Khénifra: plus de 140.000 ha de culture céréalière pour la saison 2011-2012

Khénifra, 03-11-2011 – La culture des céréales pour la saison 2011-2012 occupe une superficie de 140.300 ha au niveau de la zone d’action de la Direction provinciale de l’agriculture (DPA) de Khénifra, dont 2.300 ha en périmètre irrigué.

La ventilation par type de cultures fait ressortir que 74.700 ha devraient être emblavés en blé tendre, 38.200 ha en blé dur, 26.300 ha en orge et 1.100 ha en maïs, relève un rapport de la DPA transmis à la MAP.

La production céréalière de Khénifra a atteint 2.198.460 quintaux au titre de la campagne 2010-2011.

Ainsi, la moyenne de production est estimée à 11,99 quintaux par hectare, selon les statistiques de la DPA qui précise que la superficie emblavée en céréales au cours de la même campagne a atteint 183.340 ha, dont 173.180 ha en bour et 10.160 ha irrigués.

MAP

Production prévisionnelle des agrumes

Les conditions climatiques favorables de l’année 2011 ont affecté positivement le développement des phases de la floraison et de la nouaison. D’où une production prévisionnelle 2011/12  à la hausse.

 L’importance des précipitations de l’année 2011 ce qui a affecté positivement :

o  Le taux de remplissage des barrages à usage agricole (84%)

o  Les disponibilités en eau et la régularité des irrigations

o  L’amélioration de la nappe  

·  Suite aux températures clémentes du printemps et de l’été 2011, la floraison et la nouaison des agrumes se sont déroulés dans de bonnes conditions. De plus ces conditions ont contribué à maintenir les vergers  dans un état sanitaire satisfaisant dans l’ensemble.

·   Sauf, pour la région de Tadla où  les basses températures du mois de Janvier et les vagues de chergui des mois de juin et juillet ont causé une chute physiologique ce qui  s’est traduit par une baisse des rendements  par rapport à 2010/2011.

·  Dans le reste régions, les rendements ont enregistré une augmentation significative

·  L’entrée en production de nouveaux vergers principalement les petits fruits ont également contribué à l’augmentation de la production.

La production prévisionnelle des agrumes  

La production prévisionnelle des agrumes  au titre de la campagne agrumicole  2010/11 s’élève à près de  1.86  million tonnes  sur une superficie productive de près de 81.4 Mille Ha soit un rendement moyen de près de  22.9 T/Ha. Cette production est en hausse de 6% par rapport à la production de la campagne  précédente. Il faut signaler que cette année, il y aura une baisse dans la production de la Nour (-30%) à cause de l’alternance mais c’est très bénéfique pour la logistique de la clémentine.

 

 

 

Présentation à Rabat d'un fertilisant naturel inventé par un chercheur croate

Rabat, 16/03/11- Le fertilisant écologique entièrement naturel, baptisé “Megagreen”, inventé par un chercheur croate, a été présenté, mercredi à Rabat, devant un panel de spécialistes, d’experts et opérateurs marocains.

Ce produit, inventé par Tihomir Lelas, permet notamment d’obtenir “une meilleure qualité des produits agricoles, prolonge la durée de leur stockage et réduit les besoins en eau de la plante”.

Selon Dragutin Dumancic, un expert agricole croate, travaillant pour le compte de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce produit “augmente jusqu’à 33 pc la rentabilité et la productivité des plantes, notamment fruitières, et permet de développer les racines et d’améliorer la résistance des plantes”.

Le produit permet également l’augmentation de la résistance au gel, basse et haute températures.

Ce produit est “une nouveauté”, a déclaré M.Darko Bekic Ambassadeur de la république de Croatie au Maroc, relevant que “son utilisation pourrait accroitre la productivité agricole”.

L’importance de ce produit, a t-il ajouté, “s’accentue dans cette période critique où les problèmes de prix et d’accès à la nourriture et aux matières premières agricoles s’imposent comme des fléaux prioritaires au niveau international”.

MAP

Parution du décret d'application portant création de l'Agence pour le développement des zones oasiennes et de l'arganier

Rabat- Le décret d’application de la loi n° 06-10 portant création de l’Agence Nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier vient de paraître au Bulletin officiel.

En vertu de ce décret, l’agence est administrée par un conseil d’administration, présidé par le Premier ministre, ou l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet et qui se compose de représentants de l’administration, des établissements publics nationaux et régionaux, d’experts dans le domaine du développement des oasis et leurs écosystèmes et dans le domaine de l’arganier.

Le décret prévoit également la création d’un comité d’orientation stratégique composé des représentants de l’administration, des présidents des conseils des régions dans le ressort territorial desquelles sont situées les zones d’intervention de l’agence, du président de l’association des chambres d’agriculture, des experts dans le domaine du développement des oasis et de leurs écosystèmes et dans le domaine de l’arganier. Le comité se réunira au moins une fois par an.

Le projet de loi n° 06-10 portant création de l’agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, a été publié en application du Dahir 1-10-187 du 7 moharrem 1432 (13 décembre 2010), au Bulletin officiel n°5900 datant du 10 moharrem 1432 (16 décembre 2010).
MAP

Pourquoi les coléoptères ne dérapent-ils pas sur les plantes ?

Que se passe-t-il entre les pieds d’un coléoptère et la surface d’une feuille quand celui-ci s’y pose et marche ? Au cours de tests d’efforts les doryphores, de petits insectes de l’ordre des coléoptères ravageurs des feuilles de pommes de terre, ont montré leur capacité à supporter jusqu’à 70 fois leur propre poids. Quant aux criocères de l’asperge, autre sorte de coléoptère, ils pourraient révolutionner l’industrie de la colle. L’adhésif qu’ils utilisent pour coller leurs oeufs à la surface des asperges peut supporter plus de 20.000 fois le poids de ces oeufs. Des chercheurs de l’institut de zoologie de l’Université Christian Albrecht à Kiel étudient les interactions entre la surface des plantes et les insectes. Ils ont mesuré les forces d’adhésion à différentes surfaces prédéfinies, pour en tirer des conclusions sur l’adhérence à la surface des plantes. Ces résultats présentés au cours de la 57ième Journée allemande pour la protection des plantes (du 6 au 9 septembre 2010 à Berlin), renseignent sur la morphologie fonctionnelle et la biomécanique des insectes et ouvre de nouvelles perspectives pour la protection des plantes.

Les interactions entre les insectes et leurs plantes hôtes, comme les pommes de terre ou les blés, sont très compliquées, l’insecte devant pouvoir adhérer à des feuilles lisses, collantes, grasses ou rugueuses. Grâce à leur capacité d’adhésion exceptionnelle, les insectes surmontent les obstacles de l’évolution, peuplent des environnements peu accessibles et s’affirment comme le groupe d’animal le plus doué en la matière.

Afin de protéger les plantes contre les parasites, Dagmar Voigt et Stanislav Gorb de l’Université Christian Albrecht de Kiel (CAU) aimeraient exploiter ces connaissances sur les interactions biomécaniques entre les plantes et les insectes. A l’aide des méthodes microscopiques et des appareils de mesure des forces les plus récents, les chercheurs ont récupéré des informations sur la structure des pieds des insectes, leur capacité à se maintenir sur une feuille et sur le type de surface plus ou moins approprié à leurs fixation et déplacements.

Des analyses similaires ont été réalisées sur la pondaison : les criocères de l’asperge déposent leurs oeufs sur la surface des feuilles de l’asperge avec une adhésion de 270kPa, ce qui est d’autant plus remarquable que l’adhésion à cette surface est particulièrement difficile à cause de sa structure en “épines” et des cristaux de cire qui la recouvre. Voigt et Gorb ont découvert que les oeufs se lient à la cire à la surface de la feuille et confèrent ainsi à la colle riche en protéines une résistance particulière. Que se passerait-il si la surface des asperges était différente ? Les oeufs adhéreraient-ils plus ou moins ?

Ces connaissances sur l’adhésion plus ou moins efficace des insectes ou des oeufs sur les feuilles, ouvrent de nouvelles perspectives dans le domaine de la protection des plantes. De nouvelles espèces de plantes pourraient être cultivées, dont la surface serait par exemple antiadhésive.

Source : bulletins-electroniques.com

Interrupteur moléculaire contrôlant la mue des insectes

Le professeur Tang Ruikang et son équipe de recherche de la faculté de chimie de l’université du Zhejiang, ont découvert que le phénomène de la mue de la cigale est contrôlé par un interrupteur biologique : sous le signal “off”, les minéraux sont accumulés dans l’organisme en vue de former une nouvelle cuticule ; le signal “on” déclenche la formation de la nouvelle cuticule.

Selon Tang Ruikang, cette découverte pourrait nous aider à concevoir des interrupteurs bioniques destinés à contrôler la synthèse de biomatériaux, pour d’autres structures, d’autres fonctions ou d’autres formes. Le même principe pourrait être utilisé également dans le contrôle des processus de minéralisation physiologique, par exemple la formation des os ou des dents, la prévention des lithiases etc.

Dans les recherches précédentes, les chercheurs avaient trouvé que le carbonate de calcium s’accumule dans l’organisme pendant deux semaines avant la mue. Cependant, la question du mode de déclenchement par l’insecte de l’interrupteur et du processus de mue reste mystérieuse. L’équipe de Tang a trouvé cet interrupteur. Reste à trouver quelle est la protéine spéciale qui sert de signal clé lors de la mue.

Un article en Anglais intitulé “Magnesium-aspartate-based Crystallization Switch Inspired from Shell Molt of Crustacean'” a été publié le 07 décembre par les mêmes auteurs dans une revue américaine.

Le venin de scorpion: un pesticide écologique?

Des chercheurs de l’université de Tel-Aviv étudient le venin de scorpion pour développer un pesticide écologique

Certains venins de scorpion sont uniquement efficaces contre les insectes. L’idée du professeur Michael Gurevitz est d’utiliser ces venins pour créer un pesticide écologique.

Ce chercheur du département de sciences des plantes a réussi à isoler des séquences génétiques des neurotoxines présentes dans les venins. Il a ainsi pu achever une méthode génétique permettant de transformer et de manipuler ces neurotoxines en bactéries. La toxicité de ces poisons peut alors être restreinte à certains insectes (lépidoptères, mouches, abeilles…) ou aux petits mammifères. En revanche le pesticide développé à l’avantage de ne pas avoir d’effets sur les insectes profitables comme les abeilles butineuses et certains mammifères comme les humains.

L’agriculture industrielle utilise déjà des neurotoxines telles que les dérivés synthétiques de la pyréthrine (pyréthroïdes) comme insecticide. Ces produits présentent deux inconvénients majeurs :
1. il est impossible de réduire le spectre de toxicité à une ou plusieurs espèces d’insectes, puis deuxièmement
2. on ignore leurs conséquences sur l’environnement et sur la santé de l’homme.

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L'allicine comme insectifuge et insecticide

Utilisation de l’allicine comme insectifuge et insecticide dans les cultures agricoles

Sous la direction du Professeur David Mirelman, une équipe de chercheurs de l’Institut Weizamnn située à Rehovot propose une alternative aux insecticides et aux anti-insectes basés sur le principe actif de l’ail : l’allicine. Ce composé peut être utilisé pour protéger les fruits des mouches, des fourmis et d’autres insectes nuisibles.

Il peut être rapidement généré en écrasant des gousses d’ail, malheureusement le composé ainsi obtenu est chimiquement peu stable. Pour cette raison, bon nombre de méthodes connues pour la synthèse de l’allicine ne sont pas satisfaisantes. Toutefois, ces chercheurs ont récemment mis au point une procédure extrêmement efficace pour sa production et son stockage en grandes quantités. Cette allicine en solution aqueuse a ensuite été utilisée avec succès pour protéger les fruits comme les kakis, les pêches, les goyaves des insectes et en particulier des mouches. Elle est également efficace pour repousser les fourmis et les insectes pouvant causer des dommages aux feuilles des arbres fruitiers.

Ne nuisant pas à l’environnement, l’allicine est particulièrement adaptée pour les produits végétaux extraits de l’agriculture biologique.

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Classification des pesticides

pesticides

1. Qu’est ce qu’un pesticide ?

Les pesticides sont des substances dont la terminaison du nom en « cide » indique qu’ils ont pour fonction de tuer des êtres vivants.
Les pesticides, parfois appelés produits phytosanitaires, ou produits de protection des plantes, (selon l’UIPP – Union des Industries de la Protection des Plantes), sont utilisés en agriculture pour se débarrasser d’insectes ravageurs (insecticides), de maladies causées par des champignons (fongicides) et/ou d’herbes concurrentes (ce sont les herbicides) etc.
Un pesticide est composé d’un principe actif d’origine naturelle ou synthétique. Les pesticides commercialisés (ou spécialités commerciales) sont composés d’une ou plusieurs matières actives auxquelles ont a ajouté d’autres substances : produits de dilution, surfactants, synergisants… afin d’améliorer leur efficacité et de faciliter leur emploi.

1) Les insecticides

a) Les organochlorés

Ces pesticides (comme le DDT – Insecticide organochloré interdit en Europe depuis 1972) sont issus de l’industrie du chlore, ceux sont pour la plupart des POPs (Polluants Organiques Persistants) et certains font partie de la « sale douzaine » de substances introduites par l’ONU (Organisation des Nations Unies) dans la Convention de Stockholm. Ces pesticides sont normalement interdits d’utilisation en France à cause de leurs caractères persistants et bioaccumables ayant des conséquences irrémédiables sur la santé et l’environnement.
L’utilisation de pesticides organochlorés en agriculture a connu une forte expansion jusqu’au début des années soixante. Depuis la révélation de Rachel Carson, sans son livre « Silent Spring » la production de ces pesticides a diminué mais on les retrouve encore partout dans l’environnement : dans l’air, dans l’eau, dans les poissons…et dans le corps humain.

b) Les insecticides organophosphorés, les pyréthrinoïdes et autres insecticides chimiques

Les organophosphorés sont des pesticides qui ont en commun leur mode d’action sur le système nerveux des ravageurs. Ces insecticides ont en général une toxicité aiguë plus élevée que les organochlorés, mais ils se dégradent beaucoup plus rapidement. Dans cette catégorie de pesticides citons : le bromophos, le dianizon, le malathion, le phosmet, le dichlorvos…etc.
Plus récemment sont apparues les pyréthrinoïdes de synthèse. Leur composition se rapproche de celle du pyrèthre naturel, mais ce sont en réalité des pesticides chimiques comme les autres. C’est aujourd’hui la famille d’insecticides la plus utilisée.
Parmi les autres familles d’insecticides commercialisées, signalons les carbamates, les carbinols, les sulfones, les sulfonates, et quelques autres

2) Les fongicides

De la bouillie bordelaise aux molécules de synthèse Jusqu’à la seconde guerre mondiale, on luttait contre les maladies des plantes principalement avec comme seuls produits de la bouillie bordelaise (un mélange de sulfate de cuivre et de chaux) et du soufre.
Ces produits sont encore utilisés de nos jours, mais ils ont été largement supplantés par les fongicides de synthèse. Il en existe de nombreuses familles de ces pesticides: carbamates, dérivés du benzène, dérivés du phénol, quinones, amines, amides, triazoles, etc. Leurs dangers pour la santé sont très divers. Certains, comme le captane ou le manèbe, sont considérés comme des pesticides cancérigènes probables.

3) Les désherbants (ou herbicides)

Il en existe de très nombreuses familles : les phénols nitrés, les benzonitriles, les carbamates, les urées substituées, les amides, les triazines (dont fait partie la trop célèbre atrazine), les ammonium quaternaires, les sulfonurées, etc. Le plus célèbre d’entre eux, et le plus vendu dans le monde, est le glyphosate, plus connu sous le nom de Round Up. Les herbicides sont réputés comme étant généralement moins violemment toxiques que les insecticides (sauf des substances comme le paraquat et le diquat.). Ils sont néanmoins nombreux à être classés comme pesticides cancérigènes probables ou possibles (ex : alachlor, atrazine, simazine,…..). Ils sont également nombreux à être classés pesticides perturbateurs endocriniens.

4) Les autres pesticides

A côté de ces trois grandes catégories de pesticides, bien d’autres produits existent, pour lutter contre les limaces (les molluscicides), contre les rongeurs (les rodenticides), contre les nématodes (les nématicides), contre les corbeaux (les corvicides), pour désinfecter le sol (les fumigants). Bref, il existe des pesticides contre tout ce qui peut nuire à l’agriculture intensive.

à suivre….

mdrgf.org

Source Photos: greenzer.com

Des coléoptères mi-insectes mi-machines !!

coleptère

Contrôler des insectes à distance pourrait sembler être de la science fiction et pourtant, des chercheurs de Berkeley y seraient parvenus. En 2006, le DARPA avait lancé le Hybrid Insect Micro-Electro-Mechanical Systems program (HI-MEMS) [1] dont l’objectif final est de convertir des insectes en véhicules aériens autonomes. En février dernier, des chercheurs avaient alors dans le cadre de ce programme, présenté le contrôle d’un papillon de nuit à l’aide de fils électriques reliés à son corps [2].

Cette fois-ci, ils ont démontré qu’il était possible de commander à distance des insectes (un coléoptère dans ce cas précis) en vol libre, grâce à des radios miniatures implantées dans le système de stimulation neuronale. Le système est constitué de stimulateurs neuronaux, de stimulateurs musculaires, d’un microcontrôleur et d’une micro batterie. Une fois l’insecte doté de cet équipement, il est possible de l’obliger à décoller, à s’arrêter, et de contrôler son élévation. Les stimulateurs électroniques placés dans le cerveau et au niveau des muscles sont placés dés la naissance lorsque l’insecte est encore à l’état de larve. Après sa mutation à l’âge adulte, ces stimulateurs sont toujours implantés dans le corps. Il est alors possible de lancer des stimuli aux muscles et au cerveau pour inciter un décollage ou un changement de direction de vol. Tourner peut ainsi être provoqué par une stimulation asymétrique des muscles à la base des ailes ; un changement d’altitude par une variation de la fréquence du battement des ailes, suite à des stimuli électriques.

Une fois établi, le vol continue même en absence de stimulation supplémentaire. L’insecte alimente son propre vol et se dirige de façon normale; ainsi les stimulateurs neuronaux et musculaires ne sont utilisés que ponctuellement. Cependant, il persiste un défi de taille majeure pour les chercheurs : la durée de vie des batteries. Elle reste encore très faible et la période pendant laquelle l’insecte peut être sous contrôle reste très limitée.

En finançant le programme HI-MEMS, le DARPA souhaite approfondir de façon significative les connaissances en cybernétique sur les insectes, et développer une nouvelle classe d’insectes hybrides mi-biologiques mi-électroniques, dotés de composants contrôlables à distance. Le département de la Défense est largement intéressé par ces nouveaux prototypes car certaines applications pourraient être la transmission de données en provenance de caméras vidéo ou d’écouteurs, ou encore de détecteurs de gaz. La majeure partie des recherches se porte sur la croissance de larves vivantes autour de MEMS électroniques. Elle est partagée en 3 axes principaux : l’élevage d’insectes dotés de MEMS, le développement de systèmes de pilotage des insectes, les sources d’énergie pour l’alimentation des composants. Les chercheurs y sont déjà parvenus partiellement au regard des tests réalisés sur les papillons de nuit et les coléoptères cependant l’espérance de vie du système reste limitée et doit être nettement améliorée.

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[1] Présentation du programme : http://www.darpa.mil/MTO/Programs/himems/index.html
[2] Vidéo de démonstration : http://www.youtube.com/watch?v=dSCLBG9KeX4&feature=player_embedded

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