SARLalla-hasnaa-preside-CA-fondation-mohammed-VI-environementRabat – SAR la Princesse Lalla Hasnaa a présidé, lundi à Rabat, le Conseil d’administration de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, en présence des membres du Conseil, dont le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, M. Abdelkader Amara, et la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Mme Meriem Bensalah Chaqroun.

Dans son intervention, Son Altesse Royale a rappelé les différents programmes menés par la Fondation et s’est félicitée de leur bon déroulement, ainsi que leur impact en matière de sensibilisation et d’éducation en faveur du développement durable, indique un communiqué de la Fondation.

SAR la Princesse Lalla Hasnaa s’est dite fière de constater le rôle de plus en plus affirmé de la Fondation aux échelles régionales et internationales, dont la dernière Conférence de l’UNESCO à Nagoya au Japon a montré “l’importance qu’accorde cette organisation internationale à notre expérience en matière d’éducation”, à travers les programmes “Jeunes Reporters pour l’Environnement” et “Eco-écoles”.

Ce leadership régional, encouragé tant par l’UNESCO que par le PNUE, sera couronné par la création d’un Centre International d’Education au développement durable, dont la réalisation près des Jardins exotiques de Bouknadel, dès 2015, est annoncée par Son Altesse Royale qui souhaite le dédier à la Communauté scientifique nationale, aux Universitaires, aux Chercheurs et aux enseignants qui soutiennent la Fondation dans sa démarche d’initier des voies originales et exemplaires d’enseignement du développement durable dans les écoles, collèges, lycées et universités.

Avant de passer la parole au Secrétaire général et à l’auditeur externe pour détailler les comptes et justifier l’utilisation des fonds, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a félicité les membres ainsi que tous les partenaires des Trophées “Lalla Hasnaa Littoral durable”, dont la première édition a été fêtée dimanche dernier et dont la réussite augure d’une véritable prise de conscience en faveur du littoral et de ses richesses.

A cette occasion, Son Altesse Royale a annoncé le lancement de la Seconde édition des Journées du Littoral durant la deuxième semaine de décembre à travers tout le territoire national, et auxquelles seront associés les différents intervenants dans la gestion et la protection du littoral.

Concernant les principaux axes de réalisations des programmes de la Fondation, le communiqué relève, pour ce qui est de l’éducation au développement durable, que SAR la Princesse Lalla Hasnaa a placé l’éducation des enfants et des jeunes au développement durable comme mission première de la Fondation. Les actions qui commencent à l’école, se poursuivent au collège et au lycée, avec la ferme volonté de faire de l’éducation au développement durable une composante à part entière de l’éducation en général.

C’est en reconnaissance du travail accompli auprès des écoles et des acteurs sur le terrain en matière d’éducation au développement durable que Son Altesse Royale a été invitée d’Honneur à la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’Education au développement durable à Aichi-Nagoya en novembre 2014, pour témoigner du rôle clé de l’éducation pour relever les défis du développement durable, et partager les expériences de la Fondation qui contribueront à la mise en oeuvre du Programme d’Action mondial pour l’Education au développement Durable.

Quant à la généralisation du programme “Eco-écoles” qui assoit les bases d’un apprentissage relatif à la préservation de l’environnement, le communiqué précise que ce plan se poursuit progressivement. Actuellement, 896 écoles sont inscrites au programme entre 2013-2014, dont 389 écoles rurales et 507 urbaines. 79 éco-écoles ont mis en place des projets environnementaux au sein de leurs établissements selon la démarche Eco-Ecoles et ont obtenu ainsi le label Pavillon Vert, constituant ainsi une base d’échange et de réseautage au niveau national et régional, et valorisant à la fois les enseignants, les élèves et toute la population locale.

Le programme “Jeunes reporters pour l’Environnement” a vu, pour sa part, “la participation de 20.000 lycéens des 16 Académies régionales de l’éducation et de la formation concours annuel JRE”, précise le communiqué, ajoutant que 140 reportages écrits et photographies ont ainsi été primés à l’échelle nationale par le comité Jury JRE dont 18 travaux primés à l’échelle internationale par la commission ad hoc de la Fondation pour l’Education à l’Environnement (FEE).

Pour sa part, le programme “Renforcement des capacités des jeunes professionnels de la communication” s’inscrit dans la continuité des actions de sensibilisation déjà engagées par la Fondation, poursuit le communiqué, ajoutant que l’année 2013 a vu l’élargissement du réseau des jeunes journalistes à l’Afrique de l’Ouest, notamment dans le cadre de la coopération avec le PNUE.
Ainsi, une sélection de jeunes journalistes a été effectuée, totalisant 28 journalistes dont 21 Marocains, 2 Algériens, 2 Tunisiens, 1 Mauritanien, 1 Béninois, 1 Guinéenne et 1 Barkinabé.

Selon le communiqué, ces modules sont dispensés via une plate-forme électronique conçue spécialement pour cette formation : www.edd-elearning.ma et où seront mis en ligne ces modules de manière interactive adaptés au e-learning.

De même, l’année 2013, dont la réalisation la plus marquante fut l’organisation à Marrakech de la 7ème édition du Congrès mondial pour l’Education environnementale (Word Environnemental Education Congress). Ledit congrès qui, selon les orientations de Son Altesse Royale a marqué un nouveau départ pour les programmes d’éducation et de sensibilisation, a été l’occasion pour notre pays d’échanger et d’établir des liens avec des spécialistes mondiaux et les a poussés à traduire ses recommandations en un appel de Marrakech, pour aller vers des sociétés plus écologiques, équitables et solidaires.

Pour ce qui est du programme “Sauvegarde du Littoral”, la Fondation s’est également beaucoup impliquée, en 2013, dans la protection du littoral. Son programme “Plages Propres”, lancé pour sensibiliser les estivants et les communes, est entré en 2013, dans une nouvelle dimension pour sa 12-ème édition (74 plages concernées et 25 labellisées Pavillon bleu) avec un dispositif qui implique davantage les communes en charge des plages, prélude à sa généralisation à tout le littoral.

L’expérience acquise dans le programme, aujourd’hui en phase d’achèvement, de protection de la lagune-de Marchica (Nador) sert de paradigme à celui de la baie de Dakhla, dont les bases se sont consolidées en 2013, tout comme à celui de la Réserve de Biosphère intercontinentale méditerranéenne dans le Nord.

Le communiqué précise que les programmes du volet “Air et Climat” sont arrivés à un nouveau stade en 2013, qui en fera une priorité en 2014. Les résultats de la première étude épidémiologique sur les effets de la pollution urbaine sur la santé dans le Grand Casablanca, dans le cadre de son programme Qualit’air, seront entièrement disponible en 2014, après une publication partielle fin 2013.

Le réseau de surveillance de la qualité de l’air est aujourd’hui fort de 29 stations de mesure dans 15 villes, note la même source.

Pour sa part, le programme “Compensation Volontaire Carbone” fait figure d’un programme de sensibilisation des citoyens et des opérateurs économiques au réchauffement climatique. Il offre ainsi aux citoyens et aux organisations publiques ou privées, de compenser ses émissions de CO2 dans des programmes de plantations de palmiers à Marrakech, ou dans l’électrification solaire d’écoles rurales. De grandes entreprises parmi les plus importantes du pays ont adhéré à cette initiative.

Le premier calculateur carbone adapté au Maroc a été mis en ligne sur Internet afin de permettre à chacun d’évaluer les émissions de CO2 générées lors de ses déplacements. En partenariat avec l’Agence de l’énergie et de maîtrise de l’environnement (ADEME), la Fondation a développé, un outil de bilan carbone adapté aux réalités locales marocaines. Il s’appuie sur un outil de calcul conforme à la norme internationale ISO 14069 et sur une base de données carbone constituée de 300 facteurs d’émissions. Il permettra de faire prendre conscience aux acteurs économiques privés et publics de leur contribution au réchauffement climatique, et de les amener progressivement à maîtriser puis réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, la première phase du “Programme de sauvegarde de la Palmeraie de Marrakech” s’est achevée en 2013, avec comme principal acquis, l’arrêt du déclin de ce patrimoine. Les objectifs de replantation de palmiers ont été dépassés de 26 pc, avec 542.000 jeunes palmiers plantés et entièrement irrigués. La gestion en eau a été repensée, introduisant des méthodes modernes, économes en eau et en énergie. Les effets de l’urbanisation sur la palmeraie ont été contenus. Les populations riveraines ont été associées à la démarche de sauvegarde, leurs intérêts pris en considération et des actions d’éducation et de sensibilisation menées à destination de tous : enfants, riverains, touristes, décideurs publics et privés.

La Fondation a, enfin, présenté son programme de tourisme responsable, notamment le label Clef verte, qui concerne aujourd’hui 57 établissements dans le pays. Cet écolabel international développé par la Fondation pour l’Education à l’Environnement, est dédié au tourisme le plus répandu dans le monde. Il permet de valoriser les établissements d’hébergements touristiques qui travaillent dans le respect de leur environnement.

II a été introduit au Maroc en 2007 par la Fondation et s’y répand progressivement, que ce soit dans de grands hôtels dans les grandes villes touristiques ou des gîtes ruraux en montagne. La Clef Verte est attribuée chaque année aux établissements touristiques qui en ont fait la demande. Une large batterie de critères environnementaux est passée en revue au cours d’un audit sur le terrain, qui débouche sur l’attribution du label ou des recommandations d’action, conclut le communiqué.

MAP