06-02-2012 - 10:05
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Gazon

Le gazon, appelé aussi pelouse, est une surface semée densément d’herbes fines sélectionnées, généralement des graminées (mais certains mélanges contiennent des plantes à feuilles larges comme la pâquerette). Il est tondu régulièrement pour le maintenir à une faible hauteur et pour le tenir très épais. Il est aussi très reconnu pour ses actions thérapeutiques.

Principales espèces de graminées utilisées

Les principales espèces de graminées utilisées pour les semis de pelouses de jardins ou de terrains de sport sont choisies en fonction de leur qualité ornementale selon les périodes de l’année, de leur résistance au piétinement, aux maladies du feuillage, à la sécheresse, de leur durée de vie et de l’entretien qu’elles nécessitent.
Ces différentes espèces ont été d’abord sélectionnées sur l’aptitude à faire des couverts denses et pérennes. Partant de qualités naturelles des espèces sauvages, ces parents ont ensuite été améliorées pour mieux résister au piétinement, pour être moins sensibles aux maladies, pour former un couvert plus fin, plus dense ou poussant moins. De nombreuses autres espèces sont utilisées dans nos régions selon les usages telles que certains agrostides, la fétuque ovine durette, le cynodon dactylon, le paturin commun, la fléole bulbeuse,…
Pour être complet, il faut dire qu’un gazon ne reste jamais dans l’état dans lequel il a été semé, comme tous les milieux il évolue, les espèces de graminées apportées avec le gazon entrent en compétition avec les espèces sauvages locales (souvent qualifiées de mauvaises herbes).
Avec le changement climatique en cours, des espèces spécifiques aux régions tropicales viennent compléter la listes des espèces traditionnelles dans nos régions comme le kikuyu (Pennisetum clandestinum), originaire d’Afrique centrale, le zoysia tenuifolia. Ces espèces peuvent être utilisées dans le sud de la France pour leurs qualité de résistance à la sécheresse.

Principales maladies des gazons

Au cours d’une enquête lancée en 2002 par la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt à lancé (« bilan phytosanitaire des golfs français »), il a été mis en évidence que :

* Les responsables de l’entretien des terrains de sports collectifs sont confrontés à des maladies comme la rouille et le fil rouge.
* Les greenkeepers sont largement confrontés aux fusarioses hivernales, au dollar spot, aux fusarioses estivales … puis dans une moindre mesure aux pythiums, ronds de sorcières et anthracnoses. Les maladies les plus fréquentes sont aussi les plus traitées.

Les maladies et les adventices rencontrées sont de plus en plus méditerranéennes et tropicales, en raison des changements climatiques. En effet, les greenkeepers doivent faire face à l’importante évolution dans l’extension géographique de Sclerotium rolfsii qui envahit le Sud Ouest de la France avec une gravité inégalée.

Entretien

La meilleure période pour semer du gazon est la fin de l’été (de mi-aout à fin septembre dans l’hémisphère Nord)[2]. On conseille de semer en surface (sans labourer au préalable) puis passer le rouleau pour bien faire adhérer les graines sur le sol. On pourra ensuite passer le rouleau en entretien pour favoriser l’enracinement sauf en région ou il neige en hiver car la neige a un poids suffisant pour compacter le sol.
Dans les régions où la pluie ne suffit pas, le gazon nécessite quelques arrosages si l’on veut le maintenir bien vert, et impérativement la première année après le semis pour un bon enracinement. Arrosez abondamment (4 à 5 litres au m² de préférence de nuit) et peu fréquemment afin de pousser le gazon à s’enraciner plus profondément à la recherche d’eau.
La coupe du gazon se fait à l’aide d’une tondeuse à gazon, mais son entretien peut nécessiter d’autres outils :
* le coupe-bordure ou la cisaille à gazon, pour peaufiner le travail de la tondeuse dans les endroits difficiles d’accès ou autour des plantations,
* le râteau ou le balai à gazon, pour retirer les feuilles mortes par exemple,
* le scarificateur ou aératrice, pour aérer le sol.
L’usage d’anti-mousses ou de désherbants sélectifs (bien que peu recommandables d’un point de vue environnemental) permet d’éliminer pour un certain temps des végétaux jugés indésirables par certains propriétaires tels que le trèfle, le pissenlit, la digitaire, la chicorée, l’oxalis, la lupuline, la lierre de terre, le plantain, l’herbe à poux, l’herbe à puce et autres pâquerettes…
Les mousses peuvent être traitées par une aération du sol et un ratissage avec râteau fin.

Impact environnemental

Le gazon est préféré par les écologistes aux pelouses artificielles ou aux sols nus ou imperméabilisés, car il protège le sol et permet le cycle de l’eau. Mais il peut aussi être artificialisant et générer divers impacts environnementaux négatifs :
* Il est dans de nombreuses zones à l’origine d’une consommation importante d’eau d’arrosage, et il s’agit souvent d’eau potable.
* Sur les sols pauvres et sableux, il est souvent enrichi en engrais, qui sont lessivées par les pluies et les arrosages, polluant la nappe phréatique et/ou les cours d’eau superficiels.
* A l’échelle d’un pays comme les États-Unis où les surfaces engazonnées sont très étendues, une mauvaise gestion des tontes peut être à l’origine d’émissions non négligeables de méthane (Cf. mauvais compostage). Pire, les tontes sont souvent jetées avec les ordures ménagères où elles finiront par méthaniser dans une décharge ou brûlée dans un incinérateur en gaspillant des carburants fossiles.
* Le gazon est à l’origine dans certains pays, aux États-Unis notamment, d’une pollution importante de l’air, de l’eau et des sols par les pesticides. Quelques villes (au Canada par exemple) songent à interdire l’usage « cosmétique » des pesticides pour l’entretien des jardins et espaces publics, y compris dans les golfs.
* Son entretien intensif est source de bruit, nuisance dont les habitants des villes et banlieues se plaignent.
Pour ces raisons, son empreinte écologique peut parfois, et paradoxalement, être très élevée.

Gestion écologique et donc différenciée

Cette forme de gestion propose une alternative au gazon anglais nécessitant une coûteuse gestion intensive et produisant un gazon homogène et pauvre en espèces et en biodiversité ; Une gestion plus écologique impose une gestion dite différenciée, conservant des zone plus rarement tondues ou fauchées, éventuellement déplacées légèrement d’une année sur l’autre, pour accueillir une flore et une biodiversité animale plus élevée, et approcher les équilibres écologiques naturels en copiant pour partie les effets du broutage hétérogène par les herbivores dans la nature. La flore spontanée et autochtone y est conservée, tout en controlant les ligneux par la tonte ou la fauche.
Cette gestion permet une meilleure protection du sol, voire sa restauration, ainsi que la montée en graine sur une partie du gazon (favorable à l’adaptation du gazon à d’éventuels changements climatiques ou des conditions locales), et la conservation d’un plus grand nombre d’espèces d’herbacées qui permettent par exemple de mieux supporter les sécheresse ou période très humides. Les floraisons échelonnés dans le temps et dans l’espace offrent un aspect plus varié. Dans sa version poussée, le gazon évolue vers la prairie fleurie, tout en gardant si le propriétaire le souhaite un aspect de parfait gazon anglais dans les cheminements, qui peuvent alors n’être entretenu qu’au moyen d’une petite tondeuse mécanique à main. Le temps gagné à moins tondre peut être occupé à affiner la gestion en question. Il faut environ 5 ans pour passer d’un gazon homogène à un gazon diversifié évoluant vers une prairie fleurie. Les sols plus pauvres seront naturellement recolonisés par un plus grand nombre d’espèces, qui pousseront moins vite (demandant donc moins d’entretien), c’est pourquoi cette méthode promeut l’abandon de l’utilisation d’engrais (hors légumineuses tels que les trèfles) et l’exportation des produits de fauches, au moins pour une partie du terrain. Il n’est pas rare que des orchidées et d’autres plantes devenues localement rare ou ayant disparu depuis des décennies réapparaissent alors spontanément.
Ce type de gestion est souvent associée à l’architecture dite HQE.

Autres types

On parle également du gazon fleuri, alternative écologique qui demande moins d’entretien, moins de tonte et pas d’engrais, pour végétaliser des voies de tramway en ville comme le zoysia tenuifolia sur la côte atlantique et méditerranéenne (faible consommateur d’eau et d’entretien).
À l’opposé, il existe également du gazon synthétique, en matière plastique (comme le polypropylène), utilisé pour certains terrains de sport.

Wikipedia

1 Comment

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  1. peut-on arroser une pelouse lorsqu’il gèle à Marrakech ?

    merci de votre réponse

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