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La bactérie des ulcères des poissons

La bactérie des ulcères des poissons

nov 6, 2009

salmon

Les poissons d’élevage norvégiens (principalement les truites et saumons) sont régulièrement touchés par une maladie appelée « maladie des ulcères hivernaux ». Cette maladie se manifeste soit de façon aiguë (avec une forte mortalité) ou de façon chronique et induit dans ce cas là la formation de plaies sur une grande partie du corps du poisson, laissant des cicatrices importantes.

Moritella viscosa a été identifiée en 1998 comme étant la bactérie responsable de cette maladie. C’est une espèce halophile (supportant des concentrations élevées en sel) et psychrophile (supportant des températures froides), que l’on trouve donc dans les mers froides bordant la Norvège. Elle induit la nécrose des tissus par libération de toxines.

Les pertes annuelles dues à cette maladie sont estimées à 100 millions de NOK pour l’industrie (à cause à la fois de la mortalité et de la perte de valeur des poissons rescapés mais portant des cicatrices). Pour faire face à ces pertes et enrayer la propagation de cette maladie, un vaccin a été réalisé mais il reste pour l’heure peu efficace. C’est pourquoi il semble important de connaitre mieux la bactérie et son mode d’action afin d’améliorer ce vaccin.

Dans sa thèse, soutenue le 10 Septembre à l’Ecole Vétérinaire d’Oslo, Hege Smith Tunsjø a étudié les mécanismes de pathogénicité de M. viscosa ainsi que les facteurs environnementaux tels que la température et la salinité de l’eau qui peuvent avoir une influence sur ces mécanismes. Cette étude a ainsi montré que Moritella viscosa est particulièrement adaptée aux basses températures. Elles vivent alors plus longtemps, se déplacent mieux et ont de meilleures aptitudes à se fixer sur les surfaces, caractéristiques essentielles pour permettre une infection. « Cette étude illustre la façon dont le milieu et les facteurs de l’hôte régulent l’adaptation de la bactérie et ses capacités à engendrer des infections », indique Tunsjø, facteurs qui devraient donc être pris en compte désormais pour optimiser la lutte contre cette infection.

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