Bruxelles – Le progrès réalisé lors de la COP22 à Marrakech est la preuve la plus évidente que le monde avance sur la voie de  l’action climatique mondiale, a souligné le Commissaire européen chargé de l’action climatique et de l’énergie, Miguel Arias Cañete.

“’Hormis toutes les incertitudes actuelles, notre message à Marrakech est clair : Nous nous tiendrons à (l’accord de) Paris, nous défendrons Paris, et nous mettrons en œuvre Paris’’, a assuré le commissaire européen, dans un communiqué publié à l’issue de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22).

Il a ajouté que “la transition énergétique mondiale est là pour rester, et l’Europe continuera à ouvrir la voie à une économie plus durable et compétitive’’.

D’après l’Exécutif européen, la conférence de Marrakech sur le climat (COP22), celle de l’action et de la mise en œuvre, a eu pour but de démontrer que les engagements pris à Paris l’an dernier sont mis en pratique et de servir de catalyseur pour de nouvelles actions.

Un certain nombre de résultats concrets ont été obtenus, souligne la Commission, qui relève que l’un des principaux résultats de la COP22 est la Proclamation d’action de Marrakech, qui est un appel à un engagement politique plus élevé pour lutter contre le changement climatique. Cet appel ‘’envoie un message d’unité mondiale et de résolution continue à respecter les objectifs de Paris et la transition vers une économie mondiale à faible intensité de carbone’’.

Les Parties ont aussi fait de ‘’bons progrès’’ sur les éléments du règlement de Paris qui guideront la mise en œuvre de l’accord et en particulier sur la transparence et le cycle quinquennal d’ambition, relève la CE. Les parties ont ainsi convenu d’un moyen de faire en sorte que le règlement soit prêt d’ici 2018.

Concernant le Financement climat, la Commission indique que dans le cadre des discussions sur le financement à long terme, les Parties se sont félicitées des progrès accomplis par les bailleurs de fonds pour atteindre l’objectif de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars annuellement d’ici 2020 et les ont exhorté à continuer d’intensifier le financement du climat mobilisé.

En ce qui concerne le Fonds pour l’adaptation, les pays de l’UE se sont engagés à aider leurs partenaires les plus vulnérables à faire face aux effets du changement climatique. Ainsi, plusieurs États membres de l’UE (Allemagne, Belgique, Suède et Italie) ont annoncé de nouvelles contributions au Fonds, qui s’élèvent à 81 millions de dollars.Pour ce qui est de l’agenda d’action, la CE indique que L’Union européenne a fait un certain nombre d’annonces au cours de la conférence comprenant une contribution de 40 millions d’euros de l’Allemagne et de 20 millions d’euros de la Commission européenne à l’initiative InsuResilience. Cette initiative du G7 vise à accroître l’accès à une couverture d’assurance directe ou indirecte contre les effets du changement climatique pour environ 400 millions des personnes les plus vulnérables dans les pays en développement d’ici 2020.

Aussi, ajoute-elle, l’UE a-t-elle réaffirmé son rôle de premier plan en soutenant le continent africain dans la lutte contre le changement climatique et dans la promotion des énergies renouvelables. D’ici 2020, l’UE a promis de faciliter les investissements qui augmenteront la capacité de production d’électricité renouvelable d’au moins 5 GW. Cela représente déjà la moitié de l’objectif de 10 GW de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables pour 2020.

Le Maroc, l’Allemagne, la France, l’Espagne et le Portugal ont signé une feuille de route pour un commerce de l’électricité durable qui vise à identifier les obstacles au commerce de l’électricité renouvelable entre les cinq pays signataires et à suggérer des moyens de surmonter ces obstacles.

Par ailleurs, la Commission a assuré que l’UE continue de déployer des efforts considérables pour accroître son soutien aux mesures relatives au climat. En 2015, l’UE et ses États membres ont fourni 17,6 milliards d’euros pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique.

Le plan européen d’investissement externe, annoncé cet automne, devrait déclencher des investissements publics et privés allant jusqu’à 44 milliards d’euros en Afrique et dans la zone de voisinage de l’UE.