La Société portugaise SOFID lance sa première opération au Maroc par le financement d'un projet d'architecture paysagiste

Lisbonne – La Société portugaise pour le Financement du Développement (SOFID), vient de lancer sa première opération sur le marché marocain à travers le financement d’un projet dans le secteur de l’architecture paysagiste.

Le contrat portant sur le financement de ce projet d’un montant global d’environ 900 mille euros, a été signé récemment à Lisbonne par la SOFID, une institution de financement de projets d’investissement d’entreprises portugaises établies à l’étranger et la société portugaise Vibeiras Maroc qui opère dans le marché de l’Architecture de paysage.

Ce projet qui porte sur la construction et l’entretien d’espaces arborisés et jardinés contribuera à la création de près d’une centaine de postes de travail directs, indique la SOFID dans un communiqué parvenu à la MAP.

Ce contrat, le premier dans le Maghreb, réaffirme la stratégie de la SOFID visant à soutenir les sociétés portugaises qui misent sur les pays maghrébins, notamment le Maroc eu égard à sa proximité géographique et aux perspectives de développement soutenu du pays, a assuré le Président exécutif de la SOFID, Diogo Gomes de Araujo, notant que la capitale la plus proche de Rabat est Lisbonne et nos sociétés doivent profiter de cet avantage géographique

Le jardin anglais pour souligner le charme de la nature

Pour ceux qui ont l’avantage de posséder un grand jardin, l’adoption du style anglais permet de mieux le mettre en valeur. Appréciez ces irrégularités qui donnent un charme unique à votre jardin.

Le jardin anglais pour souligner le charme de la nature

Les caractéristiques typiques du jardin anglais

Apparu pour la première fois vers le XVIe siècle, le premier jardin anglais se démarquait par son charme pittoresque et la présence de points de vue sublimes. Chose compréhensible dans la mesure où les premiers paysagistes étaient des peintres. Ces derniers ont usé de tous leurs talents artistiques pour concevoir ce type de jardin d’où les effets époustouflants produits. La particularité du jardin anglais réside dans le fait que son concepteur a pour objectif de redécouvrir la nature et non de la contrôler. Dans sa structure, le jardin anglais exploite les reliefs naturels du paysage. Grâce à l’embellissement de ces formes naturelles, une succession de magnifiques points de vue se découvre.

La perspective qui se crée résulte des effets de profondeur produits par les différents feuillages. Un autre aspect typique de ce style de jardin est l’harmonisation des couleurs accentuée par l’équilibre de volume. Vous l’aurez compris, ce type de jardin n’est réalisable que pour une grande superficie. Il est toutefois possible de créer ce charme pour embellir son jardin. Pour ce faire, il est important de réunir certains éléments incontournables. Parmi eux, on peut citer les chemins tortueux, la végétation naturelle, quelques arbustes, 3 ou quatre statues, des bancs et tant d’autres encore. Avec le savoir-faire d’un bon paysagiste, tous ces éléments trouvent leurs places dans le jardin et créent un magnifique chef-d’œuvre.


Les conditions pour réaliser un jardin anglais

La première chose à faire lorsqu’on souhaite posséder un jardin anglais est de faire appel à un professionnel du métier. En effet seul un paysagiste saura donner l’effet voulu à votre jardin. Le jardin à l’anglaise vise à accentuer la beauté de la nature. Pour ce faire, la création d’allées sinueuses est la première étape à respecter. Outre la végétation déjà présente, il est important de rajouter une variété de fleurs et d’arbustes pour créer une ambiance chaleureuse. Ces nouvelles végétations sont plantées à la manière dont un peintre s’y prend pour réaliser une toile. En d’autres mots, le cadre doit être unique et les couleurs doivent être bien équilibrées.

Bien que réaliser un jardin à l’anglaise laisse libre cours à la fibre artistique, il existe toutefois des normes à respecter. Des normes qui permettent de créer tant des grands que des petits jardins anglais. Avant de débuter les travaux de jardinage, il est important de dessiner un plan pour servir de guide. Le plan en question doit prendre en considération l’aspect naturel du terrain, car c’est à partir de là que l’embellissement commence. Pour une petite superficie, il faut privilégier les plantes grimpantes, car elles ne prennent pas beaucoup de place. Pour les arbres, ceux qui ne dépassent pas les huit mètres à l’âge adulte sont les plus conseillés. Bref, le jardin à l’anglaise garantit repos et bien-être pour ceux qui ont le moyen de se l’offrir.

Source : cyberfanny.com

Rafflesia arnoldii : La plus grande fleur au Monde

Si l’Arum titan possède la plus grande inflorescence du monde, c’est Rafflesia arnoldii qui présente la plus grande fleur simple. Elle peut en effet atteindre un mètre de diamètre et peser jusqu’à 11 kg.

Elle est rouge ocre cloquée de pustules crémeuses, elle n’a pas de feuilles ni de racines.

La Rafflésie est une plante parasite qui s’accroche aux lianes de vigne du genre Tetrastigma. D’abord invisible, la Rafflésie se cache pendant un an ou deux dans les tissus de la liane hôtesse. Puis apparaît une nodosité qui se craquelle. Elle grossit en quelques mois jusqu’à atteindre la taille d’un ballon de basket, puis elle éclot en répandant une odeur fétide. L’odeur de pourri dégagée par la fleur attire des insectes comme la mouche Chrysomyia megacephala qui permet la pollinisation des fleurs.

Dès 1978, l’Union internationale pour la conservation de la nature a inscrit Rafflesia arnoldii dans le livre des espèces en danger. Il est donc interdit de la cueillir et bien sûr de la commercialiser. En dépit de longs et coûteux efforts, aucun jardin botanique n’a encore été capable de cultiver une Rafflésie hors de son milieu naturel.

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Cœur de Marie

Cœur de Marie

Le Cœur de Marie ou encore Cœur-de-Jeannette ou Cœur-Saignant (Dicentra spectabilis L.) est une plante vivace de la famille des Papavéracées, cultivée pour ses fleurs roses et blanches très décoratives.
Anciennement de la famille des Fumariaceae.

Utilisation

Il s’agit d’une plante d’ornement ne dépassant pas 70 centimètres de hauteur, vivace à bulbes, au feuillage caduc, cultivée en massifs, en bordures ou en jardinières surtout pour ses très belles fleurs printanières en forme de cœur, rouges, roses ou blanches.

Culture

La multiplication de la plante se fait par semis des graines avant qu’elles ne se dessèchent ou par division de préférence en fin d’automne ou tôt au printemps.
Les pucerons, limaces et escargots se nourrissent parfois des feuilles de cette espèce.
D’origine asiatique, il en existe une vingtaine de variétés que l’on peut acheter chez les pépiniéristes spécialisés. Plusieurs cultivars ont été sélectionnés :
* «Alba», à fleurs blanches,
* «Goldheart», un cultivar relativement nouveau mis au point au Jardin Hadspen en Angleterre et lancé en 1997 avec des fleurs fuchsia qui tombent de la tige dans une rangée, et le feuillage jaune qui devient vert lime à la mi-été.
Le contact avec la sève de cette plante peut provoquer une irritation de la peau chez certaines personnes en raison de la présence d’alcaloïdes de type isoquinoline.

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Alhambra de Grenade

L’Alhambra de Grenade est un des monuments majeurs de l’architecture islamique et l’acropole médiévale la plus majestueuse du monde méditerranéen. C’est avec la Grande mosquée de Cordoue le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne du VIIIe au XVe siècle (voir péninsule Ibérique ou Al-Andalus). Leurs caractères sont d’ailleurs opposés : à la sobriété grandiose du monument religieux représentatif de la première architecture islamique (voir Art des Omeyyades d’Espagne), s’oppose l’exubérance de la dernière manière hispano-mauresque : celle-ci s’exprime en effet dans les palais des derniers souverains nasrides, alors en pleine décadence, et qui disparaîtront bientôt lors des derniers assauts de la Reconquista.

Le nom féminin Alhambra provient de l’arabe Al Hamra (الحمراء), « la rouge » en raison de la couleur que prennent les murs du monument au coucher du soleil.

Description générale

C’est un ensemble fortifié de bâtiments situés sur la colline de la Sabika, qui domine la plaine et la ville de Grenade, et qui fait face au quartier populaire et pittoresque de l’Albaicin. On y aperçoit au loin les sommets enneigés de la Sierra Nevada. Parmi ces bâtiments se trouvent notamment le palais mauresque qui fait la gloire de l’Alhambra ainsi que le palais renaissant de Charles Quint et une église édifiée à la place d’une mosquée.

Le nom vient de l’arabe, Qalat al Hamra c’est-à-dire « le château rouge ». Si la colline de la Sabika est aménagée dès 1237 sous la direction de l’almohade Al-Ahmar, l’origine de l’Alhambra remonte à 1238 avec l’entrée à Grenade du premier souverain nasride, Mohammed ben Nazar. Son fils Mohammed II le fortifia. Le style nasride atteint son apogée au XIVe siècle sous les rois Youssouf Ier et Mohammed V al-Ghanî, qui font édifier les parties les plus prestigieuses entre 1333 et 1354. Chaque souverain reprenait le palais de son prédécesseur et en édifiait de nouvelles parties, le modifiant à sa guise : on parle donc de palais Nasrides, au pluriel, pour cet ensemble.

Alors que presque partout dans le monde musulman les palais anciens ont disparu ou ne sont plus que des ruines, l’Alhambra possède encore deux groupes de palais du XIVe siècle. Les demeures bâties par les premiers souverains de la dynastie ont disparu et, au XVe siècle, les rois de Grenade n’ont pas eu les ressources nécessaires pour remplacer les palais que l’on admire aujourd’hui et pour encore longtemps.

Postérité

Après le règne des Nasrides, malgré le désir des Rois Catholiques d’effacer les traces de l’Islam des territoires entièrement reconquis par les chrétiens après la chute de Grenade en 1492, le palais mauresque était tellement superbe qu’il fut épargné et servit de résidence royale lorsque la cour passait à Grenade. Les souverains y proclament le Décret de l’Alhambra.

L’ensemble tomba ensuite en désuétude, ne faisant l’objet de restaurations qu’à l’occasion de séjours royaux.

L’Alhambra étant dès lors un des grands événements historiques, les pillards y firent leur apparition, ce que décrit Washington Irving dans ses contes (voir bibliographie en fin d’article).

Une action d’éclat sauva l’Alcazaba de la destruction pendant la guerre civile espagnole.

Les jardins sont à présent entretenus grâce au Patronato de La Alhambra, qui gère l’ensemble du monument et permet la visite à 7000 personnes par jour.

La gazelle est le symbole de l’Alhambra, elle est assimilable à un emblème héraldique depuis l’exploitation touristique du site. Cette image correspond à la version stylisée d’un vase décoratif retrouvée parmi les objets de l’Alhambra ; l’original se trouve dans le musée du palais de Charles Quint.

Description

Le poète français Victor Hugo, dans l’Orientale XXXI du Livre III, datées des 3-5 avril 1828, en donne la description suivante:

« L’Alhambra ! l’Alhambra ! palais que les génies
Ont doré comme un rêve et rempli d’harmonies.
Forteresse aux créneaux festonnés et croulants
Où l’on entend la nuit de magiques syllabes,
Quand la lune, à travers les mille arceaux arabes,
Sème les murs de trèfles blancs. »

Victor Hugo – Extrait de « Les Orientales » XXXI (Grenade) du Livre III

La Alcazaba

C’est la citadelle primitive, semblable à un alcazar, édifiée sur le fronton sud de la colline de l’Alhambra. Elle bénéficie d’une hauteur stratégiquement imparable : du haut de la plus haute tour, on peut observer toute la plaine de Grenade, la « Vega granadina ».

Cette Alcazaba est la citadelle hébergeant les hommes de guerre à l’Alhambra. Son architecture est dédiée à la protection de la forteresse en temps de siège. Disposant d’une médina intérieure, distincte de celle de l’enceinte de l’Alhambra, elle correspond au donjon intérieur d’un château fort, en termes d’architecture médiévale.

Son nom provient de l’arabe « Al Casbah », la maison.

La forteresse disposait également de hammam, qui sont aujourd’hui en restauration.

Durant la Reconquista au XVe siècle, les princes Nazari observaient du haut de la tour de la Alcazaba les mouvements de troupes militaires dans la plaine de Grenade. Symboliquement, les Rois Catholiques, leurs adversaires, avaient installé à Santa Fe un camp fortifié militaire en pleine terre ennemie, pour affirmer leur prégnance sur le terrain.

Les Palais Nasrides

Le plan d’ensemble des Palais nasrides s’organise en de multiples salles rectangulaires, partiellement intégrées à l’enceinte, reliées entre elles par des vestibules. L’ensemble est disposé autour des deux joyaux de l’Alhambra de Grenade :

* La Cour des Myrtes (Patio de los Arrayanes), au pied de la Tour de Comares et du Salon des Ambassadeurs.
* La Cour des Lions (Patio de los Leones).

On peut autant parler d’un décor que d’une architecture. L’extérieur est très sobre, la décoration intérieure est foisonnante, à base des trois composantes des arts d’Islam: la calligraphie, la décoration florale stylisée, les arabesques et motifs géométriques.

Les Jardins du Partal

Ces jardins sont situés dans l’enceinte de l’Alhambra, ils ont les vues les plus précieuses et les plus raffinées sur le quartier de l’Albaicín. Les jardins sont en étages successifs, séparés d’escaliers et de pergolas.

La Tour des Dames (Torre de las Damas) constitue l’une des plus célèbres parties des Jardins du Partal. Son portique de colonnades se réfléchissant sur un bassin, expressément placé pour la vue, est particulièrement photogénique.

Les Jardins du Partal sont accessibles en sortie des Palais Nasrides. On peut également les visiter sans passer par les palais, en passant à droite des murs du Palais de Charles Quint, par un chemin s’opposant à son entrée principale.

On pourra voir dans les jardins les restes de plusieurs palais, car cette zone fut habitée par la noblesse musulmane. Le plus important d’eux fut le Palais de Yusuf III, qui ressemblait au Palais de Comares (Palacio de Comares). Il fut détruit au XVIIIe siècle, mais selon les récits il s’agissait du plus beau des palais de l’Alhambra.

Le Généralife

C’était le palais d’été des princes Nasrides. Ils venaient s’y rafraîchir dans les ombrages, près des bassins d’eau. Le Généralife est situé hors des murs d’enceinte, sur l’autre versant du plateau principal. Ce palais est très connu en Espagne et plusieurs poèmes ont été écrits sur ce sujet.
Vue d’ensemble du Généralife.
Le nom est un dérivé de l’arabe « Jannat al-Arif » signifiant « paradis » ou « jardins de l’architecte ».
L’abondance de l’eau dans cette Andalousie dominée par les sommets enneigés de la Sierra Nevada, fut pour tous ces princes issus du désert, une véritable révélation. L’Alhambra et les jardins du Généralife sont les symboles les plus forts de cette domestication de l’eau qui rafraîchissait chaque cour et jardin.

Le palais de Charles Quint

L’empereur adossa son palais circulaire aux palais nasrides, en plein milieu du plateau surplombant la colline.
Son architecture est typique de l’architecture impériale de la fin de la Renaissance, imposante, qui tranche avec les palais voisins.

La Médina

La Médina est la première zone accessible une fois passé le pont-levis arrière. Elle correspond à une zone habitée.

Les tours d’enceinte

À l’époque de sa splendeur, l’Alhambra alignait trente tours de défense. Lors de la prise du monument par les troupes françaises de Napoléon Ier, les tours les plus stratégiques furent détruites pour rendre l’ensemble inoffensif. Le génie militaire entreprit également la réfection d’autres zones de l’Alhambra, information aujourd’hui sujette à caution par l’historiographie espagnole.

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Gazon

Le gazon, appelé aussi pelouse, est une surface semée densément d’herbes fines sélectionnées, généralement des graminées (mais certains mélanges contiennent des plantes à feuilles larges comme la pâquerette). Il est tondu régulièrement pour le maintenir à une faible hauteur et pour le tenir très épais. Il est aussi très reconnu pour ses actions thérapeutiques.

Principales espèces de graminées utilisées

Les principales espèces de graminées utilisées pour les semis de pelouses de jardins ou de terrains de sport sont choisies en fonction de leur qualité ornementale selon les périodes de l’année, de leur résistance au piétinement, aux maladies du feuillage, à la sécheresse, de leur durée de vie et de l’entretien qu’elles nécessitent.
Ces différentes espèces ont été d’abord sélectionnées sur l’aptitude à faire des couverts denses et pérennes. Partant de qualités naturelles des espèces sauvages, ces parents ont ensuite été améliorées pour mieux résister au piétinement, pour être moins sensibles aux maladies, pour former un couvert plus fin, plus dense ou poussant moins. De nombreuses autres espèces sont utilisées dans nos régions selon les usages telles que certains agrostides, la fétuque ovine durette, le cynodon dactylon, le paturin commun, la fléole bulbeuse,…
Pour être complet, il faut dire qu’un gazon ne reste jamais dans l’état dans lequel il a été semé, comme tous les milieux il évolue, les espèces de graminées apportées avec le gazon entrent en compétition avec les espèces sauvages locales (souvent qualifiées de mauvaises herbes).
Avec le changement climatique en cours, des espèces spécifiques aux régions tropicales viennent compléter la listes des espèces traditionnelles dans nos régions comme le kikuyu (Pennisetum clandestinum), originaire d’Afrique centrale, le zoysia tenuifolia. Ces espèces peuvent être utilisées dans le sud de la France pour leurs qualité de résistance à la sécheresse.

Principales maladies des gazons

Au cours d’une enquête lancée en 2002 par la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt à lancé (« bilan phytosanitaire des golfs français »), il a été mis en évidence que :

* Les responsables de l’entretien des terrains de sports collectifs sont confrontés à des maladies comme la rouille et le fil rouge.
* Les greenkeepers sont largement confrontés aux fusarioses hivernales, au dollar spot, aux fusarioses estivales … puis dans une moindre mesure aux pythiums, ronds de sorcières et anthracnoses. Les maladies les plus fréquentes sont aussi les plus traitées.

Les maladies et les adventices rencontrées sont de plus en plus méditerranéennes et tropicales, en raison des changements climatiques. En effet, les greenkeepers doivent faire face à l’importante évolution dans l’extension géographique de Sclerotium rolfsii qui envahit le Sud Ouest de la France avec une gravité inégalée.

Entretien

La meilleure période pour semer du gazon est la fin de l’été (de mi-aout à fin septembre dans l’hémisphère Nord)[2]. On conseille de semer en surface (sans labourer au préalable) puis passer le rouleau pour bien faire adhérer les graines sur le sol. On pourra ensuite passer le rouleau en entretien pour favoriser l’enracinement sauf en région ou il neige en hiver car la neige a un poids suffisant pour compacter le sol.
Dans les régions où la pluie ne suffit pas, le gazon nécessite quelques arrosages si l’on veut le maintenir bien vert, et impérativement la première année après le semis pour un bon enracinement. Arrosez abondamment (4 à 5 litres au m² de préférence de nuit) et peu fréquemment afin de pousser le gazon à s’enraciner plus profondément à la recherche d’eau.
La coupe du gazon se fait à l’aide d’une tondeuse à gazon, mais son entretien peut nécessiter d’autres outils :
* le coupe-bordure ou la cisaille à gazon, pour peaufiner le travail de la tondeuse dans les endroits difficiles d’accès ou autour des plantations,
* le râteau ou le balai à gazon, pour retirer les feuilles mortes par exemple,
* le scarificateur ou aératrice, pour aérer le sol.
L’usage d’anti-mousses ou de désherbants sélectifs (bien que peu recommandables d’un point de vue environnemental) permet d’éliminer pour un certain temps des végétaux jugés indésirables par certains propriétaires tels que le trèfle, le pissenlit, la digitaire, la chicorée, l’oxalis, la lupuline, la lierre de terre, le plantain, l’herbe à poux, l’herbe à puce et autres pâquerettes…
Les mousses peuvent être traitées par une aération du sol et un ratissage avec râteau fin.

Impact environnemental

Le gazon est préféré par les écologistes aux pelouses artificielles ou aux sols nus ou imperméabilisés, car il protège le sol et permet le cycle de l’eau. Mais il peut aussi être artificialisant et générer divers impacts environnementaux négatifs :
* Il est dans de nombreuses zones à l’origine d’une consommation importante d’eau d’arrosage, et il s’agit souvent d’eau potable.
* Sur les sols pauvres et sableux, il est souvent enrichi en engrais, qui sont lessivées par les pluies et les arrosages, polluant la nappe phréatique et/ou les cours d’eau superficiels.
* A l’échelle d’un pays comme les États-Unis où les surfaces engazonnées sont très étendues, une mauvaise gestion des tontes peut être à l’origine d’émissions non négligeables de méthane (Cf. mauvais compostage). Pire, les tontes sont souvent jetées avec les ordures ménagères où elles finiront par méthaniser dans une décharge ou brûlée dans un incinérateur en gaspillant des carburants fossiles.
* Le gazon est à l’origine dans certains pays, aux États-Unis notamment, d’une pollution importante de l’air, de l’eau et des sols par les pesticides. Quelques villes (au Canada par exemple) songent à interdire l’usage « cosmétique » des pesticides pour l’entretien des jardins et espaces publics, y compris dans les golfs.
* Son entretien intensif est source de bruit, nuisance dont les habitants des villes et banlieues se plaignent.
Pour ces raisons, son empreinte écologique peut parfois, et paradoxalement, être très élevée.

Gestion écologique et donc différenciée

Cette forme de gestion propose une alternative au gazon anglais nécessitant une coûteuse gestion intensive et produisant un gazon homogène et pauvre en espèces et en biodiversité ; Une gestion plus écologique impose une gestion dite différenciée, conservant des zone plus rarement tondues ou fauchées, éventuellement déplacées légèrement d’une année sur l’autre, pour accueillir une flore et une biodiversité animale plus élevée, et approcher les équilibres écologiques naturels en copiant pour partie les effets du broutage hétérogène par les herbivores dans la nature. La flore spontanée et autochtone y est conservée, tout en controlant les ligneux par la tonte ou la fauche.
Cette gestion permet une meilleure protection du sol, voire sa restauration, ainsi que la montée en graine sur une partie du gazon (favorable à l’adaptation du gazon à d’éventuels changements climatiques ou des conditions locales), et la conservation d’un plus grand nombre d’espèces d’herbacées qui permettent par exemple de mieux supporter les sécheresse ou période très humides. Les floraisons échelonnés dans le temps et dans l’espace offrent un aspect plus varié. Dans sa version poussée, le gazon évolue vers la prairie fleurie, tout en gardant si le propriétaire le souhaite un aspect de parfait gazon anglais dans les cheminements, qui peuvent alors n’être entretenu qu’au moyen d’une petite tondeuse mécanique à main. Le temps gagné à moins tondre peut être occupé à affiner la gestion en question. Il faut environ 5 ans pour passer d’un gazon homogène à un gazon diversifié évoluant vers une prairie fleurie. Les sols plus pauvres seront naturellement recolonisés par un plus grand nombre d’espèces, qui pousseront moins vite (demandant donc moins d’entretien), c’est pourquoi cette méthode promeut l’abandon de l’utilisation d’engrais (hors légumineuses tels que les trèfles) et l’exportation des produits de fauches, au moins pour une partie du terrain. Il n’est pas rare que des orchidées et d’autres plantes devenues localement rare ou ayant disparu depuis des décennies réapparaissent alors spontanément.
Ce type de gestion est souvent associée à l’architecture dite HQE.

Autres types

On parle également du gazon fleuri, alternative écologique qui demande moins d’entretien, moins de tonte et pas d’engrais, pour végétaliser des voies de tramway en ville comme le zoysia tenuifolia sur la côte atlantique et méditerranéenne (faible consommateur d’eau et d’entretien).
À l’opposé, il existe également du gazon synthétique, en matière plastique (comme le polypropylène), utilisé pour certains terrains de sport.

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Jardin Majorelle à Marrakech

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Historique

Jacques Majorelle, naît en 1886 au sein d’une famille d’artistes. Son père, Louis Majorelle, célèbre ébéniste de Nancy, lui donne l’occasion d’entrer dans le milieu fermé des artistes de l’époque. Guidé par les amis de celui-ci il entre aux Beaux-Arts de Nancy en 1901 puis à l’académie Julian à Paris. Entraîné par la mode du ” chevalet dans la nature “, il est d’abord inspiré par la Bretagne. C’est en Espagne, où il se rend pour soigner une tuberculose, qu’il découvre sa passion pour le sud. Ainsi, il développe au cœur de la Méditerranée une vision toute particulière, sortant des représentations classiques, pour favoriser des tonsvifs proches du fauvisme, des formes simples, et des sujets originaux. Dès 1910 il découvre l’Egypte et le Nil. Il visite l’Orient avec un regard nouveau, dénué de tous les fantasmes orientalistes. En 1919 Jacques Majorelle s’installe dans la médina de Marrakech où il fréquente la haute bourgeoisie française.

Amoureux érudit de l’esthétique des souks, il capte dans ses tableaux la lumière, les couleurs, les nuances de la vie quotidienne. Ce peintre voyageur est attiré par l’authenticité des contrées berbères de l’Atlas, la sobre géométrie des villages et des kasbahs d’argile le fascine. Le sud du Maroc va occuper une grande partie de son existence, alors qu’il aurait pu se limiter aux mondanités entourant le maréchal Lyautey, grand amateur de ses œuvres.

Outre ses toiles, Majorelle réalise des affiches afin de promouvoir le tourisme au Maroc, et participe à la décoration de l’hôtel de la Mamounia à Marrakech. Entre 1945 et 1952 la quête du beau l’amène à découvrir l’Afrique Noire (Soudan, Guinée, Côte d’Ivoire, Niger et Sénégal), où il réalise une série de toiles aux contrastes éblouissants, faisant preuve d’une grande créativité tant au niveau des techniques utilisées que des sujets traités.

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La création du jardin Majorelle

Néanmoins, Jacques Majorelle revient toujours dans le havre de paix qu’il fait construire en 1924 en bordure de palmeraie à Marrakech. Sa résidence principale, actuellement propriété privée d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, a été créée à l’image des palais de Marrakech : simplicité architecturale, jets d’eau et végétation luxuriante. En 1931, l’architecte Paul Sinoir conçoit l’atelier bleu, de nos jours siège du musée d’art Islamique. Majorelle se lance alors dans la création d’un jardin botanique et fait venir des plantes du monde entier : cactus, yucas, nénuphars, jasmins, bougainvilliers… Ce petit paradis d’abord lieu d’inspiration et de repos est ouvert au public dès 1947. A la suite d’un accident de voiture Jacques Majorelle rentre en France où il meurt en 1962.

Une nouvelle aire

Après la disparition de son créateur le jardin reste ouvert au public et subit de fortes dégradations. En 1980 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, jusque là visiteurs et admirateurs du jardin Majorelle, le rachètent, le sauvant ainsi des spéculations immobilières qui ravage le patrimoine des jardins de Marrakech. Commencent alors les travaux de restauration, qui aboutissent en janvier 2001 à la création de l’Association pour la Sauvegarde et le Rayonnement du Jardin Majorelle, assurant ainsi sa pérennité. Un mécénat discret de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent garanti l’essor et le bon fonctionnement du jardin jusqu’à ce que l’association devienne autonome.

Le Jardin

Au cours de sa balade dans le jardin Majorelle, le visiteur est amené à rencontrer cinq grandes catégories de plantes : les cactus, les palmiers, les bambous, les pots fleuris et les plantes aquatiques.

Les cactus

Les cactus et leur culture fascinent de plus en plus d’amateurs de plantes exotiques. Ils constituent un magnifique exemple de la beauté du règne végétal, et comptent plus de 2000 espèces connues. Jacques Majorelle est un des collectionneurs de plantes les plus importants de son époque.
Il avait un intérêt particulier pour les cactus. Depuis son acquisition et sa restauration par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, et par respect pour cette passion, la collection ne cesse de s’agrandir. Tout au long de la balade dans le jardin Majorelle vous pourrez découvrir une trentaine de représentants de la famille des cactacées.

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Les Palmiers

Les palmiers sont pour un grand nombre d’habitants de cette planète synonyme d’exotisme. Au Maroc ils assuraient avant tout un rôle primordial dans la nutrition traditionnelle. La collection réunie au sein du jardin Majorelle comprend des espèces venant de Californie, d’Afrique de l’est, d’Inde, des Canaries, de Mésopotamie et du bassin Méditerranéen. Au cours de la balade dans le jardin l’abondance des palmiers nous donne une impression d’oasis de calme.

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Bambous

Les bambous sont originaires d’Asie du sud est. Ils sont appréciés pour leur feuillage décoratif et leur port élégant. Pendant la balade dans le jardin Majorelle vous pourrez flâner à l’ombre d’une petite forêt de bambous.

bambous

Les ports fleuris

La balade dans le jardin Majorelle est ponctuée de dizaines de pots fleuris aux couleurs du jardin. Le bleu Majorelle s’allie au jaune citron, au vert clair et au bleu ciel. Ces plantes aux feuillages variés fleurissent à différentes périodes de l’année, ajoutant des nuance à l’harmonie du jardin.

pots feluris

Les plantes aquatiques

Jacques Majorelle dés la création de ce jardin a voulu en faire un havre de paix, isolé de l’extérieur non seulement par des murs mais aussi par des contrastes. Il a opposé au désert environnant une végétation luxuriante, et à la sécheresse Marocaine tout un système de jeux d’eau. Les bassins, les fontaines, les rigoles sont apaisants et accueillent une collection de plantes aquatiques aux couleurs étonnantes.

plantes aquatiques

Musée d’art islamique

Depuis les années 80 l’atelier bleu, conçut en 1931 par l’architecte Paul Sinoir abrite le Musée d’art Islamique. Ce musée expose la collection personnelle de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent.
Il présente des objet d’art Islamique venant du Maghreb, d’Orient, d’Afrique et d’Asie. Dans cette collection extraordinaire on peut admirer des céramiques et des poteries d’une grande valeur, des armes et des bijoux magnifiques, des textiles, des tapis, des boiseries et d’autres trésors. Un espace est également consacré aux œuvres de Jacques Majorelle, créateur du jardin.

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En mars 2000 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont décidé de restaurer le jardin Majorelle en le dotant d’importants moyens. Ainsi, Pendant 9 mois des équipes ont installé des systèmes d’irrigation automatique qui permettent la réduction de 40 % des dépenses d’eau. Outre son intérêt économique et écologique, ce système permet de réguler efficacement la répartition de l’eau selon les heures de la journée et les besoins spécifiques de chaque plante. Pour rester fidèle à l’esprit de Jacques Majorelle, véritable amoureux des plantes exotiques, la collection s’est enrichie de plusieurs espèces rares, plusieurs curiosités botaniques ont été importées des 5 continents. La flore du jardin Majorelle a pu ainsi passer de 135 espèces en 1999, à 300 espèces à ce jour.

Jardinmajorelle.com

Source photo(1) : dp.mariottini.free.fr

Géranium lierre : Le roi des balcons

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Géranium lierre: Pelargonium peltatum

Famille: Géraniacées
Origine: Afrique du sud
Période de floraison: de mai aux gelées
Couleur des fleurs: nombreux coloris
Exposition: soleil
Type de sol: léger, riche
Acidité du sol: neutre
Humidité du sol: normal
Utilisation: pot, jardinière, suspension, treillage, cloture
Hauteur: 2 m
Type de plante: fleur
Type de végétation: vivace mais souvent cultivée comme annuelle
Type de feuillage: persistant
Rusticité: 2°C, vivace dans les régions au climat doux
Plantation, rempotage: printemps
Méthode de multiplication: bouturage en août
Espèces, variétés intéressantes: de très nombreuses variétés
Maladies et insectes nuisibles: la pourriture grise, les pucerons, les chenilles, les charançons

Sans problème, c’est le roi de tous les balcons, il est incontournable pour qui souhaite avoir une cascade de fleurs de mai aux gelées sur sa balustrade. L’important étant de lui réserver un emplacement bien ensoleillé et de lui apporter de l’eau et de l’engrais une fois par semaine.

Comment conserver mes géraniums pendant l’hiver ?

Rentrez-les aux premières gelées. Cela concerne les régions à l’hiver rigoureux.
Pour éviter de racheter des pélargoniums tous les ans, vous pouvez soit les faire hiverner a l’intérieur, soit réaliser des boutures.
Pour les boutures, il suffit de couper une tige de 10 cm sur une partie vigoureuse juste sous un noeud et de ne laisser que quelques feuilles. Laissez-les sécher un peu, puis enfoncez-les dans des pots remplis de sable et de terreau au fond, le tout maintenu humide. Vous pouvez trempez la tige dans de la poudre de charbon de bois pour éviter la pourriture ou de la poudre hormonale pour favoriser l’enracinement. Disposez vos pots a la lumière, et laissez le substrat humide.
Si vous faites hiverner vos jardinières, raccourcissez vos géraniums à environ 15 cm au-dessus d’une feuille (dépendant de la vigueur de vos pieds) et rentrez-les dans une pièce lumineuse. Une température entre 10 et 15°C sera parfaite. Arrosez lorsque le substrat est sec. Arrosez peu pendant cette période, mouillez un peu la terre une fois par mois.
Rabattez pour remettre en forme vos pieds au printemps.

Pourquoi mes Pélargoniums ont-ils une couche grise sur les feuilles ?

Supprimez toutes les feuilles atteintes, il s’agit de la pourriture grise ou botrytis. Cela est du a un emplacement confiné, avec un manque de lumière et trop d’humidité. Déplacez votre plante dans un lieu plus lumineux et aéré. N’arrosez pas trop et ne laissez pas d’eau dans la soucoupe.

Conseil malin

Au moment de l’achat au printemps choisissez les plants les plus ramifiés et pincez les tiges en place pour obtenir une meilleure ramification et plus de fleurs.

aujardin.info

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Les espaces verts scolaires

dessinjardin

Aménagés au départ comme composantes intégrantes du paysage des établissements scolaires, les espaces verts ont pris, avec le temps, l’aspect d’un outil indispensable pour l’éducation des jeunes générations à l’environnement et au respect de la nature.

L’intérêt pour la protection de l’environnement s’est traduit, au fil des années, par un changement radical du comportement des écoliers vis-à-vis de la nature et des espaces verts, notamment grâce à une prise de conscience quant au rôle indéniable que les jardins peuvent jouer dans la préservation de la santé et du bien être de l’homme et dans l’atténuation des effets de la pollution.

Aux côtés de leurs fonctions décoratives, les espaces verts des écoles servent en effet de chantiers éducatifs pour la vulgarisation, auprès des jeunes, des principes et concepts de base indispensables à une protection efficace de la nature.

Pour une meilleure valorisation des espaces verts scolaires et afin de mettre en place un cadre adéquat de nature à favoriser des actions ciblées et encore mieux encadrées, nombre de clubs environnementaux n’ont pas tardé à voir le jours au sein des établissements éducatifs, servant ainsi d’espaces pour l’épanouissement, l’information et la sensibilisation des écoliers, ainsi que pour l’application des connaissances acquises dans ce domaine.

Dans une déclaration à la MAP, M. Mohamed Chouli, directeur du Lycée Abou El Abas Sebti, a estimé que les espaces verts constituent, désormais, une nécessité, compte tenu de leur portée écologique et récréative, mettant en lumière, dans ce sens, leur rôle dans l’instauration d’un climat sain et combien favorable à une éducation, une formation et un apprentissage de qualité.

M. Chouli estime nécessaire d’accorder un intérêt particulier à la préservation de l’environnement, à travers l’organisation, au profit des écoliers, de cours et de séances de sensibilisation appropriés, notant que le plan d’urgence du ministère de l’Education nationale place la qualification des écoles et de leurs espaces verts parmi ses points prioritaires.

“L’éducation à l’environnement commence à s’améliorer manifestement ces derniers temps et il y a, actuellement, une prise de conscience grandissante de la part des élèves et du corps enseignant quant à l’importance de cette question”, a-t-il dit.

Dans le Lycée Abou El Abas Sebti, considéré comme l’un des modèles en matière de protection de l’environnement et de valorisation des espaces verts, il a été procédé au forage d’un puits pour l’irrigation des jardins, geste doublé d’activités de motivation des élèves et des enseignants à s’intéresser davantage aux questions environnementales, notamment à travers la plantation d’arbres et de roseraies.

M. Chouli a tenu à préciser, en outre, que ce lycée, qui se veut l’un des plus anciens de la cité ocre, a été crée en 1969 sur une superficie de 3 ha, dont près du tiers est consacré aux espaces verts, notant que l’ensemble des établissements scolaires de la ville ont commencé à accorder à ces espaces un intérêt particulier.

Mettant en exergue l’adhésion aussi bien des élèves que des cadres pédagogiques à la préservation de l’environnement, M. Chouli a souligné qu’un tel engagement ne peut être que bénéfique à la société et aux familles, lesquelles seront ainsi mieux outillées pour contribuer efficacement à la protection de l’environnement.

Il a cité, à titre d’exemple, nombre de syndics crées dans des quartiers résidentiels de la ville et dont la gestion est souvent confiée à des jeunes ayant reçu une éducation environnementale grâce à leur rôle et à leur contribution au sein des clubs de l’environnement des établissements scolaires.

Le Club du Lycée Abou El Abas Sebti fonctionne bien, selon une méthode basée sur le principe d’éducation par pair, de sensibilisation et d’encadrement favorisant la communication et l’échange d’idées, selon M. Chouli. Chaque année, a-t-il rappelé, le club forme un groupe de jeunes selon une thématique bien précise comme, par exemple, la lutte contre le tabagisme ou la préservation de l’environnement.

M. Abdelghani Rochd, du Centre de l’Education environnementale à Marrakech, a fait état de la création de nombre de centres éducatifs thématiques au niveau de la région, notamment les centres d’éducation à l’environnement, considérés comme les plus dynamiques et les plus actifs à l’échelle régionale et ce, dans le cadre de l’accompagnement de la réforme du système d’éducation et de formation, dont le but est de faire de l’école publique une institution dynamique, ouverte sur l’environnement local et régional et agissante au plan du développement.

Le centre veille à l’encadrement des animateurs et des membres des clubs environnementaux et à la structuration, au niveau régional, de leur réseau, à travers l’organisation de sessions de formation, a-t-il expliqué, estimant que l’aménagement d’espaces verts au sein des écoles est, en soi, une manière d’animer la vie scolaire et un moyen à même d’inciter les élèves à participer aux activités à vocation environnementale, notamment la réalisation de jardins thématiques.

M. Rochd n’a pas manqué de mettre l’accent sur certaines contraintes qui rendent difficile la généralisation de ce genre de jardins au sein des établissements scolaires, entre autres la problématique de la gestion de l’eau.

Le jardin peut être considéré comme un moyen didactique à même de véhiculer certains concepts environnementaux, a-t-il ajouté, faisant remarquer que la plupart des élèves qui ont bénéficié d’un encadrement au sein des clubs sanitaires ou environnementaux ont tissé un lien affectif avec leur établissement scolaire, ce qui leur a permis de rompre avec l’échec scolaire et certains mauvais comportements, tel que le tabagisme.

En dépit des succès dans les établissements où prévalent des préoccupations environnementales, la valorisation des espaces verts demeurent en de ça du niveau escompté dans certaines écoles, d’où la nécessité d’une implication effective de tous pour une généralisation de la culture de la protection de environnement qui se veut, avant tout, une éducation aux valeurs civiques et humaines.

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Bonsaï : Un art millénaire

Un bonsaï [bɔn’saj] (du japonais 盆栽, bonsai, dérivé du chinois 盆栽 pénzāi, planter/prendre soin de plantes dans un pot et variation du penjing (chinois : 盆景, pinyin : pénjǐng, signifiant paysage en pot) est, dans la tradition chinoise, un arbre ou une plante et un ou des rochers, dans la tradition japonaise un arbre ou une plante dans un pot. Ce mot signifie littéralement une plante (généralement un arbre ou un arbuste) cultivée sur un plateau ou dans un pot (盆 bon signifiant coupe ou plateau et 栽 sai, plante), dans la version chinoise, 景 jǐng signifie paysage. Cet arbre est miniaturisé par des techniques de taille particulières, et en ligaturant ses branches. On le rempote régulièrement afin de tailler ses racines à l’intérieur et à la surface du pot (le nebari), afin d’en faire une œuvre d’art esthétique ressemblant à un arbre dans la nature. Le mot bonsai est prononcé [bon̩sai] en japonais.


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Historique

La culture des plantes en pots commence en Égypte il y a environ 4 000 ans, essentiellement pour des raisons pratiques, d’utilité et de mobilité. Les Grecs, Babyloniens, Perses et Indiens copièrent la technique. Les Chinois furent les premiers à cultiver des arbres en pot dans un but esthétique, à l’ère de la dynastie des Han (-206 à 220). À cette époque on ne parlait pas encore de bonsaï mais de penjing (pénjǐng 盆景) (représentation d’un paysage dans une coupe). Peu après, sous la dynastie Qin (220 – 581) apparaissent les 盆栽 pénzāi (arbre unique dans une coupe). Aujourd’hui, en chine, la tradition des pengjing se perpétue, avec plus d’ardeur que celle des bonsaï.

Pour preuve de l’existence de cet art à cet époque, des archéologues ont découvert, en 1971, dans la tombe du prince Zhang Huai décédé en 705, sous la dynastie Tang (618 à 907), une fresque peinte sur les parois de sa tombe. Celle-ci représente deux valets portant, l’un un paysage en miniature et l’autre un vase en forme de lotus contenant un arbre avec des feuilles vertes et des fruits rouges.

La codification des bonsaï la plus connue en Occident est celle du Japon.

L’art du bonsaï gagna le Japon aux environs des VIe et VIIe siècles avec les moines, qui amenèrent aussi le bouddhisme. Cet événement est confirmé par le célèbre rouleau du moine bouddhiste Honen Shonin de la période Kamakura (1192 à 1333), la représentation de petits arbres alignés dans des coupes. Or il faut savoir que les œuvres de ce moine retracent surtout la vie à la période Heian (794 à 1191). On peut donc raisonnablement en conclure que cet art apparut au Japon au plus tard en l’an 800.

Sous la dynastie Yuan (1279 à 1368), des ministres et des marchands japonais vont ramener des arbres dans leur pays. Cependant cet art ne sera réellement intégré au Japon que lorsqu’un fonctionnaire chinois, Chu Shun-sui, fuyant la domination mandchoue en 1644, emportera sa collection avec lui. Il initiera ainsi quelques Japonais à la culture des futurs arbres en pot appelés bonsaï.

Pendant longtemps les bonsaï furent réservés aux classes dominantes, féodales et religieuses, appréciant surtout les bonsaï colorés. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas et bon nombre de Japonais s’adonnent à la culture du bonsaï, renouant ainsi avec les traditions ancestrales.

La première exposition nationale de bonsaï à Tōkyō date de 1914. La culture du bonsaï n’a été reconnue comme art au Japon qu’en 1934. Depuis lors une exposition annuelle se déroule au musée d’Art de la capitale.

En Europe, le bonsaï a été introduit pour la première fois, lors de la troisième exposition universelle de Paris en 1878, puis dans une exposition privée en 1909 à Londres. La première allusion aux bonsaï a été faite par Paul Sédille dans la Gazette des Beaux-Arts de septembre 1878.

En 1902, Albert Maumené publiait le premier essai sur les bonsaï[1].

En 1904, une approche un peu plus sérieuse était faite par Henri Coupin. On peut constater sur ces documents d’archives que les bonsaï avaient des formes absolument différentes des bonsaï modernes. Leur codification actuelle date d’après la dernière guerre mondiale et a été principalement répandue par John Naka.

Bien que cette forme de culture d’arbre en pot existait déjà au Moyen Âge dans nos régions , on n’avait encore jamais tenté de recréer la nature à si petite échelle. Il n’y a d’ailleurs que de lointains rapports entre les deux types de cultures. On ne peut pas non plus voir le bonsaï comme un art topiaire bien que les bonsaï vietnamiens principalement aient à une époque présenté des formes animalières guidées par des fils.

Aux États-Unis, lors de et après la Seconde Guerre mondiale, des bonsaï sont importés massivement du Japon. À partir de 1965, les bonsaï seront importés en grande quantité en Europe par Gerritt Lodder aux Pays-Bas puis par P. Lesniewicz en Allemagne. Il faudra attendre quelques années et Rémy Samson pour voir le bonsaï faire son apparition en France, où il connaîtra un engouement marqué, au milieu des années 1980.

Les dimensions

Les bonsaï sont habituellement regroupés en trois catégories concernant leur dimensions, de nombreux noms japonais distinguent avec précision les différents paliers, mais on compte souvent « le nombre de mains » qu’il faut pour porter le bonsaï, ainsi :

* Mame ou Shôhin : bonsaï à une main, de 5 à 15 cm, souvent très fascinant pour l’amateur, on parle souvent de “mini-bonsaï”. Cette taille restreint de manière importante le nombre de variétés qui sont susceptibles d’être travaillées en mame, de trop grandes feuilles qui seraient difficilement réductibles donneraient à l’arbre une disproportion inesthétique (quelques variétés répandues : Buxus, Lonicera nitida, Acer palmatum, Pinus pentaphylla, Ulmus parvifolia, Juniperus chinensis, et Serissa, Carmona, Portulacaria).

La culture est plus délicate que pour un arbre plus grand, le pot à bonsaï étant de petite taille, la terre va s’assécher très rapidement et demande un soin constant, en été par exemple où il nécessite plusieurs arrosages par jour.

* Kotate-mochi ou Komono : bonsaï à deux mains, de 15 à 60 cm jusqu’à 130 cm, puis chùmono jusqu’à 60 cm est sans doute le plus répandu chez les amateurs, sa taille permet de travailler avec beaucoup plus de finesse la structure et la ramification de l’arbre et ainsi donne plus de liberté créatrice au “bonsaïka” (pratiquant de l’art du bonsaï). À peu près toutes les variétés conviennent à cette catégorie.

* Ômono: bonsaï à quatre mains (il faut en effet deux personnes pour porter ces grands bonsaï), de 60 cm à 1.20 m voire plus, était autrefois au Japon un signe de la prospérité du propriétaire, aujourd’hui, il reste un bonsaï imposant et souvent vénérable par son âge.

Les styles

Les bonsaï que l’on voit dans la grande distribution, de par leur mode de production possèdent un défaut majeur (outre les grosses plaies bien souvent indélébiles) : ils se ressemblent tous et ainsi nous aurions du mal à parler d’Art à propos de végétaux cultivés de manière non pas individuelle mais de masse. Il existe une classification des bonsaï en fonction de la forme qu’il lui sera donné.

Bien souvent un bonsaï fait partie de plusieurs styles distincts, il n’existe aucune loi rigide dans la création d’un bonsaï du point de vue esthétique.

La création des styles renvoie constamment aux formes des arbres dans la nature, les professionnels conseillent d’ailleurs de ne pas s’inspirer d’autres bonsaï pour leur création, mais directement des arbres dans la nature.

Ainsi le bonsaï ne cherche pas le mimétisme avec la nature, mais l’évocation en miniature de la puissance de l’arbre, il doit posséder l’essence d’un grand arbre.

Les styles ne sont pas classés par ordres d’importance, cela étant sujet à controverse, néanmoins, les premiers styles sont les plus courants.

Chokkan
Tronc droit formel. Très apprécié des puristes, la ligne que dessine le tronc est difficile à obtenir, il doit en effet être conique tout en restant parfaitement droit.
Tachiki (ou Moyogi)
Tronc droit informel. Le tronc révèle quelques courbes, il est parfois le résultat d’un Chokkan raté, néanmoins, l’arbre peut être très esthétique.
Shakan
Tronc incliné, comme penché par le vent.
Kengai
Tronc en cascade, il retombe en dessous du pot. De nombreux arbres poussant à flanc de montagnes donnent l’impression de “tomber dans le vide”.
Han-Kengai
Tronc en semi cascade, en général, le sommet de l’arbre le plus bas ne dépasse pas le bord du pot. On voit dans certains cas un autre sommet qui monte mais reste cependant assez bas.
Bankan
Tronc tortueux s’enroulant sur lui-même en torsade. C’est l’image populaire que les gens se font du bonsaï, en France du moins : “un arbre qui souffre”, il est vrai qu’il s’inspire des arbres qui ont eu des difficultés dans leur croissance.
Bunjingi, style du “lettré”
Ce style se distingue fortement par rapport aux autres, le tronc mince reste dénudé sur une grande partie avant de montrer quelques masses de feuillages uniquement dans la partie aérienne. L’ensemble donne une impression de légèreté et une grande élégance. En France, on peut le comparer aux pins sylvestres ou au pins laricio (pin de Corse).
Hôkidachi
En forme de balai, le tronc droit distribue tout le feuillage à partir du même point (situé au tiers ou à la moitié de l’arbre). Le feuillage se répand de part et d’autre dessinant un rond ou un ovale. Le Zelkova carpinifolia (ou Zelkova serrata) est l’arbre représentatif de ce style dans la nature, ainsi on le traite souvent en bonsaï, sa ramification fine met en valeur ce style en hiver.
Fukinagashi
Battu par le vent, à la différence du Shakan, les branches et le tronc expriment un même mouvement. C’est le seul style pour lequel on admet que les branches croisent le tronc.
Neagari
Les racines sont exposées au-dessus du niveau de terre.
Sekijojû
Les racines enserrent la roche avant de plonger dans la terre.
Ishitsuki
L’arbre (ou les arbres) est plantés dans la roche (celle-ci contient de la terre).
Sabamiki
Tronc fendu et déchiré.
Sharimiki
Tronc écorcé à la façon des arbres soumis à des catastrophes naturelles.
Nejikan
Le tronc partiellement tortueux, parfois enroulé sur lui-même comme le fait le grenadier dans certains cas.
Takozukuri
Le tronc et les branches sont sinueux.
Bonkei ou Saikei
paysages miniatures

Troncs multiples

Nom donné en fonction du nombre de troncs : 1 : Tankan, 2 : Sokan, 3 : Sankan, 5 : Gokan, 7 : Nanakan, 9 : Kyukan, + de 9 : Tsukami-Yose. Les spécificités sont :

Kabudachi
Troncs groupés sur une racine.
Kôrabuki
Troncs groupés sur une souche en forme de carapace de tortue.
Nestsunagari
Plusieurs troncs sortent d’une racine sinueuse. Les ormes créent souvent cet aspect dans la nature.
Ikadabuki
Tronc en radeau, l’arbre, couché par terre crée de nouveaux troncs avec ses branches.

Espèces rustiques les plus courantes

* Abies alba – sapin argenté
* Acer buergerianum – érable trident ou érable de Bürger
* Acer campestre – érable champêtre
* Acer ginnala – érable du fleuve Amour
* Acer monspessulanum – érable de Montpellier
* Acer palmatum – érable du Japon
o Acer palmatum var. atropurpureum – érable pourpre du Japon
* Acer rubrum – érable rouge
* Alnus – aulne
* Amelanchier canadensis
* Arbutus – arbousier
* Berberis vulgaris – épine-vinette
* Betula – bouleau
* Buxus – buis
* Carpinus betulus – charme ou charmille dans certaines pépinières
* Carpinus laxiflora – charme
* Cedrus – cèdre
* Celtis chinensis – micocoulier de Chine
* Chaenomeles japonica – cognassier du Japon
* Chaenomeles speciosa
* Chamaecyparis – faux cyprès
* Cotoneaster – cotonéaster
* Crataegus laevigata – aubépine
* Cryptomeria japonica – cèdre du Japon
* Cupressus – cyprès
* Enkianthus
* Eleagnus angustifolia – olivier de Bohême
* Euonymus europaeus – fusain
* Fagus sylvatica – Hêtre
* Fraxinus – frêne
* Ginkgo biloba – Ginkgo ou arbre aux 40 écus
* Gleditsia triacanthos – février épineux
* Hedera helix – lierre
* Ilex crenata – houx japonais
* Jasminum nudiflorum – jasmin d’hiver
* Juniperus chinensis – genévrier de Chine
* Juniperus procubens
* Juniperus rigida
* Juniperus sabina – genévrier sabine
* Lagerstroemia indica – lilas des Indes
* Larix decidua – mélèze
* Ligustrum – troène
* Liquidambar styraciflua – copalme d’Amérique
* Lonicera – chèvrefeuille
* Magnolia
* Malus – pommier, variétés à petits fruits
* Metasequoia – métaséquoïa
* Nothofagus
* Olea europaea – olivier
* Parthenocissus triscupidata – lierre japonais
* Picea – épicea
* Pinus – pin blanc du Japon
* Pinus parviflora – pin
* Potentilla fruticosa – potentille ligneuse
* Prunus mume – abricotier du Japon
* Prunus serrulata – cerisier du Japon
* Pseudocydonia sinensis – cognassier de Chine
* Punica granatum – grenadier
* Pyracantha – buisson ardent
* Quercus robur – chêne commun
* Quercus ilex – chêne vert
* Salix – Saule
* Stewartia
* Tamarix – tamaris
* Taxus – if
* Ulmus pumila – orme de Sibérie
* Ulmus elegantissima
* Ulmus minor – orme à petites feuilles
* Ulmus Parvifolia – orme de chine
* Wisteria – glycine
* Zelkova serrata – zelkova du Japon
* Zelkova carpinifolia – orme du Caucase
* Zelkova nire

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