Le Maroc s’appuie sur sa stratégie nationale de la logistique pour atteindre une croissance d'environ 0,5 pc du PIB annuellementLe Maroc s’appuie sur sa stratégie nationale de la logistique pour atteindre une croissance d’environ 0,5 pc du PIB annuellement, soit l’équivalent d’environ 20 milliards de dirhams (MMDH).
Cette stratégie, qui favorisera la création de 96.000 emplois, a permis au Maroc d’occuper le premier rang en Afrique du Nord et le second rang derrière l’Afrique du Sud sur le continent, indique un document du ministère de de l’Equipement, du Transport et de la Logistique.
Dans le domaine maritime, le Maroc vient au 16ème rang à l’échelle mondiale en 2014, immédiatement après les Emirats Arabes Unis (rang 15), l’Italie (Rang 14) et l’Espagne (rang 13), précise le ministère.
Le mérite en ce qui concerne cette bonne performance revient en partie au complexe portuaire Tanger Med. En effet, le Maroc a occupé, avant la mise en exploitation de cette immense infrastructure en 2007, la 84ème place dans la connectivité maritime, qui mesure le réseau des transports réguliers et l’intégration du pays dans le commerce mondial.
A côté du complexe portuaire Tanger Med, le Maroc possède 12 autres ports ouverts sur le commerce international, notamment le port de Casablanca. Et pour développer le trafic portuaire, il a adopté une stratégie à l’horizon 2030 d’un budget de 60 MMDH.
En termes de connectivité aérienne, le Maroc se positionne comme un leader de l’Afrique du Nord dans le marché des liaisons Afrique-Europe qu’il domine à côté d’Air France. Ceci s’explique notamment par la volonté de la RAM de faire de l’Afrique un véritable pilier de son activité ce qui s’aligne avec la volonté du Royaume de devenir la plateforme de connectivité par excellence entre l’Afrique et l’Europe.
Dans ce sens, le trafic africain dans l’activité de la compagnie marocaine prend de l’importance d’année en année pour atteindre à présent 25 pc de son activité globale, note le document, ajoutant que 10 pc du personnel commercial navigant est de nationalité subsaharienne, avec l’objectif de porter ce taux à 20 pc.
Concernant les infrastructures aériennes, le royaume dispose de 18 aéroports dont l’aéroport Mohammed V qui s’accapare la majorité du trafic aérien international. En 2014, le Maroc est connecté à 51 pays et 113 aéroports étrangers via des lignes régulières contre 29 pays et 43 aéroports en 2003.
S’agissant du secteur ferroviaire, le Maroc dispose d’un réseau composé de 2200 km de lignes, dont 30 pc à double voie et 1.014 km de lignes électrifiées à courant continu et d’un parc constitué de 116 locomotives de lignes, 372 voitures à voyageurs et 6894 wagons de marchandises.
En outre, le Maroc a mis en place un programme d’investissement ambitieux de 34 MMDH comportant entre autres la construction de gares ferroviaires nouvelle génération. Il a aussi pour ambition de construire à l’horizon 2035 un réseau TGV de 1.500 Km pour un coût estimé à 100 MMDH. La première phase du projet, qui relie Tanger à Casablanca doit être finalisée en 2018 et permettra de relier les deux villes en 2h30 contre plus de cinq heures aujourd’hui.
Concernant l’infrastructure routière, le Royaume continuera son programme d’autoroutes atteignant 1.588 Km avec l’achèvement du tronçon liant Al Jadida et Safi qui s’étend sur 143 Km de longueur et la rocade externe de la ville de Rabat de 41 Km.
Parallèlement au développement des autoroutes, le gouvernement a réalisé une étude qui a défini une feuille de route traçant la stratégie à adopter dans le secteur routier à l’horizon 2035.
Cette stratégie vise le renforcement de la trame d’infrastructures de relais entre le réseau autoroutier et les routes classiques. Ainsi à fin de 2014, le Maroc a pu réaliser un linéaire d’environ 778 Km alors que 341 km de voies express sont en cours de construction. Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre du programme national des voies express qui vise à atteindre 1.300 km à l’horizon 2016.
Au niveau rural, le linéaire total réalisé dans le cadre du programme national des routes rurales a atteint 11.326 km à fin septembre 2014 sur les 15.600 km programmés, permettant ainsi de désenclaver une population de 2,7 millions d’habitants et enregistrer un taux d’accessibilité de 78 pc contre 54 pc en 2005, et 80 pc prévu en 2015.