Hausse de 0,4 % de l’Indice du coût de vie en octobre
novembre 20, 2009
Classé sous Actualité, Agro-alimentaire
L’indice du coût de la vie (ICV) a enregistré, en octobre dernier, une hausse de 0,4 pc par rapport au même mois de 2008, indique le Haut Commissariat au Plan (HCP).
Cette augmentation résulte de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 0,9 pc et de la baisse de celui des produits alimentaires de 0,2 pc, explique une note du HCP.
La variation des produits non alimentaires s’inscrit dans une fourchette allant d’une baisse de 0,3 pc pour le groupe « Transport et communications » à une hausse de 1,9 pc pour le groupe « Autres biens et services », ajoute la même source.
Comparé au mois de septembre 2009, l’ICV a accusé une baisse de 1,1 pc due à une baisse de 2,4 pc de l’indice des produits alimentaires et d’une légère hausse de 0,1 pc de l’indice des produits non alimentaires.
Pour les produits alimentaires, les baisses observées entre septembre et octobre concernent notamment les poissons frais avec -12,1 pc, les légumes frais avec -9,6 pc, les fruits secs (-5,4 pc), les fruits frais (-3,4 pc), le lait, produits laitiers et œufs (-2,6 pc) et les viandes (-1,2 pc), précise le document, relevant, en revanche, une augmentation de 0,7 pc des prix des légumes secs.
Cet indice a enregistré au niveau des villes une baisse de 2 pc à Kénitra, de 1,8 pc à Fès, de 1,7 pc à Agadir, de 1,5 pc à Meknès, de 1,3 pc à Oujda et de 1,1 pc à Casablanca.
Sur cette base, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les tarifs publics, aura connu au cours du mois d’octobre 2009 une stagnation par rapport au mois de septembre 2009 et une baisse de 0,9 pc par rapport au mois d’octobre 2008.
map : 20.11.2009
Composés des oeufs pour améliorer notre alimentation
novembre 6, 2009
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Phospholipides, lécithine, choline, acides poly-insaturés, omégas 3, vitamines A, B, E… Autant de composés indispensables au bon fonctionnement du cœur et du cerveau. Et tous présents en grande quantité dans… les œufs. De quoi donner des idées à un consortium de chercheurs constitué par les facultés d’environnement et de médecine de l’Université de Wroclaw.
Avec leur projet « technologie innovante pour la production de produits à base d’œufs », ils souhaitent isoler ces composés précieux, et les incorporer sous d’autres formes dans nos régimes alimentaires. Ils espèrent contribuer à la lutte conte les maladies du cœur et du sang ainsi que contre le cancer.
bulletins-electroniques.com
La vitamine C
novembre 6, 2009
Classé sous Agro-alimentaire

La vitamine C, ou L’acide ascorbique, son autre nom présente des propriétés indispensables au bon fonctionnement du corps humain, en particulier dans la constitution des fibres collagènes présentes dans de nombreux tissus de l’organisme, à commencer par la peau.
Au niveau digestif et métabolique, la vitamine C permet une bonne absorption du fer dans le corps. D’ailleurs, des enfants manquant de fer et donc plus vulnérables aux infections, ne mangeraient peut-être pas assez de fruits et de légumes…
la vitamine C possède des centaines de processus, comme la cicatrisation, la production des globules rouges ainsi que la stimulation des défenses immunitaires par son important pouvoir antioxydant, cette vitamine protège aussi les cellules contre les dommages des radicaux libres .
L’apport nutritionnel conseillé (ANC)
En moyenne, l’apport nutritionnel conseillé (ANC, soit 110 mg pour un adulte) quotidien se trouve satisfait grâce à une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes.
A noter que les fumeurs ont besoin d’une dose supérieure (environ 20 % en plus).
Attention à l’excès : une prise exagérée peut provoquer des troubles digestifs, comme des brûlures gastriques. Par ailleurs, si l’on sujet aux calculs urinaires, à une maladie entraînant une accumulation de fer dans l’organisme, on doit limiter sa consommation de vitamine C, tout comme les femmes enceintes ou allaitant.
La forme la plus grave de carence en vitamine C correspond au scorbut qui se traduit par une forte anémie, des douleurs musculaires ou encore des saignements…
Où trouve-t-on la vitamine C ?
Les plus forts apports en vitamine C se trouvent dans les fruits et légumes colorés et crus. La cuisson de ces aliments détruit en partie la vitamine C. On en trouve surtout dans, par ordre décroissant :
• Le cassis, le persil frais,
• Les poivrons,
• Le kiwi, la fraise, le litchi,
• Les agrumes (citron, orange, clémentine…),
• Les légumes de la famille des choux,
• Les épinards crus, la mâche, la laitue,
• Les myrtilles, mûres, nectarines.
Conseils
L’air, l’eau et la chaleur peuvent détruire la vitamine C contenue dans les aliments. Pour préserver la vitamine C dans les aliments, il est donc conseillé de cuire les légumes rapidement dans le moins d’eau possible .
De plus en plus nombreux en rayon paramédical, les compléments alimentaires sont censés rééquilibrer les apports quotidiens qui manqueraient dans une alimentation. Les compléments à base de vitamine C peuvent être conseillés en raison de leur propriété anti-oxydante, ou pour les fumeurs (durant quelques semaines).
En cas de rhume, des médecins recommandent un à deux grammes de vitamine C par jour chez un adulte, durant une dizaine de jours.
De hautes doses de vitamine C (plus de 2 000 mg par jour) peuvent occasionner des selles molles, de la diarrhée et des troubles gastro-intestinaux. Un arrêt temporaire de la supplémentation ou une diminution du dosage remédie généralement à ces effets indésirables. Fractionner la dose quotidienne en plusieurs prises réparties dans la journée et prendre la vitamine C en mangeant peut aussi diminuer ces effets indésirables.
katty72.over-blog.com
L’industrie sucrière au Maroc, une histoire et une réalité
novembre 4, 2009
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Vers 1930, certains agriculteurs ont tenté de cultiver la betterave à sucre au Maroc, ce fut purement et simplement à titre d’expérience.

Cette culture a été développée sur le plateau de Meknès à une échelle relativement peu étendue, car cette betterave était utilisée uniquement pour la production d’alcool. Aucun effort n’a été tenté pour la véritable production du sucre au Maroc.
A cette époque, des raffineries ont été construites à Casablanca et Tétouan pour travailler le sucre brut, mais il s’agissait de sucre de canne importé de colonies tropicales ou des Caraïbes.
La proclamation de l’Indépendance du Maroc en 1956, a suscité un nouvel examen du problème du sucre. Le gouvernement convaincu de la nécessité de diminuer les importations était bien décidé à entreprendre l’étude de la production du sucre sur place ce qui présente de nombreux avantages économiques, financiers et sociaux.
En outre l’Etat peut, sur le plan commercial, utiliser des produits non rentables dans leur forme primaire tels l’anthracite et la pierre à choux et d’autre part animer les entreprises marocaines. Cette production présentait également l’avantage pour les agriculteurs et particulièrement pour les petits fellahs soucieux d’améliorer leur exploitation.
La production du sucre au Maroc remonte à un passé lointain.
Déjà au VIIe siècle, les Arabes dans la marche victorieuse des étendards verts de l’Islam avaient aux pays du Maghreb la culture de sucre du Maroc. La production sucrière de la Vallée de l’Oued Souss et la plaine du Haouz.
C’était la Reine Elisabeth d’Angleterre qui exigeait exclusivement le « sucre de Marrakech ». Au XIXe siècle, le Maroc avait cessé d’être noté sur le marché mondial comme producteur et exportateur du sucre. Mais parallèlement, les importations du sucre commencent à s’accroître au fur et à mesure que la consommation du thé prenait de l’importance mais le souvenir de la production maghrébine est restée toujours vivant.
Les expériences sur les conditions de la culture de la betterave eurent lieu au temps du protectorat. A partir de 1956, elles furent considérablement intensifiées et expérimentées à une échelle beaucoup plus limitée dans les périmètres de Tadla et des Abda Doukkala.
Une grande partie était importée sous forme de sucre brut de canne qui était ensuite raffiné dans les raffineries de Casablanca et de Tétouan.
Le reste sous forme de pins morceaux ou cristaux était importé de France et de Belgique.

La dépense en devise pour l’achat du sucre à l’extérieur même lorsqu’il ne s’agit que de sucre brut constituait pour le pays une très lourde charge.
Ces devises pouvaient être employées avec plus de profit pour des investissements d’importance tels que les équipements d’irrigation, l’installation des entreprises industrielles et la modernisation de l’agriculture. Du fait que rien n’empêchait de baser l’industrie sucrière sur la betterave du pays, les autorités du Royaume se sont occupées de ce problème.
La question qui se posait était de savoir dans quelles régions du Maroc, outre le polygone betteravière de Sidi Sliman, envisager cette culture.
Dans le périmètre de Tadla et éventuellement celui du Gharb dans les parties du Nord et de l’Oued situées en dehors du polygone betteravier des Abda Doukkala particulièrement dans le secteur de l’Oued Faregh et de Sidi Bennour. Et c’est ainsi que nous avons acquis, aujourd’hui notre indépendance sucrière.
asbreurope.free.fr
L’agroalimentaire : Un secteur pilier de léconomie marocaine
novembre 4, 2009
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Le Maroc dépend beaucoup de son secteur agricole, qui génère 15 à 20% de son PIB selon la récolte et qui emploie environ 40% de sa main-d’œuvre. Plus de 90% des cultures du pays ne sont pas irriguées et les rendements sont très incertains. Bien que ce secteur soit très important au Maroc, seulement 19% des terres du pays sont cultivées. Les produits agricoles comprennent les suivants : orge, blé, agrumes, vin, légumes et bétail. Le Maroc est un exportateur net de poisson ainsi que de fruits et légumes, et il importe de nombreuses céréales, des graines oléagineuses et du sucre.
Particulièrement dynamique, l’industrie de la pêche marocaine emploie environ 400 000 personnes (directement et indirectement). Le pays possède 1835 km de littoral, en bordure de l’océan Atlantique et de la mer Méditerranée. Le secteur des pêches génère chaque année environ 15% du PIB agricole du Maroc. Les principaux centres de pêche sont Agadir, Safi, Essaouira et Casablanca et les prises comprennent la sardine, le thon, le maquereau, les anchois ainsi que des crustacés et des mollusques. Une bonne partie du poisson du Maroc est transformé, c’est-à-dire congelé ou mis en conserve, aux fins de l’exportation, principalement vers l’Europe.
L’industrie de la transformation alimentaire du Maroc est l’une des principales industries du pays. Il s’agit d’une industrie stratégique capable de répondre aux besoins alimentaires l’une population en croissance rapide et de générer une activité économique grâce à l’exportation. Actuellement, cette industrie génère un CA d’environ 5,6 milliards de dollars, représente à peine moins d’un milliard de dollars américains en exportations et procure 60 000 emplois. Le secteur compte plus de 1700 entreprises qui représentent 25% du total des établissements industriels. Presque toutes les filières de l’industrie sont développées : transformation des céréales et du sucre, fabrication de produits laitiers, d’huiles végétales et animales, de conserves, industries des boissons, boulangerie-pâtisserie et chocolaterie-confiserie.
Le secteur est en train de s’ouvrir comme en témoigne récemment le lancement d’appels d’offres par les administrations agricoles. Le secteur sucrier a été entièrement libéralisé. De plus, l’Etat met à la disposition des investisseurs, nationaux ou étrangers, une partie de son patrimoine foncier sous forme de location à long terme pour la réalisation de projets d’investissement.
medibtikar.eu
Constat global et propositions pour le développement de l’Agroalimentaire au Maroc
novembre 4, 2009
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L’industrie alimentaire nationale reste dans son ensemble, un système productif fragile et structurellement faible. Si au niveau de plusieurs branches, quelques entreprises – généralement les entreprises de création ancienne ou relevant du grand capital- réalisent de bons résultats, les performances du secteur demeurent globalement modestes.

Les faibles taux d’investissement et le retard technologique, le sous-développement du capital humain et la prédominance du travail précaire, la faiblesse de l’innovation et de la qualité ainsi que les carences de l’organisation et de la gestion des entreprises, caractérisent l’évolution de cette industrie.
Les faibles taux de croissance de la productivité et des taux de valeur ajoutée sur une longue période traduisent une croissance de type extensif et témoignent des difficultés auxquelles sont confrontées les industries alimentaires (IA) pour réaliser une mutation devant induire des changements importants au niveau de la fonction de production et un approfondissement de l’industrialisation du secteur avec leurs effets sur l’industrialisation de l’agriculture.
Si le tissu productif est constitué fondamentalement de PME, le secteur connaît un développement rapide du phénomène de concentration qui prend deux formes : l’élargissement du poids des grandes entreprises dans la production globale de l’industrie en question d’une part et la formation et l’extension des « groupes alimentaires », d’autre part.
Plusieurs marchés de produits des IA sont oligopolistiques ou quasi-monopolistiques. Dans la plupart des cas, les oligopoles sont asymétriques où l’entreprise leader contrôle le marché dans une large mesure. Dans ces conditions, l’espace du jeu concurrentiel est très limité.
Pour son fonctionnement, cette industrie repose fondamentalement sur l’importation de ses biens d’équipement mais aussi, dans le cas de plusieurs branches, de biens intermédiaires divers et des matières premières, ce qui est à l’origine de l’accentuation de la dépendance vis à vis de l’extérieur, de l’exportation d’importantes possibilités de création d’emplois au niveau de l’économie nationale et d’un coût en devises de plus en plus lourd.
Parallèlement à ce phénomène, une grande partie des produits exportés sont des biens de faible valeur ajoutée. L’industrie alimentaire nationale remplit, dans le cadre de son insertion dans l’économie mondiale (division internationale de travail) une fonction bien précise : celle de produire des biens n’ayant subi qu’une simple transformation et mis à la disposition de firmes et capitaux internationaux qui en tirent le maximum de valeur ajoutée et de profit, des biens pour lesquels la concurrence joue essentiellement par les prix.
L’évolution indique donc que les IA marocaines sont de plus en plus embarquées dans une tendance à l’enclavement et non dans un processus de domestication ascendante de la valeur ajoutée.
Depuis plusieurs années, les IA nationales se sont inscrites dans une tendance à la perte de compétitivité non seulement sur les marchés extérieurs mais aussi au niveau du marché domestique.
Certes, les pratiques protectionnistes de l’Union Européenne qui constitue le principal débouché de nos produits ont contribué à cette situation, mais nous devons relever que la faiblesse de la qualité de nos produits, le niveau relativement élevé de nos coûts de production ainsi que l’incapacité de nos industriels à innover en matière de diversification des produits et des marchés ont été déterminants en matière de recul de la compétitivité externe des entreprises nationales.
Mais il reste à souligner que le caractère très contraignant de l’environnement dans lequel évoluent les IA nationales explique à son tour, et dans une large proportion, leur faible performance : difficultés d’approvisionnement des usines en matière premières agricoles, faiblesse de la demande solvable, problèmes du financement et particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, coût élevé du transport, de l’emballage et de l’énergie, faiblesse de la recherche dans toute la sphère agro-alimentaire (au niveau de l’agriculture et de l’industrie de transformation) etc. En somme, le processus d’accumulation propre aux IA souffre de défaillances et se trouve confronté à d’importantes contraintes au niveau de ses trois phases : la phase de mobilisation du capital, la phase de mise en valeur du capital et enfin la phase de réalisation.
Dans un contexte où le marché mondial alimentaire est dominé par les firmes multinationales géantes, où les pays du « Centre » vivent depuis plusieurs années déjà une crise de mise en valeur du capital engagé dans l’Alimentaire du fait de la surproduction et de la stagnation de la demande alimentaire et où la concurrence est de plus en plus féroce entre les pays du Sud pour l’écoulement de leur production, la fragilité du système productif national exige une véritable stratégie de redressement et la mise en ½uvre d’actions tendant à créer les conditions favorables à une dynamique de progrès au profit de cette industrie. Cela doit être l’½uvre aussi bien des entreprises que des pouvoirs publics. Dans ce cadre, quelques propositions peuvent être présentées :
Du côté des entreprises
Les mesures à mettre en oeuvre concernent, outre les aspects liés à l’optimisation des approvisionnements, les fonctions de production et de commercialisation ainsi que l’organisation et la restructuration des entreprises.
S’agissant de la fonction de production, les efforts devront porter d’abord sur la qualité des facteurs de production : modernisation de l’outil de production et l’usage de technologies performantes d’une part, et, mise en oeuvre d’une politique de formation et de qualification de la force de travail, d’autre part. Les entreprises doivent réaliser que l’amélioration du capital humain est un préalable à tout progrès en matière de productivité et de qualité des produits. D’ailleurs, l’utilisation optimale de la technologie moderne, très intensive en informations et en symboles, exige l’acquisition au préalable par la main d’oeuvre de qualifications appropriées.
Le processus de modernisation est un tout, et les innovations technologiques ne peuvent avoir un effet positif que sur des organisations préparées.
Pour ce qui est des produits, la qualité, la diversification et la différenciation doivent faire l’objet d’une attention particulière de la part des dirigeants des entreprises. Tout en cherchant à améliorer leurs coûts de production, celles-ci doivent tirer bénéfice d’une compétitivité hors coût (qualité, différenciation…) qui devrait leur permettre d’accroître leurs débouchés. Les innovations concernant les produits doivent porter aussi bien sur le contenu (le produit lui-même) que sur le contenant (l’emballage).
Le secteur alimentaire est plus que jamais appelé à promouvoir les mécanismes permettant d’aboutir à la disponibilité de produits à la fois de bonne qualité et bon marché. Les producteurs nationaux sont alors interpellés par les menaces d’importations massives de produits alimentaires de l’étranger pour subvenir aux besoins des consommateurs au fur et à mesure que la zone de libre échange s’installe.
Afin d’améliorer le taux d’utilisation des capacités productives et donc les conditions de profitabilité, Les IA – en particulier les conserveries et les usines de congélation- peuvent avoir intérêt à promouvoir dans leurs zones d’approvisionnement la production d’une gamme appropriée d’espèces et de variétés arrivant à maturité pendant des saisons différentes, de façon à pouvoir tourner le plus longtemps possible dans l’année.
Concernant la fonction commerciale, les entreprises, et particulièrement celles exportatrices peuvent améliorer considérablement leurs performances en adoptant des stratégies de marketing appropriées et en développant des systèmes d’information qui pourront mettre à la disposition des dirigeants des données sur les marchés et leur évolution (demande, prix, technologies, concurrents…). Elles ont intérêt à initier des actions en commun qui permettront de répartir les risques et d’explorer davantage de pistes. Elles peuvent ainsi produire des effets de complémentarité par la combinaison d’informations sur les marchés et de capacités en matière de marketing. Face à la globalisation et l’évolution rapide des technologies et des marchés, elles ont intérêt à mettre en place un véritable système de veille informative et créer les conditions propices au développement de l’intelligence économique.
Par ailleurs, et parallèlement à la diversification des produits ainsi qu’à l’amélioration de la qualité et des coûts de production, les entreprises sont appelées à adopter des stratégies de diversification des débouchés sur les marchés extérieurs et particulièrement en direction de l’Afrique où l’action présente un intérêt non seulement économique mais stratégique.
Au niveau de l’organisation interne des unités de production, d’importants efforts sont à déployer. L’efficience exige que les dirigeants renoncent à la concentration des responsabilités au-delà de leurs capacités, d’assurer une bonne répartition du travail en fonction des aptitudes et qualifications du personnel, d’organiser des systèmes fiables d’informations et de comptabilité et de gérer de façon optimale les flux entre les différentes fonctions liées à l’activité de l’entreprise.
Sur le plan de la gestion des ressources humaines, un intérêt particulier doit être accordé à la question de motivation de celles-ci et ce, naturellement en fonction des résultas dégagés par l’entreprise. Un faible degré de motivation signifie un faible engagement de la force de travail et donc un manque à gagner pour l’entreprise. Il faut faire en sorte que l’entreprise ne soit pas un espace négativement investi, un simple lieu de confrontation entre deux stratégies : celle de l’entrepreneur et celle des employés. De ce fait, les entrepreneurs ont intérêt à reconsidérer leurs stratégies entrepreunariales par une révision de leurs conception et visions managériales en vue de promouvoir l’émergence d’un modèle plus incitatif. Il s’agit d’un problème de transition managériale d’un modèle traditionnel désuet (taylorien primitif) vers un modèle d’entreprise basé sur un système de management participatif associé aux nouvelles méthodes d’organisation et de travail.
Au registre de la restructuration, nous estimons que le regroupement des actifs des petites et moyennes entreprises en vue de créer des unités de grande taille capables d’affronter la concurrence et de bénéficier des avantages de la grande dimension d’une part, et la création de réseaux entre les grandes entreprises et les PME (client / fournisseur, sous-traitance….), constituent des actions qui sont de nature à améliorer les performances de l’ensemble du système productif et qui permettront de concilier accumulation, innovation et flexibilité.
Par ailleurs, les entreprises doivent s’organiser pour participer activement au développement des ressources et aptitudes du territoire au sein duquel elles se trouvent insérées pour pouvoir ensuite créer des actifs stratégiques dont elles ont besoin à partir des ressources et aptitudes du territoire. Cette construction territoriale exige pour sa réussite des pratiques de coordination aussi bien verticale (Agro-fourniture, IAA, Agriculture) qu’horizontale (entreprises IAA, institutions de recherche, de vulgarisation et de développement etc…).
Pour accroître la capacité d’exportation et la valeur ajoutée, les firmes locales ont intérêt à constituer des alliances entre elles et ce dans le cadre d’une stratégie nationale d’exportation. Une telle entreprise permettra d’améliorer le positionnement de la capacité nationale d’approvisionnement de la chaîne de valeur internationale et partant, la compétitivité de notre système productif. Les pouvoirs publics doivent jouer à ce niveau, un rôle de premier ordre.
Du côté des pouvoirs publics
Si l’efficience d’une industrie implique que l’initiative et la responsabilité soient, en premier lieu du ressort des entreprises, la durabilité de la compétitivité d’un pays dépend de l’aptitude de ses pouvoirs publics à définir une stratégie de croissance à long terme, à créer un environnement qui encourage les entreprises à chercher à innover et à améliorer leur efficacité.
Au niveau du champ alimentaire, nous estimons que l’Etat doit et peut apporter une contribution fondamentale. Les efforts doivent être orientés dans les directions suivantes :
1- L’amélioration des conditions d’approvisionnement en matières premières agricoles. Cela passe par :
a- La mise en oeuvre d’actions visant l’amélioration des structures foncières et donc de la mise en valeur des terres. Dans ce cadre l’Etat est appelé à :
Envisager des solutions à la question des statuts juridiques « complexes » (terres collectives, terres Guich, terres Habous…) qui constitue un handicap majeur à une exploitation rationnelle d’un grand patrimoine foncier (20% de la SAU du pays) et un grand obstacle en face des exploitations pour accéder au financement bancaire.
Accélérer l’immatriculation de la propriété foncière à travers différentes incitations et l’organisation de campagnes de sensibilisation sur l’intérêt d’une telle opération : établissement de véritables justificatifs des supports fonciers des exploitations agricoles, accès au crédit, développement de l’investissement, facteur déterminant pour la modernisation des exploitations agricoles.
Promouvoir le remembrement des terres.
b- Un financement approprié des exploitations agricoles en fonction de leur potentiel et des besoins d’une exploitation rationnelle. Le financement ne doit pas se traduire par une offre standard à mettre à la disposition des unités de production agricole. Il doit tenir compte notamment du système de culture à mettre en place pour chaque exploitation et du mode de conduite des différentes productions (végétales, animales). Pour la détermination des taux d’intérêt, les banques ne peuvent pas ignorer les taux de rentabilité des exploitations agricoles et donc les conditions globales au sein desquelles elles évoluent. Les conditions et modes de remboursement des crédits doivent être déterminées en rapport avec les cycles de production et les conditions liées à la commercialisation des produits. En dehors de l’offre de crédits proprement dite, les organismes financiers sont appelés à mettre à la disposition des agriculteurs un service-conseil en vue d’améliorer les conditions de mise en valeur et de rentabilité des exploitations.
c- Des progrès en matière de productivité et une amélioration des coûts de l’amont agricole. Les mesures à prendre à cet effet doivent porter entre autres sur :
L’intensification de la vulgarisation des techniques modernes de production au niveau des exploitations agricoles.
Un appui conséquent à la recherche, notamment pour la mise au point de variétés performantes ainsi qu’aux actions de formation.
L’encouragement aux investissements et particulièrement ceux visant la mécanisation, l’économie de l’eau et les améliorations foncières devant se traduire par une nette amélioration des conditions de mise en valeur et de l’augmentation de la valeur ajoutée.
Le développement de l’infrastructure de base (réseau routier, ports…). Une telle action est d’un grand impact sur le coût du transport, sur la préservation de la qualité des matières premières agricoles et des produits finis et sur les gains en temps ainsi que l’amélioration des délais de livraison.
d- La création d’un cadre légal devant régir les rapports entre les producteurs agricoles et les industriels au niveau de l’approvisionnement des usines en matières premières agricoles. Cette mesure ne peut être prise en dehors d’une concertation avec les parties intéressées et après un vaste programme de sensibilisation sur l’intérêt d’une intégration entre les deux segments de la filière et du passage de rapports de méfiance à des rapports de coopération. Pour assurer une bonne formalisation des contrats, leur généralisation et leur bonne application, un appui au développement des associations professionnelles et à l’interprofession s’impose.
2- l’engagement d’une réflexion et d’actions qui sont de nature à apporter des solutions concrètes au problème de financement des entreprises et plus particulièrement les PME (problème des garanties et du coût de financement). Pour ce qui est des garanties, l’activation des différents systèmes (de garanties) prévus par les différents fonds créés dans le cadre de la mise à niveau avec l’assouplissement des procédures s’impose.
3- Le renforcement des activités où le pays dispose d’un avantage comparatif ou d’un potentiel d’avantages à valoriser. Parmi les catégories d’activités où le Maroc possède un important potentiel à exploiter, on peut distinguer : les conserves de fruits et légumes, les produits de la pêche, l’huile et les conserves d’olive, la production du lait et ses dérivés, les épices et huiles essentielles, les produits biologiques.
L’Etat doit apporter un soutien conséquent et régulier en matière d’extension de la chaîne de valeur nationale. Une carte de la chaîne de valeur dans son ensemble permettra d’identifier les possibilités de gagner de la valeur grâce à l’augmentation des composants de la chaîne mise en place par les firmes existantes. Dans ce cadre, la question de l’aménagement du territoire est à prendre en compte en vue d’une répartition optimale des activités sur tout le territoire national et de l’extension de la chaîne de valeur. Cela suppose un engagement conséquent de l’Etat notamment à travers le développement de l’investissement public (infrastructures, services collectifs, recherche et développement). De par ses aspects structurants et ses fortes externalités, l’investissement de l’Etat contribue à réunir les conditions nécessaires à l’extension de l’espace couvert par les activités marchandes et au développement des activités productives.
Pour mieux servir de tels objectifs, des incitations financières et fiscales peuvent être envisagées dans le cadre de conditions précises à définir et des encouragements à l’exportation doivent être mis en oeuvre.
4- L’appui à la mise en place d’un véritable système d’innovation au service des IA permettant entre autres l’émergence d’un génie industriel alimentaire. A cet effet, les mesures suivantes peuvent être proposées :
La sensibilisation et l’incitation des entreprises à pratiquer la recherche et développement pour améliorer la qualité de leurs produits, de leur organisation et de leur processus.
La mise en place d’un cadre et de mécanismes appropriés pour promouvoir une réelle coopération entre l’industrie et l’université en matière de recherche et développement. Cela pose évidemment la question du développement de la recherche universitaire et partant celle de l’allocation des ressources nécessaires à cette activité.
La création de centres d’appui technique aux IA pour améliorer les conditions de fonctionnement des entreprises et soutenir les activités d’innovation et leur dotation en moyens humains et matériels suffisants pour pouvoir s’acquitter convenablement de leurs missions.
La motivation des entreprises (pour leurs actions innovantes) ainsi que le secteur de la recherche universitaire (pour les meilleures recherches) par toutes sortes d’encouragements financiers (primes, subventions etc..).
5-La promotion de la concurrence et la mise en place de mécanismes et d’instruments devant veiller au respect des règles du jeu concurrentiel afin de contribuer à casser les systèmes de rentes et libérer les forces de l’innovation. L’Etat doit être un acteur du changement et non un distributeur de rentes. Si nous estimons que l’Etat doit faciliter la conquête des débouchés extérieurs par la formation de complexes alimentaires, nous pensons en même temps qu’il est de son devoir d’assurer un appui conséquent aux petites et moyennes entreprises et plus particulièrement celles qui sont innovantes et dynamiques.
6-La mise en place d’une infrastructure institutionnelle adéquate pour permettre une meilleure coordination des filières en réduisant l’incertitude créée notamment par les stratégies des acteurs au sein des filières. L’incertitude comportementale c’est à dire l’incertitude qui résulte des comportements stratégiques induits par opportunisme ( par exemple, stratégie de non qualité poursuivie par un concurrent ou un fournisseur, comportement bureaucratique d’une administration, effets pervers des mesures publiques telles que certaines subventions, comportement clandestin des acteurs de l’informel ) augmente pour les entreprises dynamiques les coûts de transaction et bride par conséquent leurs performances. Dans ce cadre, plusieurs actions peuvent être envisagées :
Le renforcement des règles juridiques (protection du consommateur, normalisation, protection de la propriété industrielle etc…).
La création de conditions propices au développement d’associations professionnelles responsables et réellement représentatives devant s’intéresser non seulement au développement des exportations, mais aussi au développement du marché intérieur. La réflexion au niveau des associations professionnelles sur le développement des marchés extérieurs pour l’industrie nationale doit accorder un intérêt particulier à l’espace maghrébin et africain.
La recherche d’un équilibre en terme de pouvoir compensateur doit être recherché entre les différents acteurs économiques en intégrant notamment des représentants des consommateurs au sein des structures institutionnelles de régulation des filières alimentaires, ce qui augmentera la transparence.
Le renforcement et la moralisation des structures étatiques de contrôle et de justice
Le renforcement de véritables associations de consommateurs dont l’objectif est d’accroître les mécanismes concurrentiels, pousser à l’amélioration de la qualité en élevant le niveau d’information des consommateurs, de protéger les bons industriels contre les mauvais.
La réorganisation du système de contrôle de la qualité devant mettre un terme à la multiplicité des intervenants et aux multiples inconvénients que celle-ci entraîne.
Ceci étant, L’organisation réglementaire de certaines activités dans les IA doit pouvoir être guidée par une vision d’ensemble et non pour satisfaire certains intérêts économiques. Les nouveaux textes concernant l’organisation de certaines filières ( lait, céréales ), visent à brider le plus possible le dynamisme de l’informel. La filière informelle n’est vue que comme un ensemble d’activités parasites et responsables des faibles performances du sous secteur industriel. La vision étatique ignore le rôle important de l’informel dans un contexte où le secteur moderne n’est pas capable de pourvoir aux besoins nationaux. Il y a donc en matière institutionnelle un équilibre à rechercher, pour chaque filière entre compétitivité du secteur moderne et transition du secteur informel (régulateur des tensions grâce à ses relations avec la petite agriculture familiale, à ses marchés interstitiels et à sa capacité d’emploi)
7- Le développement de la consommation intérieure : cela peut être obtenu à travers une série de mesures parmi lesquelles on peut citer : une politique de redistribution des richesses, la réduction de la fiscalité qui pèse sur les produits alimentaires, des sanctions réelles et énergiques contre la fraude et la promotion de la concurrence.
8- L’encouragement des investissements visant la mise en place ou le développement d’industries de biens intermédiaires ou constituant des supports au développement de l’industrie alimentaire nationale : industries de l’emballage, de certains équipements, des additifs et arômes etc…Une telle démarche permettra non seulement de créer de nouvelles chaînes de valeur, mais aussi de favoriser la domestication de la valeur ajoutée, d’améliorer l’intégration intersectorielle au sein de l’économie nationale et par là même le « maillage sectionnel » ou la configuration sectionnelle du système productif industriel national.
9- La mise en place d’un véritable système d’information sur les marchés, les concurrents, les réglementations, les consommateurs, les technologies et l’innovation, les opportunités d’investissement, l’évolution des structures et sur tout aspect lié ou servant le développement des filières. Ce système d’information doit permettre d’analyser la chaîne de valeur au niveau de toutes les filières afin de mieux déterminer où on peut ajouter de la valeur au niveau des composants nationaux de la chaîne de valeur dans son ensemble. Dans le cas des filières exportatrices, l’analyse de la chaîne de valeur est un outil important pour augmenter les gains d’exportation. Des organismes comme l’Etablissement Autonome de Coordination et de Contrôle des Exportations (EACCE) , le Centre Marocain de Promotion des Exportations (CMPE ) et l’Agence Nationale pour la Promotion de la PME doivent jouer un rôle de premier ordre à ce niveau. Au niveau du Ministère du Commerce et de l’Industrie, les structures de production de l’information doivent être étoffées et mieux structurées pour servir dans de bonnes conditions le développement du secteur des IA. Sur ce plan, il est anormal à titre d’exemple que l’entité chargée de l’agro-alimentaire (la Division des IAA) soit dotée de cinq cadres seulement alors que le secteur comprend 16 sous- branches différentes, concerne un tissu productif de plus de 1700 entreprises et représente un tiers de la valeur ajoutée industrielle et plus de 21% des exportations et de l’emploi de toute l’industrie de transformation. Au sujet de l’enquête industrielle que réalise chaque année ce Ministère, il est possible d’introduire plusieurs améliorations pour en faire un bon outil de connaissance et de suivi de l’évolution des structures ainsi qu’un véritable instrument de planification. Sur ce registre, on peut proposer que l’enquête aborde des questions aussi importantes que les immobilisations des entreprises, les différents modes de financement de ces dernières, leurs participations financières dans d’autres entreprises, les actions de formation au profit du collectif de travail dans les entreprises, la répartition des salaires selon les catégories socio-professionnelles, les engagements des entreprises dans des activités de recherche et développement, les modes d’approvisionnement des entreprises en matières premières agricoles ( auto-approvisionnement, contrats, achats directs avec ou sans intermédiaires ). Pour améliorer la fiabilité et la cohérence des données, une formation rigoureuse des enquêteurs s’impose, ce qui conduit à la question de la qualification des ressources humaines notamment au niveau des délégations régionales du Ministère du Commerce et de l’Industrie. Il est également nécessaire de concevoir un dispositif de coordination entre ce dernier et le Ministère de l’Agriculture pour que les efforts des deux départements s’inscrivent dans une vision commune, celle devant avoir comme objectif le développement du système productif agro-alimentaire national.
Enfin, nous estimons qu’il est grand temps de mettre en place une centrale des bilans qui permettra aux chercheurs d’approfondir leurs analyses de l’évolution des structures industrielles et à l’Etat de disposer d’un outil d’une très grande utilité en matière de politique et et de planification industrielle.
10- Une gestion appropriée des implications de l’ouverture externe : suite aux engagements du Maroc dans le cadre de l’OMC et des accords d’association avec l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique, l’économie nationale est de plus en plus exposée à la concurrence externe. Certes, l’ouverture pourrait jouer un rôle non négligeable en faveur de la régression du système de rente que la protection avait alimenté durant une longue période, mais lorsqu’elle n’est pas bien gérée et maîtrisée, elle peut être à l’origine de la destruction de pans entiers du tissu productif national et en particulier son segment relatif à la production alimentaire.
Sans une véritable mise à niveau et la création de conditions et de mécanismes permettant d’enclencher une dynamique de progrès en faveur du système productif national, on ne peut lui demander, étant donné sa fragilité, de résister face à la puissance des géants de l’alimentaire. Les pouvoirs publics doivent mettre en oeuvre une politique intégrée visant l’accompagnement des entreprises à travers la mobilisation d’un ensemble d’instruments (fiscalité, formation, information, développement de l’infrastructure, coût de l’énergie etc.. ) qui permettront à celles-ci de mieux maîtriser leur environnement et d’améliorer leur compétitivité. Il faut peut être rappeler qu’au niveau des pays qui prétendent être les plus libéraux, et particulièrement ceux là même qui exigent du Maroc une accélération de l’ouverture des frontières, l’Etat n’a jamais perdu de vue la nécessité de la sauvegarde, par tous les moyens, des patrimoines nationaux.
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