Le développement du palmier dattier, un souci majeur de la stratégie du PMV

Le développement du palmier dattier, un souci majeur de la stratégie du PMVRissani (province d’Errachidia)- La stratégie du Plan Maroc vert (PMV), qui a donné dès son lancement une forte impulsion au secteur agricole contribuant ainsi à l’émergence d’une agriculture moderne et solidaire, place le développement du palmier dattier en tant que souci majeur.

Le programme de développement du palmier dattier dans le cadre du Plan Maroc Vert, lancé en 2009, a érigé cette culture en filière prioritaire pour donner une nouvelle dynamique à l’économie agricole dans les zones oasiennes.

En effet, ce plan s’est fixé comme objectif la reconstitution et la densification des palmeraies existantes et la création de nouvelles plantations modernes aussi bien à l’intérieur des palmeraies qu’à l’extérieur de celles-ci dans les zones ou l’eau est disponible.

A travers ce programme, le Royaume concrétise l’intérêt particulier qu’il accorde à la filière phoenicicole et à l’amélioration de sa productivité.

Selon les récentes statistiques relatives à l’état d’avancement du programme de développement du palmier dattier annoncées à l’occasion du lancement mercredi par SM le Roi Mohammed VI de la construction d’une unité de valorisation et de conservation des dattes à la commune rurale Rissani (15 millions DH) et de la réalisation du projet intégré de développement de la filière du palmier-dattier au niveau de l’oasis El Khorbat (75 millions DH), il a été procédé à la plantation d’un million de plants jusqu’à fin septembre dernier dans la perspective d’atteindre 1 .250.000 plants à la fin de l’année.

Il a été procédé également à la création de plusieurs unités de valorisation et de stockage des dattes. Neuf à Souss-Massa-Drâa, (capacité de 3 .400 tonnes) huit à Meknès- Tafilalet (2 .600), trois à Guelmim-Es Semara (1 .000) et une dans la région de l’oriental (100) .

Ce programme national ambitionne à travers un contrat programme à l’horizon 2020, la réalisation d’une production de 160.000 tonnes contre 90.000, la valorisation de 110.000 tonnes de dattes, la plantation de 3 millions de plants, la reconstitution et la densification des palmeraies existantes (48.000 ha), la création de nouvelles plantations modernes (17.000 ha) et la mise à niveau de l’ensemble de la filière phoenicicole, notamment l’aspect commercialisation/valorisation.

Ce plan national a permis également la mise en place d’un laboratoire national de culture des tissus du palmier dattier d’Errachidia afin d’ augmenter la production nationale à 50.000 souches- bourgeonnantes annuellement et la conclusion de contrats entre le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime et trois laboratoires privés pour la production de 500.000 vitro-plants par an. Il concerne également la création de 23 groupements d’intérêt économique.

Le palmier dattier est cultivé au Maroc, au niveau de plusieurs zones situées généralement au flanc Sud des montagnes de l’Atlas au long des oueds. La majorité de ce patrimoine est concentrée principalement au niveau des vallées du Drâa, du Ziz, de la plaine du Tafilalet et de la zone du Bani (Tata), qui abritent à elles seules près de 90 pc de l’effectif total.

La culture du palmier dattier sur le plan agro-écologique, crée un micro-climat, assurant aux cultures sous-jacentes, arboricoles et herbacées, une protection judicieuse contre les agressions du climat extérieur et la sévérité de ses changements brutaux. Il joue ainsi le rôle d’écran protégeant l’oasis contre les influences désertiques.

MAP

SM le Roi lance deux importants projets agricoles dans la province d’Errachidia: Un engagement royal permanent pour la préservation des zones oasiennes

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a lancé mercredi dans la province d’Errachidia, deux importants projets agricoles, traduisant ainsi l’intérêt particulier que porte le Souverain à la préservation des zones oasiennes, ainsi que Sa volonté d’améliorer la productivité et la compétitivité du palmier-dattier.

SM le Roi a, ainsi, procédé au lancement de la construction d’une unité de valorisation et de conservation des dattes à la Commune rurale Bni M’hamed Sijilmassa (15 millions DH) et de la réalisation du projet intégré de développement de la filière du palmier-dattier au niveau de l’oasis El Khorbat relevant de la commune rurale Ferkela Al Oulia (75 millions DH).

Inscrits dans le cadre du pilier II du plan Maroc Vert, ces projets ambitionnent l’amélioration de la productivité et de la valorisation à travers des actions d’encadrement (formation/vulgarisation), le développement d’outils d’agrégation sociale et la mise en œuvre des innovations institutionnelles qui s’imposent pour affronter les défis de l’eau.

En fait, l’unité de valorisation et de stockage des dattes de Rissani bénéficiera à quelque 252 agriculteurs et permettra, à terme, le conditionnement de près de 1.250 tonnes de dattes par an, le stockage d’environ 400 T/an, l’augmentation de la valeur ajoutée de 32 millions de dirhams par an et l’amélioration des revenus des agriculteurs de 15.000 à 25.000 dirhams le hectare.

La quatrième du genre au niveau de la province, cette unité fait partie intégrante d’un ambitieux programme (82,5 MDH) qui a permis également la création de six groupements d’intérêt économique, l’organisation de 12 sessions de formation au profit des agriculteurs de la région. Ledit programme prévoit, en outre, de porter le nombre des unités de valorisation et de stockage des dattes à six à fin 2014.

Par ailleurs, la région de Meknès-Tafilalet a connu, au titre du programme national de développement du palmier-dattier, la création de huit unités de valorisation et de stockage des dattes d’une capacité de 2.600 tonnes, contre neuf dans la région de Souss-Massa-Draâ, trois au niveau de la région de Guelmim-Smara et une unité dans la région de l’Oriental.

Outre la création d’unités de valorisation et de stockage des dattes, le programme national de développement du palmier-dattier vise, d’ici 2020, la plantation de 3 millions de plants, la reconstitution et la densification des palmeraies existantes (48.000 ha), la création de nouvelles plantations modernes (17.000 ha), la mise à niveau de l’ensemble de la filière phoenicicole, notamment l’aspect commercialisation/valorisation.

Pour atteindre cet objectif, il a été procédé à la création du laboratoire national de culture des tissus du palmier dattier d’Errachidia, inauguré par le Souverain le 10 novembre 2011, et la conclusion de contrats entre le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime et trois laboratoires privés pour la production de 500.000 vitro-plants par an.

Un million de plants ont été plantés à ce jour dans le cadre de ce programme, un chiffre susceptible d’atteindre les 1.250.000 plants à la fin de l’année en cours, soit un taux de réalisation de 109 pc.

La province d’Errachidia connait, au titre du programme national de développement du palmier-dattier, la réalisation de plusieurs projets inscrits dans le cadre du Plan Maroc Vert (Piliers I et II) et mobilisant des investissements de l’ordre de 730 MDH.

Ainsi, plusieurs projets du pilier I du Plan Maroc Vert sont programmés et portent sur une superficie globale de 5.000 hectares. Ces projets (600 MDH), portés par 80 investisseurs, concernent notamment la plantation de 750.000 plants, l’équipement de 5.000 hectares de terres en système d’irrigation goutte-à-goutte, la construction d’une unité de production des vitro-plants, ainsi que la valorisation des produits à travers la création d’un label de qualité.

Pour ce qui est des projets prévus au titre du pilier II du Plan Maroc Vert, ils sont au nombre de 17 et concernent une superficie globale de 18.000 hectares. Bénéficiant à plus de 16.000 agriculteurs, ces projets (130 MDH) portent sur le repeuplement des oasis traditionnelles (200.000 plants), le renforcement du réseau d’irrigation, la réalisation de six unités de valorisation et de stockage des dattes et la création d’un signe distinctif d’origine et de qualité à la variété  Majhoul. Le taux de réalisation des projets pilier II  programmés varie entre 50  et 100 pc.

Le projet intégré de développement de la filière du palmier-dattier au niveau de l’oasis El Khorbat, lancé ce jour par le Souverain, s’inscrit dans le cadre du pilier II du plan Maroc Vert. Profitant à plus de 800 agriculteurs, ce projet, qui porte sur 1.200 ha (74.000 palmier-dattiers), prévoit la réalisation d’un ensemble d’aménagements hydro-agricoles, le repeuplement et la réhabilitation des oasis traditionnelles (500 ha), la valorisation de la production, outre l’encadrement technique des agriculteurs.

Sa Majesté le Roi a, à cette occasion, procédé à la plantation symbolique d’un palmier dattier en guise de lancement du projet intégré d’El Khorbat, avant de visiter le seuil de dérivation réalisé dans le cadre des aménagements hydro-agricoles prévus par ledit projet.

Le Souverain a, par la même occasion, remis symboliquement du matériel agricole (extracteurs de pollen, pulvérisateurs, pollinisateurs de palmier-dattier et caisses d’emballage de dattes) à un ensemble de coopératives locales de palmier dattier organisées en cinq groupements d’intérêt économique.

Plan  Maroc Vert, programme national de développement du palmier-dattier, stratégie de développement des zones oasiennes et de l’arganeraie, lancée récemment par SM le Roi, que Dieu L’assiste, sont autant d’initiatives qui traduisent l’engagement permanent du Souverain en faveur d’un développement durable, global et intégré des zones oasiennes, considérées comme un réservoir extraordinaire de diversité biologique, de connaissances et de savoir-faire.

MAP

Stratégie de promotion des produits de terroir: Cinq variétés de la région Fès-Boulemane font l'objet d'un diagnostic approfondi

Fès – Cinq produits de terroir sur une vingtaine, identifiés par une étude lancée en 2010 dans la région Fès-Boulemane, viennent de faire l’objet d’un diagnostic approfondi destiné à déterminer les améliorations qui pourraient être apportées à la chaine de valeur, au circuit de commercialisation et à la formation du prix.

S’inscrivant dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie de promotion des produits de terroir, ce diagnostic a porté, selon la Direction régionale de l’agriculture, son initiatrice, sur le miel, les câpres, l’olivier d’Outat Elhaj, de Lmta et d’Azzaba, la pomme de Tafegight et la figue Chaari.

Cette analyse a ainsi permis de déceler un nombre de constats communs à toutes les filières étudiées, essentiellement le faible niveau de transformation, la mauvaise qualité d’emballage et de mise en bouteille, la non-maitrise des coûts et des techniques de vente, la prédominance de la commercialisation au sein de réseaux de confiance non-structurés et la multitude d’intermédiaires, explique la DRA.

La valorisation des produits de terroir constitue une composante du pilier II (accompagnement solidaire de la petite agriculture) du plan agricole régional (PAR), déclinaison locale du Plan Maroc vert. Pour sa mise en oeuvre, le PAR mobilisera, à l’horizon 2020, un montant de 10,6 milliards de DH pour la réalisation de 108 projets (55 dans la production animalière et 53 dans la production végétale).

MAP

Figuig : un potentiel naturel et culturel considérable à valoriser

Figuig – La ville de Figuig et son arrière-pays jouissent d’un potentiel naturel et culturel considérable qu’il convient de préserver et de mettre en valeur dans la perspective de renforcer l’attractivité touristique de cette destination peu connue.

“Figuig se caractérise par la richesse de son histoire et de sa culture et par la diversité de son patrimoine et de ses richesses naturelles et culturelles qui sont à même d’en faire une destination touristique de choix”, a indiqué M. Yaroslav Koval, ambassadeur de la république d’Ukraine, lors d’une visite effectuée dans le sud de la région de l’Oriental par des diplomates accrédités au Maroc.

“Nous sommes fiers et satisfaits de cette visite qui nous a permis de découvrir cette région de l’Oriental qui a sa spécificité et qui constitue l’un des berceaux de la culture marocaine”, a souligné de son côté l’ambassadeur de la république centrafricaine, M. Ismaila Nimaga.

Pour sa part, le président du conseil municipal de Figuig, Omar Aâbou, a mis l’accent sur les potentialités que recèle cette ville oasis et les efforts déployés pour la restauration de son patrimoine matériel.

MAP

Souss-Massa-Draa: une caravane pour initier la femme rurale à la gestion financière

Agadir – Renforcer les capacités et la compétitivité des femmes rurales pour l’amélioration de leurs revenus est l’objectif d’une caravane organisée dans la région du Souss-Massa-Draa au profit de plusieurs coopératives d’exploitation et de valorisation des produits du terroir.

Cette action étalée sur quatre jours (27 avril-1er mai) vise à mettre à la disposition des bénéficiaires les outils nécessaires pour une meilleure pratique de leur gestion financière, selon le réseau de femmes pour le mentoring et le networking, à l’origine de l’initiative.

Une formation est dispensée aux adhérentes des coopératives sur les techniques financières et commerciales, ainsi que sur l’accompagnement et la mise en réseau.

Un groupement international de cartes bancaires, partenaire de l’opération, précise que son apport à cette action consiste à apporter aux femmes rurales des conseils pour une meilleure gestion des budgets et de la trésorerie dans une entreprise.

MAP

Les produits du terroir et l'artisanat "honorés" au Forum international du tourisme durable de Zagora

Zagora – Au moment où le 1er Forum international du tourisme durable et de développement local, qui se déroule du 29 mars au 1er avril à Zagora, bat son plein, les coopératives et associations de commercialisation des produits du terroir ne cessent de drainer davantage de visiteurs, venus nombreux pour voir de visu et contempler les richesses naturelles que recèle jalousement la région.

Des dattes à l’huile d’argan au Safran en passant par les produits d’artisanat, des centaines d’échantillons “Made in Souss-Massa-Draa” sont étalés et commercialisés dans les stands du Salon d’exposition durant les quatre jours du Forum, tenu sous le signe “Pour un autre développement touristique”.

Edifié sur une superficie de 20 ha, le Salon ambitionne de s’ériger en un gigantesque carrefour dédié aux producteurs de la région, tout en leur offrant l’opportunité d’exposer leurs produits, d’échanger leurs expériences et expertises et de débattre, le temps d’un événement éphémère, d’une nouvelle vision de l’économie sociale et solidaire.

Ainsi, les dattes confectionnées dans la région, sous multiples formes, réputées pour être les meilleures sur le plan national, ont été prisées et ont suscité l’engouement des visiteurs qui font des pieds et des mains pour pouvoir les déguster et savourer le goût de ce fruit très nutritif.

“Nous avons les dattes les plus appréciées du pays”, a confié à la MAP, avec fierté, un producteur local qui arbore son gabarit devant son étalage garni jusqu’aux dents de produits typiquement locaux: Madjhoul, Jihel, Sayyer, Boufgous, Bouslikhène pour ne citer que ces variétés qui font la notoriété et s’accaparent d’une place de choix à l’entrée des stands.

L’exposition des produits de terroir donne d’ores et déjà une idée sur les contours et les liens intrinsèques entre les différentes facettes du développement local, selon les organisateurs.

Les attentes et aspirations des populations en un développement intégré, la promotion des énergies et la valorisation des ressources naturelles, ainsi que les impératifs que requiert la préservation d’un environnement sain doivent être appréhendés en fonction d’une approche intégrée et harmonieuse, dont sera issue une vision globale de nature regrouper et à fédérer l’ensemble de ces ingrédients, a-t-on estimé.

Selon Hadj Outajer, qui préside aux destinées d’une coopérative d’apiculture, il s’est avéré opportun et judicieux de prendre part à cet événement qui lui confère la possibilité, tant attendue, d’exposer sa production et celle des autres membres de la coopérative composée de variétés du miel.

Tout au long du Forum, dans une ambiance festive, les producteurs locaux n’ont épargné le moindre effort dans le but de valoriser leurs produits aussi nombreux que diversifiés qui reflètent la richesse des ressources naturelles dont regorge la région, a-t-il souligné.

Miel, tapis, figuier amandier, huile d’arganier, huile d’olive, dattes et dérivés et eau de rose, autant de produits qui mettent en exergue la richesse et la qualité de la production dans la région.

“Nous sommes à un stade de développement où la commercialisation s’avère importante et du coup, la participation aux Salons nationaux et internationaux devient incontournable afin de conférer plus de visibilité à notre production”, a noté Moha, producteur d’huile d’arganier issu de la région du Souss.

+DES ASSOCIATIONS DE DEVELOPPEMENT AVIDES DE NOUVELLES OPPORTUNITES+

Contribuer à un développement intégré et durable dans le douar, capitaliser les ressources naturelles, investir dans l’élément humain à travers la mobilisation de fonds nécessaires et mettre en valeur les produits d’artisanat, Âœuvres par excellence des femmes rurales, sont les principaux objectifs affichés par les membres de l’association “Aït Sengane pour le développement local”.

“La rentabilité de nos activités dépend entièrement de la capacité de l’association à faire prévaloir et à vendre nos produits”, a affirmé une femme membre de cette association spécialisée dans la production de tapis.

Par ailleurs, si l’importance d’un tel créneau n’est plus à démontrer en matière de contribution au développement local, la qualité des produits et de leur emballage demeure une autre paire de manche et un défi à relever par une grande partie des exposants.

“A travers l’exposition, vous pouvez remarquer que les producteurs ne sont pas encore tous conscients de la nécessité de promouvoir l’axe de la qualité, atout primordial pour pérenniser le produit de terroir sur le marché national, voire le propulser vers l’étranger”, ont estimé Amhaouech et ses vis-à-vis, tous membres d’une confédération d’associations, chargés d’examiner la question épineuse de la commercialisation.

Dans ce sens, ils ont plaidé pour l’organisation de sessions de formation au profit des producteurs en vue de leur permettre de s’acclimater et d’appréhender certains modes pour pouvoir glaner des débouchés à l’échelle internationale et des notions, même préliminaires, voire vulgarisées, de marketing.

Dans l’attente de la concrétisation de telles aspirations et ambitions légitimes, la conquête des marchés extérieurs constitue, on ne peut plus, un gage de croissance fructueuse et de développement local dans un monde globalisé où la suppression progressive et graduelle des barrières douanières ouvre des perspectives prometteuses devant le produit du terroir.

MAP – Par : Khalid El Harrak

Signature à Agadir de deux conventions pour organiser la filière arganier

Agadir – Deux conventions portant sur l’organisation de la filière arganier ont été conclues, jeudi à Agadir, en marge d’un colloque scientifique international placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

La première convention a été signée entre le ministère de l’agriculture, le Haut Commissariat aux eaux et forêts, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), la Fédération marocaine interprofessionnelle de l’argane, d’une part et la Fédération marocaine des associations des ayants droit usagers de l’arganier, d’autre part. Elle vise la mise à niveau des connaissances des filles et fils des ayants droit, leur accompagnement et leur formation dans un objectif de moderniser et améliorer les performances socioéconomiques, environnementales et techniques de la filière de l’arganier.

La seconde convention, passée entre l’ANDZOA et la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’Argane, s’inscrit dans le cadre du Plan Maroc Vert en vertu duquel les principales filières agricoles font l’objet, pour leur développement, d’une contractualisation des relations entre l’Etat et les interprofessions respectives. Elle définit les engagements des deux parties : ceux inhérents à la profession, représentée par FIMARANE, pour l’accroissement de la production, des investissements et des emplois, et ceux incombant à l’administration, représentée par l’ANDZOA, consistant à créer un cadre juridique et économique permettant l’exercice de l’activité agricole dans les meilleures conditions possibles.

Placé sous le thème : “acquis et perspectives de la recherche scientifique sur l’arganier“, le colloque d’Agadir réunit jusqu’à samedi des experts nationaux et internationaux, des gestionnaires de forêts, des opérateurs économiques, ainsi que des utilisateurs de l’arganier et de ses dérivés.

MAP

Premier "Moussem Aknari" de Sidi Ifni sous le signe de la valorisation du fruit du cactus

Sidi Ifni, 29/07/11- Sous le signe de la valorisation du fruit du cactus, la province de Sidi Ifni a abrité son premier “Moussem Aknari d’Ait Baâmrane”avec la ferme ambition de mettre en valeur cette plante et ses dérivés et favoriser de meilleures conditions de production et de commercialisation”.

Selon ses organisateurs, le Moussem est une opportunité pour faire connaitre le figuier de barbarie d’Ait Baâmrane, l’une des espèces les plus réputée pour sa qualité et son goût et mettre en exergue l’apport de cette plante en tant que source de revenu pour une bonne partie de la population rurale de cette jeune province.

Une série d’exposés et d’ateliers ont ainsi permis d’évoquer les moyens nécessaires pour favoriser les conditions de production, de récolte et de commercialisation du fruit de cactus, ainsi que les voies pour sa valorisation afin d’en faire un levier de développement local.

Les experts présents ont relevé, à cette occasion, la particularité du figuier de barbarie, seule plante à s’accommoder des conditions climatiques arides du Sud, énumérant au passage ses atouts nombreux, allant des fruits frais, à valoriser, entre autres, dans un cadre “Bio”, aux technologies d’extraction de molécules utiles pour la diététique et la cosmétique, en passant par une multitude de produits de terroir à haute valeur ajoutée.

Dans le cadre du programme de valorisation de cette plante, plusieurs actions ont été entreprises par les pouvoirs publics, notamment en termes de désenclavement routier des zones de production, d’encouragement des producteurs à s’organiser au sein de coopératives et d’assistance pour créer de meilleures conditions de récolte, de conditionnement et de commercialisation des figues de barbarie.

Le cactus représente dans les provinces du sud du Royaume une ressource fourragère de premier ordre depuis plusieurs siècles avec plus de soixante mille hectares situés dans un rayon de moins de cent kilomètres autour de Guelmim.

Aujourd’hui, les figues de barbarie sont un fruit de saison, et de saison courte. L’effort de valorisation tend à étaler la consommation dans le temps, notamment par la transformation des fruits en conserves.

Une autre piste majeure de valorisation consiste à optimiser la quantité de fruits frais du figuier de barbarie, consommée durant la saison.

L’enjeu est énorme: plus de 500.000 tonnes de fruits sont produits dans la région sud, dont près de 90 pc périssent sur pied, faute de logistique adéquate pour leur conditionnement et en raison du faible développement du marché.

Dans ce sens, l’Agence pour le développement des provinces du Sud a conçu et fait construire, dans le cadre de son programme Cactus, quatre lignes de conditionnement de figues fraîches (lavage, brossage, désépinage, calibrage, emballage) à installer dans la station de conditionnement du Cactopôle de Guelmim qui sera pourvue, indique-t-on, aussi d’une chaîne de froid et d’une logistique appropriées.

Selon des statistiques officielles, la superficie totale du Cactus au Maroc a doublé durant les deux dernières décennies, passant de 45.000 ha au début des années 90 à 110.000 ha aujourd’hui. Près de 85 pc de la superficie est plantée par les agriculteurs des zones rurales et 15 pc par le ministère de l’Agriculture et le Haut commissariat aux Eaux et Forets.

MAP

Les produits de terroir, une alternative très prometteuse pour le développement local

Oujda, 04/06/11- Les produits de terroir constituent une alternative très prometteuse pour le développement local, viable et durable, plus particulièrement dans les zones marginales et difficiles, ont estimé les participants à une rencontre organisée, samedi à Oujda, sous le thème “la labellisation des produits de terroir”.

L’expérience internationale dans ce domaine montre que certaines zones considérées longtemps comme difficiles ont su trouver de nouveaux positionnement agricoles notamment par des stratégies de terroirs ayant permis la création de la valeur et de la richesse, ont-ils fait remarquer.

Mettant l’accent sur les efforts déployés au niveau national pour favoriser le développement, la valorisation et la préservation des produits de terroir, les intervenants lors de cette rencontre, initiée par la Fondation Moulay Slimane et l’Ecole Supérieure de Technologie d’Oujda, avec le soutien de la commune urbaine, ont souligné que le développement des produits de terroir est considéré parmi les innovations apportées et les objectifs privilégiés du Plan Maroc Vert (PMV), à travers le pilier II.

Selon M. Mohammed Soussi, ingénieur à la DPA (Direction provinciale de l’agriculture) d’Oujda, l’importance accordée par le PMV au développement des produits de terroir est motivée par les potentialités que recèle le pays en matière d’écosystèmes propices, de biodiversité variée et de savoir faire dans ce domaine.

Elle s’explique aussi par la demande en consommation sans cesse croissante pour ces produits sur les marchés national et international, offrant d’importantes opportunités pour leur commercialisation, a-t-il ajouté.

De son côté, M. Mohammed Nhail, chef du service de régulation et de surveillance des marchés au ministère de l’Agriculture, a donné un aperçu sur la stratégie nationale pour le développement des produits de terroir qui, a-t-il relevé, nécessite une forte implication de tous les opérateurs, public et privé, ainsi que des concepts innovants et des outils de développement performants.

Cette vision stratégique ambitionne de favoriser le passage d’un secteur traditionnel actuellement peu organisé et sans intégration à un véritable secteur moderne offrant des gammes de produits de qualité, à forte valeur ajoutée, destinées aussi bien au marché national qu’au marché international, a-t-il dit.

Et d’ajouter que les actions réalisées ou en cours de réalisation portent sur la consolidation et le développement des connaissances spécifiques des produits de terroir (PDT), l’achèvement de l’étude “Promotion des produits de terroir dans le marché national et à l’export”, la conclusion de partenariat pour l’introduction des produits de terroir dans les grandes surfaces de distribution, la labellisation des produits de terroir, la mise en place de plateformes commerciales régionales et le développement de l’agrégation des producteurs.

Une campagne de communication de grande envergure pour la promotion des produits de terroir dans les marchés national et international sera lancée prochainement, a encore ajouté M. Nhail.

Pour sa part, le doyen de la faculté de Droit d’Oujda, M. Mohamed Bedhri, a axé son intervention sur l’agriculture biologique et son importance écologique et socio-économique et sur les potentialités énormes du Maroc dans ce domaine.

“D’après la fédération internationale de l’agriculture biologique, le marché mondial du bio se chiffre actuellement à plus de 20 milliards de dollars et l’évolution des produits biologiques évolue de 10 à 20 pc chaque année”, a-t-il fait remarquer, ajoutant que ces produits sont vendus “20 à 30pc plus chers que les produits conventionnels”.

Au Maroc, huit régions sont concernées par la production biologique et la superficie totale exploitées pour les deux types de production (cultivée et non cultivée) est estimée à environ 12.300 ha, selon les résultats d’une enquête, a-t-il poursuivi, notant que l’absence d’une réglementation nationale relative à l’agriculture biologique a des “répercussions néfastes” sur la production, la commercialisation et l’exportation des produits bio.

Une exposition montrant la richesse et la diversité des produits de terroir dans la région de l’Oriental a été organisée en marge de cette rencontre.

MAP

Constitution à Agadir d'une fédération interprofessionnelle de la filière de l'Argane

Agadir, 11/04/11 Une fédération interprofessionnelle marocaine de la filière d’Argane vient de voir le jour à l’issue d’une Assemblée constitutive à Agadir avec pour principal objectif d’assurer “la coordination et la concertation entre les différents partenaires du secteur”.

L’instance, qui porte l’acronyme “FIMARGANE”, ambitionne de concrétiser les orientations et directives tracées pour le développement du secteur de l’arganier et servir d’interlocuteur des administrations et de l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier créée en 2009.

La mission principale de la Fédération s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique du Plan “Maroc Vert”, indique-t-on auprès de ses initiateurs.

Cette vision sera déclinée par “un plan d’action présentant des axes de développement du secteur et des solutions crédibles et réalistes aux préoccupations de tous les acteurs”, précise-t-on.

Un contrat programme devrait être signé prochainement entre la FIMARGANE et le gouvernement, selon un communiqué.

Présidé par Mohamed Ourraiss, le conseil d’administration de la nouvelle fédération est composé de 23 membres.

MAP