Résistance des plantes à la sécheresse

novembre 6, 2009  
Classé sous Foresterie, Horticulture

cactus

Une équipe de biologistes de Californie, dirigée par des chercheurs du Scripps Research Institute et de l’University of California (UC) de San Diego, viennent d’identifier la structure d’une molécule impliquée dans le résistance des plantes à la sécheresse : il s’agit d’une phytohormone, l’acide abscissique (ABA). Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les principales sécheresses de ces trois dernières années ont, à elles seules, causé plus de 10 milliards de dollars de pertes pour les cultures, en autres dégâts, aux Etats-Unis. Le problème est particulièrement marqué dans les fermes de l’ouest, comme en Californie, région qui connaît actuellement une sécheresse sévère depuis trois ans. L’agriculture est en effet le secteur le plus grand consommateur d’eau au monde, avec une utilisation de près de 90 pour cent de l’eau disponible dans certaines des zones les plus chaudes et arides du globe souvent sujettes à la sécheresse.

Dans ce contexte, des chercheurs ont réussi a obtenir la structure tridimensionnelle de l’acide abscissique qui est celle d’une hormone végétale, liée à sa protéine « cible » appelée PYR1 (Pyrabactin Resistance 1). L’acide abscissique est une molécule clé dans de nombreux processus végétaux, et notamment impliquée dans les stratégies de survie en conditions environnementales défavorables. En effet, en cas de sécheresse, les plantes synthétisent cette hormone qui va déclencher une série de mécanismes de résistance pour leur survie : les graines restent en dormance dans le sol, les feuilles ferment leurs micropores pour éviter toute déperdition d’eau, les plantes ralentissent leur propre croissance et re-programment leur métabolisme en vue d’assurer leur survie.

L’acide abscissique est une hormone connue des biologistes en sciences du végétal depuis le début des années 1960 ; cependant son mécanisme d’action n’était pas complètement élucidé. Les récents travaux de deux groupes de chercheurs indépendants, les équipes d’ Elizabeth Getzoff du Scripps Research Institute et de Julian Schroeder de l’University of California (UC) à San Diego ont permis de mieux comprendre la relation structure-fonction de l’acide abscissique. Ils ont découvert un groupe de gènes, ou cluster, associé à l’hormone. Des mutations simultanées dans quatre des ces gènes mènent à une réponse considérablement affaiblie de l’acide abscissique et réduisent la résistance à la sécheresse. Ils ont ensuite cherché à déterminer la nature exacte de la liaison entre l’acide abscissique et la protéine PYR1. Ces travaux ont pu être initié grâce aux recherches préliminaires de l’équipe de Sean Cutler de l’UC Riverside sur la protéine PYR1.

Tout d’abord, le labo de Getzoff a utilisé une technique de cristallographie aux rayons X. Il s’agit d’une technique délicate qui consiste en la formation d’un cristal de la molécule d’intérêt que l’on va ensuite bombarder de rayons X. On obtient ainsi un modèle de diffraction de ces rayons selon la position des atomes du cristal qui permet de déterminer la structure de la molécule. Pour la présente étude, l’équipe est parvenue à réaliser un cristal de la protéine PYR1 liée à l’acide abscissique et donc à identifier et analyser leur structure.

De son côté, le labo de Schroeder étudiait l’association de ces molécules à l’intérieur de cellules végétales vivantes. Robert Rambo du Lawrence Berkeley National Laboratory a fait des études structurales complémentaires aux rayons-X pour déterminer comment la liaison de l’hormone à la protéine PYR1 provoque le changement de la structure de la protéine en solution.

Ces travaux ont montré que deux copies de la protéine PYR1 s’ajustent parfaitement dans les cellules végétales où elles sont ciblées par l’acide abscissique. Chaque copie de la molécule PYR1 possède un espace interne ouvert comme l’intérieur d’une boîte de conserve, et l’hormone se niche parfaitement dans l’un de ces deux espaces. Ceci induit la fermeture d’une partie de la protéine PYR1 appellée « couvercle ». D’autres changements structuraux interviennent également au niveau d’autres parties de la molécule PYR1 et vont initier des interactions avec d’autres protéines déclenchant ainsi des processus végétaux de résistance à la sécheresse.

Ces découvertes sur le lien entre structure et fonction de l’acide abscissique, ouvrent de nouvelles voies de transfert technologique possibles au secteur agricole. L’une d’entre elle, selon Getzoff, serait de concevoir des produits chimiques mimant l’action de l’acide abscissique. De tels produits chimiques seraient ensuite pulvérisés sur les cultures pour les protéger de la sécheresse. Mais l’hormone seule ne pourrait pas être utilisée, la production à l’échelle industrielle d’acide abscissique serait trop onéreuse et la lumière du soleil pourrait la convertir en une forme inactive. Selon les scientifiques, cela risque de prendre plusieurs années avant que de telles substances soient prêtes à une utilisation commerciale généralisée. La compréhension de la structure du site de liaison de l’acide abscissique pourrait aider à recréer les récepteurs eux-même qui pourraient ainsi être liés et activés par des produits chimiques connus, bon marché et sans danger pour l’environnement. Ces travaux pourraient ainsi permettre aux scientifiques d’aider les agriculteurs grâce à la mise en oeuvre de nouvelles approches pour la protection des cultures contre des périodes sèches prolongées, et à augmenter potentiellement leurs rendements, et à réduire les coûts économiques et humains liés.

Ce travail a été soutenu par les National Institutes of Health, la National Science Foundation, le Department of Energy, et le Skaggs Institute for Chemical Biology.

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Le Sapin dans les forêts slovènes

novembre 6, 2009  
Classé sous Environnement, Foresterie

sapin

Le pourcentage de sapin dans les forêts slovènes est passé entre le milieu des années 40 du siècle dernier et aujourd’hui de 20 à 8% à peine. Parce la conservation de la population de sapin joue un rôle important dans la protection de l’environnement, dans l’économie et dans l’atténuation des conséquences liées aux changements climatiques, la façon dont la Slovénie fera face au problème dans le futur est extrêmement importante.

La gestion de la préservation du sapin a été le sujet de la conférence internationale organisée récemment par le Département de foresterie et des ressources renouvelables de la forêt (Faculté de Biotechnique de Ljubljana ) et l’ONF slovène dans le cadre de leurs traditionnelles journées d’études annuelles. Cette année, il a été question du sapin commun, qui constitue l’une des espèces les plus importantes de Slovénie du point de vue écologique et économique, mais qui, pour diverses raisons, a connu en Slovénie comme ailleurs en Europe une nette régression de sa population.

Selon les propos du Dr. Jurij Diaci, les raisons à l’origine de cette régression dans les forêts slovènes sont complexes et diverses. Divers facteurs, pour certains encore inexpliqués aujourd’hui, concourent à cet état de fait. Parmi les facteurs naturels, on peut assurément mentionner les changements climatiques et le remplacement des espèces d’arbres par d’autres. Parmi les raisons anthropogènes, citons la pollution de l’atmosphère, la culture inadaptée des espèces d’arbres dans les forêts, la grande densité des animaux herbivores qui rongent les jeunes pousses. Un des principaux problèmes est le renouvellement artificiel difficile du peuplement des sapins, car ces derniers sont en effet tout particulièrement sensibles aux attaques des herbivores. La concentration du gibier herbivore est dans certains secteurs si élevée, qu’un renouvellement naturel du peuplement de sapin est pour ainsi dire rendu impossible. C’est pourquoi la solution à ce problème passe par une collaboration étroite avec les chasseurs. Le sapin a connu sa régression la plus massive entre les années 70 et 80 du siècle dernier. L’état de l’atmosphère était vraisemblablement la plus mauvaise à cette époque en Slovénie. La construction de stations d’épuration dans les centrales thermoélectriques et le passage à d’autre moyens de combustion ont par la suite contribué à une nette amélioration de la situation.

Arrêter la régression du sapin est un des grands objectifs des experts en foresterie, qui souhaitent par ailleurs préserver le pourcentage actuel de sapins dans les forèts, voire même atteindre les 10%. Part que la population de sapin occuperait naturellement dans les forêts slovènes selon leurs calculs. Pour y parvenir, l’approche doit être interdisciplinaire selon Diaci, et ce en dépit des divergences d’opinion des professionnels concernés (ingénieurs forestiers, écologistes, chasseurs, etc.) concernant la gestion future des écosystèmes. Quoiqu’il en soit, l’ONF et les propriétaires de forêts devront accélérer la plantation des sapins, et les chasseurs diminuer la concentration de gibier dans certains peuplements, afin de permettre le renouvellement naturel des populations de sapins. Le consommateur quant à lui devra faire la différence entre le bois de sapin et le bois d’épicéa. Le bois de sapin est en effet meilleur dans certaines de ses utilisations notamment la construction des maisons et de l’immobilier. Et à l’instar de leurs voisins Autrichiens, il serait temps que les Slovènes l’apprécient à sa juste valeur.

Le sapin constitue, avec le hêtre essentiellement, la structure de base des peuplements d’arbres dans bien des forêts de Slovénie. Sa préservation est à ce titre primordiale. Des recherches génétiques ont également montré que la Slovénie était l’une des régions d’Europe présentant la plus grande variabilité génétique de cette espèce, comme l’explique le doc. dr. Robert Brus : la raison en incombe à la migration de cet arbre des Balkans vers la Péninsule apennine; le développement des populations locales a sûrement contribué à cette grande variabilité. Elle prendra toute sa mesure dans le futur seulement, lorsque les populations naturelles devront faire preuve d’une grande capacité d’adaptation face aux changements climatiques. « Une des principales missions à venir sera de préserver la grande variabilité du sapin », souligne Brus.

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Lancement d’une opération de reboisement de 13 hectares d’arganier à Essaouira

novembre 1, 2009  
Classé sous Environnement, Foresterie

arganier

Essaouira, 01/11/09 – Une opération de plantation de 4.300 plants d’arganier sur une superficie de 13 hectares a été donnée dimanche sur le site de Tamsirt dans la commune rurale de Meskala (province d’Essaouira) dans le cadre de la régénération de l’arganeraie.

La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, M. Abdeladim Lhafi, du gouverneur de la province, M. Nabil El Kharroubi, et du directeur des Laboratoires Galénic du groupe français Pierre Fabre, partenaire du projet.

Initiée par la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier, cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie du Haut commissariat visant le reboisement en arganier de 20.000 ha en collaboration avec les services gouvernementaux concernés et la société civile.

Dans une déclaration à la MAP, M. Lhafi a souligné que le haut commissariat mettra à la disposition des bénéficiaires tous les moyens et l’expérience nécessaires à l’aboutissement de cette opération, indiquant que ce reboisement précoce vise à tirer profit des pluies d’automne et d’hiver.

Après avoir salué le partenariat « exemplaire » pour la concrétisation de ce projet lancé il y a deux années, M. Gilles Dore, directeur du laboratoire français a souligné, de son côté, l’importance de l’organisation de journées scientifiques sur l’arganier au Maroc et en France où les experts partagent leurs expériences et essayent de percer le secret de l’arganier et de chercher ce qu’il faut valoriser dans le produit.

Pour sa part, Mme Katim Alaoui, directrice générale de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier, s’est félicitée de cette synergie qui a mis en commun tous ces efforts, soulignant l’apport du groupe français au financement de cette action à travers l’opération « un euro pour arganier ».

Par ailleurs, Mme Alaoui a vanté l’impact de tels projets sur l’amélioration des conditions de vie de la population locale, notamment pour la création d’activités génératrices de revenus et la mise en place de structures au profit de la population ou encore d’aides à l’équipement.

Chaque année, 600 ha d’arganier disparaissent sous l’effet de déforestation dans la province. « Notre défi est de lutter contre ce fléau par le reboisement et par le programme d’énergie solaire avec des cuiseurs solaires qui permettront d’économiser 5 à 10 kg de bois », a encore souligné Mme Alaoui.

L’opération « Energie solaire en arganeraie » de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier avait été primée par le ministère français de l’Environnement lors de l’édition 2008 des Prix entreprises et environnement et ce, dans la catégorie « Coopération internationale pour le développement durable », rappelle-t-on.

L’opération est axée sur le montage et la mise au point de cuiseurs solaires par les élèves de l’Ecole Sidi Bouzekri de Smimou (province d’Essaouira) et l’installation d’une cantine solaire opérationnelle à l’école, composée de 30 cuiseurs.

Chaque élève construit son cuiseur solaire pour le remettre à sa famille, sachant que chaque cuiseur solaire va permettre de sauvegarder 5 à 10 kg de bois.

Créée en mai 2004 et présidée par M. André Azoulay, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier a pour objectifs la protection juridique de l’exploitation des forêts d’arganiers, le développement et la protection des équilibres naturels, l’amélioration du niveau de vie des populations des arganeraies et l’assurance de la qualité des produits et produits dérivés de l’arganier.

MAP

L’Arganier à Berkane!

octobre 29, 2009  
Classé sous Environnement, Foresterie

DEVELOPPEMENT DE L’ARGANIER DANS LA PROVINCE DE BERKANE

arganierL’existence dans la Province de Berkane de l’arganier, arbre séculaire aux multiples vertus, constitue un atout d’un grand intérêt scientifique et une grande curiosité touristique. Outre sa fonction écologique du fait de son rôle vital dans la protection de l’environnement et dans la préservation de la biodiversité, l’arganier est un arbre à usages multiples d’un intérêt économique et social capital. Chaque partie de l’arbre est utilisable et représente une source de revenues non négligeable pour les ruraux limitrophes. Dans la perspective de préserver cette richesse naturelle dans la région, une stratégie locale a été mise en place visant à : Informer et sensibiliser l’opinion locale, nationale et internationale. Sauvegarder et protéger ce patrimoine local. Développer et valoriser localement la culture de l’arganier. Ainsi, les premières actions engagées dans le cadre de cette stratégie se résument comme suit : Sensibilisation et information aux niveaux des populations locales et des divers organismes nationaux, sur les spécificités, l’importance et l’intérêt de cette essence rare. Promotion d’échantillons l’huile issus des premiers essais après analyse et conditionnement. Constitution en 2003 d’une coopérative locale pour la gestion et l’exploitation économique afin de valoriser localement les produits de l’arganier. Première production par la coopérative de l’huile d’argan. Engagement du service des Eaux et Forêts dans la protection, la sauvegarde et la densification du patrimoine d’arganier existant. Initiation de projets en vue de réhabiliter, développer et valoriser ce don de nature. Ces projets consistent à faire un diagnostic sur l’état des lieux, d’acquérir la maîtrise des techniques d’élevage des plants et d’assurer leur application sur le terrain. Pour la concrétion de chantier, la contribution active de plusieurs partenaires est recherchée à travers, notamment, l’implication plus prononcée des autorités administratives, des élus représentant les populations locales et du savoir-faire des partenaires économiques, des compétences de la société civile et de la participation des organismes internationaux impliqués dans la protection de l’environnement.

L’arganier un important atout pour la province

L’arganier, arbre spécifiquement marocain, endémique du sud-ouest du pays, classé par l’UNESCO en 1998 « Patrimoine culturel international de l’Humanité’ est aussi présent dans la Province de Berkane. La superficie provinciale hébergeant cette essence, dénommée « llot de Béni Snassen », sis dans la commune rurale de Chouihia, s’étend sur 300 hectares et compte près de 1000 arbres en bon état de végétation. L’existence de cette richesse inestimable, spécificité et écologique remarquable, constitue pour la province de Berkane, en plus d’une curiosité touristique, une opportunité économique indéniable. Vers une exploitation économique de l’arbre mythique

Dans la perspective de préserver le patrimoine de l’arganier dans la région et étendre sa culture pour son exploitation économique, une stratégie de sauvegarde, de densification et de valorisation du périmètre existant, impliquant les populations autochtones, est mise en place pour développer cet arbre légendaire aux multiples vertus. Un effort de sensibilisation est déployé auprès des populations locales pour leurs faire prendre conscience du grand intérêt de ce précieux patrimoine.

COOPERATIVE FEMININE D’EXTRACTION DE L’HUILE D’ARGAN ISSU DE L’ILOT DES BENI SNASSEN

huile-argan-marocProvince Berkane Cercle Aklim Commune Chouihia Douar Mahjouba Dénomination COOPERATIVE « NAJAH MAHJOUBA » Date de création Juillet 2003 Nombre d’Adhérentes 13 Femmes Capital 6.500 Dhs Production Les premières productions de l’huile D’argan ont été réalisées en octobre 2003

VALORISATION DE L’ARGANIER POUR L’EXTRACTION DE L’HUILE D’ARGANE

Intitulé du projet Contexte du projet

Valorisation de l’arganier pour l’extraction de l’huile d’arganier L’arganier se situe sur le territoire de CR de Chouhia sur une superficie de 300 ha. On dénombre 1000 pieds en bon état de végétation.

Justification du projet : Un projet pilote dans la zone qui permettra de valoriser le produit et par conséquent générer des revenus pour la population riveraine de la commune. Production de l’huile d’argane

Objectifs du projet : Production l’huile d’Argane.

Résultats escomptés :

Valoriser la production d’arganier et créer un label de l’huile d’argane de Beni Snassen Commercialisation d’huile d’argane Augmentation des revenues des populations riveraine et intégration de la femme dans le processus du développement durable.

Activités : Toutes les phases de production et de commercialisation seront effectuées par la coopérative créée à cet effet. Paramètres de production

Nombre d’arbres productifs : 1000 Production fruitière moyenne : 100 Kg/arbre Production fruitière totale : 1000 Qx/an Production d’amendons totale : 130 Qx/an Rendement : 3 à 4% Production de l’huile d’argane : 3000 à 4000 litre/an

Moyens humains : 13 femmes

Modalité d’organisation : Le travail sera effectué par la coopérative qui sera encadrée par l’Office de Mise en Valeur Agricole de la Moulouya (ORMVAM), les services des Eaux et Forêts et les ONG conformément aux lois sur les coopératives.

Facteur de fiabilité et durabilité Les activités seront permanentes grâce à la production du fruit de l’arganier et l’exaction de l’huile d’argane très demandé sur les marchés national et international.

Coût et financement 700 000 dhs Génie civil : 400 000 dhs Matériels et équipements de production : 250 000 dhs Torréfacteur : 10 000 Presse d’extraction : 160 000 Sertisseuse (mise en bouteille) : 40 000 Remplisseuse : 40 000 Imprévus : 50 000 dhs

REHABILITATION DE L’ARGANIER DANS LA FORET DE BENI SNASSEN

Intitulé du projet : Réhabilitation de l’arganier dans la forêt de Beni Snassen

Localité : Jbel Tikermine dans la basse vallée de la Moulouya, CR Chouihia

Justification du projet : Réhabilitation d’un écosystème unique en son genre la région Sauvegarde et extension de l’arganier dans la région Lutte contre l’érosion et la désertification.

Résultats escomptés :

Acquisition d’un savoir faire en matière d’élevage des plans d’arganier et des techniques de reboisement appropriées Réhabilitation de l’espace dans l’ensemble de son aire de répartition. Création d’activités socio-économiques pour la population riveraine (coopératives d’extraction de l’huile d’argane (coopératives d’extraction de l’huile d’argane emploi dans les chantiers et reboisement, exploitation de bois…) Promouvoir l’éducation environnementale chez les populations.

Activités : Diagnostic et état des lieux par les chercheurs de l’université et le personnel forestier (botanique, pédologie, socioéconomique…) Travaux et recherches en laboratoire et sur le terrain (techniques d’élevage des plants et de leur mise en terre sur le terrain) Essais de régénération par semis, par plants et par bouture Programme de reboisement Suivi et opérations sylvicoles

Moyens : Le personnel forestier de la Direction Régionale des Eaux et Forêts de l’Oriental Les chercheurs de l’université Mohamed 1er à Oujda. Les ONG Les communes rurales intéressées et les autorités locales.

Modalité de l’organisation :

Une convention de partenariat serai établie entre l’université Mohamed 1er à Oujda et la Direction Régionale des Eaux et forêts de l’oriental dans laquelle seraient précisées les tâches dévolues à chacune des parties l’utilisation des fonds sera opérée conformément spéciale des bailleurs de fonds.

Facteur de fiabilité et durabilité :

Ce projet entre dans les préoccupations majeures du Ministre chargé des Eaux et Forêts pour la réhabilitation des espèces autochtones, la sauvegarde de la biodiversité et la lutte contre l’érosion et la désertification. Les résultats de cette recherche pourront s’intégrer dans les objectifs du programme forestier national (P.F.N) en général et le plan directeur des reboisements (P.D.R) en particulier.

Coût et financement : 3.000.000 dhs

http://hee.ouvaton.org