09-02-2012 - 17:30
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Les études sismiques ont-elles un impact sur les poissons ?

Dans le cadre de la recherche pétrolière, de nombreuses campagnes d’études sismiques sont menées sur les côtes. C’est pourquoi la question d’un impact de ces activités sismiques sur les poissons a été soulevée, certains les décrivant même comme un « concert de rock » permanent. Le parlement norvégien a donc commissioné l’institut de recherches marines pour surveiller de près et étudier l’impact des ces ondes sismiques sur différentes espèces marines.

Les poissons et baleines pourraient entendre les émissions sismiques à 100 km de distance. Cependant, les connaissances sur les effets des émissions sismiques sur les poissons sont limitées. Le projet de recherche de l’équipe du professeur Egil Ona de l’institut de recherches marines de Bergen est aujourd’hui l’une des études les plus complètes. Egil Ona disait l’automne dernier être très satisfait de la qualité des données collectées.

L’étude a eu lieu entre le 29 juin et le 6 août 2009, période pendant laquelle les activités sismiques auraient causé le moins de perturbations possible sur les poissons, et aussi en évitant la période de reproduction. La surface d’étude recouvre une zone de 15 km par 85 km près de Vesterålen (Nord Ouest de la Norvège). L’institut de recherches marines a débuté son étude 12 jours avant les premières émissions sismiques et l’a poursuivi 25 jours après la fin de ces émissions. En plus de l’observation, des échantillons d’estomac de poissons capturés ont été prélevés. Un enregistrement des coups d’air sonore des coups d’air comprimé a également été effectué.

Les résultats sont quelques peu divergents. Certaines espèces de poissons sont moins présentes pendant les émissions sismiques, alors que d’autres sont plus présentes pendant, d’autres attendent l’accalmie pour réapparaître immédiatement… L’explication la plus probable, quant aux divergences de résultats, est que l’activité sismique stresse les poissons résultant en une nage plus importante. Cependant, ces résultats diffèrent de ceux d’études précédentes, qui trouvaient une nette diminution des espèces. L’explication apportée est que ces précédentes études étaient concentrées sur des surfaces plus petites exposant les poissons de façon plus intense et continue.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63108.htm

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