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	<title>Maroc Agriculture &#187; Agro-alimentaire</title>
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		<title>L&#8217;ONSSA réalise plus de 4.700 actes de contrôle du 12 au 25 août</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 22:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marocagri</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agro-alimentaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Rabat, 27/08/10- L&#8217;Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a réalisé, depuis le début du mois de ramadan (12 au 25 août 2010), un total de 4.768 actes de contrôle des denrées alimentaires. Ces actions de contrôle renforcé, qui visent à garantir une meilleure protection des consommateurs, ont donné lieu à 1.937 procès-verbaux [...]]]></description>
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<div><a rel="attachment wp-att-1155" href="http://www.marocagriculture.com/lonssa-realise-plus-de-4-700-actes-de-controle-du-12-au-25-aout.html/onssa"><img class="aligncenter size-full wp-image-1155" title="onssa" src="http://www.marocagriculture.com/images/2010/08/onssa.gif" alt="" width="130" height="44" /></a></div>
<div>Rabat, 27/08/10- L&#8217;Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a réalisé, depuis le début du mois de ramadan (12 au 25 août 2010), un total de 4.768 actes de contrôle des denrées alimentaires.</div>
</div>
<div>
<p>Ces actions de contrôle renforcé, qui visent à garantir une meilleure protection des consommateurs, ont donné lieu à 1.937 procès-verbaux de prélèvements d&#8217;échantillons aux fins d&#8217;analyses, à 602 procès-verbaux de constatations directes d&#8217;infractions et à 2.229 actions de sensibilisation en matière d&#8217;entreprosage des produits alimentaires, d&#8217;étiquetage et de conditions d&#8217;hygiène, indique, vendredi, un communiqué de l&#8217;ONSSA.</p>
<p>Les opérations ont porté aussi sur le contrôle à l&#8217;importation de 85.000 tonnes de produits alimentaires, ajoute la même source, précisant que les brigades permanentes de contrôle ont également réalisé au niveau du marché national 4.756 sorties sur le terrain durant lesquelles elles ont pu effectuer 13.800 visites des différents points de vente et contrôler 1.576 lieux de restauration collective ainsi que 1.068 unités de transformation.</p>
<p>Le renforcement du contrôle des denrées alimentaires a également abouti au retrait du circuit de commercialisation de 1.013 kg de produits alimentaires périmés, de 57.000 kg de dattes impropres à la consommation, de 21.000 bouteilles d&#8217;huile d&#8217;olive impropres à la consommation, de 6.494 unités de 125 grammes de purée de pomme de terre périmées, de 31.345 kg de viandes rouges dont 26.031 kg de viandes impropres à la consommation, de 2.130 kg de viandes issues d&#8217;abattage clandestin et de 3.184 kg de viandes foraines.</p>
<p>Les actions de contrôle ont concerné de même le retrait du circuit de commercialisation de 20.549 kg de viandes blanches, de 4.378 kg de charcuterie, de 10.021 kg de produits laitiers et litres de lait, de 93.377 kg de poissons et produits de la pêche, 5.164 kg de miel, 11.710 œufs et 7.394 plats préparés, ajoute la même source.</p>
<p>Source : MAP</p>
</div>
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		<title>Le marché de l’huile d’Argan et son impact dans la région d’Essaouira</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 18:55:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marocagri</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agro-alimentaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Université de Californie à Davis]]></category>

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		<description><![CDATA[Introduction L&#8217;huile d’argan est devenue l&#8217;une des huiles comestibles les plus chères dans le monde. Elle est encore plus chère comme produit cosmétique et est le sujet de plusieurs brevets cosmétiques aux USA et en Europe. Cette huile, qui a été une source de revenus des habitants du Sud-Ouest du Maroc pendant des siècles, a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-983" href="http://www.marocagriculture.com/le-marche-de-l%e2%80%99huile-d%e2%80%99argan-et-son-impact-dans-la-region-d%e2%80%99essaouira.html/essaouira"><img class="aligncenter size-medium wp-image-983" title="essaouira" src="http://www.marocagriculture.com/images/2010/04/essaouira-257x145.jpg" alt="" width="257" height="145" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Introduction</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;huile d’argan est devenue l&#8217;une des huiles comestibles les plus chères dans le monde. Elle est encore plus chère comme produit cosmétique et est le sujet de plusieurs brevets cosmétiques aux USA et en Europe. Cette huile, qui a été une source de revenus des habitants du Sud-Ouest du Maroc pendant des siècles, a connu un regain d’intérêt avec les diverses découvertes de ses vertus culinaires, cosmétiques et même médicinales. Ceci a engendré une croissance importante du marché de haute valeur d’argan lors de cette dernière décennie. Les ONG, les agences de développement nationales et internationales et les coopératives locales de l’huile d’argan ont joué un rôle central dans ce boom du marché d’argan avec comme objectif principal l’amélioration des revenus des populations locales et la conservation de la forêt d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, la «théorie de conservation par le biais de la commercialisation» se rapportant à l’huile et aux autres produits non ligneux en vue d’aboutir à la fois à un développement économique et à la conservation de l’environnement, a suscité lors de dernières décennies l’intérêt des chercheurs et des développeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de cette étude est ainsi d’étudier l’impact de la croissance du marché d’argan sur le développement socio-économique de la population locale et sur la conservation de la forêt. L’approche de travail adoptée a consisté en l’évaluation de l’impact du marché d’argan sur un échantillon de ménages de la forêt d’argan dans le Sud-Ouest du Maroc (Smimou, région d’Essaouira) avant le boom d’argan en 1999 et après la montée en flèche des prix d’argan en 2007.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Situation de la forêt de l’arganier et du marché de l’huile</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;arganier (Argania spinosa) est endémique au Maroc où il est classé en seconde place en termes de couverture après le chêne-liège. Ses racines profondes jouent un rôle important dans la stabilisation des écosystèmes arides et constituent un obstacle important à l’avancement des déserts. En reconnaissance de sa valeur écologique et économique locale, la région forestière de l&#8217;arganier a été déclarée Réserve de Biosphère par l&#8217;UNESCO en 1998.</p>
<p style="text-align: justify;">La forêt d’Argan est précieuse pour les autochtones qui utilisent quotidiennement ses divers produits: le bois et le charbon de bois pour le chauffage et la cuisson, le bois pour la menuiserie et la construction, les feuilles et les fruits pour la nourriture du bétail et l&#8217;huile pour les utilisations culinaires, cosmétiques et médicinales. En effet, près de 90 % de l&#8217;économie rurale de la région d’argan dépend du système agro-forestier de l’arganier.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exploitation de la forêt et l’accès aux fruits d’argan est collective dans la plupart des cas. Toutefois, certains ménages ont des arbres d’arganiers privés sur leurs terres. Au cours de la période de récolte des fruits (Mai à Septembre), une partie de la forêt est exploitée individuellement pour la collecte des fruits selon le droit appelé droit d’agdal. L’autre partie de la forêt appelée azroug est exploitée collectivement durant toute l’année que ce soit pour la collecte des fruits, du bois ou le pâturage.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, la forêt de l’arganier est confrontée à diverses menaces. En effet, près de la moitié des forêts de l&#8217;arganier a disparu au cours du 20ème siècle. Cette forte régression est due à l’exploitation de la forêt, notamment pour la fabrication du charbon de bois de haute qualité, à la forte pression pour le pâturage, la collecte du bois et le gaulage, et plus récemment à la conversion vers la production agricole des cultures d’exportations et la forte demande en immobilier rural.</p>
<p style="text-align: justify;">L’huile extraite des fruits de l’arganier présente des propriétés culinaires, cosmétiques et médicinales intéressantes. Grâce à ces propriétés, cette précieuse huile a attiré l’attention de scientifiques, de touristes, d’entrepreneurs et de grandes firmes cosmétiques à travers le monde, ce qui a aboutit à sa forte demande et au développement d’un marché de haute valeur. Durant les années 1990, ce marché de haute valeur de l’huile d’argan a été accompagné par des efforts de développement, notamment des femmes rurales qui sont les plus impliquées dans les activités d’argan, et de conservation à travers la création de coopératives féminines de production de l’huile d’argan à travers la région de l’arganier. Ces coopératives ont été assistés par des organismes nationaux (Ministère de l’Agriculture, Universités, ODECO, ADS,&#8230;) et internationaux (GTZ, UE,…) en vue de l’amélioration des techniques d’extraction, d’emballage, d’étiquetage et de labellisation pour la production d’une huile de haute qualité accessible aux marchés d’exportation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de coopératives féminines de production de l’huile d’argan est passé de quelques unes, comptant quelques centaines de femmes en 1999, à plus de 100 regroupant près de 4000 femmes en 2007. Ces coopératives sont organisées au sein d’unions ou d’associations de coopératives féminines de production d’argane (UCFA) ou au sein de groupements d’intérêts économiques (GIE). En Janvier 2008, l’Association Marocaine pour l’Identifica-tion Géographique d’Huile d’Argane (AMIGHA) a été crée à l’initiative du Conseil Régional du Souss Massa Drâa. Cette association regroupant tous les partenaires de la filière de l’huile d’argan a pour mission de faire reconnaître et de mettre en œuvre l’Indication Géographique Protégée (IGP) de l’huile d’argan dans le cadre de la loi 25/06 relatives aux signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ).</p>
<p style="text-align: justify;">La production d’argan varie largement d’une année à l’autre, notamment en fonction des fluctuations des précipitations. Il n’existe pas de chiffres officiels relatifs à la production de fruits d’argan. Historiquement, une partie de fruits d’argan est collectée manuellement entre Mai et Septembre l’autre partie est collectée indirectement par les chèvres. Actuellement, avec l’évolution de la valeur des fruits d’argan et les exigences de qualité, la majeure partie des fruits est collectée manuellement puisque les graines collectées à travers les chèvres sont de moindre qualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le marché d’argan a connu une évolution spectaculaire entre 1998 et 2007 (figure 1). Le prix des fruits d’argan dans les souks hebdomadaires a presque doublé entre les deux années d’enquête 1999 et 2007 et a augmenté plus rapidement que le prix de l’huile d’argan en raison de la forte demande des fruits par les marchés de l’huile d’argan de haute valeur (coopératives, sociétés privées).</p>
<p style="text-align: justify;">Les prix des amendons d’argan ont suivi la même tendance que celle de l’huile d’argan et ont connu une augmentation substantielle en raison de la forte demande grandes sociétés privées du business de l’huile d’argan et qui opèrent dans les grands souks hebdomadaires de la région d’argan, par l’intermédiaire de collecteurs de graines.</p>
<p style="text-align: justify;">La forte demande en huile d’argan n’a pas uniquement aboutit à l’augmentation des prix des produits d’argan mais également à une différenciation significative dans les marchés d’argan. En effet, il existe deux types d’huiles d’argan, l’une culinaire, extraite à chaud après torréfaction, et l’autre cosmétique préparée à froid, généralement mécaniquement à l’aide de machines spéciales.</p>
<p style="text-align: justify;">L’huile culinaire, historiquement disponible et commercialisée uniquement dans la région d’argan et dans certaines villes environnantes, est actuellement commercialisée à travers tout le Maroc et dans le monde entier. Ses prix varient largement, de 200 Dh/litre localement dans les souks hebdomadaires, à plus de 20 fois ce prix dans les restaurants haut de gamme de Paris ou New York.</p>
<p style="text-align: justify;">Le marché de l&#8217;huile d&#8217;argan cosmétique a également explosé au cours de la dernière décennie. Le vaste savoir traditionnel des populations de la région d&#8217;argan, qui utilisaient cette huile comme produit cosmétique depuis des siècles, a attiré l’attention des chercheurs, des grandes firmes de cosmétiques et des touristes depuis des décennies. Ayant confirmé l’importance des propriétés chimiques de cette huile pour un usage cosmétique et esthétique, voire médicinal, celle-ci a pu être commercialisée dans les marchés internationaux de haute valeur. Les prix de l’huile cosmétique dépassent de loin ceux de l’huile culinaire. Au détail, elle est plus de 4 fois plus chère (50 Dh les 50 ml).</p>
<p style="text-align: justify;">La croissance du marché de l’huile d’argan a été favorisée par l’amélioration des techniques d’emballage et d’étiquetage et par la certification par certains organismes tels que AlterEco et Max Havelaar. L’Indication Géographique Protégée (IGP) pour l’huile d’argan du Maroc donnera davantage de valeur au marché de l’huile d’argan et protégera en plus cette huile des piratages et des tricheries. Ce label permettra également de protéger les coopératives féminines de production de l’huile d’argan contre les déguisements des sociétés privées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Méthodologie de l’enquête</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les données utilisées dans le présent travail ont été recueillies en deux phases lors d&#8217;une enquête auprès des ménages. La première a été effectuée en 1999 correspondant au début des changements dans les marchés d&#8217;argan et la seconde a été réalisée en 2007 après les profonds changements opérés dans les marchés d’argan. L’enquête a porté sur les mêmes ménages lors des deux années pour l’évaluation de l’impact du changement des marchés d’argan sur ces ménages et sur la forêt d’argan. L’enquête s’est déroulée dans la zone administrative de la Caïdat de Smimou relevant de la Province d’Essaouira. Une méthode d’échantillon-nage stratifiée a été adoptée en tenant compte de la densité de la forêt (faible, moyenne, haute) et de la répartition géographique des douars (choix de deux douars par classe de densité). L’échantillon a été complété par quatre autres douars situés à proximité de deux coopératives féminines de l’huile d’argan pionnières dans la région pour étudier l’impact de celles-ci sur les ménages qui s’y adhèrent. Au sein de chaque douar, les ménages ont été sélectionnés sur la base du droit d’agdal (peu ou beaucoup d’agdals). Pour chaque ménage, l’enquête a concerné séparément les chefs de foyer, homme et femme.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour chaque douar choisi, environ 20 ménages ont été enquêtés en 1999, soit un échantillon total de 149 ménages. Parmi ces 149 ménages, 46 n’ont pas été ré-enquêtés en 2007 pour des raisons de décès ou de maladie du chef de ménage (22 ménages), de migration (9 ménages), d’absence (14 ménages) et de refus d’être enquêté (1 ménage). Sur les 103 ménages restants, neuf seulement sont composés uniquement de l&#8217;épouse du chef de ménage, et sept sont composés uniquement du chef de ménage. Il reste donc 87 ménages pour lesquels les données sont complètes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’approche empirique qui a été adoptée dans cette étude se fonde sur l’évaluation de l’impact du boom du marché d’argan sur les changements socio-économiques survenus au niveau des ménages entre 1999 et 2007 (richesse, bien-être, éducation,…). Mais, il y a aussi lieu de signaler les autres changements, en plus du boom du marché d’argan, survenus lors de cette période. Concernant la production totale des fruits d’argan entre 1999 et 2007, les données réelles n’existent pas, mais selon les déclarations des locaux, la production en 2007 est plus élevée que celle d’autres années y compris 1999 qui a été médiocre. Aussi, il faut noter que l’effectif du troupeau caprin dans la province d’Essaouira, révélateur à la fois de la richesse et du bien-être des ménages et de la pression sur la forêt d’argan, a augmenté à partir 1995 avec des fluctuations annuelles liées à la variabilité des précipitations. Ceci indique que l’explosion des prix des produits d’argan à partir de 1998 ne s’est pas traduite par une réduction globale de la pression sur la forêt d’argan à travers la diminution de l’effectif du troupeau caprin. Enfin, il faut signaler que le coût de la vie (indices des prix) dans la région de la forêt d&#8217;argan a augmenté de près de 25 % entre 1999 et 2007, ce qui pourrait affecter les revenus et les dépenses des ménages et nuancer les bénéfices qui seraient tirés du marché d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête coopérative a été également réalisée pour étudier les conditions et les contraintes de fonctionnement des coopératives féminines de production de l’huile d’argan. Notre choix a porté sur quatre coopératives de la région de Smimou distinctes par l’ancienneté, le niveau d’organisation et d’encadrement et la proximité des axes routiers touristiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Principaux résultats de l’étude</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #808000;">Impact sur la richesse des ménages</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Normalement si l’essor de la filière argan a bénéficié aux ménages ruraux de la forêt d’argan, nous pourrions s’attendre à l’amélioration de leur richesse. Dans cette étude, la richesse a été évaluée sur la base d’un indice de richesse des ménages pour 1999 et 2007 qui tient compte des droits d’agdal, des biens fonciers, des troupeaux bovins, ovins et caprins, des dépenses au souk hebdomadaire et plus particulièrement des dépenses en viande caprine. Les résultats montrent qu’il ya une légère amélioration de la richesse des ménages dans la zone d’étude (Figure 2). Cependant, il n’est pas certain que cette amélioration soit attribuée à l’explosion du marché d’argan. L’examen plus détaillé des résultats montre que cette richesse est plus concentrée dans la zone de forêt à moyenne densité. Aussi, il n’est pas très net que les ménages des douars abritant une coopérative ont connu une augmentation de leurs richesses par rapport aux douars sans coopérative.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Impact sur les activités liées à l’arganier</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette partie, nous avons évalué les changements qui ont été opérés au niveau des ménages entre 1999 et 2007 en matière de production, de stockage, de vente et de consommation des produits d’argan. Les résultats de l’enquête montrent que la production d’huile d’argan des ménages a été près de trois fois plus élevée en 2007 qu’en 1999. Les ménages ont tendance à stocker plus l’huile d’argan et à en consommer près de moitié moins qu’auparavant. La quantité de fruit collecté par ménage est plus importante en 2007 qu’en 1999 pour les zones de faible et de moyenne densité de la forêt d’argan, tandis qu’elle n’a pas changée dans la zone de haute densité. Ces résultats s’expliquent par l’importante production de fruits d’argan en 2007. Le nombre de ménages collectant les fruits dans les zones communes azroug a plus que doublé en 2007. Les ménages ont également tendance à collecter les fruits manuellement que de laisser les troupeaux de chèvres les manger directement sur l’arbre. Le changement le plus spectaculaire est le stockage des fruits par les ménages qui a presque triplé entre 1999 (207 kg) et 2007 (581 kg). Les fruits d’argan stockés constituent une sorte de compte bancaire pour les ménages. Les fruits d’argan constituent désormais une composante importante du revenu de l’agriculteur en raison de sa forte demande par les marchés de haute valeur (coopératives et sociétés privées). Enfin, les ventes des fruits et de l’huile d’argan ont connu une augmentation importante entre 1999 et 2007.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Impact sur le bien-être des ménages</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Trois indicateurs ont été utilisés pour l’évaluation du changement du bien être des ménages entre 1999 et 2007: la consommation, les biens ou actifs des ménages et l’éducation. La consommation est évaluée par les dépenses au souk hebdomadaire; les biens des ménages sont évalués par la taille du cheptel, en particulier caprin, étant donné que l’élevage constitue un actif essentiel et une réserve principale de richesse des ménages; et l’éducation est évaluée par la transition des enfants, par sexe, de l’école primaire à l’école secondaire qui constitue un vrai problème dans le milieu rural (environ 80% des enfants ruraux qui commencent l&#8217;école primaire ne parviennent pas à faire cette transition).</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats montrent que les ménages qui ont bénéficié le plus du boom d’argan sont ceux qui collectent plus de fruits d’argan. Ces ménages engagent plus de dépenses dans le souk hebdomadaire et investissent plus dans l’élevage caprin. Ce dernier résultat semble contradictoire avec la théorie de conservation gagnant-gagnant étant donné que le bénéfice tiré des produits de la forêt se transforme en une menace pour celle-ci à travers l’impact négatif que constituent les chèvres pour les arbres d’arganier. Concernant l’éducation, les résultats sont différents pour les filles et les garçons. Ce sont les filles des ménages ayant bénéficié du changement du marché d’argan qui profitent le plus du passage de l’école primaire à l’école secondaire. Il semble que le rôle important que joue la femme dans le développement rural à travers, en particulier, sa forte participation dans les activités des coopératives de production de l’huile d’argan a joué sur la décision des ménages à laisser continuer la scolarisation de leurs filles à l’école secondaire pour espérer les impliquer davantage dans l’avenir dans les marchés d’argan de haute valeur (coopératives, sociétés privées).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Impact sur la forêt d’argan</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Vu le rôle écologique important que joue l’arbre d’arganier pour la préservation de l’écosystème agro-forestier du Sud-Ouest du Maroc et vu le fait que les résidents locaux pourraient constituer une menace réelle pour la forêt d’arganier à travers l’exploitation de ses produits, la conservation de cette forêt constitue souvent l’un des objectifs centraux des coopératives en plus de l’objectif principal de la valorisation de l’huile d’argan pour son accessibilité au marché de haute valeur en vue de l’amélioration des revenus de la population locale en général et de la femme rurale en particulier. Les résultats de cette étude concernant l’évaluation de l’impact du boom du marché d’argan sur la forêt d’arganier entre 1999 et 2007 montrent qu’il y a de plus en plus de conflits entre les habitants sur les ressources de la forêt d’arganier se traduisant par des clôtures, parfois illégales, des arbres d’arganier. Malgré les efforts individuels des résidents pour protéger leurs arbres privés, leurs attitudes et leurs comportements envers la forêt ne fait pas apparaître une tendance générale de conservation de la forêt d’argan. En effet, les habitants perçoivent que la coupe illégale des arbres et le surpâturage ne constituent que de petits problèmes pour la forêt. Aussi, les habitants sont devenus plus agressifs pour la collecte des fruits dans la forêt d’argan à travers l’utilisation de la pratique de gaulage qui peut causer des dommages importants pour les arbres. Cette pratique, qui consiste à frapper les branches des arbres à l’aide de bâtons ou de pierres pour faire tomber les fruits avant leur maturation, est le résultat de l’accroissement des actes de vols de fruits d’argan dans la forêt en raison de l’augmentation de la valeur de l’huile d’argan. Enfin, le résultat le plus surprenant est la forte tendance des habitants à l’utilisation du bois d’argan en 2007 comme source d’énergie au lieu du butane (augmentation de 75 % en 2007 par rapport à 1999). Ce résultat est d’autant plus surprenant que le butane est subventionné au Maroc et son prix, qui n’a pas changé entre 1999 et 2007, ne pourrait donc pas être coupable pour l’explication de cette tendance. Selon les locaux, cette tendance trouve son explication dans l’augmentation du coût de la vie et la stagnation des revenus des ménages, ce qui les pousse à chercher les stratégies d’économie de dépenses à travers la recherche de solutions gratuites pour faire face aux besoins quotidiens en énergie. Ce résultat, comme le cas de l’investissement dans l’achat des chèvres, est également contradictoire avec la théorie conservatrice gagnant-gagnant étant donné la menace que peut constituer cette pratique sur la forêt d’argan. On peut donc conclure qu’à l’exception de certaines initiatives individuelles des habitants pour la protection des arbres privés, le boom du marché d’argan n’a pas instauré un comportement collectif de conservation à long terme de la forêt d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Situation des coopératives féminines de production de l’huile d’argan</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les principaux résultats de l’enquête coopérative montrent que les coopératives qui ont bénéficié d’un encadrement et d’un soutien des organismes nationaux et internationaux et qui sont organisés dans des groupements d’intérêt économique (GIE) ou dans l’Union des Coopératives Féminines d’Argane (UCFA) arrivent à pénétrer dans les marchés de haute valeur et à réaliser des chiffres d’affaire relativement importants en raison de l’amélioration des techniques et des conditions d’extraction et des pratiques d’emballage et d’étiquetage. Par ailleurs, la situation sur l’axe routier touristique Agadir-Essaouira améliore davantage le chiffre d’affaire de la coopérative suite à l’afflux fréquent de touristes. Les coopératives récemment constitués et ne bénéficiant pas d’un encadrement suffisant et situées loin des axes routiers touristiques ont par contre du mal à s’impliquer dans les marchés de haute valeur; leurs clients principaux restent les autres coopératives pionnières. Toutefois, pour l’ensemble des coopératives enquêtées, les problèmes de gouvernance, de gestion administrative et financière, d’analphabétisme des adhérentes et de concurrence des sociétés privées constituent les principales contraintes. Pour pallier en partie à ces problèmes des activités parallèles d’alphabétisation des adhérentes sont réalisées et des sessions de formation, sont effectuées au profit des représentantes des coopératives. Par ailleurs, la disponibilité de la matière première (fruits d’argan) et la dégradation de la forêt restent les problèmes fondamentaux qui menacent la durabilité des coopératives. La sensibilisation des adhérentes sur le danger de ces problèmes et l’importance de la conservation de la forêt constituent l’un des objectifs centraux des coopératives.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous concluons que le boom d’argan n’a que légèrement bénéficié à la richesse des ménages. Néanmoins, l’évolution du marché d’argan a incité les ménages à stocker plus de fruits d’argan et à les considérer comme une sorte de trésorerie du foyer. Les ménages ayant bénéficié du boom d’argan engagent plus de dépenses au souk hebdomadaire et investissent plus dans l’achat du cheptel caprin. Ces ménages sont plus susceptibles d’envoyer leurs filles à l’école secondaire. Toutefois, les résultats de cette enquête montrent que les ménages ne montrent pas un comportement collectif à long terme pour la conservation de la forêt puisqu’ils continuent à pratiquer des techniques agressives pour la collecte des fruits (gaulage) et à utiliser davantage le bois d’argan pour l’énergie. Le surpâturage aggrave le problème étant donné que les ménages profitant du boom d’argan continuent à investir dans l’élevage caprin très menaçant pour la forêt d’argan. L’organisation des coopératives féminines de production de l’huile d’argan dans des groupements d’intérêts économiques et l’amélioration des techniques de production et de marketing est un moyen important pour accéder aux marchés de haute valeur de l’huile d’argan. Mais, les principaux problèmes qui entravent le bon fonctionnement, voire la durabilité des coopératives, sont le problème de bonne gouvernance, l’analphabétisme des adhérentes, la concurrence des sociétés privées, la disponibilité de la matière première (fruits d’argan) et la dégradation de la forêt. Ce dernier problème constitue l’axe central des séances de sensibilisation des adhérentes au niveau des coopératives.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous terminons par quelques constats et recommandations au terme de cette étude et suite aux dernières évolutions du marché d’argan en 2008. La faible disponibilité de la production des fruits d’argan en 2008 a engendré une augmentation spectaculaire des prix de tous les produits d’argan (fruits, noix, amendons et huile). L’émergence d’un nouveau marché des amendons exigeant en matière de qualité (amendons non collectés via les chèvres) est susceptible de limiter la pression des chèvres sur la forêt lors de la saison d’agdal (Mai à Septembre). Cette nouvelle tendance du marché a incité les ménages à réduire le coût de production en se limitant à la vente des amendons. La vente de l’huile d’argan étant moins rentable. Toutefois ce problème de disponibilité des fruits d’argan a mis en difficulté les coopératives ne disposant pas de stocks suffisants en fruits.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné l’importance capitale que jouent les coopératives de production dans la valorisation de l’huile d’argan à travers son accessibilité aux marchés de haute valeur (exportation) et dans la sensibilisation des habitants sur l’intérêt de la conservation de la forêt, il est important d’accorder davantage d’attention au développement de ces coopératives notamment à travers la formation de leurs responsables et de leurs adhérentes et surtout de les protéger de la concurrence des sociétés privées à travers la certification de leurs produits et la recherche des circuits de commercialisation nationaux et internationaux (commerce équitable, grandes distributions, sociétés cosmétiques et pharmaceutiques,…). L’indication géographique protégée (IGP) de l’huile d’argan récemment demandée officiellement par l’AMIGHA dans le cadre de la nouvelle loi 25/06 sur les signes distinctifs d’origine et de qualité serait d’une grande utilité pour l’amélioration de la valeur de l’huile d’argan et surtout pour la protection des coopératives de production de l’huile d’argan contre l’arnaque des sociétés privées.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin le défi le plus important reste de changer la perception des habitants d’une vision de protection des arbres à plus court terme pour l’amélioration de la production de fruits à une vision à plus long terme pour une conservation de la forêt. Ceci passerait par davantage de sensibilisation des populations par tous les moyens de communication (médias, souks, mosquées,…) et surtout par l’implication de cette culture de préservation du patrimoine de la forêt d’argan dans les programmes de formation au sein des écoles primaires et secondaires de la région d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dr. Abdellah Aboudrare (1), Dr. Travis J. Lybbert (2) et Nicholas Magnan (2)<br />
(1) Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès<br />
(2) Université de Californie à Davis</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #c0c0c0;"><strong>BTT 175 : </strong><strong><em>Enquête diagnostic</em> : Le marché de l’huile d’Argan et son impact sur les ménages et la forêt dans la région d’Essaouira</strong></span></p>
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		<title>Le yaourt du futur sera aromatisé au vaccin!!!</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 12:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marocagri</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agro-alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
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		<description><![CDATA[Un chercheur de la &#171;&#160;Northwestern University Feinberg School of Medicine&#160;&#187; (Illinois) a développé un nouveau vaccin oral en utilisant des bactéries que l&#8217;on trouve dans les yaourts et les fromages. Ces résultats publiés dans un numéro récent du &#171;&#160;Proceedings of the National Academy of Science&#160;&#187; ouvrent la voie au développement de vaccins à prise orale. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un chercheur de la &laquo;&nbsp;Northwestern University Feinberg School of Medicine&nbsp;&raquo; (Illinois) a développé un nouveau vaccin oral en utilisant des bactéries que l&#8217;on trouve dans les yaourts et les fromages. Ces résultats publiés dans un numéro récent du &laquo;&nbsp;Proceedings of the National Academy of Science&nbsp;&raquo; ouvrent la voie au développement de vaccins à prise orale.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-935" href="http://www.marocagriculture.com/le-yaourt-du-futur-sera-aromatise-au-vaccin.html/yaourt"><img class="aligncenter size-medium wp-image-935" title="yaourt" src="http://www.marocagriculture.com/images/2010/04/yaourt-217x145.jpg" alt="" width="217" height="145" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle génération de vaccins est en cours de développement en utilisant des souches de bactéries lactiques et notamment certains lactobacilles probiotiques [1]. Ils serviront à véhiculer le vaccin jusqu&#8217;à l&#8217;intestin [2]. A la différence de la plupart des vaccins qui sont constitués de protéines et ne conservent pas leur efficacité après digestion par l&#8217;estomac, les lactobacilles protègent le vaccin jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ait atteint l&#8217;intestin grêle. De plus, les probiotiques sont des stimulateurs immunitaires naturels et évitent l&#8217;utilisation d&#8217;adjuvant présent dans les vaccins traditionnels. Ce produit chimique sert à augmenter l&#8217;efficacité du vaccin et à déclencher une réponse immunitaire locale, mais il peut parfois causer des effets secondaires tels que des étourdissements, des oedèmes du bras et des vomissements. Les lactobacilles ont également de nombreux avantages. Ils sont consommés sans danger depuis des siècles dans les aliments fermentés. Ainsi, ils peuvent être administrés par voie orale, sont bien tolérés et peuvent être fournis facilement et économiquement à de grandes populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Pr. Mohamadzadeh, professeur agrégé en gastro-entérologie à la &laquo;&nbsp;Feinberg School of Medicine &nbsp;&raquo; étudie l&#8217;immunité de la muqueuse intestinale et s&#8217;intéresse à l&#8217;un de ses composants cellulaires, les cellules dendritiques [3]. Il a modifié une souche particulière de lactobacille, appelé Lactobacillus acidophilus, pour qu&#8217;elle exprime un antigène du bacille du charbon (Bacillus anthracis) couplé à un peptide ciblant les cellules dendritiques. Des souris ont été nourries avec ce nouveau vaccin puis exposées à des bacilles du charbon. Quatre-vingt pour cent des souris ont survécu, ce qui est comparable aux résultats obtenus avec des souris injectées par le vaccin contre le bacille du charbon. Il a été montré que cette réponse spécifique à l&#8217;antigène était due à l&#8217;activation des cellules dendritiques dans l&#8217;intestin des souris. Les cellules dendritiques ont absorbé le vaccin, délivré les antigènes aux cellules du système immunitaire (lymphocytes B et T), induit leur activation et leur prolifération. Les cellules B et T ont ensuite éliminé les bacilles d&#8217;anthrax. &laquo;&nbsp;Le vaccin a induit chez les souris une réponse immunitaire locale et systémique meilleure que celle obtenue avec un vaccin injecté&nbsp;&raquo;, indique le Pr. Mohamadzadeh. &laquo;&nbsp;Les souris ont généré beaucoup plus de cellules immunitaires B et T contre les bactéries pathogènes&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Pr. Mohamadzadeh explique (&#8230;) qu&#8217;&nbsp;&raquo;après avoir avalé le vaccin, les bactéries colonisent l&#8217;intestin et commencent à produire le vaccin, qui est rapidement distribué dans l&#8217;organisme. Si vous pouvez activer le système immunitaire au niveau de l&#8217;intestin, vous obtenez une réponse immunitaire beaucoup plus puissante que par une simple injection. Les bactéries pathogènes seront éliminées plus rapidement. C&#8217;est un progrès potentiel dans la délivrance des vaccins&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le Dr Terrence Barrrett, professeur de gastro-entérologie à la &laquo;&nbsp;Feinberg School&nbsp;&raquo; (&#8230;) &laquo;&nbsp;l&#8217;administration d&#8217;un vaccin par l&#8217;intestin est la voie la plus naturelle. La nature n&#8217;a pas l&#8217;habitude de voir des antigènes injectés dans un muscle. Le lieu où le système immunitaire est conçu pour rencontrer les pathogènes et se défendre est : l&#8217;intestin&nbsp;&raquo;. Cette nouvelle génération de vaccins offre de nombreux avantages en plus de l&#8217;élimination de &laquo;&nbsp;la peur de la piqûre&nbsp;&raquo;. La délivrance du vaccin au niveau de l&#8217;intestin, plutôt que l&#8217;injection dans un muscle, exploite la pleine puissance du premier organe immunitaire de notre organisme.</p>
<p style="text-align: justify;">La technologie vaccinale de Mohamadzadeh peut être appliquée à de nombreuses autres maladies. Actuellement, il élabore un vaccin oral contre le cancer du sein en utilisant aussi des probiotiques. Le vaccin utilisera l&#8217;antigène Her2/neu, une protéine produite par les cellules tumorales du sein. De plus, il a mis au point un vaccin &laquo;&nbsp;multi-tâches&nbsp;&raquo; contre le cancer du sein, du côlon et du pancréas qui sera bientôt testé sur des souris modèles. La technologie pourrait également être utilisée pour développer un vaccin probiotique contre le VIH, l&#8217;hépatite C et la grippe.</p>
<p style="text-align: justify;">[1] Les probiotiques sont des micro-organismes (bactéries ou levures), ajoutés comme compléments à certains produits alimentaires, comme les yaourts, les laits fermentés ou les céréales et qui aident à la digestion des fibres, stimulent le système immunitaire et préviennent ou traitent la diarrhée. Parmi les microorganismes utilisés, on retrouve souvent des bactéries lactiques, hôtes naturels de l&#8217;intestin de l&#8217;homme. Les probiotiques les plus étudiés appartiennent aux genres Bifidobacterium spp et Lactobacillus spp. La levure &laquo;&nbsp;Saccharomyces boulardii&nbsp;&raquo; a également été largement étudiée en tant que probiotique. Elle est le seul probiotique à avoir montré une réelle efficacité dans la prévention des diarrhées post-antibiotiques et les colites à &laquo;&nbsp;Clostridium difficile&nbsp;&raquo;. Elle dispose d&#8217;une AMM de médicament.</p>
<p style="text-align: justify;">[2] L&#8217;intestin est le premier organe immunitaire de notre organisme : environ 60% des cellules immunitaires de l&#8217;organisme sont présentes dans la muqueuse intestinale. L&#8217;intestin abrite 100.000 milliards de bactéries, située essentiellement dans le colon. Le système immunitaire associé à l&#8217;intestin est en contact permanent avec les protéines alimentaires et celles des bactéries de notre flore intestinale sans déclencher de réponses immunes contre elles, empêchant ainsi les hypersensibilités alimentaires dont l&#8217;allergie et les réactions inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin.</p>
<p style="text-align: justify;">[3] Les cellules dendritiques sont des cellules présentatrices d&#8217;antigène qui font partie du système immunitaire. Elles sont réparties dans l&#8217;ensemble des tissus de l&#8217;organisme, dans le liquide interstitiel baignant les cellules et migrent vers les organes lymphoïdes secondaires (rate et ganglions lymphatiques) dès qu&#8217;elles ont phagocyté suffisamment d&#8217;antigènes cibles pour présenter ces derniers à d&#8217;autres cellules du système immunitaire notamment les lymphocytes. Leurs capacités importantes de reconnaissance des pathogènes, de phagocytose et d&#8217;activation des lymphocytes expliquent leur appellation de cellule présentatrice d&#8217;antigènes professionnelles, et leur confèrent un rôle central dans le système immunitaire. Elles ont deux fonctions principales :<br />
- le déclenchement de la réponse immunitaire adaptative, dont les acteurs principaux sont les lymphocytes T et les lymphocytes B, dirigée contre des antigènes du &laquo;&nbsp;non-soi&nbsp;&raquo;.<br />
- le maintien de la tolérance centrale au &laquo;&nbsp;soi&nbsp;&raquo; dans le thymus, par le processus impliquant les lymphocytes T dit de sélection négative.</p>
<p style="text-align: justify;">bulletins-electroniques.com</p>
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		<title>Deux nouvelles variétés de riz pour lutter contre les maladies liées au style de vie</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 11:48:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marocagri</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agro-alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est bien connu, le riz est l&#8217;élément de base de l&#8217;alimentation japonaise. En conséquence, la céréale fait l&#8217;objet de constantes recherches visant à améliorer son rendement, mais aussi ses capacités nutritives. Dans ce cadre, les mises au point de deux nouvelles variétés de riz viennent d&#8217;être annoncées. On peut retenir que pour chacune de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&#8217;est bien connu, le riz est l&#8217;élément de base de l&#8217;alimentation japonaise. En conséquence, la céréale fait l&#8217;objet de constantes recherches visant à améliorer son rendement, mais aussi ses capacités nutritives. Dans ce cadre, les mises au point de deux nouvelles variétés de riz viennent d&#8217;être annoncées. On peut retenir que pour chacune de ces variétés, le souci des chercheurs a été de produire un véritable aliment fonctionnel [1], sans négliger l&#8217;aspect gustatif, la qualité de l&#8217;alimentation étant une préoccupation forte des Japonais.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-925" href="http://www.marocagriculture.com/deux-nouvelles-varietes-de-riz-pour-lutter-contre-les-maladies-liees-au-style-de-vie.html/terrasse-riz-2"><img class="aligncenter size-medium wp-image-925" title="terrasse riz" src="http://www.marocagriculture.com/images/2010/04/terrasse-riz1-217x145.jpg" alt="" width="217" height="145" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la préfecture de Toyama vient d&#8217;annoncer la mise au point d&#8217;un riz contenant une grande quantité d&#8217;anthocyanes, des pigments végétaux naturels connus pour leurs propriétés anti-oxydantes et qui pourraient jouer un rôle dans la prévention des maladies liées au style de vie (par exemple, les cancers ou les maladies cardiovasculaires). Baptisée &laquo;&nbsp;Toyama Kuro n°75&#8243;, cette variété a été obtenue après plusieurs années de croisements entrepris pour combiner les qualités de deux cultivars [2] bien connus au Japon. Le premier est le type &laquo;&nbsp;kuromai&nbsp;&raquo; : riche en anthocyanes, qui lui confèrent sa couleur violet foncé, ainsi qu&#8217;en fibres et en minéraux, il présente cependant l&#8217;inconvénient d&#8217;avoir assez mauvais goût. Le second est le type &laquo;&nbsp;koshihikari&nbsp;&raquo;, une variété particulièrement réputée pour son goût et très cultivée au Japon. La préfecture souhaite commercialiser le &laquo;&nbsp;Toyama Kuro n°75&#8243; à partir de l&#8217;année 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Par une méthode analogue, le groupe de recherche du professeur Hikaru Satô du département de recherches agricoles de l&#8217;université de Kyushu est parvenu à produire un riz contenant 30% d&#8217;amidon résistant. Ce dernier est un glucide qui n&#8217;est pas digéré au niveau de l&#8217;intestin grêle, mais qui fermente au niveau du gros intestin, produisant des acides gras bénéfiques pour la santé. Il a entre autres des effets positifs sur la glycémie (taux sanguin de sucre) et la sensation de satiété. A titre de comparaison, le riz ordinaire n&#8217;en contient que 1%. Des premiers essais, qui demandent cependant à être confirmés, se sont avérés prometteurs : on a observé un meilleur contrôle de la glycémie et de la lipidémie (taux sanguin de lipides) chez des souris nourries avec de la farine de riz enrichi en amidon résistant.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les chercheurs, ce riz serait difficile à consommer en l&#8217;état, car les grains sont petits et pas assez collants. En revanche, il pourrait être utilisé sous forme de farine pour produire pâtes et pains qui pourraient être consommés dans le cadre d&#8217;un régime.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;</p>
<p style="text-align: justify;">[1] Un aliment fonctionnel contient des composés biologiquement actifs pouvant améliorer la santé ou réduire le risque de maladies. Le concept est né au Japon dans les années 80.</p>
<p style="text-align: justify;">[2] Un cultivar est une variété de plante cultivée.</p>
<p style="text-align: justify;">bulletins-electroniques.com</p>
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		<title>Hausse de 0,4 % de l&#8217;Indice du coût de vie en octobre</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 12:49:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Agro-alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[4 % de l'Indice du coût de vie en octobre]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;indice du coût de la vie (ICV) a enregistré, en octobre dernier, une hausse de 0,4 pc par rapport au même mois de 2008, indique le Haut Commissariat au Plan (HCP). Cette augmentation résulte de la hausse de l&#8217;indice des produits non alimentaires de 0,9 pc et de la baisse de celui des produits alimentaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/maroc-souk-agadir.jpg" alt="maroc souk agadir" title="maroc souk agadir" width="400" height="300" class="alignright size-full wp-image-831" />L&#8217;indice du coût de la vie (ICV) a enregistré, en octobre dernier, une hausse de 0,4 pc par rapport au même mois de 2008, indique le Haut Commissariat au Plan (HCP).<br />
Cette augmentation résulte de la hausse de l&#8217;indice des produits non alimentaires de 0,9 pc et de la baisse de celui des produits alimentaires de 0,2 pc, explique une note du HCP.<br />
La variation des produits non alimentaires s&#8217;inscrit dans une fourchette allant d&#8217;une baisse de 0,3 pc pour le groupe &laquo;&nbsp;Transport et communications&nbsp;&raquo; à une hausse de 1,9 pc pour le groupe &laquo;&nbsp;Autres biens et services&nbsp;&raquo;, ajoute la même source.<br />
Comparé au mois de septembre 2009, l&#8217;ICV a accusé une baisse de 1,1 pc due à une baisse de 2,4 pc de l&#8217;indice des produits alimentaires et d&#8217;une légère hausse de 0,1 pc de l&#8217;indice des produits non alimentaires.<br />
Pour les produits alimentaires, les baisses observées entre septembre et octobre concernent notamment les poissons frais avec -12,1 pc, les légumes frais avec -9,6 pc, les fruits secs (-5,4 pc), les fruits frais (-3,4 pc), le lait, produits laitiers et œufs (-2,6 pc) et les viandes (-1,2 pc), précise le document, relevant, en revanche, une augmentation de 0,7 pc des prix des légumes secs.<br />
Cet indice a enregistré au niveau des villes une baisse de 2 pc à Kénitra, de 1,8 pc à Fès, de 1,7 pc à Agadir, de 1,5 pc à Meknès, de 1,3 pc à Oujda et de 1,1 pc à Casablanca.<br />
Sur cette base, l&#8217;indicateur d&#8217;inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les tarifs publics, aura connu au cours du mois d&#8217;octobre 2009 une stagnation par rapport au mois de septembre 2009 et une baisse de 0,9 pc par rapport au mois d&#8217;octobre 2008.<br />
map : 20.11.2009</p>
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		<title>Composés des oeufs pour améliorer notre alimentation</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 16:17:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Phospholipides, lécithine, choline, acides poly-insaturés, omégas 3, vitamines A, B, E&#8230; Autant de composés indispensables au bon fonctionnement du cœur et du cerveau. Et tous présents en grande quantité dans&#8230; les œufs. De quoi donner des idées à un consortium de chercheurs constitué par les facultés d&#8217;environnement et de médecine de l&#8217;Université de Wroclaw. Avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/oeuf.jpg" alt="oeuf" title="oeuf" width="448" height="299" class="aligncenter size-full wp-image-696" /><br />
Phospholipides, lécithine, choline, acides poly-insaturés, omégas 3, vitamines A, B, E&#8230; Autant de composés indispensables au bon fonctionnement du cœur et du cerveau. Et tous présents en grande quantité dans&#8230; les œufs. De quoi donner des idées à un consortium de chercheurs constitué par les facultés d&#8217;environnement et de médecine de l&#8217;Université de Wroclaw.</p>
<p>Avec leur projet &laquo;&nbsp;technologie innovante pour la production de produits à base d&#8217;œufs&nbsp;&raquo;, ils souhaitent isoler ces composés précieux, et les incorporer sous d&#8217;autres formes dans nos régimes alimentaires. Ils espèrent contribuer à la lutte conte les maladies du cœur et du sang ainsi que contre le cancer.</p>
<p>bulletins-electroniques.com</p>
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		<title>La vitamine C</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 16:05:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La vitamine C, ou L’acide ascorbique, son autre nom présente des propriétés indispensables au bon fonctionnement du corps humain, en particulier dans la constitution des fibres collagènes présentes dans de nombreux tissus de l’organisme, à commencer par la peau. Au niveau digestif et métabolique, la vitamine C permet une bonne absorption du fer dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-692" title="orangevitac" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/orangevitac.jpg" alt="orangevitac" width="448" height="336" /></p>
<p style="text-align: justify;">La vitamine C, ou  L’acide ascorbique, son autre nom présente des propriétés indispensables au bon fonctionnement du corps humain, en particulier dans la constitution des fibres collagènes présentes dans de nombreux tissus de l’organisme, à commencer par la peau.<br />
Au niveau digestif et métabolique, la vitamine C permet une bonne absorption du fer dans le corps. D’ailleurs, des enfants manquant de fer et donc plus vulnérables aux infections, ne mangeraient peut-être pas assez de fruits et de légumes…<br />
la vitamine C possède des centaines de processus, comme la cicatrisation, la production des globules rouges ainsi que la stimulation des défenses immunitaires par son important pouvoir antioxydant, cette vitamine protège aussi les cellules contre les dommages des radicaux libres .</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;"><strong>L’apport nutritionnel conseillé (ANC)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">En moyenne, l’apport nutritionnel conseillé (ANC, soit 110 mg pour un adulte) quotidien se trouve satisfait grâce à une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes.<br />
A noter que les fumeurs ont besoin d’une dose supérieure (environ 20 % en plus).<br />
Attention à l’excès : une prise exagérée peut provoquer des troubles digestifs, comme des brûlures gastriques. Par ailleurs, si l’on sujet aux calculs urinaires, à une maladie entraînant une accumulation de fer dans l’organisme, on doit limiter sa consommation de vitamine C, tout comme les femmes enceintes ou allaitant.<br />
La forme la plus grave de carence en vitamine C correspond au scorbut qui se traduit par une forte anémie, des douleurs musculaires ou encore des saignements&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff6600;">Où trouve-t-on la vitamine C ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les plus forts apports en vitamine C se trouvent dans les fruits et légumes colorés et crus. La cuisson de ces aliments détruit en partie la vitamine C. On en trouve surtout dans, par ordre décroissant :<br />
• Le cassis, le persil frais,<br />
• Les poivrons,<br />
• Le kiwi, la fraise, le litchi,<br />
• Les agrumes (citron, orange, clémentine…),<br />
• Les légumes de la famille des choux,<br />
• Les épinards crus, la mâche, la laitue,<br />
• Les myrtilles, mûres, nectarines.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;"><strong>Conseils</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;air, l&#8217;eau et la chaleur peuvent détruire la vitamine C contenue dans les aliments. Pour préserver la vitamine C dans les aliments, il est donc conseillé de cuire les légumes rapidement dans le moins d&#8217;eau possible .<br />
De plus en plus nombreux en rayon paramédical, les compléments alimentaires sont censés rééquilibrer les apports quotidiens qui manqueraient dans une alimentation. Les compléments à base de vitamine C peuvent être conseillés en raison de leur propriété anti-oxydante, ou pour les fumeurs (durant quelques semaines).<br />
En cas de rhume, des médecins recommandent un à deux grammes de vitamine C par jour chez un adulte, durant une dizaine de jours.<br />
De hautes doses de vitamine C (plus de 2 000 mg par jour) peuvent occasionner des selles molles, de la diarrhée et des troubles gastro-intestinaux. Un arrêt temporaire de la supplémentation ou une diminution du dosage remédie généralement à ces effets indésirables. Fractionner la dose quotidienne en plusieurs prises réparties dans la journée et prendre la vitamine C en mangeant peut aussi diminuer ces effets indésirables.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>katty72.over-blog.com</strong></p>
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		<title>L&#8217;industrie sucrière au Maroc, une histoire et une réalité</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 12:57:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vers 1930, certains agriculteurs ont tenté de cultiver la betterave à sucre au Maroc, ce fut purement et simplement à titre d&#8217;expérience. Cette culture a été développée sur le plateau de Meknès à une échelle relativement peu étendue, car cette betterave était utilisée uniquement pour la production d&#8217;alcool. Aucun effort n&#8217;a été tenté pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Vers 1930, certains agriculteurs ont tenté de cultiver la betterave à sucre au Maroc, ce fut purement et simplement à titre d&#8217;expérience. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-555" title="canne a sucre" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/canne-a-sucre.jpg" alt="canne a sucre" width="448" height="336" /><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette culture a été développée sur le plateau de Meknès à une échelle relativement peu étendue, car cette betterave était utilisée uniquement pour la production d&#8217;alcool. Aucun effort n&#8217;a été tenté pour la véritable production du sucre au Maroc.<br />
A cette époque, des raffineries ont été construites à Casablanca et Tétouan pour travailler le sucre brut, mais il s&#8217;agissait de sucre de canne importé de colonies tropicales ou des Caraïbes.<br />
La proclamation de l&#8217;Indépendance du Maroc en 1956, a suscité un nouvel examen du problème du sucre. Le gouvernement convaincu de la nécessité de diminuer les importations était bien décidé à entreprendre l&#8217;étude de la production du sucre sur place ce qui présente de nombreux avantages économiques, financiers et sociaux.<br />
En outre l&#8217;Etat peut, sur le plan commercial, utiliser des produits non rentables dans leur forme primaire tels l&#8217;anthracite et la pierre à choux et d&#8217;autre part animer les entreprises marocaines. Cette production présentait également l&#8217;avantage pour les agriculteurs et particulièrement pour les petits fellahs soucieux d&#8217;améliorer leur exploitation.<br />
La production du sucre au Maroc remonte à un passé lointain.<br />
Déjà au VIIe siècle, les Arabes dans la marche victorieuse des étendards verts de l&#8217;Islam avaient aux pays du Maghreb la culture de sucre du Maroc. La production sucrière de la Vallée de l&#8217;Oued Souss et la plaine du Haouz.<br />
C&#8217;était la Reine Elisabeth d&#8217;Angleterre qui exigeait exclusivement le « sucre de Marrakech ». Au XIXe siècle, le Maroc avait cessé d&#8217;être noté sur le marché mondial comme producteur et exportateur du sucre. Mais parallèlement, les importations du sucre commencent à s&#8217;accroître au fur et à mesure que la consommation du thé prenait de l&#8217;importance mais le souvenir de la production maghrébine est restée toujours vivant.<br />
Les expériences sur les conditions de la culture de la betterave eurent lieu au temps du protectorat. A partir de 1956, elles furent considérablement intensifiées et expérimentées à une échelle beaucoup plus limitée dans les périmètres de Tadla et des Abda Doukkala.<br />
Une grande partie était importée sous forme de sucre brut de canne qui était ensuite raffiné dans les raffineries de Casablanca et de Tétouan.<br />
Le reste sous forme de pins morceaux ou cristaux était importé de France et de Belgique.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-556" title="thealamenthe" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/thealamenthe.jpg" alt="thealamenthe" width="400" height="311" /></p>
<p style="text-align: justify;">
La dépense en devise pour l&#8217;achat du sucre à l&#8217;extérieur même lorsqu&#8217;il ne s&#8217;agit que de sucre brut constituait pour le pays une très lourde charge.<br />
Ces devises pouvaient être employées avec plus de profit pour des investissements d&#8217;importance tels que les équipements d&#8217;irrigation, l&#8217;installation des entreprises industrielles et la modernisation de l&#8217;agriculture. Du fait que rien n&#8217;empêchait de baser l&#8217;industrie sucrière sur la betterave du pays, les autorités du Royaume se sont occupées de ce problème.<br />
La question qui se posait était de savoir dans quelles régions du Maroc, outre le polygone betteravière de Sidi Sliman, envisager cette culture.<br />
Dans le périmètre de Tadla et éventuellement celui du Gharb dans les parties du Nord et de l&#8217;Oued situées en dehors du polygone betteravier des Abda Doukkala particulièrement dans le secteur de l&#8217;Oued Faregh et de Sidi Bennour. Et c&#8217;est ainsi que nous avons acquis, aujourd&#8217;hui notre indépendance sucrière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>asbreurope.free.fr</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;agroalimentaire : Un secteur pilier de léconomie marocaine</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 12:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Maroc dépend beaucoup de son secteur agricole, qui génère 15 à 20% de son PIB selon la récolte et qui emploie environ 40% de sa main-d’œuvre. Plus de 90% des cultures du pays ne sont pas irriguées et les rendements sont très incertains. Bien que ce secteur soit très important au Maroc, seulement 19% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-552" title="agroalimentaire2" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/agroalimentaire2.jpg" alt="agroalimentaire2" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le Maroc dépend beaucoup de son secteur agricole, qui génère 15 à 20% de son PIB selon la récolte et qui emploie environ 40% de sa main-d’œuvre. Plus de 90% des cultures du pays ne sont pas irriguées et les rendements sont très incertains. Bien que ce secteur soit très important au Maroc, seulement 19% des terres du pays sont cultivées. Les produits agricoles comprennent les suivants : orge, blé, agrumes, vin, légumes et bétail. Le Maroc est un exportateur net de poisson ainsi que de fruits et légumes, et il importe de nombreuses céréales, des graines oléagineuses et du sucre.</p>
<p style="text-align: justify;">Particulièrement dynamique, l’industrie de la pêche marocaine emploie environ 400 000 personnes (directement et indirectement). Le pays possède 1835 km de littoral, en bordure de l’océan Atlantique et de la mer Méditerranée. Le secteur des pêches génère chaque année environ 15% du PIB agricole du Maroc. Les principaux centres de pêche sont Agadir, Safi, Essaouira et Casablanca et les prises comprennent la sardine, le thon, le maquereau, les anchois ainsi que des crustacés et des mollusques. Une bonne partie du poisson du Maroc est transformé, c’est-à-dire congelé ou mis en conserve, aux fins de l’exportation, principalement vers l’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">L’industrie de la transformation alimentaire du Maroc est l’une des principales industries du pays. Il s’agit d’une industrie stratégique capable de répondre aux besoins alimentaires l’une population en croissance rapide et de générer une activité économique grâce à l’exportation. Actuellement, cette industrie génère un CA d’environ 5,6 milliards de dollars, représente à peine moins d’un milliard de dollars américains en exportations et procure 60 000 emplois. Le secteur compte plus de 1700 entreprises qui représentent 25% du total des établissements industriels. Presque toutes les filières de l’industrie sont développées : transformation des céréales et du sucre, fabrication de produits laitiers, d’huiles végétales et animales, de conserves, industries des boissons, boulangerie-pâtisserie et chocolaterie-confiserie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le secteur est en train de s’ouvrir comme en témoigne récemment le lancement d’appels d’offres par les administrations agricoles. Le secteur sucrier a été entièrement libéralisé. De plus, l’Etat met à la disposition des investisseurs, nationaux ou étrangers, une partie de son patrimoine foncier sous forme de location à long terme pour la réalisation de projets d’investissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>medibtikar.eu</strong></p>
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		<title>Constat global et propositions pour le développement de l&#8217;Agroalimentaire au Maroc</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 11:57:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’industrie alimentaire nationale reste dans son ensemble, un système productif fragile et structurellement faible. Si au niveau de plusieurs branches, quelques entreprises &#8211; généralement les entreprises de création ancienne ou relevant du grand capital- réalisent de bons résultats, les performances du secteur demeurent globalement modestes. Les faibles taux d’investissement et le retard technologique, le sous-développement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>L’industrie alimentaire nationale reste dans son ensemble, un système productif fragile et structurellement faible. Si au niveau de plusieurs branches, quelques entreprises &#8211; généralement les entreprises de création ancienne ou relevant du grand capital- réalisent de bons résultats, les performances du secteur demeurent globalement modestes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-548" title="agroalimentaire" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/agroalimentaire.jpg" alt="agroalimentaire" width="516" height="387" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les faibles taux d’investissement et le retard technologique, le sous-développement du capital humain et la prédominance du travail précaire, la faiblesse de l’innovation et de la qualité ainsi que les carences de l’organisation et de la gestion des entreprises, caractérisent l’évolution de cette industrie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les faibles taux de croissance de la productivité et des taux de valeur ajoutée sur une longue période traduisent une croissance de type extensif et témoignent des difficultés auxquelles sont confrontées les industries alimentaires (IA) pour réaliser une mutation devant induire des changements importants au niveau de la fonction de production et un approfondissement de l’industrialisation du secteur avec leurs effets sur l’industrialisation de l’agriculture.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le tissu productif est constitué fondamentalement de PME, le secteur connaît un développement rapide du phénomène de concentration qui prend deux formes : l’élargissement du poids des grandes entreprises dans la production globale de l’industrie en question d’une part et la formation et l’extension des « groupes alimentaires », d’autre part.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs marchés de produits des IA sont oligopolistiques ou quasi-monopolistiques. Dans la plupart des cas, les oligopoles sont asymétriques où l’entreprise leader contrôle le marché dans une large mesure. Dans ces conditions, l’espace du jeu concurrentiel est très limité.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour son fonctionnement, cette industrie repose fondamentalement sur l’importation de ses biens d’équipement mais aussi, dans le cas de plusieurs branches, de biens intermédiaires divers et des matières premières, ce qui est à l’origine de l’accentuation de la dépendance vis à vis de l’extérieur, de l’exportation d’importantes possibilités de création d’emplois au niveau de l’économie nationale et d’un coût en devises de plus en plus lourd.</p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement à ce phénomène, une grande partie des produits exportés sont des biens de faible valeur ajoutée. L’industrie alimentaire nationale remplit, dans le cadre de son insertion dans l’économie mondiale (division internationale de travail) une fonction bien précise : celle de produire des biens n’ayant subi qu’une simple transformation et mis à la disposition de firmes et capitaux internationaux qui en tirent le maximum de valeur ajoutée et de profit, des biens pour lesquels la concurrence joue essentiellement par les prix.</p>
<p style="text-align: justify;">L’évolution indique donc que les IA marocaines sont de plus en plus embarquées dans une tendance à l’enclavement et non dans un processus de domestication ascendante de la valeur ajoutée.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années, les IA nationales se sont inscrites dans une tendance à la perte de compétitivité non seulement sur les marchés extérieurs mais aussi au niveau du marché domestique.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les pratiques protectionnistes de l’Union Européenne qui constitue le principal débouché de nos produits ont contribué à cette situation, mais nous devons relever que la faiblesse de la qualité de nos produits, le niveau relativement élevé de nos coûts de production ainsi que l’incapacité de nos industriels à innover en matière de diversification des produits et des marchés ont été déterminants en matière de recul de la compétitivité externe des entreprises nationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il reste à souligner que le caractère très contraignant de l’environnement dans lequel évoluent les IA nationales explique à son tour, et dans une large proportion, leur faible performance : difficultés d’approvisionnement des usines en matière premières agricoles, faiblesse de la demande solvable, problèmes du financement et particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, coût élevé du transport, de l’emballage et de l’énergie, faiblesse de la recherche dans toute la sphère agro-alimentaire (au niveau de l’agriculture et de l’industrie de transformation) etc. En somme, le processus d’accumulation propre aux IA souffre de défaillances et se trouve confronté à d’importantes contraintes au niveau de ses trois phases : la phase de mobilisation du capital, la phase de mise en valeur du capital et enfin la phase de réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un contexte où le marché mondial alimentaire est dominé par les firmes multinationales géantes, où les pays du « Centre » vivent depuis plusieurs années déjà une crise de mise en valeur du capital engagé dans l’Alimentaire du fait de la surproduction et de la stagnation de la demande alimentaire et où la concurrence est de plus en plus féroce entre les pays du Sud pour l’écoulement de leur production, la fragilité du système productif national exige une véritable stratégie de redressement et la mise en ½uvre d’actions tendant à créer les conditions favorables à une dynamique de progrès au profit de cette industrie. Cela doit être l’½uvre aussi bien des entreprises que des pouvoirs publics. Dans ce cadre, quelques propositions peuvent être présentées :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du côté des entreprises</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les mesures à mettre en oeuvre concernent, outre les aspects liés à l’optimisation des approvisionnements, les fonctions de production et de commercialisation ainsi que l’organisation et la restructuration des entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">S’agissant de la fonction de production, les efforts devront porter d’abord sur la qualité des facteurs de production : modernisation de l’outil de production et l’usage de technologies performantes d’une part, et, mise en oeuvre d’une politique de formation et de qualification de la force de travail, d’autre part. Les entreprises doivent réaliser que l’amélioration du capital humain est un préalable à tout progrès en matière de productivité et de qualité des produits. D’ailleurs, l’utilisation optimale de la technologie moderne, très intensive en informations et en symboles, exige l’acquisition au préalable par la main d’oeuvre de qualifications appropriées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le processus de modernisation est un tout, et les innovations technologiques ne peuvent avoir un effet positif que sur des organisations préparées.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est des produits, la qualité, la diversification et la différenciation doivent faire l’objet d’une attention particulière de la part des dirigeants des entreprises. Tout en cherchant à améliorer leurs coûts de production, celles-ci doivent tirer bénéfice d’une compétitivité hors coût (qualité, différenciation&#8230;) qui devrait leur permettre d’accroître leurs débouchés. Les innovations concernant les produits doivent porter aussi bien sur le contenu (le produit lui-même) que sur le contenant (l’emballage).</p>
<p style="text-align: justify;">Le secteur alimentaire est plus que jamais appelé à promouvoir les mécanismes permettant d’aboutir à la disponibilité de produits à la fois de bonne qualité et bon marché. Les producteurs nationaux sont alors interpellés par les menaces d’importations massives de produits alimentaires de l’étranger pour subvenir aux besoins des consommateurs au fur et à mesure que la zone de libre échange s’installe.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin d’améliorer le taux d’utilisation des capacités productives et donc les conditions de profitabilité, Les IA &#8211; en particulier les conserveries et les usines de congélation- peuvent avoir intérêt à promouvoir dans leurs zones d’approvisionnement la production d’une gamme appropriée d’espèces et de variétés arrivant à maturité pendant des saisons différentes, de façon à pouvoir tourner le plus longtemps possible dans l’année.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant la fonction commerciale, les entreprises, et particulièrement celles exportatrices peuvent améliorer considérablement leurs performances en adoptant des stratégies de marketing appropriées et en développant des systèmes d’information qui pourront mettre à la disposition des dirigeants des données sur les marchés et leur évolution (demande, prix, technologies, concurrents&#8230;). Elles ont intérêt à initier des actions en commun qui permettront de répartir les risques et d’explorer davantage de pistes. Elles peuvent ainsi produire des effets de complémentarité par la combinaison d’informations sur les marchés et de capacités en matière de marketing. Face à la globalisation et l’évolution rapide des technologies et des marchés, elles ont intérêt à mettre en place un véritable système de veille informative et créer les conditions propices au développement de l’intelligence économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, et parallèlement à la diversification des produits ainsi qu’à l’amélioration de la qualité et des coûts de production, les entreprises sont appelées à adopter des stratégies de diversification des débouchés sur les marchés extérieurs et particulièrement en direction de l’Afrique où l’action présente un intérêt non seulement économique mais stratégique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau de l’organisation interne des unités de production, d’importants efforts sont à déployer. L’efficience exige que les dirigeants renoncent à la concentration des responsabilités au-delà de leurs capacités, d’assurer une bonne répartition du travail en fonction des aptitudes et qualifications du personnel, d’organiser des systèmes fiables d’informations et de comptabilité et de gérer de façon optimale les flux entre les différentes fonctions liées à l’activité de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan de la gestion des ressources humaines, un intérêt particulier doit être accordé à la question de motivation de celles-ci et ce, naturellement en fonction des résultas dégagés par l’entreprise. Un faible degré de motivation signifie un faible engagement de la force de travail et donc un manque à gagner pour l’entreprise. Il faut faire en sorte que l’entreprise ne soit pas un espace négativement investi, un simple lieu de confrontation entre deux stratégies : celle de l’entrepreneur et celle des employés. De ce fait, les entrepreneurs ont intérêt à reconsidérer leurs stratégies entrepreunariales par une révision de leurs conception et visions managériales en vue de promouvoir l’émergence d’un modèle plus incitatif. Il s’agit d’un problème de transition managériale d’un modèle traditionnel désuet (taylorien primitif) vers un modèle d’entreprise basé sur un système de management participatif associé aux nouvelles méthodes d’organisation et de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Au registre de la restructuration, nous estimons que le regroupement des actifs des petites et moyennes entreprises en vue de créer des unités de grande taille capables d’affronter la concurrence et de bénéficier des avantages de la grande dimension d’une part, et la création de réseaux entre les grandes entreprises et les PME (client / fournisseur, sous-traitance&#8230;.), constituent des actions qui sont de nature à améliorer les performances de l’ensemble du système productif et qui permettront de concilier accumulation, innovation et flexibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les entreprises doivent s’organiser pour participer activement au développement des ressources et aptitudes du territoire au sein duquel elles se trouvent insérées pour pouvoir ensuite créer des actifs stratégiques dont elles ont besoin à partir des ressources et aptitudes du territoire. Cette construction territoriale exige pour sa réussite des pratiques de coordination aussi bien verticale (Agro-fourniture, IAA, Agriculture) qu’horizontale (entreprises IAA, institutions de recherche, de vulgarisation et de développement etc&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour accroître la capacité d’exportation et la valeur ajoutée, les firmes locales ont intérêt à constituer des alliances entre elles et ce dans le cadre d’une stratégie nationale d’exportation. Une telle entreprise permettra d’améliorer le positionnement de la capacité nationale d’approvisionnement de la chaîne de valeur internationale et partant, la compétitivité de notre système productif. Les pouvoirs publics doivent jouer à ce niveau, un rôle de premier ordre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du côté des pouvoirs publics</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si l’efficience d’une industrie implique que l’initiative et la responsabilité soient, en premier lieu du ressort des entreprises, la durabilité de la compétitivité d’un pays dépend de l’aptitude de ses pouvoirs publics à définir une stratégie de croissance à long terme, à créer un environnement qui encourage les entreprises à chercher à innover et à améliorer leur efficacité.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau du champ alimentaire, nous estimons que l’Etat doit et peut apporter une contribution fondamentale. Les efforts doivent être orientés dans les directions suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;">1- L’amélioration des conditions d’approvisionnement en matières premières agricoles. Cela passe par :</p>
<p style="text-align: justify;">a- La mise en oeuvre d’actions visant l’amélioration des structures foncières et donc de la mise en valeur des terres. Dans ce cadre l’Etat est appelé à :</p>
<p style="text-align: justify;">Envisager des solutions à la question des statuts juridiques « complexes » (terres collectives, terres Guich, terres Habous&#8230;) qui constitue un handicap majeur à une exploitation rationnelle d’un grand patrimoine foncier (20% de la SAU du pays) et un grand obstacle en face des exploitations pour accéder au financement bancaire.<br />
Accélérer l’immatriculation de la propriété foncière à travers différentes incitations et l’organisation de campagnes de sensibilisation sur l’intérêt d’une telle opération : établissement de véritables justificatifs des supports fonciers des exploitations agricoles, accès au crédit, développement de l’investissement, facteur déterminant pour la modernisation des exploitations agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Promouvoir le remembrement des terres.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">b- Un financement approprié des exploitations agricoles en fonction de leur potentiel et des besoins d’une exploitation rationnelle. Le financement ne doit pas se traduire par une offre standard à mettre à la disposition des unités de production agricole. Il doit tenir compte notamment du système de culture à mettre en place pour chaque exploitation et du mode de conduite des différentes productions (végétales, animales). Pour la détermination des taux d’intérêt, les banques ne peuvent pas ignorer les taux de rentabilité des exploitations agricoles et donc les conditions globales au sein desquelles elles évoluent. Les conditions et modes de remboursement des crédits doivent être déterminées en rapport avec les cycles de production et les conditions liées à la commercialisation des produits. En dehors de l’offre de crédits proprement dite, les organismes financiers sont appelés à mettre à la disposition des agriculteurs un service-conseil en vue d’améliorer les conditions de mise en valeur et de rentabilité des exploitations.</p>
<p style="text-align: justify;">c- Des progrès en matière de productivité et une amélioration des coûts de l’amont agricole. Les mesures à prendre à cet effet doivent porter entre autres sur :</p>
<p style="text-align: justify;">L’intensification de la vulgarisation des techniques modernes de production au niveau des exploitations agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;">Un appui conséquent à la recherche, notamment pour la mise au point de variétés performantes ainsi qu’aux actions de formation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’encouragement aux investissements et particulièrement ceux visant la mécanisation, l’économie de l’eau et les améliorations foncières devant se traduire par une nette amélioration des conditions de mise en valeur et de l’augmentation de la valeur ajoutée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le développement de l’infrastructure de base (réseau routier, ports&#8230;). Une telle action est d’un grand impact sur le coût du transport, sur la préservation de la qualité des matières premières agricoles et des produits finis et sur les gains en temps ainsi que l’amélioration des délais de livraison.</p>
<p style="text-align: justify;">d- La création d’un cadre légal devant régir les rapports entre les producteurs agricoles et les industriels au niveau de l’approvisionnement des usines en matières premières agricoles. Cette mesure ne peut être prise en dehors d’une concertation avec les parties intéressées et après un vaste programme de sensibilisation sur l’intérêt d’une intégration entre les deux segments de la filière et du passage de rapports de méfiance à des rapports de coopération. Pour assurer une bonne formalisation des contrats, leur généralisation et leur bonne application, un appui au développement des associations professionnelles et à l’interprofession s’impose.</p>
<p style="text-align: justify;">2- l’engagement d’une réflexion et d’actions qui sont de nature à apporter des solutions concrètes au problème de financement des entreprises et plus particulièrement les PME (problème des garanties et du coût de financement). Pour ce qui est des garanties, l’activation des différents systèmes (de garanties) prévus par les différents fonds créés dans le cadre de la mise à niveau avec l’assouplissement des procédures s’impose.</p>
<p style="text-align: justify;">3- Le renforcement des activités où le pays dispose d’un avantage comparatif ou d’un potentiel d’avantages à valoriser. Parmi les catégories d’activités où le Maroc possède un important potentiel à exploiter, on peut distinguer : les conserves de fruits et légumes, les produits de la pêche, l’huile et les conserves d’olive, la production du lait et ses dérivés, les épices et huiles essentielles, les produits biologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Etat doit apporter un soutien conséquent et régulier en matière d’extension de la chaîne de valeur nationale. Une carte de la chaîne de valeur dans son ensemble permettra d’identifier les possibilités de gagner de la valeur grâce à l’augmentation des composants de la chaîne mise en place par les firmes existantes. Dans ce cadre, la question de l’aménagement du territoire est à prendre en compte en vue d’une répartition optimale des activités sur tout le territoire national et de l’extension de la chaîne de valeur. Cela suppose un engagement conséquent de l’Etat notamment à travers le développement de l’investissement public (infrastructures, services collectifs, recherche et développement). De par ses aspects structurants et ses fortes externalités, l’investissement de l’Etat contribue à réunir les conditions nécessaires à l’extension de l’espace couvert par les activités marchandes et au développement des activités productives.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mieux servir de tels objectifs, des incitations financières et fiscales peuvent être envisagées dans le cadre de conditions précises à définir et des encouragements à l’exportation doivent être mis en oeuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">4- L’appui à la mise en place d’un véritable système d’innovation au service des IA permettant entre autres l’émergence d’un génie industriel alimentaire. A cet effet, les mesures suivantes peuvent être proposées :</p>
<p style="text-align: justify;">La sensibilisation et l’incitation des entreprises à pratiquer la recherche et développement pour améliorer la qualité de leurs produits, de leur organisation et de leur processus.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en place d’un cadre et de mécanismes appropriés pour promouvoir une réelle coopération entre l’industrie et l’université en matière de recherche et développement. Cela pose évidemment la question du développement de la recherche universitaire et partant celle de l’allocation des ressources nécessaires à cette activité.</p>
<p style="text-align: justify;">La création de centres d’appui technique aux IA pour améliorer les conditions de fonctionnement des entreprises et soutenir les activités d’innovation et leur dotation en moyens humains et matériels suffisants pour pouvoir s’acquitter convenablement de leurs missions.</p>
<p style="text-align: justify;">La motivation des entreprises (pour leurs actions innovantes) ainsi que le secteur de la recherche universitaire (pour les meilleures recherches) par toutes sortes d’encouragements financiers (primes, subventions etc..).</p>
<p style="text-align: justify;">5-La promotion de la concurrence et la mise en place de mécanismes et d’instruments devant veiller au respect des règles du jeu concurrentiel afin de contribuer à casser les systèmes de rentes et libérer les forces de l’innovation. L’Etat doit être un acteur du changement et non un distributeur de rentes. Si nous estimons que l’Etat doit faciliter la conquête des débouchés extérieurs par la formation de complexes alimentaires, nous pensons en même temps qu’il est de son devoir d’assurer un appui conséquent aux petites et moyennes entreprises et plus particulièrement celles qui sont innovantes et dynamiques.</p>
<p style="text-align: justify;">6-La mise en place d’une infrastructure institutionnelle adéquate pour permettre une meilleure coordination des filières en réduisant l’incertitude créée notamment par les stratégies des acteurs au sein des filières. L’incertitude comportementale c’est à dire l’incertitude qui résulte des comportements stratégiques induits par opportunisme ( par exemple, stratégie de non qualité poursuivie par un concurrent ou un fournisseur, comportement bureaucratique d’une administration, effets pervers des mesures publiques telles que certaines subventions, comportement clandestin des acteurs de l’informel ) augmente pour les entreprises dynamiques les coûts de transaction et bride par conséquent leurs performances. Dans ce cadre, plusieurs actions peuvent être envisagées :</p>
<p style="text-align: justify;">Le renforcement des règles juridiques (protection du consommateur, normalisation, protection de la propriété industrielle etc&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">La création de conditions propices au développement d’associations professionnelles responsables et réellement représentatives devant s’intéresser non seulement au développement des exportations, mais aussi au développement du marché intérieur. La réflexion au niveau des associations professionnelles sur le développement des marchés extérieurs pour l’industrie nationale doit accorder un intérêt particulier à l’espace maghrébin et africain.</p>
<p style="text-align: justify;">La recherche d’un équilibre en terme de pouvoir compensateur doit être recherché entre les différents acteurs économiques en intégrant notamment des représentants des consommateurs au sein des structures institutionnelles de régulation des filières alimentaires, ce qui augmentera la transparence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le renforcement et la moralisation des structures étatiques de contrôle et de justice</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le renforcement de véritables associations de consommateurs dont l’objectif est d’accroître les mécanismes concurrentiels, pousser à l’amélioration de la qualité en élevant le niveau d’information des consommateurs, de protéger les bons industriels contre les mauvais.</p>
<p style="text-align: justify;">La réorganisation du système de contrôle de la qualité devant mettre un terme à la multiplicité des intervenants et aux multiples inconvénients que celle-ci entraîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci étant, L’organisation réglementaire de certaines activités dans les IA doit pouvoir être guidée par une vision d’ensemble et non pour satisfaire certains intérêts économiques. Les nouveaux textes concernant l’organisation de certaines filières ( lait, céréales ), visent à brider le plus possible le dynamisme de l’informel. La filière informelle n’est vue que comme un ensemble d’activités parasites et responsables des faibles performances du sous secteur industriel. La vision étatique ignore le rôle important de l’informel dans un contexte où le secteur moderne n’est pas capable de pourvoir aux besoins nationaux. Il y a donc en matière institutionnelle un équilibre à rechercher, pour chaque filière entre compétitivité du secteur moderne et transition du secteur informel (régulateur des tensions grâce à ses relations avec la petite agriculture familiale, à ses marchés interstitiels et à sa capacité d’emploi)</p>
<p style="text-align: justify;">7- Le développement de la consommation intérieure : cela peut être obtenu à travers une série de mesures parmi lesquelles on peut citer : une politique de redistribution des richesses, la réduction de la fiscalité qui pèse sur les produits alimentaires, des sanctions réelles et énergiques contre la fraude et la promotion de la concurrence.</p>
<p style="text-align: justify;">8- L’encouragement des investissements visant la mise en place ou le développement d’industries de biens intermédiaires ou constituant des supports au développement de l’industrie alimentaire nationale : industries de l’emballage, de certains équipements, des additifs et arômes etc&#8230;Une telle démarche permettra non seulement de créer de nouvelles chaînes de valeur, mais aussi de favoriser la domestication de la valeur ajoutée, d’améliorer l’intégration intersectorielle au sein de l’économie nationale et par là même le « maillage sectionnel » ou la configuration sectionnelle du système productif industriel national.</p>
<p style="text-align: justify;">9- La mise en place d’un véritable système d’information sur les marchés, les concurrents, les réglementations, les consommateurs, les technologies et l’innovation, les opportunités d’investissement, l’évolution des structures et sur tout aspect lié ou servant le développement des filières. Ce système d’information doit permettre d’analyser la chaîne de valeur au niveau de toutes les filières afin de mieux déterminer où on peut ajouter de la valeur au niveau des composants nationaux de la chaîne de valeur dans son ensemble. Dans le cas des filières exportatrices, l’analyse de la chaîne de valeur est un outil important pour augmenter les gains d’exportation. Des organismes comme l’Etablissement Autonome de Coordination et de Contrôle des Exportations (EACCE) , le Centre Marocain de Promotion des Exportations (CMPE ) et l’Agence Nationale pour la Promotion de la PME doivent jouer un rôle de premier ordre à ce niveau. Au niveau du Ministère du Commerce et de l’Industrie, les structures de production de l’information doivent être étoffées et mieux structurées pour servir dans de bonnes conditions le développement du secteur des IA. Sur ce plan, il est anormal à titre d’exemple que l’entité chargée de l’agro-alimentaire (la Division des IAA) soit dotée de cinq cadres seulement alors que le secteur comprend 16 sous- branches différentes, concerne un tissu productif de plus de 1700 entreprises et représente un tiers de la valeur ajoutée industrielle et plus de 21% des exportations et de l’emploi de toute l’industrie de transformation. Au sujet de l’enquête industrielle que réalise chaque année ce Ministère, il est possible d’introduire plusieurs améliorations pour en faire un bon outil de connaissance et de suivi de l’évolution des structures ainsi qu’un véritable instrument de planification. Sur ce registre, on peut proposer que l’enquête aborde des questions aussi importantes que les immobilisations des entreprises, les différents modes de financement de ces dernières, leurs participations financières dans d’autres entreprises, les actions de formation au profit du collectif de travail dans les entreprises, la répartition des salaires selon les catégories socio-professionnelles, les engagements des entreprises dans des activités de recherche et développement, les modes d’approvisionnement des entreprises en matières premières agricoles ( auto-approvisionnement, contrats, achats directs avec ou sans intermédiaires ). Pour améliorer la fiabilité et la cohérence des données, une formation rigoureuse des enquêteurs s’impose, ce qui conduit à la question de la qualification des ressources humaines notamment au niveau des délégations régionales du Ministère du Commerce et de l’Industrie. Il est également nécessaire de concevoir un dispositif de coordination entre ce dernier et le Ministère de l’Agriculture pour que les efforts des deux départements s’inscrivent dans une vision commune, celle devant avoir comme objectif le développement du système productif agro-alimentaire national.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, nous estimons qu’il est grand temps de mettre en place une centrale des bilans qui permettra aux chercheurs d’approfondir leurs analyses de l’évolution des structures industrielles et à l’Etat de disposer d’un outil d’une très grande utilité en matière de politique et et de planification industrielle.</p>
<p style="text-align: justify;">10- Une gestion appropriée des implications de l’ouverture externe : suite aux engagements du Maroc dans le cadre de l’OMC et des accords d’association avec l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique, l’économie nationale est de plus en plus exposée à la concurrence externe. Certes, l’ouverture pourrait jouer un rôle non négligeable en faveur de la régression du système de rente que la protection avait alimenté durant une longue période, mais lorsqu’elle n’est pas bien gérée et maîtrisée, elle peut être à l’origine de la destruction de pans entiers du tissu productif national et en particulier son segment relatif à la production alimentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans une véritable mise à niveau et la création de conditions et de mécanismes permettant d’enclencher une dynamique de progrès en faveur du système productif national, on ne peut lui demander, étant donné sa fragilité, de résister face à la puissance des géants de l’alimentaire. Les pouvoirs publics doivent mettre en oeuvre une politique intégrée visant l’accompagnement des entreprises à travers la mobilisation d’un ensemble d’instruments (fiscalité, formation, information, développement de l’infrastructure, coût de l’énergie etc.. ) qui permettront à celles-ci de mieux maîtriser leur environnement et d’améliorer leur compétitivité. Il faut peut être rappeler qu’au niveau des pays qui prétendent être les plus libéraux, et particulièrement ceux là même qui exigent du Maroc une accélération de l’ouverture des frontières, l’Etat n’a jamais perdu de vue la nécessité de la sauvegarde, par tous les moyens, des patrimoines nationaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>wladbladi.com</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photo : groupe-prospica.com</strong></p>
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