Protection du milieu marin de la Méditerranée
novembre 6, 2009
Classé sous Pêche maritime

Marrakech-Les participants à la 16ème conférence des parties contractantes à la Convention de Barcelone sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée et à ses protocoles ont souligné la nécessité de promouvoir la coopération méditerranéenne en matière de lutte contre les effets du changement climatique et de renforcer les mécanismes institutionnels, notamment pour en faire un système d’échange et de partage d’expériences avec d’autres régions du monde.
Dans une déclaration finale rendue publique à Marrakech, les participants à cette conférence parmi les ministres de l’environnement et les chefs des délégations des parties contractantes à la Convention de Barcelone ont souligné aussi l’impératif de promouvoir les nouvelles technologies d’atténuation dans la région afin de permettre une meilleure évaluation de leurs impacts sur l’écosystème méditerranéen, en tenant compte du principe de précaution.
Ils ont plaidé, en outre, en faveur de la mise en œuvre d’une coordination efficace pour assurer l’intégration des questions de changement climatique dans les politiques de développement afin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement et les objectifs de la Stratégie de la Méditerranée pour le Développement Durable (SMDD) et veilleur au renforcement de la coopération en matière de partage d’expériences dans le domaine de la surveillance (réseaux d’alertes), de l’élaboration et de la mise en œuvre des stratégies d’adaptation et de gestion des risques.
Ils ont appelé également à la nécessité de renforcer la mise en œuvre du principe de participation et de prendre en compte les préoccupations à long terme, en s’appuyant sur la Commission de la Méditerranée pour le Développement Durable (CMDD) et la diversité de sa composition qui représente toutes les parties prenantes méditerranéennes.
Ils se sont prononcés également en faveur du développement des énergies renouvelables, en s’appuyant sur les initiatives régionales en cours, tel que le plan solaire méditerranéen et l’initiative du Programme Méditerranéen pour les Energies Renouvelables (MEDREP).
Afin de promouvoir une meilleure gouvernance environnementale dans la région de la Méditerranée, les participants ont souligné la nécessité d’adopter une approche intégrée garante de cohérence entre les différentes stratégies sectorielles et tenant compte de leur impact sur les écosystèmes, et de prendre les dispositions nécessaires pour ratifier les instruments juridiques du Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM) et en particulier accélérer les procédures de ratification du protocole de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC).
Ils ont invité les Etats à continuer la création d’aires marines protégées et à poursuivre la protection de la biodiversité afin d’établir à l’horizon 2012, un réseau d’aires marines protégées, y compris en haute mer, conformément au cadre juridique international pertinent et aux objectifs du Sommet Mondial pour le Développement Durable.
Les participants se sont dits aussi en faveur d’une meilleure coordination avec d’autres institutions et initiatives régionales telles que l’initiative Horizon 2020, et l’initiative méditerranéenne (MedWet) de la convention « Ramsar » pour les zones humides, insistant sur la nécessité de renforcer la coordination également avec les organisations internationales et les bailleurs de fonds agissant dans la région pour créer davantage de synergie dans les actions et l’utilisation durable des ressources financières.
Ils se sont en outre prononcés en faveur du raffermissement de la coordination avec les organisations régionales de gestion des pêches et d’autres organisations telles que la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages Menacées d’Extinction (CITES), en ce qui concerne les questions de conservation et de gestion durable de la mer méditerranéenne et de ses ressources et afin de mieux protéger les espèces les plus menacées et leurs habitats.
Ils ont plaidé en faveur du renforcement de la coordination des activités du PAM au niveau national, notamment entre les points locaux nationaux et les autres institutions sectorielles nationales et régionales respectives, y compris les ONG afin d’assurer une meilleure intégration, l’utilisation durable des ressources et un échange pertinent d’informations pour renforcer le PAM, son impact et sa visibilité au niveau des pays et dans la région.
Les participants ont fait part également de leurs préoccupations concernant les menaces sérieuses à l’environnement auxquelles la Méditerranée est confrontée, parmi lesquelles la destruction de sa biodiversité, les atteintes aux paysages, aux littoraux et aux ressources en eaux, la dégradation des sols, la désertification, l’érosion côtière, l’eutrophisation, la pollution d’origine tellurique, les nuisances liées à la croissance du trafic maritime, la surexploitation des ressources naturelles et l’exploitation non durable des ressources marines.
Initiée sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et le PAM, cette conférence connaît la participation de près de 170 personnes représentant les parties contractantes de la convention, des organismes des Nations unies ainsi que des ONG partenaires du Plan d’Action pour la Méditerranée.
Elle a pour objectif principal d’examiner les progrès accomplis par ce Plan au cours de l’exercice biennal 2008-2009 et de décider des dispositions et des actions à entreprendre en vue de renforcer sa gouvernance et de consolider son rôle dans la promotion du développement durable dans la régions méditerranéennes.
MAP
La bactérie des ulcères des poissons
novembre 6, 2009
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Les poissons d’élevage norvégiens (principalement les truites et saumons) sont régulièrement touchés par une maladie appelée « maladie des ulcères hivernaux ». Cette maladie se manifeste soit de façon aiguë (avec une forte mortalité) ou de façon chronique et induit dans ce cas là la formation de plaies sur une grande partie du corps du poisson, laissant des cicatrices importantes.
Moritella viscosa a été identifiée en 1998 comme étant la bactérie responsable de cette maladie. C’est une espèce halophile (supportant des concentrations élevées en sel) et psychrophile (supportant des températures froides), que l’on trouve donc dans les mers froides bordant la Norvège. Elle induit la nécrose des tissus par libération de toxines.
Les pertes annuelles dues à cette maladie sont estimées à 100 millions de NOK pour l’industrie (à cause à la fois de la mortalité et de la perte de valeur des poissons rescapés mais portant des cicatrices). Pour faire face à ces pertes et enrayer la propagation de cette maladie, un vaccin a été réalisé mais il reste pour l’heure peu efficace. C’est pourquoi il semble important de connaitre mieux la bactérie et son mode d’action afin d’améliorer ce vaccin.
Dans sa thèse, soutenue le 10 Septembre à l’Ecole Vétérinaire d’Oslo, Hege Smith Tunsjø a étudié les mécanismes de pathogénicité de M. viscosa ainsi que les facteurs environnementaux tels que la température et la salinité de l’eau qui peuvent avoir une influence sur ces mécanismes. Cette étude a ainsi montré que Moritella viscosa est particulièrement adaptée aux basses températures. Elles vivent alors plus longtemps, se déplacent mieux et ont de meilleures aptitudes à se fixer sur les surfaces, caractéristiques essentielles pour permettre une infection. « Cette étude illustre la façon dont le milieu et les facteurs de l’hôte régulent l’adaptation de la bactérie et ses capacités à engendrer des infections », indique Tunsjø, facteurs qui devraient donc être pris en compte désormais pour optimiser la lutte contre cette infection.
bulletins-electroniques.com
Impact du changement climatique
novembre 3, 2009
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Le réchauffement climatique pourrait affecter gravement les pêcheries des régions tropicales et mettre en cause la sécurité alimentaire de ces dernières qui dépendent largement des ressources halieutiques pour leur approvisionnement. C’est l’une des conclusions auxquelles aboutit une étude menée par des chercheurs de l’Université de Colombie Britannique (UBC) et de Princeton dans le cadre du projet « Sea Around Us » de UBC et publiée dans la revue Global Change Biology.
Cette étude, conduite par Daniel Pauly, professeur à UBC, est la première à examiner de manière globale les effets du changement climatique sur la pêche. Elle montre qu’alors que les stocks de poissons devraient accroître dans les régions aux latitudes élevées (dans une proportion de 30 à 70%), ils devraient au contraire diminuer de manière drastique (40%) dans les régions tropicales. A l’horizon 2055, la Norvège, le Groenland, l’Alaska et la côte est de la Russie sont les pays dont le potentiel de pêche pourrait le plus augmenter, alors que la Chine, les Etats-Unis (hors Alaska), le Chili et l’Indonésie seraient le plus durement frappés par la diminution du stock de pêche. Pour obtenir ces estimations, les auteurs de l’étude ont exécuté des modèles incluant un grand nombre de facteurs biologiques et environnementaux qu’ils ont paramétrés selon deux scenarii du changement climatique [1] et appliqués à 1066 espèces (du krill aux requins) représentant environ 70% des captures mondiales. Si ces travaux constituent une première étape dans la compréhension de l’impact du réchauffement climatique sur les réserves halieutiques, de nombreuses inconnues demeurent et nécessitent des recherches plus approfondies. Par exemple, il est très difficile de mesurer les effets que les déplacements en masse d’espèces de poissons vers les hautes latitudes pourraient avoir sur les écosystèmes.
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[1] Le plus défavorable des scénariis est en deçà des prévisions les plus pessimistes du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui si elles avaient été prises en compte auraient conduit à des résultats encore plus dramatiques.
bulletins-electroniques.com
Développement de l’aquaculture au Maroc
novembre 3, 2009
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Etude de l’écosystème pélagique
L’étude et le suivi des zones d’upwelling (Détails)
Il est formellement établi que la dynamique des stocks pélagiques des systèmes d’upwelling à travers le monde dépend très étroitement de l’environnement physique et des modifications des processus océanographiques. Dans ces zones, y compris la côte atlantique marocaine, l’environnement est changeant et ce, compte tenu de la variabilité du système d’upwelling. Cette variabilité se traduit par l’instabilité des ressources halieutiques, principalement les pélagiques. A travers le monde, les stocks de la sardine au Japon et de la Californie et de l’anchois du Pérou sont des exemples tristement célèbres de l’effondrement de stocks, dû à l’impact de la variabilité du milieu marin dans les zones d’upwelling.
C’est dans ce contexte que l’INRH, à travers son programme d’océanographie, a entrepris des recherches destinées à approfondir les connaissances sur la variabilité du phénomène d’upwelling et son impact sur la productivité du milieu marin en réalisant des campagnes saisonnières en merle long de la côte atlantique marocaine, par le biais de son navire de recherche « Amir Moulay Abdellah ».
L’appui de l’imagerie satellitale et le développement de la modélisation hydrodynamique des zones d’upwelling sont également autant d’outils visant à mieux comprendre leur fonctionnement hydrodynamique et la circulation marine de ces zones.
La relation entre variabilité hydroclimatique et la productivité du milieu (Détails)
Les campagnes menées en mer visent en particulier:
• la compréhension de l’écosystème pélagique de la côte atlantique marocaine,
par la délimitation des aires de ponte et la distribution des œufs et larves des principales espèces pélagiques (sardine, anchois, maquereau, chinchard, sardinelle) ;
• l’étude des facteurs biotiques et abiotiques agissant sur la production et la disponibilité des ressources biologiques (poisson et plancton);
• la délimitation des zones de remontées (upwelling) afin de déterminer les régions à fortes productivités.
Etudes des frayères et nourricières des principales espèces de petits pélagiques (Détails)
Les frayères et nourriceries des principales espèces pélagiques ciblées lors de ces campagnes en mer, coïncident avec les zones de forte productivité selon les saisons ou les années. Les distributions des frayères et nourricières des différentes espèces pélagiques diffèrent selon l’espèce ciblée.
Pour le cas de la sardine par exemple, cette espèce se reproduit principalement en hiver avec une ponte secondaire au printemps et minimale en été. Au sud de Cap Boujdor, la ponte a lieu en hiver, au printemps et en été avec la saison d’hiver comme saison de maximum de ponte. La ponte, en hiver, au printemps et en été, a eu lieu principalement entre Cap Draa et Cap Juby et aux alentours de Dakhla (23°N-25°N). Les zones de présence des larves coïncident généralement avec celles des œufs avec, cependant, un certain décalage des épicentres et d’un étalement de la distribution larvaire.
Fonctionnement des écosystèmes littoraux
La physico-chimie des eaux (Détails)
L’étude de la qualité physico-chimique des eaux consiste à prélever directement sur le terrain les paramètres du milieu, notamment la température de l’eau, la salinité, le pH et l’oxygène dissous. Les substances nutritives (les nitrites, les nitrates, les ammoniums et les phosphates) et les matières en suspension sont échantillonnées dans des bocaux et analysées au laboratoires d’Océanographie de l’INRH
La richesse biologique du site (Détails)
La détermination de la richesse biologique d’un site est faite à partir de l’étude de la biomasse chlorophyllienne et des communautés phytoplanctoniques et zooplanctoniques caractérisant le milieu.
La sédimentologie (Détails)
L’étude du volet sédimentologique se fait par la détermination des faciès sédimentaires, de la granulométrie et de la matière organique dans le sédiment, étant que la nature du sol est un facteur limitant dans le choix des zones potentiellement aquacoles en milieux côtiers.
La courantologie (Détails)
L’étude du volet courantologie s’avère d’une grande importance dans tout projet d’installation de structures d’élevage. Ce volet nous renseigne sur l’intensité du courant et le mode de circulation des eaux à l’intérieur du site, ce qui permettra de guider notre choix concernant la sélection des zones propices à une éventuelle activité aquacole.
Développement de l’aquaculture au Maroc
Etude et évaluation des ressources algales (Détails)
La majeure partie des algues récoltées provient de la zone nord atlantique entre Larache et Essaouira, tandis que le reste est collecté sur la zone sud atlantique entre Tan Tan et Dakhla.
Les actions entreprises par l’INRH sur la période 1998-2005 ont essentiellement mis l’accent sur:
• L’évaluation des champs d’algues de Gelidium de la région d’El Jadida entre Cap Mazagan et Cap Blanc.
• La réalisation de la cartographie des champs d’algues de Gelidium dans la même zone.
• La distribution et la cartographie des champs d’algues de la région d’El Jadida.
• Effet de l’arrachage sur la densité en biomasse et la biométrie des champs d’algues de Gelidium dans cette région.
• L’étude du cycle de vie de Gelidium pour la détermination des périodes d’apparition des stades de développement de l’algue Gelidium (gamétophyte mâle, gamétophyte femelle et tétra sporophyte). Des prélèvements mensuels de 18 stations seront réalisées dans les zones de Sidi Bouzid et Moulay Abdellah.
• La détermination des paramètres environnementaux qui conditionnent l’apparition de ces différents stades.
• Prospection des champs de Gracilaria dans les lagunes de Sidi Moussa et Oualidia.
• L’évaluation des champs d’algues de Gelidium de la région comprise entre Jorf Lasfar et Sidi Abed.
• La réalisation de la cartographie des champs d’algues de Gelidium dans la même zone ;
• La distribution et la cartographie des champs d’algues de la région comprise entre Jorf Lasfar et Sidi Abed.
Etude et évaluation des gisements coquillers naturels et conchyliculture (Détails)
A. Etude et évaluation des gisements coquillers
A.1. Etude et évaluation des gisements coquilliers naturels de la baie de Dakhla
Dans le cadre du suivi régulier de l’état des stocks coquilliers de la baie de Dakhla, l’INRH réalise deux évaluations, par an, des stocks coquilliers exploités. Ces évaluations servent à déterminer les périodes d’exploitation et les quotas de pêche, lors de chaque campagne.
Ces différentes campagnes ont permis de suivre l’état des stocks des coquillages de cette baie, leurs évolutions dans le temps et dans l’espace et d’établir une analyse comparative des résultats obtenus durant ces campagnes de prospection.
A.2. Evaluation des gisements coquilliers et leur répartition dans la lagune de Nador
En collaboration avec le Centré Régional de l’INRH à Nador, Ce programme a pour objectif d’évaluer l’état écologique de la lagune depuis l’ouverture de la passe. Ainsi, les prospections effectuées ont permis de dresser :
• L’inventaire des espèces des mollusques bivalves dans la lagune de Nador ;
• La cartographie de ces espèces, de la végétation et des sédiments de cette lagune.
A.3. Prospection de nouveaux gisements coquilliers du plateau continental atlantique
B. Développement de l’aquaculture au Maroc
Au cours de la période 2002 -2004, l’INRH a effectué, au moyen de son Navire « Charif Al Idrissi », deux campagnes de prospection des gisements coquilliers, par dragage, au large de la côte saharienne ; entre les latitudes 22 et 26°N.
Les objectifs de ces campagnes sont :
• La confirmation de la présence de gisements coquilliers naturels, la détermination de l’espèce endémique et les autres espèces associées.
• L’estimation de l’importance de ces gisements et la détermination de leur étendue.
Au Maroc, la conchyliculture représente 39% de la production aquacole nationale et les poissons représentent 71%. Cette décomposition semble particulière au Maroc car au niveau de la Méditerranée (tous pays confondus), la conchyliculture représente 65%, les poissons 34% et les crustacés et algues 1%. Il ressort de ce fait, qu’au Maroc, la conchyliculture n’a pas encore atteint le rang qu’elle mérite malgré l’existence de nombreux atouts.
B.1. Atouts pour le développement de la conchylicultue :
• Qualité d’eau exceptionnelle avec une productivité primaire abondante et particulière des eaux atlantiques marocaines (Upwelling et panaches sableux) ;
• Des sites d’exception : baies, lagunes et mer ouverte
• Un marché existant aussi bien au niveau national qu’international avec une consommation évoluant à la hausse ;
• Une large gamme d’espèces susceptibles à la culture ;
• Un réseau de surveillance de la qualité et de la salubrité du milieu marin et des produits de la mer, couvrant la totalité des sites à potentiels pour la conchyliculture (INRH) ;
• Une main d’œuvre abondante et disponible.
C’est dans ce cadre que des essais aquacoles ont porté sur quatre espèces de coquillage : la moule, la coquille saint jacques du pacifique et la palourde. L’objectif était d’inciter au développement de la conchyliculture nationale, qui s’est limitée, depuis les années cinquante, à l’ostréiculture, avec cinq parcs à huîtres basés à Oualidia, dont la production est destinée principalement au marché local.
B.2. Étude écologique et biologique de la lagune de Khnifiss à des fins de projets conchylicoles :
Au cours de l’année 2005 et à la demande du Département des Pêches Maritimes qui prévoit l’élaboration d’un plan d’aménagement conchylicole de la lagune de Khnifiss, l’INRH a procédé à une étude biologique et écologique de cette lagune pour pouvoir avoir les éléments nécessaires permettant d’élaborer ce plan.
Or, la planification de l’aquaculture dans toute zone côtière est tributaire des études scientifiques liées à la sélection de site pour l’aquaculture. Le choix de ce dernier est l’un des principaux facteurs qui déterminent la faisabilité et la durabilité des projets aquacoles, d’autant plus que la zone côtière est sous la pression d’un grand nombre d’activités anthropiques. En effet, une bonne gestion d’une telle zone côtière nécessite une meilleure connaissance de l’organisation et du fonctionnement de ses écosystèmes à travers les études océanographiques portant aussi bien sur l’eau que sur le substrat.
Développement de la pisciculture marine (Détails)
Concernant la pisciculture marine, surtout celle visant le marché extérieur, l’objectif de l’INRH était d’inciter à la diversification des espèces en élevage car la production méditerranéenne en loup et dorade est passée de 47.500 tonnes (en 1996) à 85.000 tonnes (en 2000), alors qu’elle n’était que de 9900 tonnes en 1991. Ce développement rapide a provoqué, dans la plupart des pays producteurs, une situation de crise suite aux difficultés générées par l’effondrement persistant des prix. C’est dans ce cadre que l’INRH a renforcé ses capacités de recherche en matière de reproduction artificielle de poissons marins.
Projet d’aquaculture du thon rouge
Dans le cadre de la coopération marocco-japonaise avec l’OFCF (Overseas Fishery Cooperation Foundation), le projet de recherche et développement de l’aquaculture du thon rouge a démarré en 1993 et s’est terminé en mars 2001. Basé à M’diq, ce projet visait essentiellement à contribuer au développement de la recherche et de la technologie de reproduction contrôlée du thon rouge à des fins de repeuplement.
En 1997-98, le Projet a acquis ses propres structures d’élevage en mer et du transport des poissons à l’état vivant.
Les actions menées sur la période 1993-2001 ont porté sur :
• La poursuite de l’élevage des géniteurs de thon rouge au large de M’diq.
• La rééalisation des dernières tentatives de collecte des œufs de thon rouge au niveau du site d’élevage en mer ouverte.
• L’amélioration du système d’approvisionnement de l’écloserie en eau de mer.
• La formation des homologues marocains pour la prise en charge de l’ensemble des travaux du projet (à partir du mois de mars 99) avec l’assistance des experts japonais en tant que conseillers.
Etude pathologique des mollusques (Détails)
A. Surveillance de Bonamia ostreae et de Marteilia refringens dans l’espèce Ostrea edulis
Bonamia ostreae et Marteilia refringens sont des agents pathogènes responsables respectivement de la maladie à «microcell» ou Bonamiose et de la Marteiliose ou maladie des Abers de l’huître plate Ostrea edulis qui provoquent de fortes mortalités. Ces parasites sont à déclaration obligatoire auprès de l’Office International des Epizooties (OIE).
Ce programme, initié en 2004, s’étale sur deux années afin que les établissements d’aquaculture marocains soient reconnus indemnes de ces deux agents pathogènes, conformément au manuel de diagnostic des maladies des animaux aquatiques de l’OIE (2003).
B. Epidemiovigilance
Ce programme concerne le suivi régulier des principales espèces de mollusques bivalves présentes dans les gisements naturels, dans les zones d’élevage, et au niveau des établissements conchylicoles. Il a pour objectifs de détecter l’apparition de maladies, quelles soient exotiques, émergentes ou réemergentes.
Les principales espèces de mollusques bivalves ciblées sont : Crassostrea gigas, Ostrea edulis, Ruditapes decussatus, Perna perna, Mytilus galloprovincialis, Cerastoderma edule, et Acanthocardia tuberculata.
Projets de coopération
Outre les activités liées aux programmes de recherche prioritaires de l’INRH, le Département d’Océanographie et d’Aquaculture est partenaire dans différents projets internationaux :
Projet MEDAR/MEDATLAS (1998-2002)
Sur cette période, l’INRH a participé au projet international MEDAR/MEDATALS, relatif à l’archivage et la sauvegarde des données océanographiques de la mer Méditerranée. A la fin du projet, une importante base de données océanographique de la mer Méditerranée sur un siècle d’observations, collectées par les différents centres, a été développée et mise sur support informatique (CDs).
Projet GERMA (2001-2004)
Le projet GERMA, mené conjointement entre l’INRH et le Centre Royal de Télédétection Spatiale (Rabat) a pour objectif principal l’utilisation de la télédétection spatiale en aide à la gestion des ressources marines et végétales.
Ce projet s’intéresse à deux volets qui concernent les grands axes de recherche de l’INRH, à savoir:
• Le suivi de l’upwelling côtier par imageries satellites NOAA-AVHRR
• La mise en place d’une base de données SIG à fin de caractériser les zones potentielles pour l’aquaculture.
Projet SEA-SEARCH (2002-2005)
Ce projet est un projet européen auquel l’INRH est partenaire. Il consiste en un réseau de 33 centres européens et non européens (dont le Maroc), spécialisés en gestion de données océanographiques et marines, et permet les échanges de ces informations. L’atelier final du projet SEA-SEARCH s’est déroulé au Maroc, du 02 au 04 octobre 2005 à Marrakech.
Projet CARBO-OCEAN (2005-2010)
Le projet européen, Carbo-Ocean, est partenaire a pour mission de comprendre et de quantifier le cycle de carbone dans les marges marines européennes et d’évaluer la contribution des perturbations anthropogéniques au budget du carbone total (émanant de l’océan atlantique et du Nord Ouest d’Europe), dans le contexte des changements climatiques globaux.
Entre 2005-2006 et en collaboration avec le CSIC/VIGO et CADIX (Espagne), l’INRH contribue au projet par la réalisation de quatre campagnes saisonnières à bord du navire de recherche « Amir Moulay Abdellah » dans le Détroit de Gibraltar et avec la participation de chercheurs espagnols. La première campagne a été réalisée en Juin 2005. En 2006 et dans le cadre de ce projet, il sera prévu la réalisation de trois campagnes océanographiques dans le détroit de Gibraltar.
inrh.org.ma

Le chevalier cuivré : Une espèce de poisson rare
novembre 1, 2009
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Savez-vous qu’il existe une espèce de poisson qu’on ne trouve nulle par ailleurs qu’au Québec ? En effet, le chevalier cuivré, appelé ainsi en raison de ses écailles de teinte cuivrée comparables aux armures des chevaliers de jadis, vit essentiellement dans la rivière Richelieu. On en trouve aussi dans les rapides de Chambly, près de Contrecoeur et aux environs du barrage de St-Ours. Présentation de ce poisson typiquement québécois.

Une allure noble ?
Le chevalier cuivré n’a pas tout à fait une allure noble. On le reconnaît à sa petite tête triangulaire, à son dos bossu et aux reflets cuivrés de ses écailles en période de reproduction. Avec ses énormes dents situées à l’arrière de la bouche, cette espèce de poisson casse les coquilles des mollusques, sa seule source de nourriture. Son dos, sa tête et la partie supérieure de ses côtés sont de couleur cuivre olive tandis que ses nageoires sont brun cuivre.
Une reproduction en rapides
Le chevalier cuivré se reproduit dans les rapides de Chambly, vers l’âge de 10 ans, entre le 24 juin et le 1er juillet. En effet, durant cette période, la température frôle les 21° C, temps idéal pour sa reproduction. Cette espèce de poisson convoite alors les eaux vives, car elle peut y trouver un sol en gravier et conséquemment, y protéger ses petits. Ce type de sol permet également de créer une eau riche en oxygène. Le chevalier cuivré y vit une vingtaine d’années.
Une espèce menacée
Les chevaliers cuivrés ne sont pas légion. Il en existe environ une centaine, au maximum quelques milliers dans le sud-ouest du Québec. En raison de son espace de vie limité, du seuil de son espérance de vie atteint en période de reproduction et des faibles mesures de renouvellement de cette espèce de poisson, le chevalier cuivré risque de disparaître. C’est sans compter le morcellement de son habitation par certains barrages, l’envasement, le tourisme et les pollutions agricole et industrielle.
Depuis environ 4 ans, le Gouvernement du Québec a entrepris quelques mesures pour protéger le chevalier cuivré. Ainsi, depuis le 10 octobre 2002, les pêcheurs ne peuvent plus capturer cette espèce de poisson dans la réserve faunique de Chambly du 20 juin au 20 juillet. Au printemps 2001, le Gouvernement a aussi installé une passe migratoire au barrage de St-Ours afin de permettre au chevalier cuivré de se rendre aux rapides de Chambly sans danger.
Le secteur de la pêche maritime au Maroc : Bonnes performances mais des défis à relever
novembre 1, 2009
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Fort de ses performances de ces dernières années, le secteur de la pêche maritime au Maroc s’est maintenu sur cette lancée en enregistrant de bons résultats en 2008, tout en s’attelant à faire face à différents défis.
Le secteur a, en effet, généré un chiffre d’affaires de plus de 7,88 milliards de dirhams (MMDHS), pour un niveau global de captures de 1.017.027 tonnes, soit une hausse de 24% en valeur et de 15% en volume, selon le département de la pêche maritime qui précise que les indicateurs du secteur ont enregistré une bonne performance, en 2008, tant au niveau de la production et de sa valorisation qu’au niveau du chiffre d’affaires à l’export.
L’Office national des Pêches (ONP), en charge de la pêche côtière et de la pêche artisanale, a réalisé, durant la même année, un chiffre d’affaires record de 4,5 milliards de DHS pour une production débarquée de 943.000 tonnes, soit une augmentation de 15% en tonnage et une progression de 22% en valeur par rapport à 2007, selon le rapport d’activité de l’Office de 2008.
Quant aux résultats de la pêche hauturière, au titre de la même année, le département de tutelle fait part d’une hausse de 24% en tonnage et de 38% en valeur, par rapport à 2007, tout en soulignant que les débarquements ont totalisé 49.729 tonnes pour un chiffre d’affaires de 3,4 MMDHS.
Cependant, le ministère s’attèle notamment à relever les défis de préservation des ressources en céphalopodes, de la mise à niveau de la flotte de la pêche côtière et artisanale et du prix du gasoil, a fait remarquer M. Fouad Azhari, délégué de ce département à Casablanca, dans un entretien à la MAP.
A travers les Plans d’Aménagement de la Pêcherie poulpière, lancés dès 1999-2000 et sur la base des études de l’Institut national de Recherches halieutiques, le ministère ½uvre à éviter la surexploitation de ces espèces en décidant des repos biologiques, prenant en compte les facteurs de période, de zone et de tonnage, une stratégie qui a donné ses fruits, a soutenu M. Azhari, rappelant que les Plans d’Aménagement concernent la zone maritime sud du Royaume, là où l’exploitation des poulpes est ciblée, notamment du Cap Boujdour à Lagouira.
La modernisation de la flotte de la pêche côtière et artisanale constitue un autre défi à relever, à cause de son vieillissement, d’où l’option de mise à niveau adoptée par le ministère, comme phase de transition, à travers notamment le Programme » IBHAR « , lancé en juillet 2008 et étalé sur 3 ans à l’attention des professionnels en vue d’améliorer les performances particulièrement par les économies de combustible et la prospection de nouvelles pêcheries d’espèces nobles, a-t-il souligné, estimant que cette mise à niveau est à même d’améliorer aussi les conditions de stockage des captures, d’hygiène et d’habitabilité et de sécurité des marins à bord.
« IBHAR », qui répond justement à un besoin pressant, connaît de l’affluence de la part des professionnels grâce à ses conditions encourageantes, relève M. Azhari qui précise, par ailleurs, que lorsque le prix du baril de pétrole avait atteint 140 dollars, les professionnels du secteur payaient le prix à la pompe de 7,24 DHS le litre, et qu’actuellement ce prix est fixé à 4,20 DHS pour soutenir les professionnels.
Concernant les perspectives du secteur, toutes espèces confondues, ce responsable tient à souligner qu’elles restent prometteuses et que ce secteur constitue l’un des piliers de l’économie nationale, appelé à poursuivre son développement et sa restructuration pour plus de compétitivité.
Dans le même élan d’optimisme, certains professionnels font remarquer que ce qui plaide en faveur du secteur notamment, c’est la raréfaction des produits de la mer dans nombre de zones dans le monde, ce qui n’est pas le cas dans les zones marocaines, aussi bien au nord qu’au sud du Royaume, et la forte demande mondiale en poisson, toutes espèces confondues, allant crescendo d’une année à l’autre.
Et dans le cadre de la poursuite de la restructuration du secteur, il y a lieu de souligner également l’importance du programme visant la mise en oeuvre des projets de modernisation des ports de pêche et des réseaux de commercialisation, avec notamment la construction d’une nouvelle génération de halles de poisson au niveau de différentes régions.
Certains de ces professionnels souhaitent, à ce propos, que la priorité soit donnée aux zones allant de Moulay Bouselham à Safi, qui ont en le plus besoin, selon eux, et émettent, par ailleurs, l’espoir de voir la gestion des ports confiée à un seul organisme si c’est possible.
A signaler aussi que l’ONP prévoit une labellisation pour distinguer le produit national sur les marchés extérieurs ainsi qu’une » bourse à l’export » qui sera mise en place à Casablanca en vue de consolider la compétitivité des entreprises de pêche, ouvertes sur le marché international dans le cadre des échanges avec les partenaires étrangers et de l’accord de pêche conclu avec l’Union Européenne.
MAP
Le thon rouge pourrait disparaître d’ici 2012!!!
octobre 29, 2009
Classé sous Pêche maritime
A la veille de l’ouverture le 15 avril, de la saison de la pêche au thon rouge, le WWF a alerté de la disparition d’ici 2012 des populations de thon rouge de Méditerranée, si les gestionnaires et les décideurs continuent d’ignorer les avertissements venant de la communauté scientifique.
Rappelons que le Conseil de l’UE a validé en décembre dernier des quotas de pêche de 12.046 tonnes pour l’ensemble de la flotte européenne pour 2009, contre 16.210 tonnes en 2008. Cette décision fait suite à l’attribution d’un TAC – total admissible de capture – de 22.000 tonnes, adopté en novembre dernier par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA).
Le thon rouge de Méditerranée est sur la pente fatale de l’effondrement, a déclaré dans un communiqué Sergi Tudela, responsable pêche au WWF Méditerranée qui a de nouveau demandé la fermeture immédiate de cette pêcherie.
Selon une étude de l’organisation environnementale, en 2007, la population de thons rouges en âge de se reproduire – les poissons âgés de 4 ans ou plus et d’un poids de plus de 35 kg- n’était plus qu’un quart de celle qu’elle était il y a 50 ans. Pendant ce temps, la taille des thons mature a diminué de plus de moitié depuis les années 1990, a ajouté le WWF.
Selon l’organisation, les stocks de thon rouge en Méditerranée ont diminué de 48% par rapport au début des années 1970. Le WWF dénonce une surpêche massive aggravées par les activités illégales, un manque de suivi et de contrôle des pêcheries et la mode des sushi.
La saison 2009 de la pêche au thon rouge doit fermer le 15 juin.
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Pêches maritimes au Maroc
octobre 29, 2009
Classé sous Pêche maritime
Le Maroc dispose de deux façades maritimes sur l’Océan Atlantique et la Mer Méditerranée s’étendant sur une longueur de plus de 3.500 kms.
Les côtes marocaines contiennent une richesse halieutique très importante. L’institution de la Zone Economique Exclusive (ZEE) de 200 miles marins a porté la surface maritime sous juridiction nationale au-delà du million de Km2.
La stratégie appliquée à cette branche d’activité s’est matérialisée, notamment par la mise en place de dispositifs administratif, juridique et financier appropriés qui ont permis au secteur de renforcer ses capacités et ses moyens de mise en valeur du patrimoine maritime national.
Ainsi, l’ensemble de ces mesures a permis la modernisation progressive de la pêche côtière et artisanale, la constitution d’une jeune flotte de pêche hauturière performante, la promotion et la modernisation des industries de la pêche, l’expansion de la flotte de commerce national et l’intensification de la recherche scientifique marine et de la formation maritime.
Avec une flotte de 3000 navires et une infrastructure portuaire en pleine expansion, le Maroc est le plus important producteur et exportateur des produits de la mer en Afrique et dans le monde arabe.
Le secteur des pêches maritimes représente dans la balance commerciale 15% de la valeur totale des exportations et 55% de la valeur des exportations agro-alimentaires et emploie plus de 200.000 personnes. La valeur annuelle des exportations des produits de la pêche est estimée à plus de 600 millions de dollars.
LA PRODUCTION
La production totale de la pêche a atteint 625.195 tonnes en 2002, contre 852.048 tonnes en 1995 .Cette baisse de la production s’explique par le système rigoureux des arrêts biologiques imposé aux flottes nationales et étrangères.
PRINCIPAUX PORTS DE PECHE
Agadir, Tan-Tan, Essaouira, Safi, El Jadida, Casablanca, Mohammédia, Rabat, Kénitra, Larache, Tanger, El Hoceima, Nador, Laâyoune, Dakhla.
LA FLOTTE
- Nombre de bateaux: 2.973 unités
- Pêche côtière :2.564(72.148 TJB)
- Pêche hauturière: 462(152.417 TJB)
LES ACCORDS DE PECHE
La recherche d’une exploitation halieutique plus rationnelle a conduit à la conclusion, sur de nouvelles bases, d’un accord de pêche d’une durée de 4 ans avec l’Union Européenne.
Cet accord prévoit une réduction graduelle de l’effort de pêche de la flotte communautaire, modulée selon les différents types de pêches.
Il inclut également des incitations pour le débarquement des prises dans les ports nationaux ainsi qu’un renforcement des contrôles en vue d’un meilleur suivi de l’évolution du stock marin. S’agissant de la contrepartie financière de l’accord, l’Union Européenne s’est engagée à verser une compensation financière de 355 millions d’écus et à consentir des concours accrus pour le développement du secteur.
L’accord de pêche avec la Russie a été également renouvelé pour une durée de trois ans. Il autorise 28 navires russes à pêcher dans les eaux nationales dans la limite de 200.000 tonnes d’espèces pélagiques au cours de la première année, les quotas pour les deux années suivantes devant être établis en fonction de l’état des réserves marines.
http://www.maroc.ma
