Jardin Majorelle à Marrakech
novembre 9, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins

Historique
Jacques Majorelle, naît en 1886 au sein d’une famille d’artistes. Son père, Louis Majorelle, célèbre ébéniste de Nancy, lui donne l’occasion d’entrer dans le milieu fermé des artistes de l’époque. Guidé par les amis de celui-ci il entre aux Beaux-Arts de Nancy en 1901 puis à l’académie Julian à Paris. Entraîné par la mode du » chevalet dans la nature « , il est d’abord inspiré par la Bretagne. C’est en Espagne, où il se rend pour soigner une tuberculose, qu’il découvre sa passion pour le sud. Ainsi, il développe au cœur de la Méditerranée une vision toute particulière, sortant des représentations classiques, pour favoriser des tonsvifs proches du fauvisme, des formes simples, et des sujets originaux. Dès 1910 il découvre l’Egypte et le Nil. Il visite l’Orient avec un regard nouveau, dénué de tous les fantasmes orientalistes. En 1919 Jacques Majorelle s’installe dans la médina de Marrakech où il fréquente la haute bourgeoisie française.
Amoureux érudit de l’esthétique des souks, il capte dans ses tableaux la lumière, les couleurs, les nuances de la vie quotidienne. Ce peintre voyageur est attiré par l’authenticité des contrées berbères de l’Atlas, la sobre géométrie des villages et des kasbahs d’argile le fascine. Le sud du Maroc va occuper une grande partie de son existence, alors qu’il aurait pu se limiter aux mondanités entourant le maréchal Lyautey, grand amateur de ses œuvres.
Outre ses toiles, Majorelle réalise des affiches afin de promouvoir le tourisme au Maroc, et participe à la décoration de l’hôtel de la Mamounia à Marrakech. Entre 1945 et 1952 la quête du beau l’amène à découvrir l’Afrique Noire (Soudan, Guinée, Côte d’Ivoire, Niger et Sénégal), où il réalise une série de toiles aux contrastes éblouissants, faisant preuve d’une grande créativité tant au niveau des techniques utilisées que des sujets traités.

La création du jardin Majorelle
Néanmoins, Jacques Majorelle revient toujours dans le havre de paix qu’il fait construire en 1924 en bordure de palmeraie à Marrakech. Sa résidence principale, actuellement propriété privée d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, a été créée à l’image des palais de Marrakech : simplicité architecturale, jets d’eau et végétation luxuriante. En 1931, l’architecte Paul Sinoir conçoit l’atelier bleu, de nos jours siège du musée d’art Islamique. Majorelle se lance alors dans la création d’un jardin botanique et fait venir des plantes du monde entier : cactus, yucas, nénuphars, jasmins, bougainvilliers… Ce petit paradis d’abord lieu d’inspiration et de repos est ouvert au public dès 1947. A la suite d’un accident de voiture Jacques Majorelle rentre en France où il meurt en 1962.
Une nouvelle aire
Après la disparition de son créateur le jardin reste ouvert au public et subit de fortes dégradations. En 1980 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, jusque là visiteurs et admirateurs du jardin Majorelle, le rachètent, le sauvant ainsi des spéculations immobilières qui ravage le patrimoine des jardins de Marrakech. Commencent alors les travaux de restauration, qui aboutissent en janvier 2001 à la création de l’Association pour la Sauvegarde et le Rayonnement du Jardin Majorelle, assurant ainsi sa pérennité. Un mécénat discret de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent garanti l’essor et le bon fonctionnement du jardin jusqu’à ce que l’association devienne autonome.
Le Jardin
Au cours de sa balade dans le jardin Majorelle, le visiteur est amené à rencontrer cinq grandes catégories de plantes : les cactus, les palmiers, les bambous, les pots fleuris et les plantes aquatiques.
Les cactus
Les cactus et leur culture fascinent de plus en plus d’amateurs de plantes exotiques. Ils constituent un magnifique exemple de la beauté du règne végétal, et comptent plus de 2000 espèces connues. Jacques Majorelle est un des collectionneurs de plantes les plus importants de son époque.
Il avait un intérêt particulier pour les cactus. Depuis son acquisition et sa restauration par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, et par respect pour cette passion, la collection ne cesse de s’agrandir. Tout au long de la balade dans le jardin Majorelle vous pourrez découvrir une trentaine de représentants de la famille des cactacées.

Les Palmiers
Les palmiers sont pour un grand nombre d’habitants de cette planète synonyme d’exotisme. Au Maroc ils assuraient avant tout un rôle primordial dans la nutrition traditionnelle. La collection réunie au sein du jardin Majorelle comprend des espèces venant de Californie, d’Afrique de l’est, d’Inde, des Canaries, de Mésopotamie et du bassin Méditerranéen. Au cours de la balade dans le jardin l’abondance des palmiers nous donne une impression d’oasis de calme.

Bambous
Les bambous sont originaires d’Asie du sud est. Ils sont appréciés pour leur feuillage décoratif et leur port élégant. Pendant la balade dans le jardin Majorelle vous pourrez flâner à l’ombre d’une petite forêt de bambous.

Les ports fleuris
La balade dans le jardin Majorelle est ponctuée de dizaines de pots fleuris aux couleurs du jardin. Le bleu Majorelle s’allie au jaune citron, au vert clair et au bleu ciel. Ces plantes aux feuillages variés fleurissent à différentes périodes de l’année, ajoutant des nuance à l’harmonie du jardin.

Les plantes aquatiques
Jacques Majorelle dés la création de ce jardin a voulu en faire un havre de paix, isolé de l’extérieur non seulement par des murs mais aussi par des contrastes. Il a opposé au désert environnant une végétation luxuriante, et à la sécheresse Marocaine tout un système de jeux d’eau. Les bassins, les fontaines, les rigoles sont apaisants et accueillent une collection de plantes aquatiques aux couleurs étonnantes.

Musée d’art islamique
Depuis les années 80 l’atelier bleu, conçut en 1931 par l’architecte Paul Sinoir abrite le Musée d’art Islamique. Ce musée expose la collection personnelle de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent.
Il présente des objet d’art Islamique venant du Maghreb, d’Orient, d’Afrique et d’Asie. Dans cette collection extraordinaire on peut admirer des céramiques et des poteries d’une grande valeur, des armes et des bijoux magnifiques, des textiles, des tapis, des boiseries et d’autres trésors. Un espace est également consacré aux œuvres de Jacques Majorelle, créateur du jardin.

En mars 2000 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont décidé de restaurer le jardin Majorelle en le dotant d’importants moyens. Ainsi, Pendant 9 mois des équipes ont installé des systèmes d’irrigation automatique qui permettent la réduction de 40 % des dépenses d’eau. Outre son intérêt économique et écologique, ce système permet de réguler efficacement la répartition de l’eau selon les heures de la journée et les besoins spécifiques de chaque plante. Pour rester fidèle à l’esprit de Jacques Majorelle, véritable amoureux des plantes exotiques, la collection s’est enrichie de plusieurs espèces rares, plusieurs curiosités botaniques ont été importées des 5 continents. La flore du jardin Majorelle a pu ainsi passer de 135 espèces en 1999, à 300 espèces à ce jour.
Jardinmajorelle.com
Source photo(1) : dp.mariottini.free.fr
Géranium lierre : Le roi des balcons
novembre 6, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins

Géranium lierre: Pelargonium peltatum
Famille: Géraniacées
Origine: Afrique du sud
Période de floraison: de mai aux gelées
Couleur des fleurs: nombreux coloris
Exposition: soleil
Type de sol: léger, riche
Acidité du sol: neutre
Humidité du sol: normal
Utilisation: pot, jardinière, suspension, treillage, cloture
Hauteur: 2 m
Type de plante: fleur
Type de végétation: vivace mais souvent cultivée comme annuelle
Type de feuillage: persistant
Rusticité: 2°C, vivace dans les régions au climat doux
Plantation, rempotage: printemps
Méthode de multiplication: bouturage en août
Espèces, variétés intéressantes: de très nombreuses variétés
Maladies et insectes nuisibles: la pourriture grise, les pucerons, les chenilles, les charançons
Sans problème, c’est le roi de tous les balcons, il est incontournable pour qui souhaite avoir une cascade de fleurs de mai aux gelées sur sa balustrade. L’important étant de lui réserver un emplacement bien ensoleillé et de lui apporter de l’eau et de l’engrais une fois par semaine.
Comment conserver mes géraniums pendant l’hiver ?
Rentrez-les aux premières gelées. Cela concerne les régions à l’hiver rigoureux.
Pour éviter de racheter des pélargoniums tous les ans, vous pouvez soit les faire hiverner a l’intérieur, soit réaliser des boutures.
Pour les boutures, il suffit de couper une tige de 10 cm sur une partie vigoureuse juste sous un noeud et de ne laisser que quelques feuilles. Laissez-les sécher un peu, puis enfoncez-les dans des pots remplis de sable et de terreau au fond, le tout maintenu humide. Vous pouvez trempez la tige dans de la poudre de charbon de bois pour éviter la pourriture ou de la poudre hormonale pour favoriser l’enracinement. Disposez vos pots a la lumière, et laissez le substrat humide.
Si vous faites hiverner vos jardinières, raccourcissez vos géraniums à environ 15 cm au-dessus d’une feuille (dépendant de la vigueur de vos pieds) et rentrez-les dans une pièce lumineuse. Une température entre 10 et 15°C sera parfaite. Arrosez lorsque le substrat est sec. Arrosez peu pendant cette période, mouillez un peu la terre une fois par mois.
Rabattez pour remettre en forme vos pieds au printemps.
Pourquoi mes Pélargoniums ont-ils une couche grise sur les feuilles ?
Supprimez toutes les feuilles atteintes, il s’agit de la pourriture grise ou botrytis. Cela est du a un emplacement confiné, avec un manque de lumière et trop d’humidité. Déplacez votre plante dans un lieu plus lumineux et aéré. N’arrosez pas trop et ne laissez pas d’eau dans la soucoupe.
Conseil malin
Au moment de l’achat au printemps choisissez les plants les plus ramifiés et pincez les tiges en place pour obtenir une meilleure ramification et plus de fleurs.
aujardin.info

Les espaces verts scolaires
novembre 6, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins

Aménagés au départ comme composantes intégrantes du paysage des établissements scolaires, les espaces verts ont pris, avec le temps, l’aspect d’un outil indispensable pour l’éducation des jeunes générations à l’environnement et au respect de la nature.
L’intérêt pour la protection de l’environnement s’est traduit, au fil des années, par un changement radical du comportement des écoliers vis-à-vis de la nature et des espaces verts, notamment grâce à une prise de conscience quant au rôle indéniable que les jardins peuvent jouer dans la préservation de la santé et du bien être de l’homme et dans l’atténuation des effets de la pollution.
Aux côtés de leurs fonctions décoratives, les espaces verts des écoles servent en effet de chantiers éducatifs pour la vulgarisation, auprès des jeunes, des principes et concepts de base indispensables à une protection efficace de la nature.
Pour une meilleure valorisation des espaces verts scolaires et afin de mettre en place un cadre adéquat de nature à favoriser des actions ciblées et encore mieux encadrées, nombre de clubs environnementaux n’ont pas tardé à voir le jours au sein des établissements éducatifs, servant ainsi d’espaces pour l’épanouissement, l’information et la sensibilisation des écoliers, ainsi que pour l’application des connaissances acquises dans ce domaine.
Dans une déclaration à la MAP, M. Mohamed Chouli, directeur du Lycée Abou El Abas Sebti, a estimé que les espaces verts constituent, désormais, une nécessité, compte tenu de leur portée écologique et récréative, mettant en lumière, dans ce sens, leur rôle dans l’instauration d’un climat sain et combien favorable à une éducation, une formation et un apprentissage de qualité.
M. Chouli estime nécessaire d’accorder un intérêt particulier à la préservation de l’environnement, à travers l’organisation, au profit des écoliers, de cours et de séances de sensibilisation appropriés, notant que le plan d’urgence du ministère de l’Education nationale place la qualification des écoles et de leurs espaces verts parmi ses points prioritaires.
« L’éducation à l’environnement commence à s’améliorer manifestement ces derniers temps et il y a, actuellement, une prise de conscience grandissante de la part des élèves et du corps enseignant quant à l’importance de cette question », a-t-il dit.
Dans le Lycée Abou El Abas Sebti, considéré comme l’un des modèles en matière de protection de l’environnement et de valorisation des espaces verts, il a été procédé au forage d’un puits pour l’irrigation des jardins, geste doublé d’activités de motivation des élèves et des enseignants à s’intéresser davantage aux questions environnementales, notamment à travers la plantation d’arbres et de roseraies.
M. Chouli a tenu à préciser, en outre, que ce lycée, qui se veut l’un des plus anciens de la cité ocre, a été crée en 1969 sur une superficie de 3 ha, dont près du tiers est consacré aux espaces verts, notant que l’ensemble des établissements scolaires de la ville ont commencé à accorder à ces espaces un intérêt particulier.
Mettant en exergue l’adhésion aussi bien des élèves que des cadres pédagogiques à la préservation de l’environnement, M. Chouli a souligné qu’un tel engagement ne peut être que bénéfique à la société et aux familles, lesquelles seront ainsi mieux outillées pour contribuer efficacement à la protection de l’environnement.
Il a cité, à titre d’exemple, nombre de syndics crées dans des quartiers résidentiels de la ville et dont la gestion est souvent confiée à des jeunes ayant reçu une éducation environnementale grâce à leur rôle et à leur contribution au sein des clubs de l’environnement des établissements scolaires.
Le Club du Lycée Abou El Abas Sebti fonctionne bien, selon une méthode basée sur le principe d’éducation par pair, de sensibilisation et d’encadrement favorisant la communication et l’échange d’idées, selon M. Chouli. Chaque année, a-t-il rappelé, le club forme un groupe de jeunes selon une thématique bien précise comme, par exemple, la lutte contre le tabagisme ou la préservation de l’environnement.
M. Abdelghani Rochd, du Centre de l’Education environnementale à Marrakech, a fait état de la création de nombre de centres éducatifs thématiques au niveau de la région, notamment les centres d’éducation à l’environnement, considérés comme les plus dynamiques et les plus actifs à l’échelle régionale et ce, dans le cadre de l’accompagnement de la réforme du système d’éducation et de formation, dont le but est de faire de l’école publique une institution dynamique, ouverte sur l’environnement local et régional et agissante au plan du développement.
Le centre veille à l’encadrement des animateurs et des membres des clubs environnementaux et à la structuration, au niveau régional, de leur réseau, à travers l’organisation de sessions de formation, a-t-il expliqué, estimant que l’aménagement d’espaces verts au sein des écoles est, en soi, une manière d’animer la vie scolaire et un moyen à même d’inciter les élèves à participer aux activités à vocation environnementale, notamment la réalisation de jardins thématiques.
M. Rochd n’a pas manqué de mettre l’accent sur certaines contraintes qui rendent difficile la généralisation de ce genre de jardins au sein des établissements scolaires, entre autres la problématique de la gestion de l’eau.
Le jardin peut être considéré comme un moyen didactique à même de véhiculer certains concepts environnementaux, a-t-il ajouté, faisant remarquer que la plupart des élèves qui ont bénéficié d’un encadrement au sein des clubs sanitaires ou environnementaux ont tissé un lien affectif avec leur établissement scolaire, ce qui leur a permis de rompre avec l’échec scolaire et certains mauvais comportements, tel que le tabagisme.
En dépit des succès dans les établissements où prévalent des préoccupations environnementales, la valorisation des espaces verts demeurent en de ça du niveau escompté dans certaines écoles, d’où la nécessité d’une implication effective de tous pour une généralisation de la culture de la protection de environnement qui se veut, avant tout, une éducation aux valeurs civiques et humaines.
Essibi Abdenbi-MAP
Bonsaï : Un art millénaire
novembre 4, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins
Un bonsaï [bɔn'saj] (du japonais 盆栽, bonsai, dérivé du chinois 盆栽 pénzāi, planter/prendre soin de plantes dans un pot et variation du penjing (chinois : 盆景, pinyin : pénjǐng, signifiant paysage en pot) est, dans la tradition chinoise, un arbre ou une plante et un ou des rochers, dans la tradition japonaise un arbre ou une plante dans un pot. Ce mot signifie littéralement une plante (généralement un arbre ou un arbuste) cultivée sur un plateau ou dans un pot (盆 bon signifiant coupe ou plateau et 栽 sai, plante), dans la version chinoise, 景 jǐng signifie paysage. Cet arbre est miniaturisé par des techniques de taille particulières, et en ligaturant ses branches. On le rempote régulièrement afin de tailler ses racines à l’intérieur et à la surface du pot (le nebari), afin d’en faire une œuvre d’art esthétique ressemblant à un arbre dans la nature. Le mot bonsai est prononcé [bon̩sai] en japonais.

Historique
La culture des plantes en pots commence en Égypte il y a environ 4 000 ans, essentiellement pour des raisons pratiques, d’utilité et de mobilité. Les Grecs, Babyloniens, Perses et Indiens copièrent la technique. Les Chinois furent les premiers à cultiver des arbres en pot dans un but esthétique, à l’ère de la dynastie des Han (-206 à 220). À cette époque on ne parlait pas encore de bonsaï mais de penjing (pénjǐng 盆景) (représentation d’un paysage dans une coupe). Peu après, sous la dynastie Qin (220 – 581) apparaissent les 盆栽 pénzāi (arbre unique dans une coupe). Aujourd’hui, en chine, la tradition des pengjing se perpétue, avec plus d’ardeur que celle des bonsaï.
Pour preuve de l’existence de cet art à cet époque, des archéologues ont découvert, en 1971, dans la tombe du prince Zhang Huai décédé en 705, sous la dynastie Tang (618 à 907), une fresque peinte sur les parois de sa tombe. Celle-ci représente deux valets portant, l’un un paysage en miniature et l’autre un vase en forme de lotus contenant un arbre avec des feuilles vertes et des fruits rouges.
La codification des bonsaï la plus connue en Occident est celle du Japon.
L’art du bonsaï gagna le Japon aux environs des VIe et VIIe siècles avec les moines, qui amenèrent aussi le bouddhisme. Cet événement est confirmé par le célèbre rouleau du moine bouddhiste Honen Shonin de la période Kamakura (1192 à 1333), la représentation de petits arbres alignés dans des coupes. Or il faut savoir que les œuvres de ce moine retracent surtout la vie à la période Heian (794 à 1191). On peut donc raisonnablement en conclure que cet art apparut au Japon au plus tard en l’an 800.
Sous la dynastie Yuan (1279 à 1368), des ministres et des marchands japonais vont ramener des arbres dans leur pays. Cependant cet art ne sera réellement intégré au Japon que lorsqu’un fonctionnaire chinois, Chu Shun-sui, fuyant la domination mandchoue en 1644, emportera sa collection avec lui. Il initiera ainsi quelques Japonais à la culture des futurs arbres en pot appelés bonsaï.
Pendant longtemps les bonsaï furent réservés aux classes dominantes, féodales et religieuses, appréciant surtout les bonsaï colorés. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas et bon nombre de Japonais s’adonnent à la culture du bonsaï, renouant ainsi avec les traditions ancestrales.
La première exposition nationale de bonsaï à Tōkyō date de 1914. La culture du bonsaï n’a été reconnue comme art au Japon qu’en 1934. Depuis lors une exposition annuelle se déroule au musée d’Art de la capitale.
En Europe, le bonsaï a été introduit pour la première fois, lors de la troisième exposition universelle de Paris en 1878, puis dans une exposition privée en 1909 à Londres. La première allusion aux bonsaï a été faite par Paul Sédille dans la Gazette des Beaux-Arts de septembre 1878.
En 1902, Albert Maumené publiait le premier essai sur les bonsaï[1].
En 1904, une approche un peu plus sérieuse était faite par Henri Coupin. On peut constater sur ces documents d’archives que les bonsaï avaient des formes absolument différentes des bonsaï modernes. Leur codification actuelle date d’après la dernière guerre mondiale et a été principalement répandue par John Naka.
Bien que cette forme de culture d’arbre en pot existait déjà au Moyen Âge dans nos régions , on n’avait encore jamais tenté de recréer la nature à si petite échelle. Il n’y a d’ailleurs que de lointains rapports entre les deux types de cultures. On ne peut pas non plus voir le bonsaï comme un art topiaire bien que les bonsaï vietnamiens principalement aient à une époque présenté des formes animalières guidées par des fils.
Aux États-Unis, lors de et après la Seconde Guerre mondiale, des bonsaï sont importés massivement du Japon. À partir de 1965, les bonsaï seront importés en grande quantité en Europe par Gerritt Lodder aux Pays-Bas puis par P. Lesniewicz en Allemagne. Il faudra attendre quelques années et Rémy Samson pour voir le bonsaï faire son apparition en France, où il connaîtra un engouement marqué, au milieu des années 1980.
Les dimensions
Les bonsaï sont habituellement regroupés en trois catégories concernant leur dimensions, de nombreux noms japonais distinguent avec précision les différents paliers, mais on compte souvent « le nombre de mains » qu’il faut pour porter le bonsaï, ainsi :
* Mame ou Shôhin : bonsaï à une main, de 5 à 15 cm, souvent très fascinant pour l’amateur, on parle souvent de “mini-bonsaï”. Cette taille restreint de manière importante le nombre de variétés qui sont susceptibles d’être travaillées en mame, de trop grandes feuilles qui seraient difficilement réductibles donneraient à l’arbre une disproportion inesthétique (quelques variétés répandues : Buxus, Lonicera nitida, Acer palmatum, Pinus pentaphylla, Ulmus parvifolia, Juniperus chinensis, et Serissa, Carmona, Portulacaria).
La culture est plus délicate que pour un arbre plus grand, le pot à bonsaï étant de petite taille, la terre va s’assécher très rapidement et demande un soin constant, en été par exemple où il nécessite plusieurs arrosages par jour.
* Kotate-mochi ou Komono : bonsaï à deux mains, de 15 à 60 cm jusqu’à 130 cm, puis chùmono jusqu’à 60 cm est sans doute le plus répandu chez les amateurs, sa taille permet de travailler avec beaucoup plus de finesse la structure et la ramification de l’arbre et ainsi donne plus de liberté créatrice au « bonsaïka » (pratiquant de l’art du bonsaï). À peu près toutes les variétés conviennent à cette catégorie.
* Ômono: bonsaï à quatre mains (il faut en effet deux personnes pour porter ces grands bonsaï), de 60 cm à 1.20 m voire plus, était autrefois au Japon un signe de la prospérité du propriétaire, aujourd’hui, il reste un bonsaï imposant et souvent vénérable par son âge.
Les styles
Les bonsaï que l’on voit dans la grande distribution, de par leur mode de production possèdent un défaut majeur (outre les grosses plaies bien souvent indélébiles) : ils se ressemblent tous et ainsi nous aurions du mal à parler d’Art à propos de végétaux cultivés de manière non pas individuelle mais de masse. Il existe une classification des bonsaï en fonction de la forme qu’il lui sera donné.
Bien souvent un bonsaï fait partie de plusieurs styles distincts, il n’existe aucune loi rigide dans la création d’un bonsaï du point de vue esthétique.
La création des styles renvoie constamment aux formes des arbres dans la nature, les professionnels conseillent d’ailleurs de ne pas s’inspirer d’autres bonsaï pour leur création, mais directement des arbres dans la nature.
Ainsi le bonsaï ne cherche pas le mimétisme avec la nature, mais l’évocation en miniature de la puissance de l’arbre, il doit posséder l’essence d’un grand arbre.
Les styles ne sont pas classés par ordres d’importance, cela étant sujet à controverse, néanmoins, les premiers styles sont les plus courants.
Chokkan
Tronc droit formel. Très apprécié des puristes, la ligne que dessine le tronc est difficile à obtenir, il doit en effet être conique tout en restant parfaitement droit.
Tachiki (ou Moyogi)
Tronc droit informel. Le tronc révèle quelques courbes, il est parfois le résultat d’un Chokkan raté, néanmoins, l’arbre peut être très esthétique.
Shakan
Tronc incliné, comme penché par le vent.
Kengai
Tronc en cascade, il retombe en dessous du pot. De nombreux arbres poussant à flanc de montagnes donnent l’impression de “tomber dans le vide”.
Han-Kengai
Tronc en semi cascade, en général, le sommet de l’arbre le plus bas ne dépasse pas le bord du pot. On voit dans certains cas un autre sommet qui monte mais reste cependant assez bas.
Bankan
Tronc tortueux s’enroulant sur lui-même en torsade. C’est l’image populaire que les gens se font du bonsaï, en France du moins : “un arbre qui souffre”, il est vrai qu’il s’inspire des arbres qui ont eu des difficultés dans leur croissance.
Bunjingi, style du “lettré”
Ce style se distingue fortement par rapport aux autres, le tronc mince reste dénudé sur une grande partie avant de montrer quelques masses de feuillages uniquement dans la partie aérienne. L’ensemble donne une impression de légèreté et une grande élégance. En France, on peut le comparer aux pins sylvestres ou au pins laricio (pin de Corse).
Hôkidachi
En forme de balai, le tronc droit distribue tout le feuillage à partir du même point (situé au tiers ou à la moitié de l’arbre). Le feuillage se répand de part et d’autre dessinant un rond ou un ovale. Le Zelkova carpinifolia (ou Zelkova serrata) est l’arbre représentatif de ce style dans la nature, ainsi on le traite souvent en bonsaï, sa ramification fine met en valeur ce style en hiver.
Fukinagashi
Battu par le vent, à la différence du Shakan, les branches et le tronc expriment un même mouvement. C’est le seul style pour lequel on admet que les branches croisent le tronc.
Neagari
Les racines sont exposées au-dessus du niveau de terre.
Sekijojû
Les racines enserrent la roche avant de plonger dans la terre.
Ishitsuki
L’arbre (ou les arbres) est plantés dans la roche (celle-ci contient de la terre).
Sabamiki
Tronc fendu et déchiré.
Sharimiki
Tronc écorcé à la façon des arbres soumis à des catastrophes naturelles.
Nejikan
Le tronc partiellement tortueux, parfois enroulé sur lui-même comme le fait le grenadier dans certains cas.
Takozukuri
Le tronc et les branches sont sinueux.
Bonkei ou Saikei
paysages miniatures
Troncs multiples
Nom donné en fonction du nombre de troncs : 1 : Tankan, 2 : Sokan, 3 : Sankan, 5 : Gokan, 7 : Nanakan, 9 : Kyukan, + de 9 : Tsukami-Yose. Les spécificités sont :
Kabudachi
Troncs groupés sur une racine.
Kôrabuki
Troncs groupés sur une souche en forme de carapace de tortue.
Nestsunagari
Plusieurs troncs sortent d’une racine sinueuse. Les ormes créent souvent cet aspect dans la nature.
Ikadabuki
Tronc en radeau, l’arbre, couché par terre crée de nouveaux troncs avec ses branches.
Espèces rustiques les plus courantes
* Abies alba – sapin argenté
* Acer buergerianum – érable trident ou érable de Bürger
* Acer campestre – érable champêtre
* Acer ginnala – érable du fleuve Amour
* Acer monspessulanum – érable de Montpellier
* Acer palmatum – érable du Japon
o Acer palmatum var. atropurpureum – érable pourpre du Japon
* Acer rubrum – érable rouge
* Alnus – aulne
* Amelanchier canadensis
* Arbutus – arbousier
* Berberis vulgaris – épine-vinette
* Betula – bouleau
* Buxus – buis
* Carpinus betulus – charme ou charmille dans certaines pépinières
* Carpinus laxiflora – charme
* Cedrus – cèdre
* Celtis chinensis – micocoulier de Chine
* Chaenomeles japonica – cognassier du Japon
* Chaenomeles speciosa
* Chamaecyparis – faux cyprès
* Cotoneaster – cotonéaster
* Crataegus laevigata – aubépine
* Cryptomeria japonica – cèdre du Japon
* Cupressus – cyprès
* Enkianthus
* Eleagnus angustifolia – olivier de Bohême
* Euonymus europaeus – fusain
* Fagus sylvatica – Hêtre
* Fraxinus – frêne
* Ginkgo biloba – Ginkgo ou arbre aux 40 écus
* Gleditsia triacanthos – février épineux
* Hedera helix – lierre
* Ilex crenata – houx japonais
* Jasminum nudiflorum – jasmin d’hiver
* Juniperus chinensis – genévrier de Chine
* Juniperus procubens
* Juniperus rigida
* Juniperus sabina – genévrier sabine
* Lagerstroemia indica – lilas des Indes
* Larix decidua – mélèze
* Ligustrum – troène
* Liquidambar styraciflua – copalme d’Amérique
* Lonicera – chèvrefeuille
* Magnolia
* Malus – pommier, variétés à petits fruits
* Metasequoia – métaséquoïa
* Nothofagus
* Olea europaea – olivier
* Parthenocissus triscupidata – lierre japonais
* Picea – épicea
* Pinus – pin blanc du Japon
* Pinus parviflora – pin
* Potentilla fruticosa – potentille ligneuse
* Prunus mume – abricotier du Japon
* Prunus serrulata – cerisier du Japon
* Pseudocydonia sinensis – cognassier de Chine
* Punica granatum – grenadier
* Pyracantha – buisson ardent
* Quercus robur – chêne commun
* Quercus ilex – chêne vert
* Salix – Saule
* Stewartia
* Tamarix – tamaris
* Taxus – if
* Ulmus pumila – orme de Sibérie
* Ulmus elegantissima
* Ulmus minor – orme à petites feuilles
* Ulmus Parvifolia – orme de chine
* Wisteria – glycine
* Zelkova serrata – zelkova du Japon
* Zelkova carpinifolia – orme du Caucase
* Zelkova nire

Wikipedia
Les jardins olympiques de Pékin
novembre 4, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins
Les jardins olympiques de Pékin étaient construits à la veille des jeux olympiques de Pékin en 2008. Admirez cette beauté !!!!















Cyber parc Arsat Moulay Abdeslam
novembre 1, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins
Un peu d’histoire
Les mots pour dire les jardins de Marrakech ont une histoire. Et cette histoire remonte aux origines, au moment où la cité-jardin commence à apparaître à l’état d’ébauche sous les Almoravides (XIe et XIIe siècle) et achève la consolidation de son patrimoine végétal et paysager sous les Almohades (XII-XIIIe siècle). Les Saadiens et les Alaouites ont complété la grammaire des jardins de la ville et enrichi son répertoire de nouveaux concepts.
Sans entrer dans les détails d’une terminologie complexe, retenons de ce vocabulaire les termes suivants qui ont servi anciennement à nommer ces jardins : Buhayra, Agdal, ‘Arsa, Jnân et Riyâd.
Buhayra (petite mer ; diminutif de mer). On a traduit ce terme tantôt par « lagune », tantôt par « grande piscine ». En réalité, il convient de revenir au sens littéral (petite mer) pour donner à l’expression toute sa signification. Dans le lexique arabe, « buhayra » désigne explicitement l’espace d’un jardin très étendu. Le même mot est utilisé aussi pour parler de Médine, la ville du Prophète, et par extension des agglomérations peuplées, qu’elles soient urbaines ou rurales.
G. Deverdun définit la Buhayra comme étant » un immense verger clos, doté d’un grand bassin (sahrîj) destiné à apporter une abondante provision d’eau pour l’irrigation des arbres fruitiers au milieu desquels des cultures intercalaires de légumes ou de légumineuses trouvaient place ». Il s’agit donc au départ d’un bassin d’accumulation dont le sens fut étendu de manière à couvrir le jardin avec ses dépendances. Quant à l’origine du terme, elle remonte, pour Marrakech, à la fin de l’époque almoravide (1061-1147). Elle peut même aller au-delà, si on prend en considération les jardins royaux de Tolède, de Cordoue et de Séville qui ont fleuri lors de la domination des Rois des Tayfas dans l’Espagne musulmane.
Rénovation du Parc
Un jardin oublié
Très vaste avec ses huit hectares, complexe, l’Arsat Moulay Abdeslam était un espace difficile et coûteux à maîtriser. Largement ouvert sur la rue, la population se l’était naturellement approprié.
Terrain de football, espace d’entraînement pour les acrobates de la place Jamaa El Fna, fête foraine coexistaient avec d’autres formes d’appropriation parfois plus dégradantes. Il s’agissait, après ces années d’oubli, de retrouver la mémoire du lieu, en l’absence de documents ou de plans écrits.
Les arbres, première mémoire du jardin
Les arbres menant longue vie, ce sont avant tout eux qui ont transmis la mémoire du jardin. Les oliviers les plus vieux, avec leurs deux à trois siècles d’âge, ont permis d’entrevoir, dans le fouillis végétal qui prévalait au début du projet, l’armature du jardin vivrier, l’Arsat du Prince Moulay Abdeslam. Ils dessinaient des carrés de culture ou des alignements dans lesquels se sont immiscés de nombreux végétaux adventices, arbres, arbustes ou simples plantes.
A côté de ces oliviers prenaient place des arbres emblématiques de la région à la naissance spontanée : Palmiers, Caroubiers et Chenus Therebensis. Au milieu des carrés de plantation ont été également retrouvés quelques agrumes. Mais la plupart de ceux-ci ont disparu, leur longévité étant loin d’égaler celle de leur voisins et ne leur permettant pas de traverser les siècles. Enfin, dans cette architecture végétale préservée, des traces de chemin et des anciens systèmes d’irrigation ont été retrouvées.
Dans la partie plus récente, celle datant du protectorat, le schéma était beaucoup plus apparent, des traces minérales subsistant à côté des traces végétales. Les oliviers ont également été utilisés en alignement. Les Bigaradiers, omniprésents dans les alignements des rues de Marrakech, sont naturellement présents dans l’Arsat.
Des Pins d’Alep et des Cyprès ont été plantés soit en alignement, soit en sujets isolés. Ce sont aujourd’hui des arbres parmi les plus remarquables du parc. C’est également dans cette partie du jardin, particulièrement au bord du boulevard Mohammed V, où se trouvaient des activités foraines, que l’on trouve les espaces les plus dégradées. Un pan entier du jardin a été effacé.
Un minutieux travail de recensement
Les arbres ont été recensés un à un, répertoriés, replacés sur un plan, et peu à peu la structure s’est dessinée avec toujours plus de netteté. Elle a finalement fait apparaître clairement deux jardins juxtaposés : un premier, l’Arsat proprement dit, jardin vivrier et d’agrément fondé par le Prince Moulay Abdeslam, avec ses arbres indigènes; un second, datant du protectorat avec ses alignements plus précis et ses arbres amenés de l’extérieur du royaume.
La philosophie de la rénovation
Après le travail du recensement vient celui de la rénovation. Mais quel type de rénovation choisir ? L’Arsat Moulay Abdeslam étant un élément du patrimoine marocain, c’est d’abord dans le respect de celui-ci que s’est inscrite la démarche de l’architecte et du paysagiste.
Le travail de réhabilitation qui pose le dogme de la vérité historique semble interdire de facto les mariages entre l’ancien et le nouveau, entre les matériaux traditionnels, comme la terre cuite, le bois et la pierre, et le béton ou l’aluminium. Le travail de rénovation a donc résolument dissocié les deux interventions : d’un côté la réhabilitation du jardin avec un souci permanent d’authenticité, sinon de vérité; d’un autre côté, les constructions nouvelles, ouvertes sur les techniques actuelles et le futur, affranchies de toute référence au traditionnel.


La réhabilitation du jardin
Les travaux de remise en état et d’infrastructure
Le travail de repérage soigneusement effectué a donné le point de départ. Les alignements d’arbres ont été conservés et consolidés, de même que les grands sujets isolés en bon état sanitaire. Le jardin a été débarrassé de tous les végétaux qui, plantés au gré des années entre ces lignes, l’avaient peu à peu conquis : Mimosas, Bigaradiers, Acacias, Grenadiers, Robiniers, Lilas des Indes, Figuiers, Micocouliers, etc. Certains arbres étrangers au tracé originel, comme les Bigaradiers, ont été récupérés pour compléter des alignements incomplets, notamment dans le jardin moderne. Pour reconstituer les alignements d’Oliviers, de jeunes arbres ont été plantés.
Les chemins retrouvés ont été retracés, par apport de matériaux naturels comme le sable et la terre battue, et surélevés, amplifiant résolument l’aspect de jardin décaissé, caractéristique de Marrakech. Plus de 18 000 m2 d’allées ont ainsi été refaits.
Reconstitution de l’Arsat à l’identique
Les carrés de plantation du jardin ancien ayant été remis à nu comme à l’origine, il s’agissait alors de les replanter conformément à leur usage ancien, celui de jardin vivrier. Ils ont reçu des agrumes (oranges, citronniers, mandariniers) qui produiront dans quelques années. D’autres ont été complantés en Luzerne, un fourrage destiné au bétail, pour recréer l’aspect qui était celui de ce jardin à ses débuts. D’autres encore recevront des plantations de légumes au gré des saisons.
Les bordures de l’Arsat ont été laissées volontairement à l’état naturel par souci d’authenticité. Seule une graminée, le Penicetum, a été plantée pour assurer leur délimitation. La légèreté de son feuillage un peu flou permet de souligner avec douceur le pourtour des carrés et de s’adapter à leur irrégularité.
Entre le jardin ancien, ou aucune barrière architecturale nouvelle n’a été érigée pour préserver authenticité et convivialité, et le jardin moderne, héritage du protectorat, une zone de transition a été conçue avec deux grands carrés de gazon. Elle se veut un lieu de convivialité, accessible, où les Marrakchis pourront s’installer.
Le jardin moderne
La construction du jardin moderne obéit à des règles plus strictes et géométriques, héritage des jardins à la française. Sa variété botanique est beaucoup plus importante. Le début du siècle dernier ayant été marqué par une fièvre de collectionneur, de nombreuses acclimatations ont été réalisées avec succès : Ficus, Filao, Pins d’Alep, Faux Poivriers, Palmier Dattier des Canaries, etc. Beaucoup de très beaux sujets, comme les deux immenses Ficus elastica, sont aujourd’hui des éléments maîtres de l’architecture du parc. La rénovation s’est inscrite dans le respect des parterres existants.
Les allées et leurs perspectives ont été renforcées. Dans ce jardin où les bordures prennent toute leur importance, celles-ci ont été refaites en brique de terre cuite dans la tradition marrakchie.
C’est dans le jardin du temps du protectorat que l’on trouve les seules pièces d’eau qui font la réputation des jardins Arabo-Musulman. Paradoxe apparent : l’Arsat est avant tout un jardin vivrier, lequel n’est pas doté de ces éléments d’eau si caractéristiques.
Quatre bassins ont été construits au niveau de l’ancien centre de l’Arsat, autour de quatre bigaradiers qui se trouvaient déjà à ces endroits. Dans la pure tradition de la ville, ils sont recouverts de zellijes émaillés verts et agrémentés de jets d’eau. Le projet de doter le jardin de plus grandes pièces d’eau a été abandonné pour des raisons compréhensibles de sécurité.
Autour de ces bassins a été développé un nouvel espace, le « jardin paradis ». Il se caractérise par un grand raffinement et une grande diversité végétale. Il est planté de végétaux au feuillage persistant, luisant, comme des agaves, des aloès, des yuccas, et d’autres à la floraison remarquable, comme les daturas, les hibiscus, les strelitzia.
Prolongeant l’esprit de l’Arsat, jardin nourricier, il a été délibérément choisi de ne pas créer de parterres de fleurs polychromes, comme on en rencontre généralement dans les parcs, un autre concept d’espace vert.
Les fleurs, comme les Bougainvillées Jennah, sont plantées en massifs monochromes, pour produire un effet de masse. Pour irriguer l’ensemble du jardin, un forage profond a été réalisé, le système originel d’irrigation par gravitation, à partir d’une très ancienne et longue Khettara, n’a pas pu être préservé : l’Arsat Moulay Abdeslam est aujourd’hui enclavée dans la ville. Elle est aujourd’hui irriguée par un système mixte : goutte à goutte et aspersion dans le jardin moderne, gravitaire dans le jardin nourricier, pour préserver son côté authentique. Cette irrigation traditionnelle, encore très largement pratiquée dans le pays, consiste à conduire l’eau dans des seguias en terre, et irriguer chaque arbre au pied par submersion.
Les constructions nouvelles
Insérer des constructions nouvelles dans un jardin ancien, dont on a eu le souci de retrouver l’histoire, est un défi difficile. Afin de respecter le lieu, les constructions ajoutées ont été regroupées en deux endroits.
Le premier se situe à l’entrée du jardin, au bord du boulevard Mohammed V. Utilisé jusqu’alors pour accueillir des attractions, toute trace du jardin primitif a été, nous l’avons vu, effacée. C’est en ce lieu qu’ont été installés l’espace d’exposition, un lieu de vente, et un amphithéâtre.
Le second à l’extrémité de l’ancienne allée principale de l’Arsat qui se termine sur une des trois entrées, sur le boulevard Mohammed V. C’est en cet endroit, défini comme une nouvelle centralité pour l’ensemble du jardin, qu’a été édifié le Cyber.
Le Show-room et l’agence
Le bâtiment regroupant le show-room et l’agence a été conçu comme une porte, avec un parti pris résolu de transparence. En accédant au jardin par cette entrée, le visiteur peut apercevoir le jardin au travers des larges baies vitrées, comme une invitation à y pénétrer.
Le kiosque est une architecture circulaire à deux faces : l’une pour le commerce et l’autre pour les toilettes publiques
Les composantes du parc
Le jardin espace d’activités
Espace largement ouvert avec ses trois entrées et des horaires conçus pour l’agrément du public, puisque le lieu est ouvert jusqu’à minuit en été, le cyber parc Arsat Moulay Abdeslam est également un lieu de rencontre et d’événement. Un espace d’exposition et un amphithéâtre permettent d’y organiser, dans un cadre unique, des rencontres.
Esplanade et théâtre
L’amphithéâtre compte 80 places assises en dur. Mais il peut en accueillir beaucoup plus grâce aux terrains engazonnés qui le ceignent.
Il dispose d’une tour, d’un mur de projection, et d’une scène.
Les bornes Multimédia
Les installations de télécommunications de l’Arsat Moulay Abdeslam sont conçues pour recevoir plusieurs de bornes. Elles se situent toutes dans le jardin moderne, afin de ne pas altérer l’authenticité de l’Arsat, le jardin vivrier.
Le cyber
Le cyber comprend, dans son espace intérieur, des postes pour adultes et d’autres pour enfants. Ces derniers font partie d’un espace éducatif. Un espace extérieur est prévu dans le futur.
Soins
Des soins ont été apportés aux arbres, la plupart malmenés par le manque d’entretien ou un élagage trop brutal.
Bordures
Au sommet des murets des bordures ont été placés des chemins d’eau en zellije vert. Rappelant les canaux d’irrigation traditionnels, ils ont pour fonction d’évacuer vers les carrés de jardin, l’eau de pluie pour éviter qu’elle n’altère les murets en y stagnant.
Bancs
S’inscrivant dans la tradition marocaine de taille de pierre, les bancs sont recouverts de plaques de marbre blanc dont les flancs sont gravés de motifs traditionnels dessinés au moyen d’un sablage profond.
Grands bancs
Ce sont des bancs à deux faces, séparées par un mur vertical où l’on s’adosse. Leur taille est suffisamment grande pour permettre aux visiteurs de s’allonger pour une sieste. Sur le côté, un plan ouvert permet à deux personnes en vis-à-vis de jouer aux échecs ou aux dames.
Grilles
Les grilles ont été entièrement refaites par les ferronniers de Marrakech. Leur tête en laiton est l’œuvre des mâalems de Fès, spécialistes de la ferronnerie en laiton coulé.
Éclairage
L’éclairage a été particulièrement pensé, le parc étant ouvert tard le soir pour permettre aux Marrakchis d’y passer les soirées d’été en plein air. Les grands poteaux de 6 mètres de hauteur produisent l’ambiance globale. Les allées sont balisées par des poteaux de 3 mètres. Enfin, les grands arbres sont illuminés d’en bas pour mettre en valeur leur haute stature. La mise en lumière de grands sujets ou de bouquets de palmier crée un effet de balisage.
Le musée des Télécoms
Le cyber parc Arsat Moulay Abdeslam a été doté d’un musée des télécommunications installé au hall de l’entrée principale. Ce musée rassemble une riche collection qui permet aux visiteurs de suivre, à travers les objets exposés, l’évolution technologique et institutionnelle des télécommunications au Maroc depuis l’introduction du téléphone en 1883 dans la ville de Tanger.
Les objets exposés et la documentation de l’exposition ont été mis en place avec le concours du musée de Maroc Telecom de Rabat.
arsatmoulayabdeslam.ma


Butchart Gardens: Un vraie mosaîque de couleurs
novembre 1, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins
Butchart Gardens est un groupement de jardins d’exposition florale situé à Brentwood Bay, Colombie-Britannique, Canada, près de Victoria sur l’Ile de Vancouver. C’est une attraction touristique internationalement connue qui reçoit plus d’un million de visiteurs chaque annéee. Un service de cuisine de haute qualité et des animations complètent les jardins méticuleusement entretenus.


Robert Pim Butchart (1856–1943) commenca a industrialiser le Ciment Portland en 1888 près de sa ville natale de Owen Sound, Ontario, Canada. Lui et sa femme Jennie Butchart (1866–1950) vinrent sur la côte ouest du Canada grâce à la richesse des dépôts calcaires nécessaires à la production de ciment. En 1904, ils établirent leur quartier près de sa carrière sur l’anse Tod au pied de la Péninsule Saanich sur l’Ile de Vancouver. Ils l’équipèrent d’un étang d’eau salé, une piste de bowling, une salle de billard, un courts de tennis et un orgue. En 1906, Jennie y créa un jardin japonais avec l’aide du dessinateur Isaburo Kishida. En 1909, lorsque la carrière fu épuisé, Jennie se mis à la transformer en un jardin englouti, qui fu terminé en 1921. Ils appelèrent leur propriété « Benvenuto » (« bienvenue » en italien), et commencèrent à recevoir des chargement de bateaux de visiteurs dans leurs jardins. En 1926, ils remplacèrent leurs cours de tennis pas un jardin à l’italienne, et en 1929 leur jardin végétal de cuisine en un large jardin de rose par le dessinateur Butler Sturtevant de Seattle.

wikipedia
Soleirolia : un bon couvre sol
octobre 29, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins
Lorsqu’on imagine la composition de son jardin, on pense bien sûr aux arbres et arbustes. Quelquefois on pense aux annuels, aux vivaces et aux plantes bulbeuses. Puis une fois que tout est en place, on rempli les espaces libres avec de la pelouse. La pelouse c’est un peu la confiture du paysagiste, on en met partout.
Il est vrai qu’une belle pelouse présente bien des avantages, on peut marcher dessus. Si on l’oublie pendant les mois d’été elle devient jaune, alors on l’arrose et la voilà qui reverdie sans rancune.
Seulement on n’échappe pas à la tonte. Si pour certaines personnes tondre est agréable, pour beaucoup cela reste une corvée. La tonte devient très compliquée dans les espaces étriqués.
Aussi il faut penser à des plantes qui présentent à peu près les mêmes avantages que la pelouse. Des plantes qui couvrent le sol facilement sans nécessiter de tonte. Et c’est maintenant Soleirolia qui entre en scène. Soleirolia soleirolii de son vrai nom était appelé il y a quelques temps helxine.
Soleirolia n’a pas la même rusticité que la pelouse. On ne pourra pas faire des stades entiers avec cette plante.
Par contre elle se plait parfaitement dans le petits espaces, elle colonisera facilement les espaces entre des dalles. C’est une plantes qui se plait dans les endroits ombragés, plutôt frais. Avec cette plante, vous pouvez créer de véritable tapis moussu à l’aspect moelleux. On peut marcher temporairement sur cette plante, mais il faut éviter de la piétiner ou de passer régulièrement dessus.
Une fois que Soleirolia est en place, il y a très peu d’entretien à effectuer, on peut alors oublier la tondeuse.
http://www.lespaysagistes.com
L’espèce la plus rare de la famille des Cactacée
octobre 29, 2009
Classé sous Production ornementale et jardins
Astrophytum tire son nom du grec aster qui signifie « étoile » et de phyton qui signifie plante. « Astrophytum » désigne donc une « plante étoile ».
Ce genre, originaire principalement du Mexique et du Texas, compte plusieurs espèces à cotes larges et proéminentes, d’où rayonnent les aréoles. l’espèces la plus rare .A.asterias , à corps globuleux légèrement aplatis au sommet , ne se produit que par semis ; les jeunes spécimens portent aussi des fleurs .La tige se transforme en une colonne atteignant 25 cm ; de ses aréoles poussent quelques piquants. Très décorative est dépourvue d’épines avec des aréoles jointes .
Elle porte des fleurs jaunes, à centre rouge. Autres espèces répandues dans la nature .Ses huit côtes sont garnies d’abondantes aréoles, hérissées d’épines ; les fleurs sont jaunes. Ce sont des plantes résistantes, qui vivent longtemps. Elles préfèrent un sol bien drainé, mélangé à un quart de sable ; remportez tous les ans et semez lorsque la température est très élevée. Certaines espèces émettent à la base de rares rejets, qui s’enracinent aisément dans le sable ; au bout de quelques mois.
http://www.jardinsdumaroc.com/
