L’Agriculture au Maroc: La tutelle mise sur la R&D
- Publi le : mar 26 oct 2010 , 7:52
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· Agropoles, centres régionaux de recherche et laboratoires à lancer
· Le contrôle sanitaire sera généralisé de la fourche à la fourchette
Recherche, formation, encadrement et sécurité sanitaire des aliments. Tels sont les principaux axes d’accompagnement inscrits au budget 2011 du ministère de l’Agriculture. L’accent sera mis sur la poursuite des programmes nationaux et régionaux. Tout particulièrement, la réalisation du projet relatif aux cartes de fertilité des sols lancé en partenariat avec l’Office chérifien des phosphates.
En outre, l’année 2011 connaîtra la poursuite de la construction du laboratoire de production in vitro des plants du palmier dattier à Errachidia. Il en est de même de la construction des Centres régionaux de la recherche agronomique. Trois centres sont programmés en 2011 et seront implantés dans les villes d’Al Hoceima, Laâyoune et Guelmim.
Plus ambitieux encore, le lancement de trois nouveaux agropoles dans les régions de Souss Massa, du Haouz et du Tadla-Azilal. En attendant, il est prévu d’achever la construction des agropoles de Meknès et de Berkane. Ces unités seront dotées de pôles de recherche&développement et de contrôle de la qualité des produits alimentaires ainsi que des entités de formation relevant de l’Institut national de recherche agronomique (INRA).
L’année 2011 sera par ailleurs marquée par un effort sans précédent au niveau de la sécurité sanitaire des animaux et des végétaux, promet le département de l’Agriculture. Pour rappel, la nouvelle loi sur la sécurité alimentaire entrera en vigueur en mars 2011. Dès lors, l’accent sera mis sur la sécurisation du cheptel et le renforcement du contrôle sanitaire. Sur le premier volet, il est prévu de vacciner 18 millions de ruminants contre les diverses maladies (peste des petits ruminants, langue bleue, parasitoses internes et externes…).
Le contrôle sanitaire sera renforcé sur les lieux de restauration collective, des abattoirs, des unités de produits de la pêche et des usines de traitement du lait et dérivés. A cet effet, des actions de modernisation des laboratoires vétérinaires sont programmées. L’objectif est de se conformer aux standards internationaux. Seulement, aucune indication n’est fournie quant aux équipements qui seront acquis, les compétences à recruter ni sur l’échéancier arrêté. Pour ce qui est de la protection des végétaux, le programme cible la lutte contre le feu bactérien des rosacées dans la province d’Ifrane et de la Tristéza des agrumes dans la région de Larache. Se rangent dans le même cadre, le contrôle de la production des semences, l’homologation des intrants chimiques et la lutte contre les maladies des forêts. Sans oublier le contrôle dans le cadre de la répression des fraudes.
Au chapitre de l’enseignement supérieur, il est prévu l’inscription de 2.550 étudiants. L’objectif affiché est de répondre aux besoins des différentes branches et spécialités mais aussi de s’inscrire dans l’Initiative 10.000 ingénieurs. L’essentiel de l’effectif, soit 77% des étudiants seront accueillis par l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. La formation technique et professionnelle n’est pas en reste. Le programme de formation professionnelle des jeunes ruraux s’assigne pour objectif de former 10.200 apprentis en 2011. S’ajoute aussi la formation de 4.840 techniciens agricoles en vue de répondre aux besoins générés par la dynamique du Plan Maroc vert.
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Chambres d’agriculture: 10 sièges à construire
L’année 2011 connaîtra le lancement de la construction de 10 sièges pour les Chambres d’agriculture. Les régions concernées sont: Casablanca, Chaouia, Fès, Tanger, Meknès, Oued Eddahab, Laâyoune, Guelmim, Taounat et l’Oriental. Pour ce qui est des six autres régions, la construction des sièges a démarré en 2010. A noter que le texte réformant ces entités a été adopté en 2009. Ces chambres sont désormais appelées à participer activement au développement agricole via des actions de formation et d’information des agriculteurs. Elles doivent fournir aussi l’appui aux organisations professionnelles et assurer la vulgarisation des techniques et pratiques culturales. A cette fin leurs moyens d’intervention seront aussi renforcés.
A. G.
Source : http://www.leconomiste.com/article.html?a=103594
