Financement agricole: Un débat mondial abrité par le Maroc
- Publié le : jeu 21 oct 2010 , 5:32
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Le 3e Congrès international sur le financement rural et agricole réunira à Marrakech la BM, la FAO, le FIDA et plus de 300 institutions financières spécialisées, opérant dans plus de 100 pays.
La communauté des acteurs, à l’échelle mondiale, opérant dans le domaine du financement destiné au monde rural et au secteur agricole se sont donnés rendez-vous au Maroc, et plus précisément à Marrakech, vers la fin de ce mois d’octobre pour traiter d’un des problèmes majeurs du développement dans le monde d’aujourd’hui.
Ils se rencontreront à l’occasion du 3ème Congrès International sur le Financement Rural et Agricole qui aura lieu à la ville ocre du 28 au 30 octobre, sous le Haut patronage de Sa majesté le Roi, et qui regroupera, en plus des représentants des institutions financières telles que la Banque Mondiale, la FAO, le FIDA ; les institutions de coopérations bilatérales, les experts ainsi que des décideurs des banques agricoles regroupées en plusieurs associations internationales et régionales. Cette rencontre d’envergure, qui réunira des représentants de plus de 300 institutions financières dédiées à l’agriculture et opérant dans plus de 100 pays et qui tombe à point nommé à un moment où la planète fait face à un autre renchérissement inquiétant des produits agricoles, vise à promouvoir les mécanismes de financement de l’agriculture et du monde rural pour assurer leur développement tout en préservant les équilibres sociaux et environnementaux.
Pour ce faire, le congrès Å“uvrera à mettre en avant le rôle majeur des institutions financières dédiées au financement agricole et rural, notamment dans la création et l’accroissement des richesses en milieu rural, ont fait savoir les organisateurs, qui sont le Groupe Crédit Agricole du Maroc et l’Association de Crédit Agricole pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord (NENARACA). De même, la troisième édition de ce rendez-vous biennal, qui a pour vocation de trouver des solutions aux problématiques contemporaines de l’agriculture et de son financement, devra permettre de stimuler l’échange et la mutualisation des expériences à l’échelle internationale et à réfléchir au renforcement des actions menées par ces organismes.
Ce congrès est organisé à l’initiative de 5 associations internationales et régionales. Il s’agit de NENARACA (Near East-North Africa Regional Agricultural Credit Association), CICA (International Confederation of Agricultural Credit), AFRACA (African Rural and Agricultural Credit Association), ALIDE (Asociacion Latinoamericana de Instituciones Financieras de Desarrollo) et APRACA (Asia-Pacific Rural and Agricultural Credit Association).
Cette rencontre internationale sera notamment l’occasion pour le Maroc de faire connaître sa nouvelle et ambitieuse stratégie agricole portée par le plan «Maroc Vert» qui vise relancer l’économie du secteur agricole, en mettant en valeur l’ensemble du potentiel agricole du territoire. Par cette présentation du Plan Maroc Vert, on introduira un débat sur la place de l’agriculture dans les stratégies actuelles de développement.
En général, le programme du congrès sera axé autour de trois problématiques majeures : le risque en agriculture, les nouvelles méthodes de financement et pratiques innovantes et les implications des négociations climatiques sur l’agriculture.
Le but du premier axe est, selon les organisateurs, d’améliorer la compréhension de la notion du risque dans l’agriculture, d’étudier son évolution et d’examiner les moyens de prévention permettant d’atténuer son impact.
S’agissant du deuxième volet du programme, il permettra d’examiner les problématiques inhérentes à l’évolution du système de financement agricole et rural et de réfléchir à son optimisation, tant sur l’aspect crédit que sur les services destinés aux ruraux en terme d’accompagnement technique, de formation, de sensibilisation, etc.
Pour le troisième axe, l’objectif d’affirmer la nécessité de définir d’autres modèles de développement agricole et rural tout en créant de nouveaux mécanismes financiers pour l’appui de l’adaptation au changement climatique, de l’atténuation de ses effets et de la mise au point du transfert et de la diffusion des technologies.
L’agriculture, enjeu vital
La variabilité et le changement climatique risquent, dans de nombreuses régions, d’entraver sérieusement la production agricole et l’accès aux ressources alimentaires. Sur le milliard de personnes qui au niveau mondial souffrent d’extrême pauvreté, 750 millions vivent en milieu rural et tirent leurs moyens de subsistance de l’agriculture et d’activités connexes. Ce sont ces mêmes populations qui seront le plus durement touchées par le changement climatique. Ce qui nécessite d’investir davantage dans l’agriculture pour stimuler la production et favoriser la sécurité alimentaire mondiale.
A ce titre, la FAO avec la déclaration du sommet de Rome de juin 2008 est particulièrement claire : il s’agit de «renforcer les investissements dans l’agriculture, les entreprises agricoles et le développement rural et ce, de sources à la fois publiques et privées».
