Près de 583.000 hectares réservés à la production biologique en 2010/11

Rabat – Les superficies réservées à la production biologique, au titre de la campagne 2010/11, se sont élevées à près de 583.000 ha, selon l’Association marocaine pour l’agriculture biologique (AMABIO).

Elles sont représentées essentiellement par l’olivier avec 11.110 ha, le caroubier (1.700 ha), les cultures maraîchères (700 ha), les agrumes (400 ha), le câprier (190 ha), l’amandier (320 ha), les plantes aromatiques et médicinales cultivées (285 ha) et celles de cueillette (150.000 ha), le cactus (18.000 ha) ainsi que la forêt d’arganier (400.000 ha).

Pour ce qui est des exportations, elles sont passées de 1.000 T en 1997/98 à 6.500 T en 2005/06 pour atteindre 10.500 T en 2010/11, précise la même source.

Elles sont représentées essentiellement par les agrumes (2.100 T), la courgette (2.000T), les tomates (820 T), le poivron (840 T), le concombre (1.600T) et le melon (900T).

Concernant les exportations des produits biologiques transformés, elles ont atteint 1.500 T en 2010/11 contre seulement 160 T durant la campagne 2008/09 et concernent principalement le jus d’orange congelé, l’huile d’argan et les conserves d’haricots verts, des fraises et de câpres.

MAP

Le venin de scorpion: un pesticide écologique?

Des chercheurs de l’université de Tel-Aviv étudient le venin de scorpion pour développer un pesticide écologique

Certains venins de scorpion sont uniquement efficaces contre les insectes. L’idée du professeur Michael Gurevitz est d’utiliser ces venins pour créer un pesticide écologique.

Ce chercheur du département de sciences des plantes a réussi à isoler des séquences génétiques des neurotoxines présentes dans les venins. Il a ainsi pu achever une méthode génétique permettant de transformer et de manipuler ces neurotoxines en bactéries. La toxicité de ces poisons peut alors être restreinte à certains insectes (lépidoptères, mouches, abeilles…) ou aux petits mammifères. En revanche le pesticide développé à l’avantage de ne pas avoir d’effets sur les insectes profitables comme les abeilles butineuses et certains mammifères comme les humains.

L’agriculture industrielle utilise déjà des neurotoxines telles que les dérivés synthétiques de la pyréthrine (pyréthroïdes) comme insecticide. Ces produits présentent deux inconvénients majeurs :
1. il est impossible de réduire le spectre de toxicité à une ou plusieurs espèces d’insectes, puis deuxièmement
2. on ignore leurs conséquences sur l’environnement et sur la santé de l’homme.

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L'allicine comme insectifuge et insecticide

Utilisation de l’allicine comme insectifuge et insecticide dans les cultures agricoles

Sous la direction du Professeur David Mirelman, une équipe de chercheurs de l’Institut Weizamnn située à Rehovot propose une alternative aux insecticides et aux anti-insectes basés sur le principe actif de l’ail : l’allicine. Ce composé peut être utilisé pour protéger les fruits des mouches, des fourmis et d’autres insectes nuisibles.

Il peut être rapidement généré en écrasant des gousses d’ail, malheureusement le composé ainsi obtenu est chimiquement peu stable. Pour cette raison, bon nombre de méthodes connues pour la synthèse de l’allicine ne sont pas satisfaisantes. Toutefois, ces chercheurs ont récemment mis au point une procédure extrêmement efficace pour sa production et son stockage en grandes quantités. Cette allicine en solution aqueuse a ensuite été utilisée avec succès pour protéger les fruits comme les kakis, les pêches, les goyaves des insectes et en particulier des mouches. Elle est également efficace pour repousser les fourmis et les insectes pouvant causer des dommages aux feuilles des arbres fruitiers.

Ne nuisant pas à l’environnement, l’allicine est particulièrement adaptée pour les produits végétaux extraits de l’agriculture biologique.

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Généralité sur le concept de lutte biologique

lutte-biologique
Ces dernières décennies, la protection de l’environnement s’impose de plus en plus comme une préoccupation mondiale majeure. Dans le domaine de l’agriculture, il est indéniable que l’expansion et la productivité agricole doivent dorénavant passer par une gestion optimale des insectes nuisibles et des mauvaises herbes en minimisant les effets sur l’environnement. La méthode classique de lutte chimique contre les insectes ravageurs des récoltes et des mauvaises herbes, jadis considérée comme panacée, fait de plus en plus place à la lutte intégrée et à la lutte biologique par utilisation de micro-organismes, de prédateurs, de parasitoïdes et de méthodes dites physiques. Il est admis maintenant par tous que la lutte chimique à des conséquences néfastes sur l’environnement; entre autres, par la toxicité dans la chaîne trophique, la pollution des eaux de surface et souterraine (Vereijken et Viaux, 1990; Rudd, 1974; Mellanby, 1977; Roberts, 1989; Tooby, 1989)1 , sur la santé humaine par les résidus de pesticides sur les aliments et les intoxications par inhalation (Foschi, 1989; Izraillet et al., 1975; Pimentel et al.; 1980) et surtout la résistance acquise par les insectes ravageurs et les vecteurs de maladies infectieuses chez les humains, suite à l’utilisation intempestive, inconditionnelle et irrationnelle des pesticides chimiques (Georghiou et Mellon, 1983; Poiré et Pasteur, 1991; Starnes et al., 1993; Knight et Norton, 1989).

Malgré le développement d’autres molécules de synthèse très efficaces, l’histoire des pesticides aura démontrée qu’une gestion strictement basée sur l’emploi des insecticides chimiques restera toujours fragile à plusieurs égards quel que soit l’insecticide, car l’acquisition de résistance chez les nuisibles, la pollution environnementale et les résidus de ces molécules chimiques sur les aliments demeurent possibles. Selon Tingey, (1992) les insecticides chimiques ont une durée de vie active commerciale très éphémère, soit seulement en moyenne 3,5 années.

Ce numéro consacré à la lutte biologique fait un état de l’immense potentiel de la lutte biologique comme alternative viable à la lutte chimique. Dans ce dossier Docteur Guy Boivin, Chercheur à Agriculture et Agro-alimentaire Canada présente la faisabilité de la lutte biologique par utilisation de parasitoïdes. Les docteurs Charles Vincent et Bernard Panneton chercheurs à Agriculture et Agro-alimentaire Canada font un descriptif des méthodes de luttes physiques. Le docteur Eric Lucas et les étudiants gradués Mathias Kouassi, candidat au doctorat en sciences de l’environnement, Annabelle Firlej et Frantz Vanoo, candidats à la maîtrise en Sciences biologiques, présentent respectivement, l’importance de la prédation Intra-guilde, un survol de la prédation en lutte biologique et les possibilités de la lutte microbiologique avec emphase sur le champignon entomopathogène B. bassiana. Ces derniers sont tous du laboratoire de lutte biologique du docteur Daniel Coderre à l’UQAM (Université du Québec à Montréal).
Généralité sur le concept de lutte biologique

Clausen, (1972), cite Smith (1919) comme précurseur du terme « lutte biologique » pour expliquer l’utilisation d’ennemis naturels des insectes nuisibles pour leur contrôle. Cette définition offre deux options selon la nature de l’agent biocide répresseur utilisé; l’exploitation de biocides inertes (toxines dérivées de micro-organismes) et l’exploitation de biocides autonomes entomophages microbiens (champignons, virus, bactéries, protozoaires) ou animaux comme les prédateurs et les parasitoïdes. Ces biocides peuvent être utilisés selon deux stratégies; l’une curative, par la répression immédiate ou l’autre, préventive lorsque l’intervention n’est pas imminente. Les méthodes biologiques offrent des solutions viables à cause de l’automatisme des micro-organismes entomopathogènes ou phytopathogènes, de leur variété, de leur spécificité, de leur compatibilité intrinsèque avec la nature et de leur capacité d’évoluer avec et sans intervention humaine (Cloutier et Cloutier, 1992). Le concept de lutte biologique a subit une évolution au cours du temps et intègre dans sa définition actuelle toutes les formes non chimiques de contrôle des ravageurs des récoltes mais aussi des mauvaises herbes. Cette définition extensible permet d’intégrer à l’utilisation des biocides autonomes ou inertes, les méthodes culturales, la résistance variétale, les phéromones et juvénoides, les méthodes physiques de lutte, les insecticides botaniques. Il faut cependant mentionner que la définition large de la lutte biologique ne fait pas l’unanimité chez les spécialistes. D’ailleurs Monsieur Guy Boivin en fait mention dans son article.
Méthodes de lutte biologique

Dans la littérature il existe plusieurs méthodes de lutte biologique, dont certaines sont traitées dans le dossier de ce numéro. Afin de réaliser un rapide survol des concepts sous-jacent la lutte biologique, les différentes méthodes sont rapidement expliquées ci-dessous. Certaines seront spécifiquement traitées dans les articles du dossier.

1. La lutte biologique par utilisation de prédateurs

Les prédateurs tuent leur proie pour satisfaire leurs besoins nutritifs (Huffacker, 1976; Baker et Dunn, 1990). On distingue deux types de prédateurs à savoir les Sténophages et les Euryphages (Begon et al., 1990; Debach, 1973; Pedigo, 1988). Les premiers sont des spécialistes et leur cycle biologique est synchronisé à celui de leurs proies (Wratten, 1978). En lutte biologique, les familles les plus utilisées sont certaines espéces de Syrphidae, Cecidomyidae, Coccinellidae et Chamaeyiidae (Agarwala et Saha, 1984; Bishop et al., 1986, Clausen, 1972; Debach, 1973). Les seconds sont plutôt généralistes et peuvent utiliser d’autres sources de nutrition non-animale comme le pollen, champignon ou matière végétale (Begon et al., 1990; Debach, 1973). En lutte biologique, certaines espéces du groupe des acariens et des insectes appartenant à l’ordre des Coléoptères, Dermaptères, Hemiptères, Neuroptères sont les plus utilisés. (Voir articles du Dr Eric Lucas, Annabelle Firlej et Frantz Vanoosouyne)

2. La lutte biologique par utilisation de parasitoïdes

Les parasitoïdes sont les entomophages qui, pour compléter leur cycle de vie tuent leur hôte (Clausen, 1972; Huffacker, 1976; Debach, 1973). Ils ont de grandes capacités d’orientation, de repérage, de recherche active et sont très spécifiques à leurs hôtes. En lutte biologique, les trois ordres les plus utilisés sont les Hyménoptères (87,3 %), les Diptères (12.5 %) et les Coléoptères (0.2 %) (Debach, 1979; Bradford, 1994). Il existe aussi les Hyperparasitoïdes, lesquels sont parasitoïdes des précédents. (Voir article du Dr Guy Boivin)

3. La lutte biologique par utilisation de méthodes culturales

C’est l’ensemble des méthodes culturales défavorisant les ravageurs des récoltes (Herzog et Funderburk, 1986). Il existe toute une panoplie de lutte culturale comme les rotations de cultures, les bicultures ou plusieurs associations de plantes, l’anticipation ou le retardement des saisons de semis ou de récolte, l’assainissement des plantations après les récoltes, le sarclage des mauvaises herbes aux alentours des plantations, les jachères etc.

4. La lutte biologique par utilisation de la résistance variétale

Selon McKinley, (1988), la résistance variétale est la capacité pour une variété de plante d’obtenir une bonne productivité malgré la présence de ravageurs. Deux mécanismes sous-tendent à ce concept: l’antixénose, quand la plante par sa physiologie, sa morphologie ou sa phénologie (structures des organes, goût, odeur, couleur, longueur de son cycle de développement) repousse ou amoindrit les dommages causés par le ravageurs (Benedict et al., 1983; Robert et Foster, 1983) et l’antibiose, quand la plante est capable de produire une substance pouvant empêcher le développement du ravageur (Van Edem, 1987; Smith, 1989).

5. La lutte biologique par utilisation d’insecticide botanique

Plus de 59 familles et 188 genres de plantes sont utilisées pour la répression des insectes ravageurs (Simmons et al., 1992). Ces plantes contiennent des substances qui ont des propriétés anti-appétantes, répulsives ou même insecticides. Généralement, à part quelques propriétés intéressantes comme la répulsion ou la dissuasion de prise alimentaire, cette méthode est similaire à la lutte classique par utilisation de substances chimiques.

6. Lutte Biologique par utilisation de Méthodes physiques

(Voir article de Dr Charles Vincent et Dr Benoît Panneton)

7. La lutte biologique par utilisation de micro-organismes

vertigo.revues.org
Photo : univers-nature.com

Les produits bio progressent doucement dans la restauration collective

Selon le nouvel Observatoire national de la Bio en Restauration collective de l’Agence BIO, 36% des responsables des restaurants collectifs proposent des produits bio à leurs convives, ne serait-ce que de temps en temps. Un premier pas qui deviendra une obligation pour les restaurants collectifs d’Etat d’ici 2012 puisque le Grenelle de l’Environnement a fixé comme objectif d’y intégrer au minimum 20% de produits en bio d’ici 2012.

Pour faciliter le développement de l’agriculture biologique (Bio) en restauration collective, l’Agence BIO a lancé en février 2008 l’Observatoire national des produits biologiques en restauration collective. Début 2009, une étude approfondie a été confiée au cabinet Gressard en partenariat avec CSA pour mesurer plus précisément le niveau d’introduction des produits biologiques dans le secteur de la restauration collective à caractère social, les différentes voies retenues ainsi que les clés et perspectives de développement.

Les résultats de cette étude ont été dévoilés lors d’un déjeuner bio d’excellente qualité, le 1er octobre 2009 à l’école Grégoire-Ferrandi.

8 millions de repas servis chaque jour en restauration collective

Cela fait près de 18 ans que le bio s’est invité dans la restauration collective comme le soulignait en ouverture du déjeuner Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence BIO : “l’introduction de produits issus de l’agriculture biologique date de 1992 avec une première initiative enregistrée dans un établissement scolaire dans le Gard”.

Actuellement, 15 millions de Français prennent chaque jour un repas hors de leur domicile(2), dont environ la moitié en restauration collective. Les comportements varient d’une région à l’autre : les habitants d’Ile de France et de Bretagne se distinguent en consommant le plus en collectivité, avec respectivement 56 et 54 repas par an et par habitant en moyenne. Au final, l’équivalent de 6 repas/an/habitant est pris en restauration dite d’Etat en France.

En 2007, selon les estimations de Gira Foodservice, 72 700 structures de restauration collective, publiques ou privées, ont distribué plus de 3 milliards de repas, soit 8 millions de repas chaque jour, répartis en trois secteurs principaux :

– l’enseignement (restauration scolaire et universitaire) : 47% des restaurants et 38% des repas servis,

– la santé et le social (restauration hospitalière, maisons de retraite…) : 25% des restaurants et 38% des repas servis,

– le travail (restauration d’entreprises et d’administrations) : 16% des restaurants et 15% des repas servis.

– Les autres collectivités (centres de vacances, armées, établissements pénitentiaires…) représentent 12% des restaurants et 9% des repas servis.

Ces secteurs ont totalisé 7 milliards d’euros HT d’achats alimentaires en 2007, dont 2,7 milliards de produits frais, 2,2 milliards de produits surgelés et 2,1 milliards de produits d’épicerie. Notons que 61% des établissements de restauration collective fonctionnent en gestion directe et 39% en gestion concédée à des sociétés spécialisées.

La bio fait son chemin dans les assiettes des restaurants collectifs

L’introduction des produits biologiques a pris un réel essor depuis 2006, accentué par les conclusions du Grenelle de l’Environnement et par la parution de la circulaire pour un Etat exemplaire.

Début 2009, les estimations issues de l’étude Gressard/CSA/Agence BIO(3) font apparaître que 36% des établissements de la restauration collective (soit 26 000 établissements environ) ont déclaré proposer des produits bio ne serait-ce que de temps en temps.

Parmi tous les établissements proposant des produits bio début 2009, 35% ont pris cette décision en 2008, 25% en 2007, 14% en 2006 et 26% avant 2006.

repas bioL’introduction est plus significative dans le secteur public (41% des établissements) que dans le privé (26% des établissements). Le secteur de l’enseignement est le plus concerné, avec 46% des établissements qui déclarent proposer des produits bio.
Pommes et yaourts : les vedettes bio marginalisées de la restauration collective

En 2008, les produits biologiques les plus introduits en restauration collective étaient, par ordre d’importance(4) :

– fruits : pomme, poire, orange, banane, kiwi ;
– produits laitiers : yaourt, fromages, desserts lactés ;
– légumes : carotte, crudités (radis, concombre, betterave), tomate, salade, pomme de terre, poireaux ;
– épicerie : riz, pâtes, biscuits, huile, farine ;
– volaille : poulet, dinde ;
– viande : boeuf, porc, agneau ;
– pain.

Cette hiérarchie traduit la frilosité des gestionnaires de restauration collective qui considèrent encore le bio comme une source marginale d’apport alimentaire. En effet, les constituants principaux des plats (légumes, riz, pâtes, viandes) sont plus rarement représentés dans les offres des restaurants collectifs. Le bio reste encore cantonné à quelques fruits et produits laitiers par ailleurs déjà bien distribués dans les grandes surfaces.
Faut-il y voir aussi la faiblesse de l’offre pourtant en augmentation constante (5) ? A ce titre, Philippe Cabarat, président de la commission viande bio d’Interbev(6) précisait au déjeuner que des efforts étaient engagés pour convaincre et convertir les éleveurs de viande afin que la filière bio puisse répondre à la demande croissante, sans avoir à importer, le point noir du bio en France.

La question des surcoûts

Récemment, une étude sur les conséquences de l’introduction du bio dans les cantines d’ici 2012 soulignait que le bio implique un surcoût de 10% à 45% en ce qui concerne l’achat des produits alimentaires(7). Un simple calcul montrait pourtant que le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n’est plus que de 2% vu le poids des dépenses annexes et la part restreinte du bio (20% d’ici 2012) dans le plateau repas.

Toutefois, selon l’étude Gressard/CSA/Agence BIO, 86 % des établissements ayant introduit des produits bio ont déclaré un surcoût de 23% en moyenne. La majorité des restaurants collectifs a cherché à le réduire principalement via la limitation du gaspillage, le remplacement de certains produits par d’autres moins coûteux et l’optimisation des coûts logistiques.

En effet, on constate facilement l’importance du gâchis alimentaire en restauration collective, que ce soit à cause d’une mauvaise gestion de la direction du restaurant collectif mais aussi des convives qui ont bien trop souvent les “yeux plus gros que le ventre” à cause notamment de prix parfois dérisoires(8).
L’opinion des consommateurs

Le baromètre CSA/Agence BIO 2008 « perception et consommation des produits biologiques » montre qu’un enfant sur quatre a déjà eu un repas avec des produits biologiques et que 78% des parents des enfants qui n’en ont jamais eu le souhaiteraient.

Les enfants sont l’objet de meilleures attentions que les adultes puisque le baromètre précise que 42% des Français se disent intéressés par des repas bio au restaurant et que seulement 38% des actifs souhaiteraient des produits bio dans leur restaurant d’entreprise.
Pourtant, force est de constater que la qualité gustative des aliments en restauration collective est souvent médiocre, le bio pourrait alors être un bon moyen de relever le niveau tout en diminuant par exemple les quantités servies pour éviter les surcoûts et un gaspillage manifeste.

http://www.notre-planete.info

L'Agriculture Biologique

Logo_AB_EUROL’agriculture biologique est un système de production agricole basé sur le respect du vivant et des cycles naturels[1], qui gère de façon globale la production en favorisant l’agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.

Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques s’interdisent (et excluent réglementairement) l’usage d’engrais et de pesticides de synthèse, ainsi que d’organismes génétiquement modifiés.Les agriculteurs qui pratiquent ce type d’agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l’engrais vert, le compostage, la lutte biologique, l’utilisation de produits naturels comme le Purin d’ortie, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites.

Définie depuis les années 1920, l’agriculture biologique est organisée à l’échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements – IFOAM) et reconnue dans le Codex alimentarius depuis 1999. À ce titre, il s’agit de l’une des formes les plus anciennement organisées d’agriculture durable. Au sein de ces dernières, l’agriculture biologique se caractérise notamment par le fait que l’épithète « biologique », ou son abréviation « bio » impliquent une certification attribuée correspondant à des normes et à des cahiers des charges, et que le mot est, souvent, légalement protégé. Plusieurs labels internationaux de reconnaissance pour ce type d’agriculture ont été définis, dont le Label AB en France. Dans le monde, environ 31 millions d’hectares sont consacrés à l’agriculture biologique.

Par wikipedia