Le Maroc mise fort sur les énergies renouvelables
novembre 9, 2009
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L’engagement du Royaume pour la diversification de ses sources d’énergie se focalise sur les centrales solaires, ajoute « El Mundo », soulignant que l’expérience marocaine dans ce domaine « peut être essentielle pour d’autres pays en voie de développement, notamment pour ses pays voisins de l’Afrique du Nord ».
Dans un article intitulé « Soleil africain pour allumer les lumières européennes », le quotidien espagnol relève que lorsque la région nord africaine réussira à accroître sa production d’énergie solaire, elle pourra même assurer l’approvisionnement énergétique du continent européen.
« El Mundo » évoque, à ce propos, le projet marocain de l’énergie solaire présenté récemment à Ouarzazate et qui vise la mise en place, à l’horizon 2020, d’une capacité de production électrique de 2.000 MW sur cinq sites situés à Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah, sur une superficie totale de 10.000 ha.
Avec la construction de ces cinq centrales solaires, le Royaume « veut faire des rayons solaires l’acteur principal de son programme en matière d’énergies renouvelables », relève le journal.
Ce projet permettra au Royaume de réduire jusqu’à 38 pc sa dépendance énergétique en 2010 et d’économiser 340 millions d’euros par an sur la facture pétrolière, tout en ambitionnant de transformer les énergies renouvelables en sa deuxième source de production électrique, poursuit « El Mundo ».
« El Mundo » relève, dans le même contexte, l’intérêt montré par les entreprises espagnoles pour les initiatives lancées par le Maroc dans le domaine de l’énergie solaire, comme en témoigne la participation de 40 d’entre elles à une rencontre hispano-marocaine sur les énergies renouvelables organisée récemment au Royaume.
MAP
Conférence de Copenhague sur le changement climatique : le Maroc pour « un accord global, juste et efficace »
novembre 9, 2009
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« Il est nécessaire que la Conférence de Copenhague aboutisse à un accord global, juste et efficace, avec des engagements chiffrés et vérifiables en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre qui soient à la hauteur des défis que présentent les changements climatiques », a affirmé M. Loulichki devant la 2ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU.
Il a ajouté qu’un « tel accord doit également prévoir des engagements clairs et précis en faveur des pays en développement, notamment les plus vulnérables, tant en matière de mobilisation de ressources financières extérieures stables et prévisibles, que de transfert de technologies ou encore de renforcement des capacités de manière à les aider à affronter efficacement les défis que leur posent les changements climatiques, que ce soit en matière d’adaptation que d’atténuation ».
« Etant donné également les faibles capacités du Continent africain, il est urgent, a-t-il poursuivi, que l’arrangement issu de Copenhague prévoie des mesures adéquates en sa faveur, afin de permettre aux pays du Continent de répondre aussi bien aux exigences d’adaptation aux changements climatiques qu’aux impératifs de leur développement économique et social ».
Concernant le Maroc, dont l’agriculture représente une part importante de son PIB, la diminution des précipitations et des récurrences plus longues des périodes de sécheresse affectent, a-t-il dit, le rythme de sa croissance économique.
Cette diminution, a indiqué M. Loulichki, a été confirmée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dans son 4ème rapport, dont les principales conclusions est que la région méditerranéenne figure parmi celles qui connaîtront des diminutions drastiques au niveau des précipitations.
A cet égard, l’ambassadeur a rappelé la politique des barrages développée par le Royaume depuis 1967, politique, a-t-il affirmé, qui a permis au pays de mobiliser et de rationaliser ses ressources en eau.
Il a, en outre, fait savoir qu’en dépit de sa contribution, très peu significative, aux émissions de gaz à effet de serre, le Maroc a entrepris, depuis l’adoption de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Climatiques, des mesures pour mettre en place un système juridique et institutionnel adéquat afin de maîtriser davantage ses émissions.
De même et conformément aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il rappelé, « le gouvernement marocain a placé les questions environnementales au cœur des programmes de développement du Maroc, en veillant à la maîtrise de ses ressources naturelles, à l’économie de leur utilisation et à leur valorisation optimale et à la préservation de leur qualité ».
En ce sens, a-t-il souligné, « le Maroc est en train de mettre en place également une Charte nationale globale de l’environnement qui verra le jour avant la fin de cette année, et qui a pour objectif de sauvegarder les ressources naturelles, les espaces et les réserves du pays, et qui veillera aussi au suivi de la situation écologique nationale afin de corriger les dysfonctionnements pouvant être constatés dans ce domaine ».
Le diplomate a également rappelé le lancement par SM le Roi Mohammed VI, dans le cadre de la promotion des sources d’énergies renouvelables, du projet marocain de l’énergie solaire, qui a pour objectif de produire 14 pc de la puissance électrique du Royaume à l’horizon de 2020.
« Toutes ces mesures prises, suivant les Hautes orientations de SM le Roi, illustrent la volonté du Maroc à intégrer, par anticipation, les objectifs de la Conférence de Copenhague dont nous attendons, a-t-il conclu, un accord global et juste pouvant renverser les tendances alarmantes des changements climatiques ».
MAP
Les perspectives de l’énergie éolienne
novembre 6, 2009
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Le nouvel Institut Fraunhofer de recherche sur l’énergie éolienne (IWES, ) a publié dans sa newsletter d’octobre les actualités concernant l’initiative de recherche RAVE . RAVE met en réseau les activités scientifiques des exploitants d’Alpha Ventus et d’un grand nombre d’instituts de recherche dans le but d’acquérir une large base d’expériences et de connaissances pour le futur parc éolien offshore allemand.
- Alpha Ventus est le premier parc éolien offshore allemand relié au réseau. C’est à la fois un projet de démonstration et de recherche. Les installations éoliennes d’une puissance nominale de 5 MW se dressent à 45 km au nord de l’île de Borkum dans la Mer du Nord. Les 12 éoliennes du parc, dont les premières sont déjà reliées au réseau, devraient être en régime permanent d’ici la fin de l’année.
- La recherche menée sur le site d’Alpha Ventus se concentre sur la réduction des coûts, l’augmentation du rendement et l’accroissement de la disponibilité des installations éoliennes, les technologies de développement de l’énergie éolienne offshore, la recherche d’accompagnement écologique et l’optimisation technologique des installations au regard des effets écologiques.
- Les perspectives de l’énergie éolienne offshore se heurtent à des défis de taille. « Nous devons faire face aux principaux défis de l’énergie éolienne offshore et trouver des solutions abordables », constate le Prof. Jürgen Schmidt, membre du Conseil scientifique du Gouvernement fédéral sur les changements climatiques globaux (WBGU) à propos des stratégies de transformation des systèmes énergétiques. « Seules l’énergie éolienne et les bioénergies peuvent apporter dans les prochaines décennies une contribution de taille à l’approvisionnement énergétique et ainsi endiguer l’augmentation dramatique de la concentration en CO2 dans l’atmosphère. » Le rendement électrique des éoliennes en mer est particulièrement prometteur, étant données les surfaces réduites exigées par l’énergie éolienne en comparaison avec les autres énergies renouvelables et la force supplémentaire du vent en pleine mer. Les exigences organisationnelles et technologiques sont cependant bien plus élevées que sur la terre : grand éloignement des côtes, profondeurs marines allant jusqu’à 40m, climat maritime rigoureux avec un air humide et salé, fortes variations de température, grosses tempêtes et mauvais temps avec une très grande puissance de vagues et des vitesses de vent élevées.
- La stratégie allemande d’utilisation de l’énergie éolienne en mer se focalise sur la recherche, le développement et les tests. « Quand on rassemble un esprit scientifique riche en idées, un savoir-faire d’ingénieur solide, un engagement sociétal et entrepreneurial ainsi que les orientations politiques adéquates, cela peut mener à de grandes réussites. Le développement de la branche éolienne en Allemagne est exemplaire dans ce sens : l’Allemagne est à la pointe au niveau technologique. Plus de 90.000 emplois ont été créés ces dernières années. Cette histoire à succès doit se poursuivre avec l’aventure offshore », selon Joachim Nick-Leptin, chef du bureau de la R&D au Ministère fédéral de l’environnement (BMU). Jusqu’à 25 GW de puissance offshore devraient être installés d’ici 2030. A travers l’initiative de recherche RAVE pour Alpha ventus, le BMU soutient la production d’énergie éolienne en mer et met à disposition du projet une somme totale de 50 millions d’euros pour les 5 prochaines années.
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Le Sapin dans les forêts slovènes
novembre 6, 2009
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Le pourcentage de sapin dans les forêts slovènes est passé entre le milieu des années 40 du siècle dernier et aujourd’hui de 20 à 8% à peine. Parce la conservation de la population de sapin joue un rôle important dans la protection de l’environnement, dans l’économie et dans l’atténuation des conséquences liées aux changements climatiques, la façon dont la Slovénie fera face au problème dans le futur est extrêmement importante.
La gestion de la préservation du sapin a été le sujet de la conférence internationale organisée récemment par le Département de foresterie et des ressources renouvelables de la forêt (Faculté de Biotechnique de Ljubljana ) et l’ONF slovène dans le cadre de leurs traditionnelles journées d’études annuelles. Cette année, il a été question du sapin commun, qui constitue l’une des espèces les plus importantes de Slovénie du point de vue écologique et économique, mais qui, pour diverses raisons, a connu en Slovénie comme ailleurs en Europe une nette régression de sa population.
Selon les propos du Dr. Jurij Diaci, les raisons à l’origine de cette régression dans les forêts slovènes sont complexes et diverses. Divers facteurs, pour certains encore inexpliqués aujourd’hui, concourent à cet état de fait. Parmi les facteurs naturels, on peut assurément mentionner les changements climatiques et le remplacement des espèces d’arbres par d’autres. Parmi les raisons anthropogènes, citons la pollution de l’atmosphère, la culture inadaptée des espèces d’arbres dans les forêts, la grande densité des animaux herbivores qui rongent les jeunes pousses. Un des principaux problèmes est le renouvellement artificiel difficile du peuplement des sapins, car ces derniers sont en effet tout particulièrement sensibles aux attaques des herbivores. La concentration du gibier herbivore est dans certains secteurs si élevée, qu’un renouvellement naturel du peuplement de sapin est pour ainsi dire rendu impossible. C’est pourquoi la solution à ce problème passe par une collaboration étroite avec les chasseurs. Le sapin a connu sa régression la plus massive entre les années 70 et 80 du siècle dernier. L’état de l’atmosphère était vraisemblablement la plus mauvaise à cette époque en Slovénie. La construction de stations d’épuration dans les centrales thermoélectriques et le passage à d’autre moyens de combustion ont par la suite contribué à une nette amélioration de la situation.
Arrêter la régression du sapin est un des grands objectifs des experts en foresterie, qui souhaitent par ailleurs préserver le pourcentage actuel de sapins dans les forèts, voire même atteindre les 10%. Part que la population de sapin occuperait naturellement dans les forêts slovènes selon leurs calculs. Pour y parvenir, l’approche doit être interdisciplinaire selon Diaci, et ce en dépit des divergences d’opinion des professionnels concernés (ingénieurs forestiers, écologistes, chasseurs, etc.) concernant la gestion future des écosystèmes. Quoiqu’il en soit, l’ONF et les propriétaires de forêts devront accélérer la plantation des sapins, et les chasseurs diminuer la concentration de gibier dans certains peuplements, afin de permettre le renouvellement naturel des populations de sapins. Le consommateur quant à lui devra faire la différence entre le bois de sapin et le bois d’épicéa. Le bois de sapin est en effet meilleur dans certaines de ses utilisations notamment la construction des maisons et de l’immobilier. Et à l’instar de leurs voisins Autrichiens, il serait temps que les Slovènes l’apprécient à sa juste valeur.
Le sapin constitue, avec le hêtre essentiellement, la structure de base des peuplements d’arbres dans bien des forêts de Slovénie. Sa préservation est à ce titre primordiale. Des recherches génétiques ont également montré que la Slovénie était l’une des régions d’Europe présentant la plus grande variabilité génétique de cette espèce, comme l’explique le doc. dr. Robert Brus : la raison en incombe à la migration de cet arbre des Balkans vers la Péninsule apennine; le développement des populations locales a sûrement contribué à cette grande variabilité. Elle prendra toute sa mesure dans le futur seulement, lorsque les populations naturelles devront faire preuve d’une grande capacité d’adaptation face aux changements climatiques. « Une des principales missions à venir sera de préserver la grande variabilité du sapin », souligne Brus.
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Quand le désert du Burren était une forêt
novembre 3, 2009
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Les spores fossiles de champignons trouvées dans la tourbe du Burren permettent d’expliquer comment l’activité humaine a transformé cette région au cours d’une histoire particulièrement complexe.
Aujourd’hui le paysage du Burren, au nord du comté de Clare dans l’ouest de l’Irlande, est austère, avec des calcaires nus karstifiés par des canaux où poussent des espèces arctiques et alpines telles que la dryade, le raisin d’ours, l’empetrum, et la gentiana. Ce paysage accidenté a été, auparavant, couvert de pins et de noisetiers avant d’être déboisé par l’activité agricole humaine pour former des pâturages, au cours des dernières 3.500 années. Cette information est le résultat des travaux d’une équipe de recherche de Galway à l’ouest de l’Irlande, qui a étudié des spores de champignons se développant sur les excréments des vaches et des moutons.
La présence de spores et de pollen d’arbres dans les échantillons de tourbes prélevés en divers points du nord du comté de Clare, a aidé à expliquer l’état actuel de ce paysage. L’équipe de recherche de Galway a étudié les spores de champignons coprophiles. Ces spores recouvertes de plus d’un demi-mètre de tourbe apportent une preuve certaine que des bovins et des ovins paissaient dans cette zone. Elles constituent un marqueur sûr des pâturages, parce que ces champignons ne poussent que sur les excréments, mais aussi parce que leurs spores restent proches du sol et ne sont pas disséminées au loin. Le pollen, également emprisonné dans la tourbe, a permis d’identifier les plantes recouvrant le sol et a confirmé l’activité agricole. Les données recueillies s’étendent sur 3.500 années, la tourbe étant un excellent indicateur de temps grâce à la datation par le carbone 14. Les chercheurs ont donc pu étudier l’activité agricole du Burren depuis le milieu de l’âge de bronze.
L’hypothèse qui a pendant longtemps prévalu est que le terrain avait été dépouillé par les glaciers, laissant ensuite des plantes arctiques et alpines s’acclimater. Mais les enregistrements fossiles montrent que ce sont des pins et des noisetiers qui ont recouvert la région après la disparition des glaciers, il y a 12.000 ans, créant un environnement dans lequel les plantes alpines ont pu survivre comme en Scandinavie. Les forêts de pins ont persisté jusqu’il y a 2.500 ans, quand l’activité agricole a provoqué la déforestation. La région n’a donc pas seulement été affectée par un changement climatique, mais également par l’impact humain.
La datation par le carbone 14 de charbon de bois, retrouvé dans les fissures du calcaire, suggère que l’agriculture du Néolithique et de l’Age de Bronze a déclenché le processus d’érosion des sols qui s’est poursuivi jusqu’au 14ème siècle.
Le dragon de Komodo serait apparu en Australie
novembre 3, 2009
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Le dragon de Komodo, Varanus komodoensis Ouwens 1912, est le plus grand des lézards modernes, avec une taille comprise entre 2 et 3 m et un poids pouvant atteindre 70 kg. Son habitat est extrêmement réduit ; on le rencontre en effet seulement dans les îles indonésiennes de Florès, Rinca et Komodo.
Deux théories s’opposent pour expliquer sa grande taille: V. komodoensis est considéré soit comme un exemple classique de gigantisme insulaire (autapomorphie) ou de gigantisme phylogénique (synapomorphie). Dans le premier cas, un ancêtre plus petit aurait acquis une grande taille après son arrivée sur les îles dépourvues de prédateurs. Selon la seconde hypothèse, V. komodoensis appartiendrait à un clade de varanidés australo-papouasiens de grande taille dont la distribution était autrefois beaucoup plus vaste. Ce clade contient aussi les deux espèces modernes V. salvadorii et V. varius et l’espèce géante éteinte Megalania prisca (ou Varanus prisca).
Des paléontologues australiens du Musée du Queensland et de l’université de Wollongong, indonésiens et philippins ont réalisé une reconstitution paléogéographique et géochronologique des varanidés géants au cours du néogène à partir de fossiles provenant de sites situés en Inde, Australie et des îles de Java, Florès et Timor. L’étude suggère que les varanidés géants ont évolué indépendamment sur les continents asiatique et australiens pendant le pliocène, en même temps que les grands mammifères carnivores. Seuls les varanidés géants australo-indonésiens auraient survécu après le pléistocène inférieur.
Le dragon de Komodo serait apparu sur le continent australien au cours du pliocène inférieur (>3,8 Ma) et sa population se serait ensuite dispersée vers l’ouest jusqu’aux îles de Florès et de Java (900 ka et 800-700 ka, respectivement). Sur l’île de Florès, sa taille est restée stable pendant les dernières 900.000 années qui ont été marquées par l’arrivée des premiers hominidés (vers 880 ka) et des humains modernes (10 ka). La découverte de fossiles datant du pléistocène moyen indique que V. komodoensis existait encore en Australie à cette époque et coexistait donc avec V. prisca qui se serait éteint à la fin du pléistocène. Les dragons de Komodo indonésiens actuels seraient donc les survivants d’une espèce australienne maintenant éteinte sur le continent australien.
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Lancement d’une opération de reboisement de 13 hectares d’arganier à Essaouira
novembre 1, 2009
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Essaouira, 01/11/09 – Une opération de plantation de 4.300 plants d’arganier sur une superficie de 13 hectares a été donnée dimanche sur le site de Tamsirt dans la commune rurale de Meskala (province d’Essaouira) dans le cadre de la régénération de l’arganeraie.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, M. Abdeladim Lhafi, du gouverneur de la province, M. Nabil El Kharroubi, et du directeur des Laboratoires Galénic du groupe français Pierre Fabre, partenaire du projet.
Initiée par la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier, cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie du Haut commissariat visant le reboisement en arganier de 20.000 ha en collaboration avec les services gouvernementaux concernés et la société civile.
Dans une déclaration à la MAP, M. Lhafi a souligné que le haut commissariat mettra à la disposition des bénéficiaires tous les moyens et l’expérience nécessaires à l’aboutissement de cette opération, indiquant que ce reboisement précoce vise à tirer profit des pluies d’automne et d’hiver.
Après avoir salué le partenariat « exemplaire » pour la concrétisation de ce projet lancé il y a deux années, M. Gilles Dore, directeur du laboratoire français a souligné, de son côté, l’importance de l’organisation de journées scientifiques sur l’arganier au Maroc et en France où les experts partagent leurs expériences et essayent de percer le secret de l’arganier et de chercher ce qu’il faut valoriser dans le produit.
Pour sa part, Mme Katim Alaoui, directrice générale de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier, s’est félicitée de cette synergie qui a mis en commun tous ces efforts, soulignant l’apport du groupe français au financement de cette action à travers l’opération « un euro pour arganier ».
Par ailleurs, Mme Alaoui a vanté l’impact de tels projets sur l’amélioration des conditions de vie de la population locale, notamment pour la création d’activités génératrices de revenus et la mise en place de structures au profit de la population ou encore d’aides à l’équipement.
Chaque année, 600 ha d’arganier disparaissent sous l’effet de déforestation dans la province. « Notre défi est de lutter contre ce fléau par le reboisement et par le programme d’énergie solaire avec des cuiseurs solaires qui permettront d’économiser 5 à 10 kg de bois », a encore souligné Mme Alaoui.
L’opération « Energie solaire en arganeraie » de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier avait été primée par le ministère français de l’Environnement lors de l’édition 2008 des Prix entreprises et environnement et ce, dans la catégorie « Coopération internationale pour le développement durable », rappelle-t-on.
L’opération est axée sur le montage et la mise au point de cuiseurs solaires par les élèves de l’Ecole Sidi Bouzekri de Smimou (province d’Essaouira) et l’installation d’une cantine solaire opérationnelle à l’école, composée de 30 cuiseurs.
Chaque élève construit son cuiseur solaire pour le remettre à sa famille, sachant que chaque cuiseur solaire va permettre de sauvegarder 5 à 10 kg de bois.
Créée en mai 2004 et présidée par M. André Azoulay, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier a pour objectifs la protection juridique de l’exploitation des forêts d’arganiers, le développement et la protection des équilibres naturels, l’amélioration du niveau de vie des populations des arganeraies et l’assurance de la qualité des produits et produits dérivés de l’arganier.
MAP
Découverte d’une espèce de ver marin qui semblait disparue
novembre 1, 2009
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Une espèce de ver marin que l’on pensait éteinte depuis un siècle a été (re)découverte dans le Parc National des Iles Atlantiques, parc national maritime et terrestre qui se trouve en Galice au nord- ouest de l’Espagne. Il s’agit d’un némerté [1] ver marin possédant une trompe lui permettant de saisir ses proies appelé Lineus acutifrons. Les dernières données sur cette espèce de ver marin datent de 1913 lorsqu’il fût découvert sur une plage irlandaise. Depuis cette date, il n’a jamais été capturé et le doute persistait sur la validité scientifique de la description faite; les scientifiques restant sur la thèse de son extinction.
Le projet sur la faune mené dans le Parc National des Iles Atlantiques a permis de collecter 21 exemplaires de cette espèce farouche. Bien qu’il fasse partie d’une espèce rare, il est facilement reconnaissable par sa taille et sa couleur car il peut atteindre 25 centimètres de long et arbore une couleur rouge brillante. Son nom provient de la forme de sa tête pointue en forme de lance avec laquelle il s’enfonce en grattant le sable des plages. Cette vie souterraine est la raison pour laquelle il est aveugle et se sert de récepteurs chimiques afin de localiser et capturer ses proies.Les études sur cette curieuse espèce réserve encore des surprises aux scientifiques car elle ne serait pas à classer dans la catégorie des Lineus mais dans un nouveau groupe de classification biologique autrement dit un nouveau « taxon » [2].
Enfin, ces travaux réalisés dans le Parc National des Iles Atlantiques ont permis d’identifier 25 espèces de nemertés, à savoir plus de la moitié de tous ceux répertoriés dans la péninsule Ibérique. Les némertés sont répertoriés en Espagne depuis la fin du XIXème siècle et sont les premiers à posséder un tube digestif complet.
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[1] Les némertés ou némertiens (Nemertea, parfois Nemertina) sont des vers qui possèdent une longue trompe dévaginable, le proboscis, pouvant se replier dans une gaine située dorsalement au tube digestif ou faire saillie instantanément quand l’animal veut saisir une proie. Ces carnassiers souvent très colorés ont une taille qui varie de quelques mm à plusieurs mètres. Presque tous sont marins, ils vivent enfouis dans le sable ou cachés dans les fentes des rochers ; quelques formes sont pélagiques, on trouve aussi des némertiens dans les eaux douces et la terre humide.
[2] La taxinomie est la science qui a pour objet de décrire les organismes vivants et de les regrouper en entités appelées « taxons » afin de pouvoir les identifier puis les nommer et enfin les classer.
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SOS monde sauvage!!!
octobre 30, 2009
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Si aucune mesure n’est prise rapidement, de nombreuses espèces animales et végétales vont encore disparaître. Scientifiques, experts, personnalités tirent la sonnette d’alarme.
Sommes-nous au bord d’une extinction massive ? Pour le spécialiste le plus alarmiste de la communauté scientifique, Edward Wilson, professeur à l’université d’Harvard aux Etats-Unis, la Terre perdrait chaque année 0,25 % de sa biodiversité, soit entre 10 000 et 40 000 espèces par an. De deux à quatre par heure. Des chiffres terrifiants. Sommes-nous entrés dans la sixième extinction, comme l’assurent de nombreux experts ? La sixième grande crise de la vie sur Terre, plus terrible encore que celle qui provoqua, il y a 65 millions d’années, la fin des dinosaures ? Pour la plupart des scientifiques, le taux d’extinction des espèces serait aujourd’hui 10 000 fois supérieur à ce qu’il était avant l’apparition de l’homme. Et ce n’est qu’un début.
L’union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a déjà recensé 820 disparitions d’espèces sauvages depuis cinq cents ans. Sans compter celles dont nous ignorons encore l’existence, tant notre connaissance du monde animal demeure fragmentaire. Tant sont nombreuses les disparitions silencieuses, d’oiseaux, de petits mammifères, d’insectes, de végétaux et de micro-organismes, morts en même temps que la destruction de leur environnement.
«Ces chiffres doivent être interprétés, explique, Jean-Philippe Siblet, directeur adjoint du service du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle. En effet, comment concilier le catastrophisme et l’inquiétude des scientifiques et ces 820 espèces perdues à jamais, un chiffre à peine supérieur au taux normal d’extinction des espèces? En fait, si nous possédons bien le monde des mammifères et des oiseaux, nous ne connaissons que très approximativement l’univers des insectes et des micro-organismes, qui constituent l’essentiel de la biodiversité terrestre aujourd’hui menacée.» Un constat qui conduit plusieurs chercheurs à estimer le nombre d’espèces vivantes sur notre planète entre 10 et 80 millions, contre quelque 1,5 million actuellement répertoriées.
En plus des animaux clairement menacés, une biodiversité totalement inconnue est aussi en train de disparaître à grande vitesse à mesure que les grandes forêts tropicales s’étiolent, victimes de la surexploitation, des incendies, des déplacements de populations et des cultures d’essences uniques, comme l’eucalyptus ou le palmier producteur d’huile… Fragiles, uniques, ces forêts couvrent environ 6 % des terres émergées et abritent plus des deux tiers du monde animal connu et inconnu. Au Brésil, en Indonésie, au Cameroun, à Bornéo, à Sumatra, à Madagascar ou aux Célèbes, le compte à rebours a commencé. Et tout se joue désormais en années. Après, il sera trop tard, car comment sauver une espèce dont l’écosystème est détruit à jamais ? La loi naturelle est implacable : quand 90 % d’un habitat disparaît, 50 % des espèces associées meurent.
La liste rouge de l’UICN, qui recense 16 928 espèces animales et végétales en danger en 2008, contre 10 533 en 1996, estime actuellement que 12 % des oiseaux, 23 % des mammifères, 32 % des amphibiens, 42 % des tortues et 25 % des espèces de conifères sont en danger d’extinction. A ce rythme et à titre d’exemple, plus de 90 % de la Grande Barrière de corail devrait avoir disparu en 2050, les manchots Adélie peuplant l’Antarctique verront sans doute leur nombre baisser de 70 % et les ours polaires auront disparu de leur milieu naturel d’ici à la fin du siècle. Et la liste est loin d’être exhaustive.
Les activités humaines en accusation
D’après l’Académie des sciences américaines, ce processus de disparition aurait débuté il y a environ quatre-vingt mille ans, lorsque l’homme a commencé à coloniser l’ensemble de la planète. Malgré la faible population humaine et son morcellement, certaines espèces animales ont été rapidement surexploitées, notamment dans les espaces insulaires. Puis, avec le développement de l’élevage et de l’agriculture, il y a dix mille ans, les choses se sont accélérées pour atteindre un pic avec la révolution industrielle au début du XVIIIe et au XIXe siècle en Europe.
Aujourd’hui, le processus est le même. Seule l’échelle a changé avec le progrès technologique, l’exploitation massive des ressources naturelles et l’augmentation exponentielle de la population humaine, passée de 2,5 milliards dans les années 50 à 6,7 milliards en 2008, et peut-être à 9,5 milliards en 2050. Désormais, aucune niche écologique n’est à l’abri de l’homme, qui a transformé le paysage en fonction de ses besoins. Presque partout, les prairies tempérées sont devenues des champs cultivés, les forêts des espaces cernés par la surexploitation et l’urbanisation, les littoraux ont été réduits à d’étroites bandes côtières polluées, les mangroves, quand elles n’ont pas totalement disparu ou été étouffées par les pesticides, transformées au mieux en zones d’élevage industriel de crustacés… Et la course aux nouvelles énergies fossiles, l’extraction du lithium ou d’autres métaux rares, promet déjà de n’épargner aucun biotope ni sur terre ni en mer. «A cela, précise le World Wildlife Fund (WWF), s’ajoutent la fragmentation et la perte des habitats, particulièrement dans les zones tropicales, le commerce international des animaux menacés d’extinction et l’introduction d’espèces invasives favorisée par la mondia lisation.»
Un autre péril hypothèque aussi l’avenir du monde sauvage : le changement climatique. Pour des espèces aussi diverses que les tigres, les grands cétacés ou les orangs-outans, déjà menacés d’extinction depuis des décennies par la surexploitation et la destruction de leur habitat, le réchauffement global de la planète pourrait être fatal. Le quatrième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), publié en 2007, prévoit des conséquences désastreuses si aucune réduction massive des émissions de gaz à effet de serre ne se produit. En clair, si la température augmente entre 1,5 °C et 2,5 °C d’ici à 2050, de 20 à 30 % des espèces vivantes seront confrontées à un risque majeur d’extinction.
«Les plus menacées sont les espèces vivant dans les zones où le réchauffement est supérieur à la moyenne, comme dans les régions polaires, explique le WWF, celles dépourvues de toute capacité d’adaptation ou dont l’effectif de population est déjà trop faible pour leur permettre de s’adapter à l’évolution rapide de leur environnement. Sans l’adoption de mesures substantielles à court terme, il y a fort à parier que la conjugaison des effets du réchauffement climatique et des menaces préexistantes ne poussent un grand nombre d’animaux au bord de l’abîme.»
Une pression renforcée sur la biodiversité
L’impact de ce phénomène n’a pas encore été totalement évalué. Mais si le climat se modifie, et avec lui la biologie de nombreux animaux, certains dispositifs actuellement en place pour assurer leur protection risquent d’être remis en cause. Ainsi, l’élévation des températures pourrait conduire au déplacement d’espèces en dehors des zones où elles étaient initialement en sécurité. La création de vastes «aires protégées» risque ainsi d’être partiellement abondonnée car la taille des réserves doit d’abord être adaptée au fonctionnement des écosystèmes. Il ne suffira plus de clôturer des espaces définis par l’intérêt des hommes pour sauver les espèces. Or l’élévation du niveau des mers et les nouveaux besoins des hommes en termes d’espaces renforceront la pression sur la biodiversité et les rivalités pour le contrôle des territoires.
L’enjeu est considérable et sa portée dépasse la seule question de la protection du monde sauvage. Il interroge aussi l’identité humaine. Sans aller aussi loin qu’Edward Wilson, qui se demande si l’homme n’estpas «une anomalie de l’environnement» dont «l’intelligence venue par erreur pourrait être fatale à la biosphère», la situation est suffisamment préoccupante pour poser les vraies questions sur la continuité du développement de notre civilisation. Car en moins de deux siècles, l’homme a réussi à révolutionner jusqu’au principe même d’extinction. Les cinq épisodes connus de disparition massive des espèces ont été produits par des accidents climatiques à long terme ou des catastrophes naturelles. Désormais, c’est l’extension et le développement d’une seule espèce terrestre, la nôtre, qui en porte la responsabilité.
Alors comment créer des réserves naturelles efficaces ? Restaurer les écosystèmes en danger et transformer les comportements des hommes envers la nature ? Quelle place accorder au vivant ? Faut-il limiter la démographie ? La consommation ? La pollution issue des activités humaines ? Comment concilier le monde naturel et l’évolution des modes de vie, les besoins alimentaires, la course à l’énergie et à la croissance économique des pays émergents ? Aujourd’hui, les initiatives sont nombreuses, à l’image de la Convention sur la biodiversité créee en 1992 et signée par 190 pays, qui s’est fixé comme objectif d’enrayer la perte de biodiversité d’ici à 2010. Partout, la prise de conscience semble effective, d’autant que la plupart des Etats ont réalisé, même tardivement, que l’appauvrissement biologique aura un coût économique considérable. Sans biodiversité, plus de nourriture, d’eau, de médicaments, de fibres textiles, de pollinisation…
«Mais si rien n’est fait à temps pour inverser la tendance, lance Jean-Philippe Siblet, nous perdrons une part considérable du patrimoine vivant. La biodiversité est notre assurance-vie. Si elle continue à s’appauvrir, nous risquons peut-être de passer à côté des molécules ou des substances qui pourraient aider l’homme à guérir de nombreuses maladies ou à révolutionner son mode de vie. Ce serait une terrible tragédie.» Tout doit impérativement se jouer dans les cinquante années à venir. Après, il sera trop tard.
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Pour l’environnement, il faut aller plus loin!!!
octobre 30, 2009
Classé sous Environnement
Il y a 20 ans, des gouvernements adoptaient le protocole de Montréal, traité visant à protéger la couche d’ozone contre les émissions de produits chimiques destructeurs. Rares sont ceux qui auraient pu prévoir la portée d’une telle décision.
Le protocole entendait expressément faire disparaître peu à peu des substances comme les chlorofluorocarbones (CFC) – que l’on trouvait dans les réfrigérateurs, les mousses et sprays pour les cheveux, etc. – afin de réparer la fine couche gazeuse qui filtre les ultraviolets, rayons nocifs du soleil. D’ici à 2010, près de 100 substances nuisibles à la couche d’ozone, y compris les CFC, auront été supprimées sur la planète.
Sans les décisions prises il y a 20 ans, les niveaux atmosphériques de ces substances seraient 10 fois supérieurs en 2050 et causeraient 20 millions de cancer de la peau et 130 millions de cataractes oculaires supplémentaires, sans parler des dommages au système immunitaire humain, à la faune et à la flore ainsi qu’à l’agriculture. Ces deux dernières années, on a découvert que le protocole de Montréal avait aussi épargné à l’humanité un degré élevé de changement climatique, puisque les gaz qu’il interdit contribuent également au réchauffement planétaire. En effet, selon une étude de 2007, les bénéfices de l’atténuation climatique du traité sur l’ozone atteignent au total 135 milliards de tonnes de CO2 depuis 1990, ce qui représente un retardement du changement climatique de 7 à 12 ans.
Il n’est donc pas exclu que les leçons tirées du protocole de Montréal aient une portée plus vaste. Les scientifiques estiment maintenant que le changement climatique est dû à 50 % aux gaz et polluants autres que le CO2 , notamment aux composés d’azote et à l’ozone troposphérique formé par la pollution et par le carbone noir. Il faut donc limiter une grande quantité de ces gaz en raison de leur impact environnemental plus vaste sur la santé publique, l’agriculture et les écosystèmes de la planète, y compris les forêts, qui représente plusieurs milliers de milliards de dollars.
Quant au carbone noir
Pensez au carbone noir, composant des émissions de suie des moteurs diesels et de la combustion inefficiente des cuisinières qui utilisent de la biomasse, en lien avec 1,6 à 1,8 million de décès prématurés chaque année en conséquence d’une exposition à l’intérieur de bâtiments et avec 800 000 décès dus à une exposition à l’extérieur. Le carbone noir, qui absorbe la chaleur du soleil, représente également de 10 % à plus de 45 % du réchauffement planétaire ; il est aussi lié à l’accélération des pertes de glaciers en Asie, les dépôts de suie noircissant la glace et la rendant plus vulnérable à la fonte.
Selon une étude, 26 % des émissions de carbone noir proviennent de poêles utilisés pour le chauffage et la cuisine. Des fabricants ont mis au point des poêles qui utilisent les flux d’air passif, une meilleure isolation pour réduire les émissions de carbone noir d’environ 70 %. L’arrivée en masse de ce type de poêles présenterait de multiples avantages pour l’économie verte. La communauté internationale devrait avoir pour grande priorité de sceller un accord sérieux et lourd de sens au sommet des Nations unies sur le climat, qui se tiendra en décembre prochain à Copenhague, en vue de réduire les émissions de CO2 et d’aider les pays vulnérables à s’adapter. Pour que le monde déploie tous les moyens disponibles dans la lutte contre le changement climatique, il importe d’évaluer scientifiquement et de traiter de toute urgence les émissions des substances qui contribuent à ce fléau.
Copyright : Project Syndicate, 2009. (Traduit de l’anglais par Magali Adams)
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