Les Secrets des Murs Végétaux

Les murs végétaux

Introduction

Après des décennies d’urbanisation galopante et irréfléchie ou d’industrialisation à outrance, nos villes marocaines sont malades.  En effet, la pollution de l’air, la mauvaise gestion des ressources hydriques et la politiques des déchets doivent faire l’objet d’un recadrage drastique au sein d’un plan global.

Heureusement, la tendance actuelle étant à la prise de conscience écologique, la population et les pouvoirs publics commencent à prendre les choses en main et à réagir en aménageant des espaces de vie où le bien-être tient une place prépondérante.

Une des solutions pour pallier à ces problèmes peut être la recréation des espaces verts perdus en végétalisant les surfaces verticales!  Nous allons donc vous en parler…

Historique

Même si la Nature a inventé le mur végétal à l’état sauvage, c’est le botaniste français Patrick Blanc,avec qui nous avons collaboré sur plusieurs projets, qui a redécouvert et conceptualisé le jardin vertical.

Depuis, d’autres designers et entreprises spécialisées comme nous ont développé leur propre système de végétalisation.

Principe

Le mur végétal peut être défini comme un écosystème vertical,intérieur ou extérieur,conçu comme une œuvre d’art ou un noyau écologique servant à recouvrir les façades. Il comprend un système d’irrigation en circuit fermé ou pas.  C’est une paroi qui s’élève parallèlement aux murs du bâtiment à protéger. Selon son orientation et sa composition, il servira à la fois d’écran contre les vents dominants, les intempéries, le bruit, l’ensoleillement mais également la pollution.

Les avantages du mur végétal

a)      Économie d’eau

b)      Isolation thermique & acoustique

c)       Purification, humidification et rafraîchissement de l’air

d)      Fixation des poussières

e)      Fixation du CO2

f)       Esthétique et design

Techniques

Il existe différentes techniques de végétalisation verticale et nous en retiendrons les 4 principales, à savoir :

a)      Jardinières :

Ce système est composé d’une superposition de pots ou de récipients contenant un substrat classique.  Il est très basique et n’est pas à proprement parler un mur végétal mais un mur vert.  Il peut cependant offrir une alternative économique aux petits budgets.

b)      Green boxes :

Il s’agit ici d’une superposition de modules de sphaignes en cages rigides à superposer.Cette technique présente cependant des inconvénients comme :

1)      La limitation des formes car les cages sont carrées ou rectangulaires

2)      L’utilisation de la sphaigne n’est pas écologique car elle vient du Chili et participe à la destruction des zones de tourbières locales sans oublier son acheminement.

3)      Sa structure hors plantes est très épaisse (environ 20-30 cm)

4)      Le nombre limité d’espèces végétales.

Mais aussi certains avantages :

1)      Mise en place rapide

2)      Pré-végétalisation possible

c)       Feutre horticole :

C’est un procédé de culture hydroponique ou hors-sol comprenant une nappe horticole comme substrat.  Nous l’avons installé pendant plus de 10 ans avec succès.

Il a beaucoup d’avantages :

1)      Les formes sont illimitées

2)      Structure moyennement épaisse (10 -12 cm)

3)      Substrat écologique (naturel ou recyclé)

4)      Choix important des espèces végétal de la composition

Mais quelques inconvénients :

1)      Structure lourde

2)      Mise en place et installation longue

 d)      Texigreen :

Texigreen est le dernier-né des systèmes brevetés de murs végétaux, il s’agit d’une toile tendue végétalisée et c’est le système que nous installons depuis 2012.

Cet outil, qui est une révolution, cumule les avantages sans les inconvénients des autres systèmes :

 1)      Epaisseur fine  (2-3 cm)
2)      Formes illimitées
3)      Substrat écologique
4)      Grand choix de plantes
5)      Structure très légère
6)      Installation rapide
7)      Pré-végétalisation possible

Actuellement, nous travaillons sur une version du concept destinée au lagunage vertical !

Variantes intérieur/extérieur + espèces :

Quasiment toutes les surfaces sont végétalisables aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur mais chaque site possède ses contraintes et exigences.

a)      Intérieur :

Les principales contraintes du mur végétal intérieur sont la température et la lumière.  Il faudra choisir des plantes en fonction de celles-ci même si un apport de lumière est possible et même souhaitable.

Espèces (non exhaustif):

  • Broméliacées
  • Davallia
  • Ficus repens
  • Hypoestes
  • Maranta
  • Pellonia
  • Phlebodium
  • Pilea
  • Rhipsalis
  • Syngoniums
  • Philodendrons

b)      Extérieur :

Les principales contraintes ici sont le vent, le froid ou la chaleur excessive.  Il faut aussi adapter le choix des végétaux à l’environnement.

Espèces (non exhaustif) :

  • Graminées
  • Acorus calamus
  • Agrostides
  • Begonia evansiana
  • Corydales
  • Epimediums
  • Heuchères
  • Lysimaque dorée
  • Ophiopogon
  • Renouées
  • Saxifrage tomentosa
  • Iris
  • Hostas

Coût 

Le coût d’un véritable mur végétal reste élevémalgré une baisse des prix ces dernières années mais cela est dû à sa haute technicité et à ses nombreux avantages.  Il est fonction de la surface couverte, du côté design, de sa situation intérieure ou extérieure, … Il faut donc compter en moyenne 8.500 dhs/m² TTC et au minimum 5.500 dhs/m² TTC pour une très grande surface à l’extérieur.

Entretien

Le mur végétal est un jardin à part entière ce qui exige un suivi et un entretien adéquat.  Nous conseillons d’ailleurs toujours à nos clients d’effectuer la première année par nos soins afin d’éviter tout problème jusqu’à la pleine colonisation des plantes.  Ensuite, le propriétaire peut s’en occuper en suivant nos conseils.

Conclusion

Le mur végétal est un concept de jardin vertical qui peut répondre aux besoins croissants de dépollution et d’esthétique dans notre quotidien actuel au Maroc.

Imaginez nos médinas plus vertes, nos intérieurs rafraîchis et nos espaces de vie purifiés ! Le Maroc avance ! Et vous ?

Aïssa AGOSTINI
Président
Green Design Nomad
info@greendesignnomad.com
www.greendesignnomad.com

Avis de PRO –  Maroc Agriculture Avril 2012

Un projet de dessalement d'eau de mer pour des fins agricoles au Maroc – Interview avec Mme HIND EL HOUARI cofondatrice de GENERALE DE PROMOTION HINDEL SA-Suisse

Le 15 mai 2009, Hind El Houari et Mehdi Sudan fondent une société anonyme sous la raison sociale  Générale de Promotion Hindel SA, avec siège social en Suisse.

La société déploie un large spectre d’activités, dans les domaines immobiliers, mobiliers et des services, et ce, surtout dans le développement et la promotion de nouvelles technologies en relation avec les besoins de notre époque.

Générale de Promotion Hindel SA a développé un nouveau concept pour le dessalement d’eau de mer pour la production d’eau d’irrigation destinée à alimenter un modèle agricole agro-écologique.

Maroc agriculture : Bonjour. Nous vous remercions d’avoir accepté l’invitation de notre portail pour la réalisation de cette interview.

Hind El houari : Bonjour, merci de m’accueillir sur votre portail, c’est un réel plaisir pour moi de pouvoir échanger et surtout informer vos hôtes sur nos projets, que nous désirons utiles et vitaux en toutes régions arides.

Maroc agriculture : Tout d’abord, qui est Hind El Houari ?

Hind El houari : 35 ans, administratrice, venant de Marrakech et résidant en Suisse, mariée

Maroc agriculture : Pouvez-vous nous parler un peu de Générale de Promotion Hindel SA ? Quelles sont vos principales activités ?

Hind El houari : Notre société s’est spécialisée dans la promotion de nouveaux concepts issus  de recherches et collaborations (associations, fondations et hautes écoles) dans le domaine du développement durable, des nouvelles technologies et des nouvelles énergies.

Maroc agriculture : Vous êtes en cours de montage d’un projet ambitieux au Maroc pour le dessalement de l’eau de mer pour des fins agricoles. Pouvez-vous nous dire brièvement dans quel contexte s’inscrit ce projet? ou projetez-vous l’installer ?

Hind El houari : Nous n’en sommes qu’aux préparatifs, et ce n’est en l’état qu’un avant-projet, étant donné que nous n’avons réalisé aucun contact avec une instance décisionnelle régionale ou nationale. Nous avons repéré l’an dernier une zone possible de 50 km de plateaux côtiers directement au sud de Tan Tan, de part et d’autre de la N1. La philosophie de ce projet privilégie l’initiative individuelle pour en faire le premier moteur du développement durable.

  • Les projets et les réalisations d’usines de dessalement sont loin des préoccupations quotidiennes des agriculteurs, qui ne pourront de toute évidence jamais se payer ou rentabiliser l’eau nécessaire à l’irrigation de leurs cultures vivrières, s’ils doivent l’acquérir par ce biais. Ces usines aux coûts d’investissement pharaoniques, sont avant tout destinées à la production d’eau potable. Notre propos se conjugue sur des objectifs à la fois plus larges et mieux ciblés, à savoir d’étendre les surfaces cultivables jusqu’à une échelle propre à agir sur le climat lui-même.
  • Notre système  se caractérise par son faible coût de mise en œuvre et d’exploitation, ainsi que par la mise en place de conditions propres à rendre l’agriculture moins gourmande en eau, par des aménagements des sols propres à en permettre la rétention, à réduire les pertes de l’évaporation et de l’évapotranspiration, à mettre à l’abri les cultures du chaos climatique et à les préserver du stress hydrique.

Maroc agriculture : Le projet reste très ambitieux. Parlons un peu technique, en quoi diffère votre procédé de dessalement par rapport aux procédés déjà existants ? et quelles sont les composantes et les équipements du projet ?

Hind El houari : L’ambition de ce projet ne consiste  pas dans sa technologie, qui est ancienne et bien connue, étant simplement une micro-modélisation du cycle naturel de l’eau, tel qu’il s’observe dans la nature. Ni  MSF, MED-TVC, MED-MVC ou Osmose inverse, la simple évaporation en tunnel maintenu humide par flux d’eau chaude et condensé par flux d’eau froide, en utilisant l’écart de température extérieure jour/nuit suffit à produire sans aucune énergie ni rejet CO2 une quantité d’eau douce modulable en fonction de la longueur des tunnels. Le procédé s’achève au bout d’un certain nombre de tunnels parallèles par un système de marais salant, soit une succession de bassins de production de sel, les premiers couverts, avec ultime production d’eau douce, et les derniers en évaporation libre. Nous obtenons ainsi un bilan écologique incomparable. Bien sûr, ce type de modèle nécessite d’importantes surfaces, mais c’est là l’une des seules richesses du Sahara, après sa population, ses vents et ses écarts de température.

Maroc agriculture : à combien estimez-vous la production d’une telle station ? et pour quel système opterez-vous pour l’irrigation ? quelles cultures songez-vous mettre en place et dans quelles conditions tout en sachant les aléas du climat régnant dans la région en question?

Hind El houari : La production se détermine tout simplement par la nécessité des cultures. C’est pourquoi nous devons éprouver et déterminer  par la pratique in situ le nombre d’Or du modèle.  Les éléments de tunnels sont modulables à l’infini et leur emprise sur le terrain est extrêmement faible. L’irrigation se ferait par goutte à goutte enterré.

Maroc agriculture : Avez-vous une assistance technique  pour le montage, le suivi et la mise en fonction de la station ? Envisagez-vous une coopération avec les services du ministère de l’agriculture marocain?

Hind El houari : Le montage est très simple et fera appel à la main d’œuvre locale, sous notre supervision. Nous ne manquerons pas de bénéficier de toute l’expérience acquise par le ministère de l’agriculture marocain, sans toutefois dépasser l’échange d’informations.

Maroc agriculture : Avez-vous fixé un délai pour le commencement des travaux d’installation ? et sur combien d’années s’étalerait la construction de cette centrale ? Et quels sont les obstacles auxquels vous faites face jusqu’à ce moment dans sa mise en place ?

Hind El houari : On ne peut pas mettre la charrue devant les bœufs. A ce stade, nous ne savons même pas si ce type de projet intéresse quelqu’un, politiquement s’entend…

Maroc agriculture : Le Maroc s’est inscrit dans la politique du respect de l’environnement et du développement durable. Votre projet s’inscrit-il dans cette tendance ? et comment comptez-vous l’intégrer dans son environnement ?

Hind El houari : Notre projet est l’Archétype du respect de l’environnement, du développement humain et du développement durable, il est un modèle en ce sens.

Maroc agriculture : Une installation de cette dimension constitue sans doute une plaie et une rupture dans le paysage encore vierge de la région. Comment envisagez-vous le traitement paysager de cette station à fin de l’intégrer dans ce paysage aussi aride que monotone ?

Hind El houari : Là aussi, toute l’installation demeure un élément de valorisation du paysage, un jardin dans le désert. Son seul aspect visible consiste en une luxuriante variété de plantes. Aucune verrue ni construction qui ne soit parfaitement intégrée, donc réalisable en traditionnel.

Maroc agriculture : Avez-vous pensé aux répercussions sociales du projet ? a-t-il un apport positif pour la population riveraine ?

Hind El houari : L’agro-écologie est génératrice d’emplois plus que toute autre formule et le projet se fera au seul profit des habitants de la région.

Maroc agriculture : Un souhait de Hind El Houari ?

Hind El houari : Passer rapidement à l’action

Maroc agriculture : Un dernier mot pour marocagriculture.com et ses fans ?

Hind El houari : La vraie révolution se trouve ici, dans la terre, et chacun doit en devenir l’acteur avec l’aide de Dieu.

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Maroc Agriculture…Tous Ensemble pour un Maroc Vert

Comment peut-on réussir un jardin d'agrément en bord de mer? Quelles sont les espèces majeures à choisir? et comment peut-on garder l'équilibre "texture-couleur" malgré les aléas du climat?

Pourquoi ne pas imaginer votre jardin sous forme de questionnaire afin de déterminer et d’évaluer vos attentes

Voici quelques questions essentielles :

A quelle distance de la mer est votre jardin ?

Avez-vous des réserves en eau et un puits ?

L’eau est elle salée saumâtre  ou douce ?

Comment réaliser un jardin d’économie d’eau ?

Quelles plantes choisir ?

Comment se couper du vent ?

Faut-il faire un apport organique ou de terre enrichie ?

Quel style donner à mon jardin par rapport à mes goûts, l’environnement, les possibilités techniques ?

Où se procurer les plantes adaptées à mon jardin de bord de mer et y a-t-il des pépinières proches ?

  • INTRODUCTION

L’amour, la passion de la nature et celle du jardin ne s’improvisent pas
C’est en parcourant la nature que vous découvrirez et comprendrez mieux la recherche de l’harmonie.
Il n’y a pas de scrupules à avoir que d’imiter ou de modeler votre jardin en vous inspirant de la nature.

Le bien être, la surprise, l’étonnement, voire l’enchantement, sont les thèmes forts du créateur de paysage.
Il est essentiel aussi de faire son choix d’après les plantes indigènes et endémiques qui offriront un gage de réussite parce que totalement adaptée au milieu.

Promenez-vous et découvrez la nature, interrogez les pépiniéristes et les jardiniers, regardez les plantes des jardins les plus proches. Cela vaudra mieux qu’un long discours et vous vous rendrez compte ainsi des plantes résistantes au milieu.
Le jardin côtier doit aussi comporter des fruits, des légumes, des aromates car il doit associer repos, senteurs, délices et ce de jour comme de nuit

Attention enfin de ne pas oublier que, réaliser un jardin est souvent l’affaire d’un professionnel, ce qui ne vous empêche pas de participer tout au long de sa réalisation.
De plus, un bon jardinier passionné se doit de surveiller, arroser, tailler et continuer sans cesse à faire évoluer le jardin en l’accompagnant au fil des saisons.

  • LES FLORAISONS DANS LE JARDIN

La continuité de la floraison toute l’année fait la beauté, le charme et le plaisir de créer des bouquets sans interruptions, néanmoins, il est difficile de planifier et d’organiser les floraisons mois par mois mais il est possible globalement un jeu de couleur sur douze mois.

Exemple de choix de calendrier annuel : arbres, arbustes, vivaces

• Janvier : buddleia asiatica, datura sanguinea, acacia dealbata, aloe arborescens, iris germanica, prunus dulcis, narcissus sp

• Février : buddleja madagascariensis, clivia miniata, jasminum polyanthum et primulinum, pittosporum undulata, strelitiza reginea et nicolai

• Mars : acacia cyanophylla, hebe formosa, antirrhinum majus, iris tingitana, cistus ladanifer, jasminum polyanthum, delphinium consolida, petunia hybrida, fuschia arborescens, wisteria sinensis

• Avril : althaea, bauhinia variegata, callistemon citrinus, cistus ladanifer, cytisus battandieri, erythrina caffra, lonicera japonica, nerium oelander, pandorea jasminoïdes, tamarix gallica

• Mai : agapanthus umbellatus, datura insignis, duranta repens, grevillea robusta, hibiscus rosa, jacaranda mimosifolia, lantana camara, pelargonium macranthum, plumeria acutifolia

• Juin : alpinia speciosa, bougainvillea spectabilis, cestrum parqui, delonix regia, dimorphoteca ecklonis, felicia amelloïdes, lonicera japonica, parkinsonia aculeata, plumbago capensis, tecoma stans

• Juillet : achillea filipendulina, bougainvillea glabra, cassia corymbosa, datura arborea, euphorbia splendeus, lavandula spica, malvaviscus arborens, podranea ricasoliana, tecoma stans, yucca elephantipes

• Août : buddleia davidii, albizzia julibrissin, gazania hibride, gynerium argenteum, lagestroemai indica, plumbago capensis, tecomaria capensis, thevetia peruviana

• Septembre : amaryllis belladonna, hibiscus mutabilis, lantana camara, jasminum officinalis, plumbago capensis, petunia hydride elephantipes

• Octobre : cestrum purpureum, albizzia odoratissima, cobaea scandes, podranea ricasoliana, zizyphus jujuba, rosa

• Novembre : abutilon hybridum, aloes arborescens, chrysanthemum frutescens, jasminum mesnyi, solandra maxima

• Décembre : abutilon striatum, montanoa bipinnatifida, schimus terebinthifolius, strelitzia reginea

Toutes ces espèces peuvent, plus ou moins, s’adapter au jardin côtier mais il est très complexe de définir avec exactitude telle ou telle plante car : les vents, la terre, la roche, la proximité ou non de la mer, sont des facteurs déterminants à l’adaptation des végétaux
Donc : comme énoncé précédemment, soyez curieux et analysez l’environnement proche de votre projet.

Citons aussi quelques plantes médicinales et aromatiques intéressantes à implanter pour les jardins côtiers :

• Absinthe, grenadier, lavande, menthe pouliot
• Anis vert, myrthe, ricin, romarin, saponaire
• Fenouil, scille maritime, thym, verveine
• Figuier de barbarie, sauge
• Gingembre

  • POUR LES PURISTES

L’idéal serait de se limiter aux espèces résistantes à la sécheresse et au vent telles que l’arbousier ou le myrte qui poussent partout même dans une crevasse rocailleuse. On peut aussi les encourager par un apport de « mulch » ou de « paillis » qui a l’avantage de protéger le sol du vent (dessèchement, dépôt de sel) et de préserver l’humidité.

  • COMMENT MAITRISER LE VENT EN BORD DE MER

Il faut modifier l’intensité du vent, sa direction et diminuer son impact. Pour cela, comme dans la nature, il faudra créer des frondaisons végétales, afin que certaines plantes puissent résister physiquement et éviter l’anémomorphose.

Citons les méthodes pour créer des barrières de plantes résistantes

Si vous êtes au bord de la plage, planter des herbacées, puis en deuxième ligne des buissonnements et enfin des plantes de haute futaie.

Citons par ordre les espèces adéquates :

Couvrantes et herbacées : cistus, senecio maritima, eclyorisum, verbascum
Buissonnantes : pistacia lentiscus et atlantica, pittosporum tobira, nerum oelander, agave, aloes, retama monosperma
Palmiers : phoenix canariensis, washingtonia robusta, chamaerops humilis

ATTENTION aux plantes envahissantes car elles peuvent devenir des « pestes » dans votre jardin
Très souvent elles colonisent le jardin par les graines (type graminées), le vent, si elles ne sont pas en compétition avec d’autres
Alors faites le bon choix au départ !

  • AUTRES PLANTES utilisées et résistantes :

L’arundo donax, graminée géante, ressemblant à un bambou, protège du vent et du soleil

De plus, ses cannes, même sèches, (pour fabriquer des canisses) servent de protection et de tuteurs en réemploi.

L’oyat (Ammophila arenaria), graminées basse qui stabilise les sols très sableux et montre une résistance à toute épreuve en bord de mer.

L’ephedra distachya ou prêle rampante, est très utile en couvre sol et ses baies rouges apporteront un élément esthétique ; elles peuvent être utilisées pour les problèmes respiratoires.

L’atriplex halimus ou pourpier de mer, le limonium speciosa (statice) et l’aster tripolium (aster maritime), les trois apporteront des fleurs ornementales et un feuillage agréable.

  • ARBRES ET RESINEUX :

Pinus halepensis, pinus pinea, pinus pinaster, cupressus sempervirens, tamarix aphylla, myoporum lactum.

LE CHOIX REFLECHI

Dans une gamme limitée de végétaux, il est possible de réaliser des merveilles.

Par exemple : à l’ombre d’un olivier ou à proximité d’un pin, il est possible de planter des lantanas, des lauriers roses, lentisque, lavande, romarin, en tâches et en unité.

La riche palette des verts et des gris conviendra mieux qu’un déploiement de couleurs trop vives.

La proportion dans un jardin est essentielle afin de différencier et mettre en valeur chaque forme végétale.

Par exemple : de hauts cyprès devront se détacher d’une masse végétale basse et dense.

  • LES ELEMENTS ET MATERIAUX DU JARDIN DE BORD DE MER

Pour compléter les plantes et limiter leur utilisation, il est nécessaire d’introduire d’autres matières ou éléments de décor dans votre jardin.

La pergola, autant qu’un arbre, apportera de l’ombre, pouvant être recouverte d’une liane ou plante grimpante.

Le gravillon aura un aspect décoratif, limitant les mauvaises herbes et contrastant avec les parterres de plantes.

Un petit point d’eau, symbolique et en circuit fermé, rafraîchira l’atmosphère et apportera plaisir et rêve.

Les pots, en terre cuite ou émaillés, apporteront élégance, ordre et mettront en valeur certaines plantes d’exception et cultivées hors sol.

Le dallage décoratif peut être composé de pierre naturelle, d’une mosaïque de galets ou simplement de gravier « grain de riz » de couleur et compacté avec du sable de même type.

La pelouse en bord de mer : pour éviter des frais de maintenance dont l’eau douce d’arrosage, préférez les herbes côtières type pennissetum clandestinum ou gazania rigens, supportant mieux la sécheresse et les vents chargés de sel.

D’autres plantes couvre sols peuvent créer un tapis coloré telles que armeria maritima, lotus creticus, arctotis. Celles-ci auront l’avantage d’être moins consommatrices d’eau qu’une surface engazonée.

  • ET POURQUOI PAS UN JARDIN COTIER DE TYPE MEDITERRANEEN ?

Dans un site plutôt sec et chargé de sel, avec un soleil brûlant, pourquoi, ne pas réaliser un jardin minimaliste, composé de plantes indigènes et de graminées, jouant sur les contrastes de feuillages et de couleurs, de textures ? Quelques roches calcaires ou sculptures en bois flotté renforceront le thème côtier. On peut aussi utiliser le sable mélangé à des brisures de coquillages pour la décoration et les passages.

Les algues, elles, serviront de « paillis » et d’engrais naturels. On peut aussi ajouter des écorces de pin qui se décomposeront lentement.

L’ombre dans le jardin est aussi précieuse que l’eau.

On la retrouve sur les frondaisons des arbres et des structures type pergola, kiosque à couvrir de plantes grimpantes.

Il faudra éviter le fer en bordure de mer qui rouillera pour préférer le bois, exotique, pour une structure plutôt simple, faite de rondins de bois de faible diamètre qui servira de support de plantes et dont le coût de fabrication restera minime.

La pierre : matériaux noble que l’on trouve en général sur site ou aux abords du terrain, permettra de construire des murs de pierre sèche, cimentés ou non, en fonction de l’utilisation et de la hauteur souhaitée.

Les pierres de grande taille pourront servir à réaliser un banc, des marches de jardin, à aménager un coin de rocaille pour accompagner les plantes grasses.

Pour cela, il faudra obligatoirement créer un concept de rocaille naturelle, sans mélanger les textures ni les couleurs de pierre, en positionnant les pierres le plus naturellement possible et en implantant des végétaux sélectionnés

  • LE « PAILLIS » OU « MULCH »

Tous ces éléments naturels favorisent l’économie d’eau, limite le désherbage, favorise la croissance des plantes, ce qui sera fort apprécié en bord de mer.

Ces solutions écologiques ont aussi d’autres avantages non négligeables à savoir :

1)       Préserver le drainage et l’aération du sol.

2)     Favoriser la vie souterraine nécessaire aux plantes

3)     Eviter le lessivage des éléments nutritifs : engrais, amendements.

En général, il se compose d’herbes sèches, de petits rameaux, de feuilles, à raison d’un tiers chacun, sinon des distributeurs proposent des paillages organiques et minéral en sacs type écorce de pin maritime, mulch de cacao ou coco, pouzzolane …

  • PRINCIPE DE CONCEPTION DU JARDIN

Le plus difficile est d’associer formes, proportions, lignes et choix de végétaux ainsi que matériaux

Il est donc préférable de s’adresser à un paysagiste conseil compétent et qui maîtrise parfaitement la conception.

Chaque jardin aura son identité particulière et propre.

C’est un peu comme la décoration d’une maison.

Il est donc préférable de faire appel pour l’aménagement intérieur à un décorateur ayant le sens et la connaissance des objets, des couleurs et des matériaux.

Un plan de masse, même sommaire, définira les éléments bâtis ou non à savoir : maison, kiosque, allées, potager, dallage, bassins, escaliers, pergola, parking et autres constructions.

Puis des annexes à ce plan présenteront les ambiances végétales, les éclairages, les circuits d’eau, les niveaux de jardin et autres points primordiaux pour les aménagements paysagers.

Le plus important étant l’échange et la participation du professionnel et du client

Un jardin bien réalisé et bien pensé doit être à conforme aux attentes du client avec le respect des règles de l’art du jardin.

  • JARDIN EPURATOIRE

Penser à recycler les eaux usées !

Toutes les eaux domestiques peuvent être réutilisées et filtrées par un traitement naturel dit « jardin d’épuration ».

Ce système, en plus d’être écologique, est peu coûteux et efficace.

Ce procédé sans odeurs, permettra d’économiser de l’eau qui aura été purifiée par des bactéries et des plantes.

De nombreux systèmes existent ; il suffira de consulter des sites internet pour en prendre connaissance et choisir le système le plus écologique.

CONCLUSION

Pour réussir son jardin côtier, il ne faudra rien négliger. Le climat, le vent, l’ensoleillement, les saisons, la végétation, l’environnement, autant de points forts pour construire son « jardin de rêve ».

Ne pas oublier de faire un bilan précis des contraintes de maintenance, car l’entretien dépend du type d’aménagement paysager.

Il faudra concevoir un jardin raisonné et nécessitant peu d’arrosage, avec une bonne gestion de l’eau et en préférant de ce fait le goutte à goutte.

Ombre et fraîcheur seront appréciées pendant les fortes chaleurs de juin à septembre

Lumière et chaleur ne sont pas à négliger pendant les longs mois d’hiver.

Toute la subtilité de ces jeux consiste en une sélection de plantes persistantes et caduques en fonction des saisons.


Écrit par
Pascal Le Normand
Green Design Nomad