nov 9, 2009

« Il est nécessaire que la Conférence de Copenhague aboutisse à un accord global, juste et efficace, avec des engagements chiffrés et vérifiables en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre qui soient à la hauteur des défis que présentent les changements climatiques », a affirmé M. Loulichki devant la 2ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU.
Il a ajouté qu’un « tel accord doit également prévoir des engagements clairs et précis en faveur des pays en développement, notamment les plus vulnérables, tant en matière de mobilisation de ressources financières extérieures stables et prévisibles, que de transfert de technologies ou encore de renforcement des capacités de manière à les aider à affronter efficacement les défis que leur posent les changements climatiques, que ce soit en matière d’adaptation que d’atténuation ».
« Etant donné également les faibles capacités du Continent africain, il est urgent, a-t-il poursuivi, que l’arrangement issu de Copenhague prévoie des mesures adéquates en sa faveur, afin de permettre aux pays du Continent de répondre aussi bien aux exigences d’adaptation aux changements climatiques qu’aux impératifs de leur développement économique et social ».
Concernant le Maroc, dont l’agriculture représente une part importante de son PIB, la diminution des précipitations et des récurrences plus longues des périodes de sécheresse affectent, a-t-il dit, le rythme de sa croissance économique.
Cette diminution, a indiqué M. Loulichki, a été confirmée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, dans son 4ème rapport, dont les principales conclusions est que la région méditerranéenne figure parmi celles qui connaîtront des diminutions drastiques au niveau des précipitations.
A cet égard, l’ambassadeur a rappelé la politique des barrages développée par le Royaume depuis 1967, politique, a-t-il affirmé, qui a permis au pays de mobiliser et de rationaliser ses ressources en eau.
Il a, en outre, fait savoir qu’en dépit de sa contribution, très peu significative, aux émissions de gaz à effet de serre, le Maroc a entrepris, depuis l’adoption de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Climatiques, des mesures pour mettre en place un système juridique et institutionnel adéquat afin de maîtriser davantage ses émissions.
De même et conformément aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il rappelé, « le gouvernement marocain a placé les questions environnementales au cœur des programmes de développement du Maroc, en veillant à la maîtrise de ses ressources naturelles, à l’économie de leur utilisation et à leur valorisation optimale et à la préservation de leur qualité ».
En ce sens, a-t-il souligné, « le Maroc est en train de mettre en place également une Charte nationale globale de l’environnement qui verra le jour avant la fin de cette année, et qui a pour objectif de sauvegarder les ressources naturelles, les espaces et les réserves du pays, et qui veillera aussi au suivi de la situation écologique nationale afin de corriger les dysfonctionnements pouvant être constatés dans ce domaine ».
Le diplomate a également rappelé le lancement par SM le Roi Mohammed VI, dans le cadre de la promotion des sources d’énergies renouvelables, du projet marocain de l’énergie solaire, qui a pour objectif de produire 14 pc de la puissance électrique du Royaume à l’horizon de 2020.
« Toutes ces mesures prises, suivant les Hautes orientations de SM le Roi, illustrent la volonté du Maroc à intégrer, par anticipation, les objectifs de la Conférence de Copenhague dont nous attendons, a-t-il conclu, un accord global et juste pouvant renverser les tendances alarmantes des changements climatiques ».
MAP
Commentaires récents