<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Maroc Agriculture &#187; Foresterie</title>
	<atom:link href="http://www.marocagriculture.com/agriculture-au-maroc/agro-theque/foresterie/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.marocagriculture.com</link>
	<description>Tous ensemble pour un maroc vert...</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Sep 2010 23:07:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
		<item>
		<title>Le marché de l’huile d’Argan et son impact dans la région d’Essaouira</title>
		<link>http://www.marocagriculture.com/le-marche-de-l%e2%80%99huile-d%e2%80%99argan-et-son-impact-dans-la-region-d%e2%80%99essaouira.html</link>
		<comments>http://www.marocagriculture.com/le-marche-de-l%e2%80%99huile-d%e2%80%99argan-et-son-impact-dans-la-region-d%e2%80%99essaouira.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 18:55:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marocagri</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agro-alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Foresterie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellah Aboudrare]]></category>
		<category><![CDATA[argan]]></category>
		<category><![CDATA[califonia davis]]></category>
		<category><![CDATA[eaux et forêts]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[huile d'argan]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Nicholas Magnan]]></category>
		<category><![CDATA[Travis J. Lybbert]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Californie à Davis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.marocagriculture.com/?p=982</guid>
		<description><![CDATA[Introduction L&#8217;huile d’argan est devenue l&#8217;une des huiles comestibles les plus chères dans le monde. Elle est encore plus chère comme produit cosmétique et est le sujet de plusieurs brevets cosmétiques aux USA et en Europe. Cette huile, qui a été une source de revenus des habitants du Sud-Ouest du Maroc pendant des siècles, a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-983" href="http://www.marocagriculture.com/le-marche-de-l%e2%80%99huile-d%e2%80%99argan-et-son-impact-dans-la-region-d%e2%80%99essaouira.html/essaouira"><img class="aligncenter size-medium wp-image-983" title="essaouira" src="http://www.marocagriculture.com/images/2010/04/essaouira-257x145.jpg" alt="" width="257" height="145" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Introduction</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;huile d’argan est devenue l&#8217;une des huiles comestibles les plus chères dans le monde. Elle est encore plus chère comme produit cosmétique et est le sujet de plusieurs brevets cosmétiques aux USA et en Europe. Cette huile, qui a été une source de revenus des habitants du Sud-Ouest du Maroc pendant des siècles, a connu un regain d’intérêt avec les diverses découvertes de ses vertus culinaires, cosmétiques et même médicinales. Ceci a engendré une croissance importante du marché de haute valeur d’argan lors de cette dernière décennie. Les ONG, les agences de développement nationales et internationales et les coopératives locales de l’huile d’argan ont joué un rôle central dans ce boom du marché d’argan avec comme objectif principal l’amélioration des revenus des populations locales et la conservation de la forêt d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, la «théorie de conservation par le biais de la commercialisation» se rapportant à l’huile et aux autres produits non ligneux en vue d’aboutir à la fois à un développement économique et à la conservation de l’environnement, a suscité lors de dernières décennies l’intérêt des chercheurs et des développeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de cette étude est ainsi d’étudier l’impact de la croissance du marché d’argan sur le développement socio-économique de la population locale et sur la conservation de la forêt. L’approche de travail adoptée a consisté en l’évaluation de l’impact du marché d’argan sur un échantillon de ménages de la forêt d’argan dans le Sud-Ouest du Maroc (Smimou, région d’Essaouira) avant le boom d’argan en 1999 et après la montée en flèche des prix d’argan en 2007.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Situation de la forêt de l’arganier et du marché de l’huile</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;arganier (Argania spinosa) est endémique au Maroc où il est classé en seconde place en termes de couverture après le chêne-liège. Ses racines profondes jouent un rôle important dans la stabilisation des écosystèmes arides et constituent un obstacle important à l’avancement des déserts. En reconnaissance de sa valeur écologique et économique locale, la région forestière de l&#8217;arganier a été déclarée Réserve de Biosphère par l&#8217;UNESCO en 1998.</p>
<p style="text-align: justify;">La forêt d’Argan est précieuse pour les autochtones qui utilisent quotidiennement ses divers produits: le bois et le charbon de bois pour le chauffage et la cuisson, le bois pour la menuiserie et la construction, les feuilles et les fruits pour la nourriture du bétail et l&#8217;huile pour les utilisations culinaires, cosmétiques et médicinales. En effet, près de 90 % de l&#8217;économie rurale de la région d’argan dépend du système agro-forestier de l’arganier.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exploitation de la forêt et l’accès aux fruits d’argan est collective dans la plupart des cas. Toutefois, certains ménages ont des arbres d’arganiers privés sur leurs terres. Au cours de la période de récolte des fruits (Mai à Septembre), une partie de la forêt est exploitée individuellement pour la collecte des fruits selon le droit appelé droit d’agdal. L’autre partie de la forêt appelée azroug est exploitée collectivement durant toute l’année que ce soit pour la collecte des fruits, du bois ou le pâturage.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, la forêt de l’arganier est confrontée à diverses menaces. En effet, près de la moitié des forêts de l&#8217;arganier a disparu au cours du 20ème siècle. Cette forte régression est due à l’exploitation de la forêt, notamment pour la fabrication du charbon de bois de haute qualité, à la forte pression pour le pâturage, la collecte du bois et le gaulage, et plus récemment à la conversion vers la production agricole des cultures d’exportations et la forte demande en immobilier rural.</p>
<p style="text-align: justify;">L’huile extraite des fruits de l’arganier présente des propriétés culinaires, cosmétiques et médicinales intéressantes. Grâce à ces propriétés, cette précieuse huile a attiré l’attention de scientifiques, de touristes, d’entrepreneurs et de grandes firmes cosmétiques à travers le monde, ce qui a aboutit à sa forte demande et au développement d’un marché de haute valeur. Durant les années 1990, ce marché de haute valeur de l’huile d’argan a été accompagné par des efforts de développement, notamment des femmes rurales qui sont les plus impliquées dans les activités d’argan, et de conservation à travers la création de coopératives féminines de production de l’huile d’argan à travers la région de l’arganier. Ces coopératives ont été assistés par des organismes nationaux (Ministère de l’Agriculture, Universités, ODECO, ADS,&#8230;) et internationaux (GTZ, UE,…) en vue de l’amélioration des techniques d’extraction, d’emballage, d’étiquetage et de labellisation pour la production d’une huile de haute qualité accessible aux marchés d’exportation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de coopératives féminines de production de l’huile d’argan est passé de quelques unes, comptant quelques centaines de femmes en 1999, à plus de 100 regroupant près de 4000 femmes en 2007. Ces coopératives sont organisées au sein d’unions ou d’associations de coopératives féminines de production d’argane (UCFA) ou au sein de groupements d’intérêts économiques (GIE). En Janvier 2008, l’Association Marocaine pour l’Identifica-tion Géographique d’Huile d’Argane (AMIGHA) a été crée à l’initiative du Conseil Régional du Souss Massa Drâa. Cette association regroupant tous les partenaires de la filière de l’huile d’argan a pour mission de faire reconnaître et de mettre en œuvre l’Indication Géographique Protégée (IGP) de l’huile d’argan dans le cadre de la loi 25/06 relatives aux signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ).</p>
<p style="text-align: justify;">La production d’argan varie largement d’une année à l’autre, notamment en fonction des fluctuations des précipitations. Il n’existe pas de chiffres officiels relatifs à la production de fruits d’argan. Historiquement, une partie de fruits d’argan est collectée manuellement entre Mai et Septembre l’autre partie est collectée indirectement par les chèvres. Actuellement, avec l’évolution de la valeur des fruits d’argan et les exigences de qualité, la majeure partie des fruits est collectée manuellement puisque les graines collectées à travers les chèvres sont de moindre qualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le marché d’argan a connu une évolution spectaculaire entre 1998 et 2007 (figure 1). Le prix des fruits d’argan dans les souks hebdomadaires a presque doublé entre les deux années d’enquête 1999 et 2007 et a augmenté plus rapidement que le prix de l’huile d’argan en raison de la forte demande des fruits par les marchés de l’huile d’argan de haute valeur (coopératives, sociétés privées).</p>
<p style="text-align: justify;">Les prix des amendons d’argan ont suivi la même tendance que celle de l’huile d’argan et ont connu une augmentation substantielle en raison de la forte demande grandes sociétés privées du business de l’huile d’argan et qui opèrent dans les grands souks hebdomadaires de la région d’argan, par l’intermédiaire de collecteurs de graines.</p>
<p style="text-align: justify;">La forte demande en huile d’argan n’a pas uniquement aboutit à l’augmentation des prix des produits d’argan mais également à une différenciation significative dans les marchés d’argan. En effet, il existe deux types d’huiles d’argan, l’une culinaire, extraite à chaud après torréfaction, et l’autre cosmétique préparée à froid, généralement mécaniquement à l’aide de machines spéciales.</p>
<p style="text-align: justify;">L’huile culinaire, historiquement disponible et commercialisée uniquement dans la région d’argan et dans certaines villes environnantes, est actuellement commercialisée à travers tout le Maroc et dans le monde entier. Ses prix varient largement, de 200 Dh/litre localement dans les souks hebdomadaires, à plus de 20 fois ce prix dans les restaurants haut de gamme de Paris ou New York.</p>
<p style="text-align: justify;">Le marché de l&#8217;huile d&#8217;argan cosmétique a également explosé au cours de la dernière décennie. Le vaste savoir traditionnel des populations de la région d&#8217;argan, qui utilisaient cette huile comme produit cosmétique depuis des siècles, a attiré l’attention des chercheurs, des grandes firmes de cosmétiques et des touristes depuis des décennies. Ayant confirmé l’importance des propriétés chimiques de cette huile pour un usage cosmétique et esthétique, voire médicinal, celle-ci a pu être commercialisée dans les marchés internationaux de haute valeur. Les prix de l’huile cosmétique dépassent de loin ceux de l’huile culinaire. Au détail, elle est plus de 4 fois plus chère (50 Dh les 50 ml).</p>
<p style="text-align: justify;">La croissance du marché de l’huile d’argan a été favorisée par l’amélioration des techniques d’emballage et d’étiquetage et par la certification par certains organismes tels que AlterEco et Max Havelaar. L’Indication Géographique Protégée (IGP) pour l’huile d’argan du Maroc donnera davantage de valeur au marché de l’huile d’argan et protégera en plus cette huile des piratages et des tricheries. Ce label permettra également de protéger les coopératives féminines de production de l’huile d’argan contre les déguisements des sociétés privées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Méthodologie de l’enquête</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les données utilisées dans le présent travail ont été recueillies en deux phases lors d&#8217;une enquête auprès des ménages. La première a été effectuée en 1999 correspondant au début des changements dans les marchés d&#8217;argan et la seconde a été réalisée en 2007 après les profonds changements opérés dans les marchés d’argan. L’enquête a porté sur les mêmes ménages lors des deux années pour l’évaluation de l’impact du changement des marchés d’argan sur ces ménages et sur la forêt d’argan. L’enquête s’est déroulée dans la zone administrative de la Caïdat de Smimou relevant de la Province d’Essaouira. Une méthode d’échantillon-nage stratifiée a été adoptée en tenant compte de la densité de la forêt (faible, moyenne, haute) et de la répartition géographique des douars (choix de deux douars par classe de densité). L’échantillon a été complété par quatre autres douars situés à proximité de deux coopératives féminines de l’huile d’argan pionnières dans la région pour étudier l’impact de celles-ci sur les ménages qui s’y adhèrent. Au sein de chaque douar, les ménages ont été sélectionnés sur la base du droit d’agdal (peu ou beaucoup d’agdals). Pour chaque ménage, l’enquête a concerné séparément les chefs de foyer, homme et femme.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour chaque douar choisi, environ 20 ménages ont été enquêtés en 1999, soit un échantillon total de 149 ménages. Parmi ces 149 ménages, 46 n’ont pas été ré-enquêtés en 2007 pour des raisons de décès ou de maladie du chef de ménage (22 ménages), de migration (9 ménages), d’absence (14 ménages) et de refus d’être enquêté (1 ménage). Sur les 103 ménages restants, neuf seulement sont composés uniquement de l&#8217;épouse du chef de ménage, et sept sont composés uniquement du chef de ménage. Il reste donc 87 ménages pour lesquels les données sont complètes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’approche empirique qui a été adoptée dans cette étude se fonde sur l’évaluation de l’impact du boom du marché d’argan sur les changements socio-économiques survenus au niveau des ménages entre 1999 et 2007 (richesse, bien-être, éducation,…). Mais, il y a aussi lieu de signaler les autres changements, en plus du boom du marché d’argan, survenus lors de cette période. Concernant la production totale des fruits d’argan entre 1999 et 2007, les données réelles n’existent pas, mais selon les déclarations des locaux, la production en 2007 est plus élevée que celle d’autres années y compris 1999 qui a été médiocre. Aussi, il faut noter que l’effectif du troupeau caprin dans la province d’Essaouira, révélateur à la fois de la richesse et du bien-être des ménages et de la pression sur la forêt d’argan, a augmenté à partir 1995 avec des fluctuations annuelles liées à la variabilité des précipitations. Ceci indique que l’explosion des prix des produits d’argan à partir de 1998 ne s’est pas traduite par une réduction globale de la pression sur la forêt d’argan à travers la diminution de l’effectif du troupeau caprin. Enfin, il faut signaler que le coût de la vie (indices des prix) dans la région de la forêt d&#8217;argan a augmenté de près de 25 % entre 1999 et 2007, ce qui pourrait affecter les revenus et les dépenses des ménages et nuancer les bénéfices qui seraient tirés du marché d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête coopérative a été également réalisée pour étudier les conditions et les contraintes de fonctionnement des coopératives féminines de production de l’huile d’argan. Notre choix a porté sur quatre coopératives de la région de Smimou distinctes par l’ancienneté, le niveau d’organisation et d’encadrement et la proximité des axes routiers touristiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Principaux résultats de l’étude</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #808000;">Impact sur la richesse des ménages</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Normalement si l’essor de la filière argan a bénéficié aux ménages ruraux de la forêt d’argan, nous pourrions s’attendre à l’amélioration de leur richesse. Dans cette étude, la richesse a été évaluée sur la base d’un indice de richesse des ménages pour 1999 et 2007 qui tient compte des droits d’agdal, des biens fonciers, des troupeaux bovins, ovins et caprins, des dépenses au souk hebdomadaire et plus particulièrement des dépenses en viande caprine. Les résultats montrent qu’il ya une légère amélioration de la richesse des ménages dans la zone d’étude (Figure 2). Cependant, il n’est pas certain que cette amélioration soit attribuée à l’explosion du marché d’argan. L’examen plus détaillé des résultats montre que cette richesse est plus concentrée dans la zone de forêt à moyenne densité. Aussi, il n’est pas très net que les ménages des douars abritant une coopérative ont connu une augmentation de leurs richesses par rapport aux douars sans coopérative.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Impact sur les activités liées à l’arganier</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette partie, nous avons évalué les changements qui ont été opérés au niveau des ménages entre 1999 et 2007 en matière de production, de stockage, de vente et de consommation des produits d’argan. Les résultats de l’enquête montrent que la production d’huile d’argan des ménages a été près de trois fois plus élevée en 2007 qu’en 1999. Les ménages ont tendance à stocker plus l’huile d’argan et à en consommer près de moitié moins qu’auparavant. La quantité de fruit collecté par ménage est plus importante en 2007 qu’en 1999 pour les zones de faible et de moyenne densité de la forêt d’argan, tandis qu’elle n’a pas changée dans la zone de haute densité. Ces résultats s’expliquent par l’importante production de fruits d’argan en 2007. Le nombre de ménages collectant les fruits dans les zones communes azroug a plus que doublé en 2007. Les ménages ont également tendance à collecter les fruits manuellement que de laisser les troupeaux de chèvres les manger directement sur l’arbre. Le changement le plus spectaculaire est le stockage des fruits par les ménages qui a presque triplé entre 1999 (207 kg) et 2007 (581 kg). Les fruits d’argan stockés constituent une sorte de compte bancaire pour les ménages. Les fruits d’argan constituent désormais une composante importante du revenu de l’agriculteur en raison de sa forte demande par les marchés de haute valeur (coopératives et sociétés privées). Enfin, les ventes des fruits et de l’huile d’argan ont connu une augmentation importante entre 1999 et 2007.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Impact sur le bien-être des ménages</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Trois indicateurs ont été utilisés pour l’évaluation du changement du bien être des ménages entre 1999 et 2007: la consommation, les biens ou actifs des ménages et l’éducation. La consommation est évaluée par les dépenses au souk hebdomadaire; les biens des ménages sont évalués par la taille du cheptel, en particulier caprin, étant donné que l’élevage constitue un actif essentiel et une réserve principale de richesse des ménages; et l’éducation est évaluée par la transition des enfants, par sexe, de l’école primaire à l’école secondaire qui constitue un vrai problème dans le milieu rural (environ 80% des enfants ruraux qui commencent l&#8217;école primaire ne parviennent pas à faire cette transition).</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats montrent que les ménages qui ont bénéficié le plus du boom d’argan sont ceux qui collectent plus de fruits d’argan. Ces ménages engagent plus de dépenses dans le souk hebdomadaire et investissent plus dans l’élevage caprin. Ce dernier résultat semble contradictoire avec la théorie de conservation gagnant-gagnant étant donné que le bénéfice tiré des produits de la forêt se transforme en une menace pour celle-ci à travers l’impact négatif que constituent les chèvres pour les arbres d’arganier. Concernant l’éducation, les résultats sont différents pour les filles et les garçons. Ce sont les filles des ménages ayant bénéficié du changement du marché d’argan qui profitent le plus du passage de l’école primaire à l’école secondaire. Il semble que le rôle important que joue la femme dans le développement rural à travers, en particulier, sa forte participation dans les activités des coopératives de production de l’huile d’argan a joué sur la décision des ménages à laisser continuer la scolarisation de leurs filles à l’école secondaire pour espérer les impliquer davantage dans l’avenir dans les marchés d’argan de haute valeur (coopératives, sociétés privées).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Impact sur la forêt d’argan</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Vu le rôle écologique important que joue l’arbre d’arganier pour la préservation de l’écosystème agro-forestier du Sud-Ouest du Maroc et vu le fait que les résidents locaux pourraient constituer une menace réelle pour la forêt d’arganier à travers l’exploitation de ses produits, la conservation de cette forêt constitue souvent l’un des objectifs centraux des coopératives en plus de l’objectif principal de la valorisation de l’huile d’argan pour son accessibilité au marché de haute valeur en vue de l’amélioration des revenus de la population locale en général et de la femme rurale en particulier. Les résultats de cette étude concernant l’évaluation de l’impact du boom du marché d’argan sur la forêt d’arganier entre 1999 et 2007 montrent qu’il y a de plus en plus de conflits entre les habitants sur les ressources de la forêt d’arganier se traduisant par des clôtures, parfois illégales, des arbres d’arganier. Malgré les efforts individuels des résidents pour protéger leurs arbres privés, leurs attitudes et leurs comportements envers la forêt ne fait pas apparaître une tendance générale de conservation de la forêt d’argan. En effet, les habitants perçoivent que la coupe illégale des arbres et le surpâturage ne constituent que de petits problèmes pour la forêt. Aussi, les habitants sont devenus plus agressifs pour la collecte des fruits dans la forêt d’argan à travers l’utilisation de la pratique de gaulage qui peut causer des dommages importants pour les arbres. Cette pratique, qui consiste à frapper les branches des arbres à l’aide de bâtons ou de pierres pour faire tomber les fruits avant leur maturation, est le résultat de l’accroissement des actes de vols de fruits d’argan dans la forêt en raison de l’augmentation de la valeur de l’huile d’argan. Enfin, le résultat le plus surprenant est la forte tendance des habitants à l’utilisation du bois d’argan en 2007 comme source d’énergie au lieu du butane (augmentation de 75 % en 2007 par rapport à 1999). Ce résultat est d’autant plus surprenant que le butane est subventionné au Maroc et son prix, qui n’a pas changé entre 1999 et 2007, ne pourrait donc pas être coupable pour l’explication de cette tendance. Selon les locaux, cette tendance trouve son explication dans l’augmentation du coût de la vie et la stagnation des revenus des ménages, ce qui les pousse à chercher les stratégies d’économie de dépenses à travers la recherche de solutions gratuites pour faire face aux besoins quotidiens en énergie. Ce résultat, comme le cas de l’investissement dans l’achat des chèvres, est également contradictoire avec la théorie conservatrice gagnant-gagnant étant donné la menace que peut constituer cette pratique sur la forêt d’argan. On peut donc conclure qu’à l’exception de certaines initiatives individuelles des habitants pour la protection des arbres privés, le boom du marché d’argan n’a pas instauré un comportement collectif de conservation à long terme de la forêt d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>Situation des coopératives féminines de production de l’huile d’argan</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les principaux résultats de l’enquête coopérative montrent que les coopératives qui ont bénéficié d’un encadrement et d’un soutien des organismes nationaux et internationaux et qui sont organisés dans des groupements d’intérêt économique (GIE) ou dans l’Union des Coopératives Féminines d’Argane (UCFA) arrivent à pénétrer dans les marchés de haute valeur et à réaliser des chiffres d’affaire relativement importants en raison de l’amélioration des techniques et des conditions d’extraction et des pratiques d’emballage et d’étiquetage. Par ailleurs, la situation sur l’axe routier touristique Agadir-Essaouira améliore davantage le chiffre d’affaire de la coopérative suite à l’afflux fréquent de touristes. Les coopératives récemment constitués et ne bénéficiant pas d’un encadrement suffisant et situées loin des axes routiers touristiques ont par contre du mal à s’impliquer dans les marchés de haute valeur; leurs clients principaux restent les autres coopératives pionnières. Toutefois, pour l’ensemble des coopératives enquêtées, les problèmes de gouvernance, de gestion administrative et financière, d’analphabétisme des adhérentes et de concurrence des sociétés privées constituent les principales contraintes. Pour pallier en partie à ces problèmes des activités parallèles d’alphabétisation des adhérentes sont réalisées et des sessions de formation, sont effectuées au profit des représentantes des coopératives. Par ailleurs, la disponibilité de la matière première (fruits d’argan) et la dégradation de la forêt restent les problèmes fondamentaux qui menacent la durabilité des coopératives. La sensibilisation des adhérentes sur le danger de ces problèmes et l’importance de la conservation de la forêt constituent l’un des objectifs centraux des coopératives.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous concluons que le boom d’argan n’a que légèrement bénéficié à la richesse des ménages. Néanmoins, l’évolution du marché d’argan a incité les ménages à stocker plus de fruits d’argan et à les considérer comme une sorte de trésorerie du foyer. Les ménages ayant bénéficié du boom d’argan engagent plus de dépenses au souk hebdomadaire et investissent plus dans l’achat du cheptel caprin. Ces ménages sont plus susceptibles d’envoyer leurs filles à l’école secondaire. Toutefois, les résultats de cette enquête montrent que les ménages ne montrent pas un comportement collectif à long terme pour la conservation de la forêt puisqu’ils continuent à pratiquer des techniques agressives pour la collecte des fruits (gaulage) et à utiliser davantage le bois d’argan pour l’énergie. Le surpâturage aggrave le problème étant donné que les ménages profitant du boom d’argan continuent à investir dans l’élevage caprin très menaçant pour la forêt d’argan. L’organisation des coopératives féminines de production de l’huile d’argan dans des groupements d’intérêts économiques et l’amélioration des techniques de production et de marketing est un moyen important pour accéder aux marchés de haute valeur de l’huile d’argan. Mais, les principaux problèmes qui entravent le bon fonctionnement, voire la durabilité des coopératives, sont le problème de bonne gouvernance, l’analphabétisme des adhérentes, la concurrence des sociétés privées, la disponibilité de la matière première (fruits d’argan) et la dégradation de la forêt. Ce dernier problème constitue l’axe central des séances de sensibilisation des adhérentes au niveau des coopératives.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous terminons par quelques constats et recommandations au terme de cette étude et suite aux dernières évolutions du marché d’argan en 2008. La faible disponibilité de la production des fruits d’argan en 2008 a engendré une augmentation spectaculaire des prix de tous les produits d’argan (fruits, noix, amendons et huile). L’émergence d’un nouveau marché des amendons exigeant en matière de qualité (amendons non collectés via les chèvres) est susceptible de limiter la pression des chèvres sur la forêt lors de la saison d’agdal (Mai à Septembre). Cette nouvelle tendance du marché a incité les ménages à réduire le coût de production en se limitant à la vente des amendons. La vente de l’huile d’argan étant moins rentable. Toutefois ce problème de disponibilité des fruits d’argan a mis en difficulté les coopératives ne disposant pas de stocks suffisants en fruits.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné l’importance capitale que jouent les coopératives de production dans la valorisation de l’huile d’argan à travers son accessibilité aux marchés de haute valeur (exportation) et dans la sensibilisation des habitants sur l’intérêt de la conservation de la forêt, il est important d’accorder davantage d’attention au développement de ces coopératives notamment à travers la formation de leurs responsables et de leurs adhérentes et surtout de les protéger de la concurrence des sociétés privées à travers la certification de leurs produits et la recherche des circuits de commercialisation nationaux et internationaux (commerce équitable, grandes distributions, sociétés cosmétiques et pharmaceutiques,…). L’indication géographique protégée (IGP) de l’huile d’argan récemment demandée officiellement par l’AMIGHA dans le cadre de la nouvelle loi 25/06 sur les signes distinctifs d’origine et de qualité serait d’une grande utilité pour l’amélioration de la valeur de l’huile d’argan et surtout pour la protection des coopératives de production de l’huile d’argan contre l’arnaque des sociétés privées.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin le défi le plus important reste de changer la perception des habitants d’une vision de protection des arbres à plus court terme pour l’amélioration de la production de fruits à une vision à plus long terme pour une conservation de la forêt. Ceci passerait par davantage de sensibilisation des populations par tous les moyens de communication (médias, souks, mosquées,…) et surtout par l’implication de cette culture de préservation du patrimoine de la forêt d’argan dans les programmes de formation au sein des écoles primaires et secondaires de la région d’argan.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dr. Abdellah Aboudrare (1), Dr. Travis J. Lybbert (2) et Nicholas Magnan (2)<br />
(1) Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès<br />
(2) Université de Californie à Davis</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #c0c0c0;"><strong>BTT 175 : </strong><strong><em>Enquête diagnostic</em> : Le marché de l’huile d’Argan et son impact sur les ménages et la forêt dans la région d’Essaouira</strong></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.marocagriculture.com/le-marche-de-l%e2%80%99huile-d%e2%80%99argan-et-son-impact-dans-la-region-d%e2%80%99essaouira.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Résistance des plantes à la sécheresse</title>
		<link>http://www.marocagriculture.com/mecanismes-de-resistance-des-plantes-a-la-secheresse.html</link>
		<comments>http://www.marocagriculture.com/mecanismes-de-resistance-des-plantes-a-la-secheresse.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 13:04:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Foresterie]]></category>
		<category><![CDATA[Horticulture]]></category>
		<category><![CDATA[biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[cactus]]></category>
		<category><![CDATA[Californie]]></category>
		<category><![CDATA[états unis]]></category>
		<category><![CDATA[kaggs Institute for Chemical Biology.]]></category>
		<category><![CDATA[la National Science Foundation]]></category>
		<category><![CDATA[le Department of Energy]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanismes de résistance des plantes à la sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[National Institutes of Health]]></category>
		<category><![CDATA[National Oceanic and Atmospheric Administration]]></category>
		<category><![CDATA[plantes résistante]]></category>
		<category><![CDATA[recherceh scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[séchresse]]></category>
		<category><![CDATA[université américaine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.marocagriculture.com/?p=648</guid>
		<description><![CDATA[Une équipe de biologistes de Californie, dirigée par des chercheurs du Scripps Research Institute et de l&#8217;University of California (UC) de San Diego, viennent d&#8217;identifier la structure d&#8217;une molécule impliquée dans le résistance des plantes à la sécheresse : il s&#8217;agit d&#8217;une phytohormone, l&#8217;acide abscissique (ABA). Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-649" title="cactus" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/cactus.jpg" alt="cactus" width="361" height="336" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une équipe de biologistes de Californie, dirigée par des chercheurs du Scripps Research Institute et de l&#8217;University of California (UC) de San Diego, viennent d&#8217;identifier la structure d&#8217;une molécule impliquée dans le résistance des plantes à la sécheresse : il s&#8217;agit d&#8217;une phytohormone, l&#8217;acide abscissique (ABA). Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les principales sécheresses de ces trois dernières années ont, à elles seules, causé plus de 10 milliards de dollars de pertes pour les cultures, en autres dégâts, aux Etats-Unis. Le problème est particulièrement marqué dans les fermes de l&#8217;ouest, comme en Californie, région qui connaît actuellement une sécheresse sévère depuis trois ans. L&#8217;agriculture est en effet le secteur le plus grand consommateur d&#8217;eau au monde, avec une utilisation de près de 90 pour cent de l&#8217;eau disponible dans certaines des zones les plus chaudes et arides du globe souvent sujettes à la sécheresse.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, des chercheurs ont réussi a obtenir la structure tridimensionnelle de l&#8217;acide abscissique qui est celle d&#8217;une hormone végétale, liée à sa protéine &laquo;&nbsp;cible&nbsp;&raquo; appelée PYR1 (Pyrabactin Resistance 1). L&#8217;acide abscissique est une molécule clé dans de nombreux processus végétaux, et notamment impliquée dans les stratégies de survie en conditions environnementales défavorables. En effet, en cas de sécheresse, les plantes synthétisent cette hormone qui va déclencher une série de mécanismes de résistance pour leur survie : les graines restent en dormance dans le sol, les feuilles ferment leurs micropores pour éviter toute déperdition d&#8217;eau, les plantes ralentissent leur propre croissance et re-programment leur métabolisme en vue d&#8217;assurer leur survie.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acide abscissique est une hormone connue des biologistes en sciences du végétal depuis le début des années 1960 ; cependant son mécanisme d&#8217;action n&#8217;était pas complètement élucidé. Les récents travaux de deux groupes de chercheurs indépendants, les équipes d&#8217; Elizabeth Getzoff du Scripps Research Institute et de Julian Schroeder de l&#8217;University of California (UC) à San Diego ont permis de mieux comprendre la relation structure-fonction de l&#8217;acide abscissique. Ils ont découvert un groupe de gènes, ou cluster, associé à l&#8217;hormone. Des mutations simultanées dans quatre des ces gènes mènent à une réponse considérablement affaiblie de l&#8217;acide abscissique et réduisent la résistance à la sécheresse. Ils ont ensuite cherché à déterminer la nature exacte de la liaison entre l&#8217;acide abscissique et la protéine PYR1. Ces travaux ont pu être initié grâce aux recherches préliminaires de l&#8217;équipe de Sean Cutler de l&#8217;UC Riverside sur la protéine PYR1.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord, le labo de Getzoff a utilisé une technique de cristallographie aux rayons X. Il s&#8217;agit d&#8217;une technique délicate qui consiste en la formation d&#8217;un cristal de la molécule d&#8217;intérêt que l&#8217;on va ensuite bombarder de rayons X. On obtient ainsi un modèle de diffraction de ces rayons selon la position des atomes du cristal qui permet de déterminer la structure de la molécule. Pour la présente étude, l&#8217;équipe est parvenue à réaliser un cristal de la protéine PYR1 liée à l&#8217;acide abscissique et donc à identifier et analyser leur structure.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, le labo de Schroeder étudiait l&#8217;association de ces molécules à l&#8217;intérieur de cellules végétales vivantes. Robert Rambo du Lawrence Berkeley National Laboratory a fait des études structurales complémentaires aux rayons-X pour déterminer comment la liaison de l&#8217;hormone à la protéine PYR1 provoque le changement de la structure de la protéine en solution.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces travaux ont montré que deux copies de la protéine PYR1 s&#8217;ajustent parfaitement dans les cellules végétales où elles sont ciblées par l&#8217;acide abscissique. Chaque copie de la molécule PYR1 possède un espace interne ouvert comme l&#8217;intérieur d&#8217;une boîte de conserve, et l&#8217;hormone se niche parfaitement dans l&#8217;un de ces deux espaces. Ceci induit la fermeture d&#8217;une partie de la protéine PYR1 appellée &laquo;&nbsp;couvercle&nbsp;&raquo;. D&#8217;autres changements structuraux interviennent également au niveau d&#8217;autres parties de la molécule PYR1 et vont initier des interactions avec d&#8217;autres protéines déclenchant ainsi des processus végétaux de résistance à la sécheresse.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces découvertes sur le lien entre structure et fonction de l&#8217;acide abscissique, ouvrent de nouvelles voies de transfert technologique possibles au secteur agricole. L&#8217;une d&#8217;entre elle, selon Getzoff, serait de concevoir des produits chimiques mimant l&#8217;action de l&#8217;acide abscissique. De tels produits chimiques seraient ensuite pulvérisés sur les cultures pour les protéger de la sécheresse. Mais l&#8217;hormone seule ne pourrait pas être utilisée, la production à l&#8217;échelle industrielle d&#8217;acide abscissique serait trop onéreuse et la lumière du soleil pourrait la convertir en une forme inactive. Selon les scientifiques, cela risque de prendre plusieurs années avant que de telles substances soient prêtes à une utilisation commerciale généralisée. La compréhension de la structure du site de liaison de l&#8217;acide abscissique pourrait aider à recréer les récepteurs eux-même qui pourraient ainsi être liés et activés par des produits chimiques connus, bon marché et sans danger pour l&#8217;environnement. Ces travaux pourraient ainsi permettre aux scientifiques d&#8217;aider les agriculteurs grâce à la mise en oeuvre de nouvelles approches pour la protection des cultures contre des périodes sèches prolongées, et à augmenter potentiellement leurs rendements, et à réduire les coûts économiques et humains liés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce travail a été soutenu par les National Institutes of Health, la National Science Foundation, le Department of Energy, et le Skaggs Institute for Chemical Biology.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>bulletins-electroniques.com</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.marocagriculture.com/mecanismes-de-resistance-des-plantes-a-la-secheresse.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Sapin dans les forêts slovènes</title>
		<link>http://www.marocagriculture.com/le-futur-incertain-du-sapin-dans-les-forets-slovenes.html</link>
		<comments>http://www.marocagriculture.com/le-futur-incertain-du-sapin-dans-les-forets-slovenes.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 12:56:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Foresterie]]></category>
		<category><![CDATA[deforestation]]></category>
		<category><![CDATA[desertification]]></category>
		<category><![CDATA[développement des populations locales]]></category>
		<category><![CDATA[forêt en europe]]></category>
		<category><![CDATA[forêts]]></category>
		<category><![CDATA[Jurij Diaci]]></category>
		<category><![CDATA[reboisement]]></category>
		<category><![CDATA[sapin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.marocagriculture.com/?p=643</guid>
		<description><![CDATA[Le pourcentage de sapin dans les forêts slovènes est passé entre le milieu des années 40 du siècle dernier et aujourd&#8217;hui de 20 à 8% à peine. Parce la conservation de la population de sapin joue un rôle important dans la protection de l&#8217;environnement, dans l&#8217;économie et dans l&#8217;atténuation des conséquences liées aux changements climatiques, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-644" title="sapin" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/sapin.jpg" alt="sapin" width="448" height="299" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le pourcentage de sapin dans les forêts slovènes est passé entre le milieu des années 40 du siècle dernier et aujourd&#8217;hui de 20 à 8% à peine. Parce la conservation de la population de sapin joue un rôle important dans la protection de l&#8217;environnement, dans l&#8217;économie et dans l&#8217;atténuation des conséquences liées aux changements climatiques, la façon dont la Slovénie fera face au problème dans le futur est extrêmement importante.</p>
<p style="text-align: justify;">La gestion de la préservation du sapin a été le sujet de la conférence internationale organisée récemment par le Département de foresterie et des ressources renouvelables de la forêt (Faculté de Biotechnique de Ljubljana ) et l&#8217;ONF slovène dans le cadre de leurs traditionnelles journées d&#8217;études annuelles. Cette année, il a été question du sapin commun, qui constitue l&#8217;une des espèces les plus importantes de Slovénie du point de vue écologique et économique, mais qui, pour diverses raisons, a connu en Slovénie comme ailleurs en Europe une nette régression de sa population.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les propos du Dr. Jurij Diaci, les raisons à l&#8217;origine de cette régression dans les forêts slovènes sont complexes et diverses. Divers facteurs, pour certains encore inexpliqués aujourd&#8217;hui, concourent à cet état de fait. Parmi les facteurs naturels, on peut assurément mentionner les changements climatiques et le remplacement des espèces d&#8217;arbres par d&#8217;autres. Parmi les raisons anthropogènes, citons la pollution de l&#8217;atmosphère, la culture inadaptée des espèces d&#8217;arbres dans les forêts, la grande densité des animaux herbivores qui rongent les jeunes pousses. Un des principaux problèmes est le renouvellement artificiel difficile du peuplement des sapins, car ces derniers sont en effet tout particulièrement sensibles aux attaques des herbivores. La concentration du gibier herbivore est dans certains secteurs si élevée, qu&#8217;un renouvellement naturel du peuplement de sapin est pour ainsi dire rendu impossible. C&#8217;est pourquoi la solution à ce problème passe par une collaboration étroite avec les chasseurs. Le sapin a connu sa régression la plus massive entre les années 70 et 80 du siècle dernier. L&#8217;état de l&#8217;atmosphère était vraisemblablement la plus mauvaise à cette époque en Slovénie. La construction de stations d&#8217;épuration dans les centrales thermoélectriques et le passage à d&#8217;autre moyens de combustion ont par la suite contribué à une nette amélioration de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Arrêter la régression du sapin est un des grands objectifs des experts en foresterie, qui souhaitent par ailleurs préserver le pourcentage actuel de sapins dans les forèts, voire même atteindre les 10%. Part que la population de sapin occuperait naturellement dans les forêts slovènes selon leurs calculs. Pour y parvenir, l&#8217;approche doit être interdisciplinaire selon Diaci, et ce en dépit des divergences d&#8217;opinion des professionnels concernés (ingénieurs forestiers, écologistes, chasseurs, etc.) concernant la gestion future des écosystèmes. Quoiqu&#8217;il en soit, l&#8217;ONF et les propriétaires de forêts devront accélérer la plantation des sapins, et les chasseurs diminuer la concentration de gibier dans certains peuplements, afin de permettre le renouvellement naturel des populations de sapins. Le consommateur quant à lui devra faire la différence entre le bois de sapin et le bois d&#8217;épicéa. Le bois de sapin est en effet meilleur dans certaines de ses utilisations notamment la construction des maisons et de l&#8217;immobilier. Et à l&#8217;instar de leurs voisins Autrichiens, il serait temps que les Slovènes l&#8217;apprécient à sa juste valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sapin constitue, avec le hêtre essentiellement, la structure de base des peuplements d&#8217;arbres dans bien des forêts de Slovénie. Sa préservation est à ce titre primordiale. Des recherches génétiques ont également montré que la Slovénie était l&#8217;une des régions d&#8217;Europe présentant la plus grande variabilité génétique de cette espèce, comme l&#8217;explique le doc. dr. Robert Brus : la raison en incombe à la migration de cet arbre des Balkans vers la Péninsule apennine; le développement des populations locales a sûrement contribué à cette grande variabilité. Elle prendra toute sa mesure dans le futur seulement, lorsque les populations naturelles devront faire preuve d&#8217;une grande capacité d&#8217;adaptation face aux changements climatiques. &laquo;&nbsp;Une des principales missions à venir sera de préserver la grande variabilité du sapin&nbsp;&raquo;, souligne Brus.</p>
<p style="text-align: justify;">bulletins-electroniques.com</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.marocagriculture.com/le-futur-incertain-du-sapin-dans-les-forets-slovenes.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lancement d&#8217;une opération de reboisement de 13 hectares d&#8217;arganier à Essaouira</title>
		<link>http://www.marocagriculture.com/lancement-dune-operation-de-reboisement-de-13-hectares-darganier-a-essaouira.html</link>
		<comments>http://www.marocagriculture.com/lancement-dune-operation-de-reboisement-de-13-hectares-darganier-a-essaouira.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 22:56:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Foresterie]]></category>
		<category><![CDATA[André Azoulay]]></category>
		<category><![CDATA[argania spinosa]]></category>
		<category><![CDATA[arganier]]></category>
		<category><![CDATA[Essaouira]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification]]></category>
		<category><![CDATA[reboisement]]></category>
		<category><![CDATA[sauvegarde arganier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.marocagriculture.com/?p=430</guid>
		<description><![CDATA[Essaouira, 01/11/09 &#8211; Une opération de plantation de 4.300 plants d&#8217;arganier sur une superficie de 13 hectares a été donnée dimanche sur le site de Tamsirt dans la commune rurale de Meskala (province d&#8217;Essaouira) dans le cadre de la régénération de l&#8217;arganeraie. La cérémonie de lancement s&#8217;est déroulée en présence du Haut commissaire aux eaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-431" title="arganier" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/11/arganier.jpg" alt="arganier" width="450" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Essaouira, 01/11/09 &#8211; Une opération de plantation de 4.300 plants d&#8217;arganier sur une superficie de 13 hectares a été donnée dimanche sur le site de Tamsirt dans la commune rurale de Meskala (province d&#8217;Essaouira) dans le cadre de la régénération de l&#8217;arganeraie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie de lancement s&#8217;est déroulée en présence du Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, M. Abdeladim Lhafi, du gouverneur de la province, M. Nabil El Kharroubi, et du directeur des Laboratoires Galénic du groupe français Pierre Fabre, partenaire du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Initiée par la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l&#8217;arganier, cette opération s&#8217;inscrit dans le cadre de la stratégie du Haut commissariat visant le reboisement en arganier de 20.000 ha en collaboration avec les services gouvernementaux concernés et la société civile.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une déclaration à la MAP, M. Lhafi a souligné que le haut commissariat mettra à la disposition des bénéficiaires tous les moyens et l&#8217;expérience nécessaires à l&#8217;aboutissement de cette opération, indiquant que ce reboisement précoce vise à tirer profit des pluies d&#8217;automne et d&#8217;hiver.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir salué le partenariat &laquo;&nbsp;exemplaire&nbsp;&raquo; pour la concrétisation de ce projet lancé il y a deux années, M. Gilles Dore, directeur du laboratoire français a souligné, de son côté, l&#8217;importance de l&#8217;organisation de journées scientifiques sur l&#8217;arganier au Maroc et en France où les experts partagent leurs expériences et essayent de percer le secret de l&#8217;arganier et de chercher ce qu&#8217;il faut valoriser dans le produit.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa part, Mme Katim Alaoui, directrice générale de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l&#8217;arganier, s&#8217;est félicitée de cette synergie qui a mis en commun tous ces efforts, soulignant l&#8217;apport du groupe français au financement de cette action à travers l&#8217;opération &laquo;&nbsp;un euro pour arganier&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, Mme Alaoui a vanté l&#8217;impact de tels projets sur l&#8217;amélioration des conditions de vie de la population locale, notamment pour la création d&#8217;activités génératrices de revenus et la mise en place de structures au profit de la population ou encore d&#8217;aides à l&#8217;équipement.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque année, 600 ha d&#8217;arganier disparaissent sous l&#8217;effet de déforestation dans la province. &laquo;&nbsp;Notre défi est de lutter contre ce fléau par le reboisement et par le programme d&#8217;énergie solaire avec des cuiseurs solaires qui permettront d&#8217;économiser 5 à 10 kg de bois&nbsp;&raquo;, a encore souligné Mme Alaoui.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;opération &laquo;&nbsp;Energie solaire en arganeraie&nbsp;&raquo; de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l&#8217;arganier avait été primée par le ministère français de l&#8217;Environnement lors de l&#8217;édition 2008 des Prix entreprises et environnement et ce, dans la catégorie &laquo;&nbsp;Coopération internationale pour le développement durable&nbsp;&raquo;, rappelle-t-on.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;opération est axée sur le montage et la mise au point de cuiseurs solaires par les élèves de l&#8217;Ecole Sidi Bouzekri de Smimou (province d&#8217;Essaouira) et l&#8217;installation d&#8217;une cantine solaire opérationnelle à l&#8217;école, composée de 30 cuiseurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque élève construit son cuiseur solaire pour le remettre à sa famille, sachant que chaque cuiseur solaire va permettre de sauvegarder 5 à 10 kg de bois.</p>
<p style="text-align: justify;">Créée en mai 2004 et présidée par M. André Azoulay, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l&#8217;arganier a pour objectifs la protection juridique de l&#8217;exploitation des forêts d&#8217;arganiers, le développement et la protection des équilibres naturels, l&#8217;amélioration du niveau de vie des populations des arganeraies et l&#8217;assurance de la qualité des produits et produits dérivés de l&#8217;arganier.</p>
<p style="text-align: justify;">MAP</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.marocagriculture.com/lancement-dune-operation-de-reboisement-de-13-hectares-darganier-a-essaouira.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Arganier à Berkane!</title>
		<link>http://www.marocagriculture.com/larganier-a-berkane.html</link>
		<comments>http://www.marocagriculture.com/larganier-a-berkane.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 15:06:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Foresterie]]></category>
		<category><![CDATA[arganier]]></category>
		<category><![CDATA[beniznassen]]></category>
		<category><![CDATA[berkane]]></category>
		<category><![CDATA[eaux et forêts]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[érosion]]></category>
		<category><![CDATA[femmes marocaines]]></category>
		<category><![CDATA[Nador]]></category>
		<category><![CDATA[pujda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.marocagriculture.com/?p=255</guid>
		<description><![CDATA[DEVELOPPEMENT DE L’ARGANIER DANS LA PROVINCE DE BERKANE L’existence dans la Province de Berkane de l’arganier, arbre séculaire aux multiples vertus, constitue un atout d’un grand intérêt scientifique et une grande curiosité touristique. Outre sa fonction écologique du fait de son rôle vital dans la protection de l’environnement et dans la préservation de la biodiversité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>DEVELOPPEMENT DE L’ARGANIER DANS LA PROVINCE DE BERKANE</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-257" title="arganier" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/10/arganier.jpg" alt="arganier" width="400" height="266" />L’existence dans la Province de Berkane de l’arganier, arbre séculaire aux multiples vertus, constitue un atout d’un grand intérêt scientifique et une grande curiosité touristique. Outre sa fonction écologique du fait de son rôle vital dans la protection de l’environnement et dans la préservation de la biodiversité, l’arganier est un arbre à usages multiples d’un intérêt économique et social capital. Chaque partie de l’arbre est utilisable et représente une source de revenues non négligeable pour les ruraux limitrophes. Dans la perspective de préserver cette richesse naturelle dans la région, une stratégie locale a été mise en place visant à : Informer et sensibiliser l’opinion locale, nationale et internationale. Sauvegarder et protéger ce patrimoine local. Développer et valoriser localement la culture de l’arganier. Ainsi, les premières actions engagées dans le cadre de cette stratégie se résument comme suit : Sensibilisation et information aux niveaux des populations locales et des divers organismes nationaux, sur les spécificités, l’importance et l’intérêt de cette essence rare. Promotion d’échantillons l’huile issus des premiers essais après analyse et conditionnement. Constitution en 2003 d’une coopérative locale pour la gestion et l’exploitation économique afin de valoriser localement les produits de l’arganier. Première production par la coopérative de l’huile d’argan. Engagement du service des Eaux et Forêts dans la protection, la sauvegarde et la densification du patrimoine d’arganier existant. Initiation de projets en vue de réhabiliter, développer et valoriser ce don de nature. Ces projets consistent à faire un diagnostic sur l’état des lieux, d’acquérir la maîtrise des techniques d’élevage des plants et d’assurer leur application sur le terrain. Pour la concrétion de chantier, la contribution active de plusieurs partenaires est recherchée à travers, notamment, l’implication plus prononcée des autorités administratives, des élus représentant les populations locales et du savoir-faire des partenaires économiques, des compétences de la société civile et de la participation des organismes internationaux impliqués dans la protection de l’environnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’arganier un important atout pour la province</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’arganier, arbre spécifiquement marocain, endémique du sud-ouest du pays, classé par l’UNESCO en 1998 « Patrimoine culturel international de l’Humanité’ est aussi présent dans la Province de Berkane. La superficie provinciale hébergeant cette essence, dénommée « llot de Béni Snassen », sis dans la commune rurale de Chouihia, s’étend sur 300 hectares et compte près de 1000 arbres en bon état de végétation. L’existence de cette richesse inestimable, spécificité et écologique remarquable, constitue pour la province de Berkane, en plus d’une curiosité touristique, une opportunité économique indéniable. Vers une exploitation économique de l’arbre mythique</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la perspective de préserver le patrimoine de l’arganier dans la région et étendre sa culture pour son exploitation économique, une stratégie de sauvegarde, de densification et de valorisation du périmètre existant, impliquant les populations autochtones, est mise en place pour développer cet arbre légendaire aux multiples vertus. Un effort de sensibilisation est déployé auprès des populations locales pour leurs faire prendre conscience du grand intérêt de ce précieux patrimoine.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>COOPERATIVE FEMININE D’EXTRACTION DE L’HUILE D’ARGAN ISSU DE L’ILOT DES BENI SNASSEN</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-258" title="huile-argan-maroc" src="http://www.marocagriculture.com/images/2009/10/huile-argan-maroc.jpg" alt="huile-argan-maroc" width="330" height="494" />Province Berkane Cercle Aklim Commune Chouihia Douar Mahjouba Dénomination COOPERATIVE « NAJAH MAHJOUBA » Date de création Juillet 2003 Nombre d’Adhérentes 13 Femmes Capital 6.500 Dhs Production Les premières productions de l’huile D’argan ont été réalisées en octobre 2003</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>VALORISATION DE L’ARGANIER POUR L’EXTRACTION DE L’HUILE D’ARGANE</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intitulé du projet Contexte du projet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Valorisation de l’arganier pour l’extraction de l’huile d’arganier L’arganier se situe sur le territoire de CR de Chouhia sur une superficie de 300 ha. On dénombre 1000 pieds en bon état de végétation.</p>
<p style="text-align: justify;">Justification du projet : Un projet pilote dans la zone qui permettra de valoriser le produit et par conséquent générer des revenus pour la population riveraine de la commune. Production de l’huile d’argane</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Objectifs du projet : Production l’huile d’Argane.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Résultats escomptés :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Valoriser la production d’arganier et créer un label de l’huile d’argane de Beni Snassen Commercialisation d’huile d’argane Augmentation des revenues des populations riveraine et intégration de la femme dans le processus du développement durable.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Activités </span>: Toutes les phases de production et de commercialisation seront effectuées par la coopérative créée à cet effet. Paramètres de production</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Nombre d’arbres productifs</span> : 1000 Production fruitière moyenne : 100 Kg/arbre Production fruitière totale : 1000 Qx/an Production d’amendons totale : 130 Qx/an Rendement : 3 à 4% Production de l’huile d’argane : 3000 à 4000 litre/an</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Moyens humains</span> : 13 femmes</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Modalité d’organisation</span> : Le travail sera effectué par la coopérative qui sera encadrée par l’Office de Mise en Valeur Agricole de la Moulouya (ORMVAM), les services des Eaux et Forêts et les ONG conformément aux lois sur les coopératives.</p>
<p style="text-align: justify;">Facteur de fiabilité et durabilité Les activités seront permanentes grâce à la production du fruit de l’arganier et l’exaction de l’huile d’argane très demandé sur les marchés national et international.</p>
<p style="text-align: justify;">Coût et financement 700 000 dhs Génie civil : 400 000 dhs Matériels et équipements de production : 250 000 dhs Torréfacteur : 10 000 Presse d’extraction : 160 000 Sertisseuse (mise en bouteille) : 40 000 Remplisseuse : 40 000 Imprévus : 50 000 dhs</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808000;"><strong>REHABILITATION DE L’ARGANIER DANS LA FORET DE BENI SNASSEN</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intitulé du projet : Réhabilitation de l’arganier dans la forêt de Beni Snassen</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Localité : Jbel Tikermine dans la basse vallée de la Moulouya, CR Chouihia</p>
<p style="text-align: justify;">Justification du projet : Réhabilitation d’un écosystème unique en son genre la région Sauvegarde et extension de l’arganier dans la région Lutte contre l’érosion et la désertification.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Résultats escomptés </strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">Acquisition d’un savoir faire en matière d’élevage des plans d’arganier et des techniques de reboisement appropriées Réhabilitation de l’espace dans l’ensemble de son aire de répartition. Création d’activités socio-économiques pour la population riveraine (coopératives d’extraction de l’huile d’argane (coopératives d’extraction de l’huile d’argane emploi dans les chantiers et reboisement, exploitation de bois…) Promouvoir l’éducation environnementale chez les populations.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Activités</span> : Diagnostic et état des lieux par les chercheurs de l’université et le personnel forestier (botanique, pédologie, socioéconomique…) Travaux et recherches en laboratoire et sur le terrain (techniques d’élevage des plants et de leur mise en terre sur le terrain) Essais de régénération par semis, par plants et par bouture Programme de reboisement Suivi et opérations sylvicoles</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Moyens</span> : Le personnel forestier de la Direction Régionale des Eaux et Forêts de l’Oriental Les chercheurs de l’université Mohamed 1er à Oujda. Les ONG Les communes rurales intéressées et les autorités locales.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Modalité de l’organisation</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Une convention de partenariat serai établie entre l’université Mohamed 1er à Oujda et la Direction Régionale des Eaux et forêts de l’oriental dans laquelle seraient précisées les tâches dévolues à chacune des parties l’utilisation des fonds sera opérée conformément spéciale des bailleurs de fonds.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Facteur de fiabilité et durabilité</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet entre dans les préoccupations majeures du Ministre chargé des Eaux et Forêts pour la réhabilitation des espèces autochtones, la sauvegarde de la biodiversité et la lutte contre l’érosion et la désertification. Les résultats de cette recherche pourront s’intégrer dans les objectifs du programme forestier national (P.F.N) en général et le plan directeur des reboisements (P.D.R) en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #99cc00;">Coût et financement</span> : 3.000.000 dhs</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>http://hee.ouvaton.org</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.marocagriculture.com/larganier-a-berkane.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
