PREVENTION DES RESISTANCES SUR TUTA ABSOLUTA
Document traduit en français par:
Youssef CHARHABAILI
Ingénieur agronome Sté PROMAGRI
L A R E S I S T A N C E : Un problème qui requière la collaboration de tous.
La mite de la tomate, un nouveau ravageur
La mineuse de la tomate Tuta absoluta (Meyrick 1917) est un lépidoptère, un nouveau ravageur de la famille des Gelechiidae, qui se caractérise par un potentiel reproductif élevé (10-12 génération/an) ainsi que la capacité de poser 260 œufs/femelle et ne possède pas de période hivernale.
Elle se rencontre principalement sur tomate et pomme de terre, mais aussi sur aubergine et la mauvaise herbe Solanum nigrum. Sur tomate elle s’attaque à tous les stades de développement, les larves préfèrent les bourgeons apicaux, les fleurs, les fruits justes noués et les feuilles. Sur les fruits elles pénètrent principalement autour du calice de ceux immatures et sur les feuilles elles s’alimentent du mésophile, en laissant l’épiderme intact. Avec de fortes infestations elle est capable de détruire toute la culture.
Comment pourrait apparaitre la résistance aux insecticides sur Tuta ?
Les ravageurs, similaire à Tuta, avec une capacité de reproduction élevée et des générations plus courtes (< 1 mois) présentent un risque majeur de développement de la résistance ; il serait facile de générer une population résistante à partir de quelques individus résistants. En plus les insecticides efficaces sont peut nombreux ce qui amplifie la fréquence de leur utilisation et donc l’augmentation de la pression de sélection et le risque d’apparition de la résistance. C’est ainsi que les populations de Tuta résistantes à divers insecticides se sont développées dans les autres régions du monde. Pour prévenir l’apparition de la résistance à Tuta il est nécessaire d’utiliser les insecticides disponibles avec une manière raisonnable. En plus il est nécessaire d’intégrer à l’usage des insecticides toutes les méthodes de lutte de Tuta disponible tout en les combinant en une stratégie de lutte intégrée. On doit donc utiliser tout les moyens disponibles, pour qu’ils soient efficaces pendant plusieurs années.
L A S T R A T E G I E : Contrôle en tomate sous abri
La base d’un contrôle efficace de Tuta absoluta est une bonne connaissance de la biologie et du comportement du ravageur, pour que les moyens de prévention soient essentiels pour une gestion réussie et durable Aucun moyen de contrôle à lui seul n’est suffisant, si non il est nécessaire d’intégrer toutes les méthodes disponibles. Certains des moyens clés pour son contrôle sont :
- Utiliser un matériel végétal exempt du ravageur.
- Laisser une période de 6 semaines après nettoyage des restes des végétaux de la plantation antérieur jusqu’à la nouvelle.
- Utilisation des pièges adhésives (jaunes ou bleus), 10 jours avant la plantation pour baisser le niveau de la population.
- Il est fondamental d’utiliser des fermetures avec du filet de qualité (9×6 fils / cm2 minimum pour empêcher les réinfestations continuent de l’extérieur.
- Réaliser un suivi du ravageur moyennant des pièges Delta de comptages « monitoring »(Tableau : 1) et faire des observations sur la culture pour détecter les premières larves ou dégâts et son évolution (Tableau : 2).
- Éliminer les feuilles, les bourgeons et les fruits attaqués pour retarder le déclenchement de sa réinstallation.
- Utiliser le trempage de masse après la transplantation et quand les niveaux des populations sont faibles. Les pièges à eau avec de l’huile sont recommandés en employant 20 à 40 pièges / Ha.
- Réaliser un contrôle biologique, avec des lâchers de punaises myrides (Nesidiocoris ou Macrolophus).
- Réaliser des traitements phytosanitaires en fonction du suivi du ravageur, selon la densité de la population (Tableau : 1) et les dégâts sur la culture (Tableau : 2).
- Arracher les plantations et les restes des cultures en évitant la dispersion du ravageur.
Tableau 1 : Indice du risque en fonction des captures des adultes par semaines par les pièges à phéromones.
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Indication du risque |
Nombre de captures |
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0 |
Pas de risque (sauf si il ya des femelle fécondées refugiées dans la parcelle) |
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1-3 |
Risque très faible (commencer les prospections et le contrôle de la population) |
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4-30 |
Risque moyen (intensifier les prospections directes sur les cultures et réaliser des applications préventives avec des produits biologiques) |
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31-100 |
Risque élevé (intensifier les traitements biologiques préventifs et les prospections) |
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>100 |
Risque extrême (réaliser 2 à 3 traitements consécutifs avec le Bacillus ou l’azadiractine avec des cadences maximum de 7 jours en temps chaude et de 12 jours en temps froid. |
Tableau 2 : Indice du risque en fonction de la présence des larves vivantes dans les cultures.
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Niveau |
Signification : % des plantes avec une larve vivante |
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0 |
Pas de dégâts détectés avec les larves actives. |
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1 |
Niveau anecdotique (localisé fondamentalement dans les zones à risque « proximité des portes et des bordures » dans tout les cas inférieur à 5% des plantes). |
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2 |
Niveau très faible, mais facilement détectable à n’importe quelle partie de la parcelle (sans dépasser une plante avec une larve active toute les 4 à 20 plantes (5 à 20% des plantes). |
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3 |
Niveau moyen : entre 25 à 50% des plantes présentent une larve vivante. |
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4 |
Niveau élevé : plus de 50% des plantes présentent une larve vivante. |
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5 |
Niveau très élevé : plus de 50% des plantes présentent plusieurs larves vivantes par plant. |
Les indicateurs du tableau : 1 font références au nombre de captures en conditions normales (diffuseur avec 0,5 mg de substances actives, 2-3 pièges delta blancs par Hectare, situés à 1,5 à 2 m de hauteur et placées en zones à risque d’entrée des adultes) et toujours en absence des dégâts actives du ravageur).
L E S I N S E C T I C I D E S :Gestion correcte
- Éviter les traitements systématiques, en les réalisant en fonction du niveau du risque et suivre les recommandations des services officiels de la santé végétale et technique de chaque zone.
- Utiliser les produits autorisés sur tomate ou sur chenilles.
- Respecter les recommandations des étiquettes (Dose, délai avant récolte, nombre maximum d’application).
- Assurer un bon mouillage de la plante, spécialement sur les parties inférieures des feuilles sur lesquelles se fait la ponte des œufs.
- Alterner les matières actives de différentes modes d’action et laisser passer une génération (au moins 30 jours) avant de les réutiliser.
- Éviter de traiter des générations successives avec des molécules ayant le même mode d’action.
- Pour chaque cycle de culture, ne pas dépasser le nombre de fois maximum des applications autorisées sur l’étiquette.
Avertissements
L’utilisation des huiles d’hivers ont été essayés par des organismes officiels avec des résultats positifs sur Tuta absoluta. Pour leur utilisation, consulter les recommandations spécifiques du fabricant comme la dose et les incompatibilités possibles avec d’autres produits.
Les caractéristiques des Bacillus thuringiensus permettent la réalisation de plusieurs applications consécutives avec ces produits. Nonobstant , il est recommandé d’alterner les deux subespèces disponibles (Krustaki et Aizawai).
L’addition des mouillants peut être recommandée et/ou des acidifiants pour améliorer le comportement et l’efficacité de certains produits phytosanitaires.
Les matières actives incluses dans ce document sont tous ceux qui ont au moins un produit commercial officiellement autorisés par le registre officiel des produits phytosanitaires en Espagne pour le contrôle de Tuta et/ou les larves des noctuelles sur tomate en mars 2009.
Ces recommandations sont sujettes à une révision continue selon les nouveautés du ravageur. L’entrée d’un nouveau ravageur fait que pendant les premières années de sa présence, la disponibilité des substances actives homologuées peut ne pas s’ajuster à tous les produits qui montrent une efficacité contre elle.
L’IRAC Espagne n’est pas responsable des efficacités obtenues par ces pesticides qui dépendront des moments et du type d’application, du stade de développement, la stratégie de contrôle etc.
Il est conseillé de ne pas mélanger les produits qui agissent sur le même stade de développement du ravageur.
Respecter la faune auxiliaire et les bourdons.
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Modes d’action disponibles pour le contrôle des chenilles et/ou de Tuta absoluta |
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Groupe et point d’action primaire |
Sous groupe chimique et matières actives représentatives |
Matières actives homologuées en Espagne sur tomate conte les chenilles ou Tuta |
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1 inhibiteur de l’acétyle cholinestérase |
1 B Organophosphorées |
Chlorpyriphos |
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Chlorpyriphos méthyl |
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3 Modulateurs du canal de sodium |
3A Pyretrinoides |
Alpha cyperméthrine |
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Betaciflutrin |
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Bifentrin |
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Ciflutrin |
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Cypermétrine |
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Deltamétrine |
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Esfenvalerate |
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Etefenprox |
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Lambda cyhalotrine |
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Tau fluvalinate |
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Zeta cypermètrine |
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5 agonistes des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine |
5 Spinosines |
spinosade |
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11 destructeurs microbiens des membranes digestives (incluses les cultures transgéniques qui expriment les toxines du Bt) |
11 B1 B. t. subsp aizawai |
Bacillus thuringensis subesp. aizawai |
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11 B2 B. t. subsp krustaki |
Bacillus thuringensis subesp. krustaki |
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15 Inhibiteurs de la synthèse des chitines, type O, lépidoptères |
15 Benzolurines |
Flufenoxuron |
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Teflubenzuron |
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22 bloqueurs du canal de sodium dependant du voltage |
22A Indoxacarb |
indoxacarb |
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Un composant de mode d’action inconnu et incertain |
Azadiractin |
Azadiractin |
UTILISER MAIS SANS ABUSER : UTILISER BIEN TOUT LES MOYEN DISPONIBLES, POUR QU’ILS SOIENT VOTRE ALLIES DURANT PLUSIEURS ANNÉES
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- *: INSECTICIDE RESISTANCE ACTION COMMITTEE (Comité d’Action de la Résistance Insecticide)
- **: Monserrat Delgado, A. Consejería de Agricultura y Agua, Región de Murcia, 2009. LA POLILLA DEL TOMATE ”Tuta absoluta” EN LAREGIÓN DE MURCIA: BASES PARA SU CONTROL. MMAMRM.74 p.
- Remerciements : Je remercie Mlle María Torné Rifà vice présidente de l’IRAC Espagne pour sa collaboration rapide et efficace.
novembre 7, 2009
Classé sous - Protection des végétaux


Bonjour tout le monde,
Merci à vous d’avoir publier cet article pour partage.
Meilleures salutations.
Bonjour,
Je crois que c’est un article intéressant.
Je vous remercie pour l’effort que vous avez fait pour le traduire.
Actuellement, il y a ce ravageur qui attaque nos palmiers « le charançon rouge ». Si vous avez des articles ou des données sur ce ravageur prière de les partager.
Hanane, Tanger
bonsoir ;
mercie pour ton aricle.
si vous avez des données o bien fichier sur la stratégie pratique de lutte intégrée.
Désolé de vous le dire chèr collègue mais c’est du copié collé pas plus. Je me demande comment vous pouvez en être fièr.Vous nous nous apprenez rien de nouveau sur la mineuse de la tomate,Tuta absoluta avev votre article.
Article à revoir
Salutations
Bonjour Youssef
C’est un guide intéressant.