voiture Jacques Majorelle rentre en France où il meurt en 1962.

Une nouvelle aire

Après la disparition de son créateur le jardin reste ouvert au public et subit de fortes dégradations. En 1980 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, jusque là visiteurs et admirateurs du jardin Majorelle, le rachètent, le sauvant ainsi des spéculations immobilières qui ravage le patrimoine des jardins de Marrakech. Commencent alors les travaux de restauration, qui aboutissent en janvier 2001 à la création de l’Association pour la Sauvegarde et le Rayonnement du Jardin Majorelle, assurant ainsi sa pérennité. Un mécénat discret de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent garanti l’essor et le bon fonctionnement du jardin jusqu’à ce que l’association devienne autonome.

Le Jardin

Au cours de sa balade dans le jardin Majorelle, le visiteur est amené à rencontrer cinq grandes catégories de plantes : les cactus, les palmiers, les bambous, les pots fleuris et les plantes aquatiques.

Les cactus

Les cactus et leur culture fascinent de plus en plus d’amateurs de plantes exotiques. Ils constituent un magnifique exemple de la beauté du règne végétal, et comptent plus de 2000 espèces connues. Jacques Majorelle est un des collectionneurs de plantes les plus importants de son époque.
Il avait un intérêt particulier pour les cactus. Depuis son acquisition et sa restauration par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, et par respect pour cette passion, la collection ne cesse de s’agrandir. Tout au long de la balade dans le jardin Majorelle vous pourrez découvrir une trentaine de représentants de la famille des cactacées.

cactus2

Les Palmiers

Les palmiers sont pour un grand nombre d’habitants de cette planète synonyme d’exotisme. Au Maroc ils assuraient avant tout un rôle primordial dans la nutrition traditionnelle. La collection réunie au sein du jardin Majorelle comprend des espèces venant de Californie, d’Afrique de l’est, d’Inde, des Canaries, de Mésopotamie et du bassin Méditerranéen. Au cours de la balade dans le jardin l’abondance des palmiers nous donne une impression d’oasis de calme.

palmiers2

Bambous

Les bambous sont originaires d’Asie du sud est. Ils sont appréciés pour leur feuillage décoratif et leur port élégant. Pendant la balade dans le jardin Majorelle vous pourrez flâner à l’ombre d’une petite forêt de bambous.

bambous

Les ports fleuris

La balade dans le jardin Majorelle est ponctuée de dizaines de pots fleuris aux couleurs du jardin. Le bleu Majorelle s’allie au jaune citron, au vert clair et au bleu ciel. Ces plantes aux feuillages variés fleurissent à différentes périodes de l’année, ajoutant des nuance à l’harmonie du jardin.

pots feluris

Les plantes aquatiques

Jacques Majorelle dés la création de ce jardin a voulu en faire un havre de paix, isolé de l’extérieur non seulement par des murs mais aussi par des contrastes. Il a opposé au désert environnant une végétation luxuriante, et à la sécheresse Marocaine tout un système de jeux d’eau. Les bassins, les fontaines, les rigoles sont apaisants et accueillent une collection de plantes aquatiques aux couleurs étonnantes.

plantes aquatiques

Musée d’art islamique

Depuis les années 80 l’atelier bleu, conçut en 1931 par l’architecte Paul Sinoir abrite le Musée d’art Islamique. Ce musée expose la collection personnelle de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent.
Il présente des objet d’art Islamique venant du Maghreb, d’Orient, d’Afrique et d’Asie. Dans cette collection extraordinaire on peut admirer des céramiques et des poteries d’une grande valeur, des armes et des bijoux magnifiques, des textiles, des tapis, des boiseries et d’autres trésors. Un espace est également consacré aux œuvres de Jacques Majorelle, créateur du jardin.

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En mars 2000 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont décidé de restaurer le jardin Majorelle en le dotant d’importants moyens. Ainsi, Pendant 9 mois des équipes ont installé des systèmes d’irrigation automatique qui permettent la réduction de 40 % des dépenses d’eau. Outre son intérêt économique et écologique, ce système permet de réguler efficacement la répartition de l’eau selon les heures de la journée et les besoins spécifiques de chaque plante. Pour rester fidèle à l’esprit de Jacques Majorelle, véritable amoureux des plantes exotiques, la collection s’est enrichie de plusieurs espèces rares, plusieurs curiosités botaniques ont été importées des 5 continents. La flore du jardin Majorelle a pu ainsi passer de 135 espèces en 1999, à 300 espèces à ce jour.

Jardinmajorelle.com

Source photo(1) : dp.mariottini.free.fr

L’élevage bovin, un business qui peut rapporter gros

novembre 9, 2009  
Classé sous Elevage

vache

Pour l’élevage d’engraissement, un troupeau de 15 vaches peut générer, au bout de 6 mois, une plus-value de 100 000 DH. L’élevage laitier est plus complexe, demande plus de moyens et rapporte moins.
Recettes, dépenses, gestion…, tout ce qu’il faut savoir sur l’élevage bovin.

L’élevage bovin est une activité qui peut rapporter gros. Nombre de particuliers, qui n’ont pas forcément l’expérience de l’agriculture ou de l’élevage, ont tenté l’expérience et récupéré au moins leur mise de départ. Les plus chanceux sont ceux qui possédaient déjà des terrains, par voie d’héritage, vu que l’investissement ne leur a coûté que la valeur des constructions et d’acquisition des premières vaches. Pour ceux qui n’ont pas de terre, se lancer dans l’élevage peut s’avérer coûteux au départ étant donné la flambée des prix du foncier ces trois dernières années. Néanmoins, le business reste juteux, d’autant plus que l’ensemble du secteur agricole est exonéré d’impôts. Il suffit de maîtriser les ficelles du métier et de veiller au bon fonctionnement de l’affaire pour réaliser des gains importants.

D’abord, il faut savoir qu’il existe deux types d’élevage bovin. Le premier, c’est l’engraissement. Il consiste à acheter des vaches, à les alimenter pour les revendre au bout de quelques mois. Ce business présente plusieurs avantages, notamment la simplicité du fonctionnement et des marges bénéficiaires importantes. «Le gain net qu’on peut réaliser sur une période n’excédant pas sept mois est de l’ordre de 6 000 DH par tête», affirme un éleveur dans la région de Tadla-Azilal. Le deuxième type d’élevage est celui des vaches laitières. Il consiste à exploiter un troupeau de vaches pour la production de lait et la vente des veaux nouveau-nés. Ce créneau est plus complexe que l’élevage d’engraissement, il nécessite des installations plus sophistiquées et donc un investissement plus lourd pour un bénéfice, de surcroît, souvent moins important.

L’élevage d’engraissement ne nécessite qu’un faible investissement

Commençons par l’engraissement. Ce type d’élevage ne nécessite pas un investissement très important. En effet, il ne faut pas nécessairement des terres (du moins au début) pour cultiver les aliments ni des pâturages pour faire sortir les vaches (celles-ci doivent se déplacer le moins possible pour conserver leur poids). Une étable dans la périphérie d’une ville suffit pour démarrer. Pour un troupeau de 15 têtes, il faut compter une superficie de l’ordre de 80 m2. A raison de 700 DH le m2, la construction coûtera au maximum 60 000 DH. Un montant auquel il faut ajouter près de 40 000 DH pour l’aménagement et l’acquisition d’un minimum d’équipements. Au total, l’investissement hors-terrain nécessitera une enveloppe de près de 100 000 DH.

L’activité démarre avec l’acquisition des vaches soit dans des fermes soit dans les souks. «Pour les personnes n’ayant pas une grande expérience dans l’élevage, il vaut mieux se contenter d’acheter à un poids compris entre 200 et 250 kg et de revendre dès que les 400 ou 450 kg sont atteints», confie un autre éleveur dans la région de Benslimane. Ainsi, pour l’acquisition d’une quinzaine de vaches à l’état de santé satisfaisant, et pesant 200 à 250 kg, la mise est de près de 210 000 DH, à raison de 14 000 DH par tête.

Ensuite, il faut prévoir un minimum de 30 DH par tête et par jour pour l’alimentation du troupeau (achat de luzerne verte, plus connue sous le nom de fessa, maïs en ensilage, orge, foin…). Dans l’élevage d’engraissement, les professionnels mesurent leurs bénéfices par le gain moyen quotidien en poids (GMQ). Pour une vache bien nourrie, ce gain peut aller jusqu’à 1 kg par jour. Ceci veut dire que, pour atteindre les 400 ou 450 kg et vendre, une durée de six à sept mois depuis la date d’acquisition est nécessaire. Les frais d’alimentation se montent ainsi à près de 110 000 DH.

A cela il faut ajouter la charge de main-d’œuvre. Pour une quinzaine de vaches, un seul employé suffit. A raison d’un salaire mensuel de 1 800 DH, la charge sur les six mois qui constituent le cycle de commercialisation des vaches peut atteindre 11 000 DH. Enfin, près de 15 000 DH sont à prévoir pour les frais divers (transport, soins médicaux, eau, électricité…).

Au total, les dépenses sur les six mois peuvent s’élever à près de 317 000 DH. En ce qui concerne le chiffre d’affaires, la vente de 15 vaches de 400 à 450 kg peut rapporter jusqu’à 420 000 DH à raison de 28 000 DH par tête. De ce fait, le bénéfice que peut réaliser un éleveur d’engraissement en près de six mois s’élève à plus de 100 000 DH. Sur une année complète, il peut s’élever à près de 210 000 DH si toutes les conditions sont réunies.

Un bénéfice annuel de 140000 DH pour un élevage laitier de 15 têtes

Pour ce qui est de l’élevage laitier, le schéma est tout autre. La grande différence, ou handicap, que présente cette activité par rapport à celle de l’engraissement, réside dans la nécessité de disposer de terres assez vastes pour la production des aliments du cheptel. Car «au moins 60% des produits nécessaires à l’alimentation du troupeau doivent être produits sur place», indique Mohamed El Kharoussi, éleveur et membre de l’Association nationale d’élevage bovin (Aneb). Pour un troupeau de 15 têtes, il faut disposer d’un terrain de 7 à 8 hectares s’il est irrigué, et supérieur à 10 hectares dans le cas contraire. Actuellement, les prix des terrains sont à des niveaux très élevés. Il faut compter plus de 250 000 DH par hectare pour une terre irriguée, fertile et à proximité d’une route. Dans des régions comme Benslimane, des parcelles de terrains ont même atteint 1 MDH l’hectare.

En matière de construction, les normes de l’élevage laitier précisent qu’il faut un espace de 6 à 7 m2 par tête. L’étable nécessaire pour accueillir 15 vaches doit donc avoir une superficie de 100 m2. Il faut compter également près de 100 m2 supplémentaires pour la construction d’un hangar pour le stockage des aliments, d’une étable pour les veaux nouveau-nés et d’un logement pour les employés. A raison de 700 DH le m2, l’ensemble des constructions peut coûter près de 140 000 DH.

Pour l’aménagement et les équipements, le budget minimum est de 100 000 DH. Il servira entre autres à creuser un puits, à acheter une pompe à eau, une trayeuse de taille moyenne et quelques outils nécessaires au travaux quotidiens. Pour les gros matériels tels que les tracteurs, la taille du cheptel ne justifie pas leur acquisition. Ils peuvent être loués quand c’est nécessaire.

S’agissant de la constitution du troupeau, il est primordial d’acheter des génisses pleines (gestantes) de race pure âgées de 20 à 28 mois. La meilleure race pour la production de lait est la Holstein. Son prix tourne autour de 30 000 DH la tête. Ainsi pour 15 vaches, la dépense peut s’élever à 450 000 DH. Le montant total de l’investissement hors-terrain ressort de ce fait à près de 700 000 DH.
En ce qui concerne les charges de fonctionnement, une enveloppe d’au moins 110 000 DH est nécessaire chaque année pour l’alimentation d’un cheptel de 15 vaches. En effet, si plus de la moitiée des aliments est produite in situ, il faut prévoir près de 20 DH par tête et par jour pour l’achat de luzerne, maïs, orge et foin, sans oublier les aliments concentrés.

Les soins vétérinaires coûtent en moyenne 600 à 700 DH par vache annuellement s’il n’y a aucune complication, ce qui porte la charge pour l’ensemble du troupeau à 9 000 DH. S’y ajoutent les frais d’insémination artificielle, l’accouplement traditionnel n’étant plus en usage actuellement. Ces frais sont de 100 à 200 DH par vache annuellement, ce qui représente 3 000 DH pour les 15 têtes.
Concernant la main- d’œuvre, deux personnes au minimum employées à plein temps sont nécessaires. Leur rémunération coûte près de 45 000 DH par an à raison de 1 800 DH par mois et par employé. Enfin, une enveloppe de près de 17 000 DH est à prévoir au titre des charges diverses (gasoil pour la pompe à eau, électricité, labours, semences, engrais…). En effet, selon les professionnels, le montant des frais divers est compris entre 2 000 et 2 500 DH par hectare.

Ainsi, en additionnant ces charges, les dépenses annuelles pour l’élevage laitier de 15 génisses peuvent se monter à plus de 180 000 DH.
Pour ce qui est des recettes, il faut savoir que la production de lait d’une vache en bon état de santé s’élève en moyenne à 5 000 litres par an, soit près de 14 litres par jour. A raison de 3 DH par litre, prix auquel le lait est vendu actuellement aux coopératives et aux industriels, la recette annuelle, pour un troupeau de 15 vaches, toujours, est de l’ordre de 225 000 DH. A ce montant s’ajoute le produit de la vente des nouveau-nés. Selon les professionnels, une vache met au monde deux veaux tous les 18 mois, soit 30 veaux pour un cheptel de 15 têtes. Ainsi, sur un an, la moyenne des naissances est de 20 veaux. Pour un prix actuel à la naissance de 5 000 DH, la recette de la vente des nouveau-nés avoisine les 100 000 DH par an (il vaut mieux vendre à la naissance car, par la suite, l’estimation du prix devient difficile).

Finalement la recette annuelle totale de l’élevage laitier s’élève à 325 000 DH. En déduisant les charges, cela laisse un bénéfice net d’un peu plus de 140 000 DH.

Elément important : il faut songer à renouveler le troupeau. Une génisse acquise à l’âge de 20 mois peut rester productive pendant 4 à 5 ans. Au-delà, elle doit être vendue et remplacée.

lavieeco.com

Des coléoptères mi-insectes mi-machines !!

novembre 9, 2009  
Classé sous Protection des végétaux

coleptère

Contrôler des insectes à distance pourrait sembler être de la science fiction et pourtant, des chercheurs de Berkeley y seraient parvenus. En 2006, le DARPA avait lancé le Hybrid Insect Micro-Electro-Mechanical Systems program (HI-MEMS) [1] dont l’objectif final est de convertir des insectes en véhicules aériens autonomes. En février dernier, des chercheurs avaient alors dans le cadre de ce programme, présenté le contrôle d’un papillon de nuit à l’aide de fils électriques reliés à son corps [2].

Cette fois-ci, ils ont démontré qu’il était possible de commander à distance des insectes (un coléoptère dans ce cas précis) en vol libre, grâce à des radios miniatures implantées dans le système de stimulation neuronale. Le système est constitué de stimulateurs neuronaux, de stimulateurs musculaires, d’un microcontrôleur et d’une micro batterie. Une fois l’insecte doté de cet équipement, il est possible de l’obliger à décoller, à s’arrêter, et de contrôler son élévation. Les stimulateurs électroniques placés dans le cerveau et au niveau des muscles sont placés dés la naissance lorsque l’insecte est encore à l’état de larve. Après sa mutation à l’âge adulte, ces stimulateurs sont toujours implantés dans le corps. Il est alors possible de lancer des stimuli aux muscles et au cerveau pour inciter un décollage ou un changement de direction de vol. Tourner peut ainsi être provoqué par une stimulation asymétrique des muscles à la base des ailes ; un changement d’altitude par une variation de la fréquence du battement des ailes, suite à des stimuli électriques.

Une fois établi, le vol continue même en absence de stimulation supplémentaire. L’insecte alimente son propre vol et se dirige de façon normale; ainsi les stimulateurs neuronaux et musculaires ne sont utilisés que ponctuellement. Cependant, il persiste un défi de taille majeure pour les chercheurs : la durée de vie des batteries. Elle reste encore très faible et la période pendant laquelle l’insecte peut être sous contrôle reste très limitée.

En finançant le programme HI-MEMS, le DARPA souhaite approfondir de façon significative les connaissances en cybernétique sur les insectes, et développer une nouvelle classe d’insectes hybrides mi-biologiques mi-électroniques, dotés de composants contrôlables à distance. Le département de la Défense est largement intéressé par ces nouveaux prototypes car certaines applications pourraient être la transmission de données en provenance de caméras vidéo ou d’écouteurs, ou encore de détecteurs de gaz. La majeure partie des recherches se porte sur la croissance de larves vivantes autour de MEMS électroniques. Elle est partagée en 3 axes principaux : l’élevage d’insectes dotés de MEMS, le développement de systèmes de pilotage des insectes, les sources d’énergie pour l’alimentation des composants. Les chercheurs y sont déjà parvenus partiellement au regard des tests réalisés sur les papillons de nuit et les coléoptères cependant l’espérance de vie du système reste limitée et doit être nettement améliorée.

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[1] Présentation du programme : http://www.darpa.mil/MTO/Programs/himems/index.html
[2] Vidéo de démonstration : http://www.youtube.com/watch?v=dSCLBG9KeX4&feature=player_embedded

bulletins-electroniques.com

L’apiculture dans la région de l’Oriental

novembre 9, 2009  
Classé sous Elevage

ruchedemiel

La région de l’Oriental compte une centaine d’organisations professionnelles apicoles, dont 66 coopératives réunissant 586 adhérents et 34 associations et groupement de 218 adhérents.

Selon des données de l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM), le nombre d’apiculteurs dans cette région est estimé à 1.819 et celui des ruches s’élève à 32.652 dont 21.369 ruches modernes.

Le rendement moyen des ruches modernes est évalué à 16 kg par ruche, fait savoir l’Office qui œuvre pour la valorisation de cette filière qui génère 77.000 journées de travail par an et l’amélioration de la qualité et de la production de miel (220 tonnes en 2008) pour relever les défis de la commercialisation et de la concurrence.

La part de la région de l’Oriental dans la production nationale de miel est de l’ordre de 6,4 pc, selon des chiffres de l’Office présentés lors de la 3ème édition du Forum méditerranéen de l’apiculture qui a eu lieu, les 15 et 16 octobre courant à Berkane, sous le thème « Harmonisation des idées et des normes pour une production optimale du miel méditerranéen ».

S’agissant des objectifs du développement de l’apiculture au niveau de la région de l’Oriental dans le cadre du Plan Maroc Vert, l’Office souligne que la production du miel devra passer de 215 tonnes actuellement à 522 T en 2013 et à 1.354 à l’horizon 2020, soit une augmentation de 630 pc.

Un projet de création d’une unité de valorisation du miel et d’un centre régional de développement de l’apiculture est programmé dans le cadre du Plan régional pour un investissement estimé à 8,04 millions de dirhams.

Le Forum méditerranéen a constitué d’ailleurs une occasion pour les participants (experts, apiculteurs et chercheurs) pour dresser un état des lieux, échanger les idées et mettre en commun réflexions et savoir-faire afin de mieux appréhender les problématiques de l’apiculture méditerranéenne en lien avec son environnement.

Les intervenants lors de cette rencontre ont été unanimes à souligner l’importance du Forum dans le renforcement du dialogue entre les acteurs de la filière apicole, l’identification des contraintes et des opportunités de développement de l’apiculture dans la méditerranée et la création et la consolidation des relations de coopération pour mieux favoriser l’échange d’informations et l’enrichissement des connaissances dans les domaines scientifique et technique en apiculture.

« Etat des lieux de l’apiculture dans la région », « qualité du miel et santé de l’abeille », « les modèles d’organisation dans le développement de l’apiculture », « le rôle des institutions publiques » et « la coopération internationale et l’apiculture » sont les principaux thèmes développés par les participants à ce Forum.

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MAP

Les termites de bois sec détectent les vibrations de leurs ennemis

novembre 9, 2009  
Classé sous Protection des végétaux

bois endommagé

Dans les savanes sèches du nord de l’Australie, la majorité des termites souterrains xylophages sont des coptotermes (85%). Les colonies établies dans des termitières comportent environ un million d’individus et des milliers de soldats agressifs. Les termites envahissent les arbres à partir du sol par les racines et évident le tronc et les branches. Le didgeridoo, un des instruments de musique aborigènes les plus connus, est fabriqué à partir d’un tronc évidé par les termites.

Les cryptotermes ou termites de bois sec, qui vivent en colonies établies par des reproducteurs ailés composées de 200 à 300 individus aptères et de quelques soldats, partagent le même goût pour le bois sec. Des entomologistes du CSIRO et de l’Australian Defence Force Academy (Université de Nouvelle-Galles du Sud) ont découvert que, face à cette compétition inégale et souvent fatale, les cryptotermes Cryptotermes secundus sont capables de distinguer la présence de leurs congénères de celle des coptotermes (coptotermes acinaciformis) et les éviter ainsi.

Les termites de bois sec reconnaissent et sont attirés par les vibrations produites par les individus de leur espèce, alors qu’elles fuient celles créées par les termites souterrains. Leur réponse diminue en fonction de la distance et de l’intensité du signal. Les cryptotermes semblent donc éviter une confrontation dangereuse en épiant les coptotermes.

Des études récentes avaient aussi montré que les termites déterminent la taille du morceau de bois et sa qualité à partir des vibrations créées lors de la mastication.

bulletins-electroniques.com

Le Maroc mise fort sur les énergies renouvelables

novembre 9, 2009  
Classé sous Environnement

energie maroc
Madrid,08/11/09- Le Maroc, considéré par les analystes économiques comme la locomotive de l’économie du Maghreb, est en train de « miser fort » sur les énergies renouvelables, souligne dimanche le journal espagnol « El Mundo » dans son supplément économique.

L’engagement du Royaume pour la diversification de ses sources d’énergie se focalise sur les centrales solaires, ajoute « El Mundo », soulignant que l’expérience marocaine dans ce domaine « peut être essentielle pour d’autres pays en voie de développement, notamment pour ses pays voisins de l’Afrique du Nord ».

Dans un article intitulé « Soleil africain pour allumer les lumières européennes », le quotidien espagnol relève que lorsque la région nord africaine réussira à accroître sa production d’énergie solaire, elle pourra même assurer l’approvisionnement énergétique du continent européen.

« El Mundo » évoque, à ce propos, le projet marocain de l’énergie solaire présenté récemment à Ouarzazate et qui vise la mise en place, à l’horizon 2020, d’une capacité de production électrique de 2.000 MW sur cinq sites situés à Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah, sur une superficie totale de 10.000 ha.

Avec la construction de ces cinq centrales solaires, le Royaume « veut faire des rayons solaires l’acteur principal de son programme en matière d’énergies renouvelables », relève le journal.

Ce projet permettra au Royaume de réduire jusqu’à 38 pc sa dépendance énergétique en 2010 et d’économiser 340 millions d’euros par an sur la facture pétrolière, tout en ambitionnant de transformer les énergies renouvelables en sa deuxième source de production électrique, poursuit « El Mundo ».

« El Mundo » relève, dans le même contexte, l’intérêt montré par les entreprises espagnoles pour les initiatives lancées par le Maroc dans le domaine de l’énergie solaire, comme en témoigne la participation de 40 d’entre elles à une rencontre hispano-marocaine sur les énergies renouvelables organisée récemment au Royaume.

MAP

Conférence de Copenhague sur le changement climatique : le Maroc pour « un accord global, juste et efficace »

novembre 9, 2009  
Classé sous Environnement

maroc environnement
New York (Nations Unies)- 05/11/09 – L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Mohamed Loulichki, a souligné, mercredi soir à New York, la nécessité de parvenir lors de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique à « un accord global, juste et efficace ».

« Il est nécessaire que la Conférence de Copenhague aboutisse à un accord global, juste et efficace, avec des engagements chiffrés et vérifiables en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre qui soient à la hauteur des défis que présentent les changements climatiques », a affirmé M. Loulichki devant la 2ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU.

Il a ajouté qu’un « tel accord doit également prévoir des engagements clairs et précis en faveur des pays en développement, notamment les plus vulnérables, tant en matière de mobilisation de ressources financières extérieures stables et prévisibles, que de transfert de technologies ou encore de renforcement des capacités de manière à les aider à affronter efficacement les défis que leur posent les changements climatiques, que ce soit en matière d’adaptation que d’atténuation ».

« Etant donné également les faibles capacités du Continent africain, il est urgent, a-t-il poursuivi, que l’arrangement issu de Copenhague prévoie des mesures adéquates en sa faveur, afin de permettre aux pays du Continent de répondre aussi bien aux exigences d’adaptation aux changements climatiques qu’aux impératifs de leur développement économique et social ».

Concernant le Maroc, dont l’agriculture représente une part importante de son PIB, la diminution des précipitations et des récurrences plus longues des périodes de sécheresse affectent, a-t-il dit, le rythme de sa croissance économique.

Cette diminution, a indiqué M. Loulichki, a été confirmée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dans son 4ème rapport, dont les principales conclusions est que la région méditerranéenne figure parmi celles qui connaîtront des diminutions drastiques au niveau des précipitations.

A cet égard, l’ambassadeur a rappelé la politique des barrages développée par le Royaume depuis 1967, politique, a-t-il affirmé, qui a permis au pays de mobiliser et de rationaliser ses ressources en eau.

Il a, en outre, fait savoir qu’en dépit de sa contribution, très peu significative, aux émissions de gaz à effet de serre, le Maroc a entrepris, depuis l’adoption de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Climatiques, des mesures pour mettre en place un système juridique et institutionnel adéquat afin de maîtriser davantage ses émissions.

De même et conformément aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il rappelé, « le gouvernement marocain a placé les questions environnementales au cœur des programmes de développement du Maroc, en veillant à la maîtrise de ses ressources naturelles, à l’économie de leur utilisation et à leur valorisation optimale et à la préservation de leur qualité ».

En ce sens, a-t-il souligné, « le Maroc est en train de mettre en place également une Charte nationale globale de l’environnement qui verra le jour avant la fin de cette année, et qui a pour objectif de sauvegarder les ressources naturelles, les espaces et les réserves du pays, et qui veillera aussi au suivi de la situation écologique nationale afin de corriger les dysfonctionnements pouvant être constatés dans ce domaine ».

Le diplomate a également rappelé le lancement par SM le Roi Mohammed VI, dans le cadre de la promotion des sources d’énergies renouvelables, du projet marocain de l’énergie solaire, qui a pour objectif de produire 14 pc de la puissance électrique du Royaume à l’horizon de 2020.

« Toutes ces mesures prises, suivant les Hautes orientations de SM le Roi, illustrent la volonté du Maroc à intégrer, par anticipation, les objectifs de la Conférence de Copenhague dont nous attendons, a-t-il conclu, un accord global et juste pouvant renverser les tendances alarmantes des changements climatiques ».

MAP

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